Fiche d'information en cas de sinistre FFR

jeudi 9 avril 2026

2026-04-09 Aragon


C’est un bel après-midi estival qui réunit une trentaine de marcheurs. Comme à l’habitude c’est dans une ambiance très conviviale et après la photo que Jean nous emmène en balade.
Une petite montée d’entrée pour nous échauffer et nous voilà sur le plateau de la Font de l’Orme ;  c’est une profusion de thym en fleur, très odorant avec le soleil et une température qui frise les 25 /28 degrés. La garrigue est magnifique en cette saison, thym iris, les premiers cystes très colorés, tapis de marguerites piquetés d’orchidées sauvages.
Le premier ombrage est le bienvenu et les suivants seront propices à des haltes très appréciées. Puis c’est une piste ensoleillée qui descend jusqu’au Domaine de La Ventaillole. Un petit tour dans les vignes en bourgeon et nous entrons dans le bois de Moure.
C’est un vrai labyrinthe qui nous amène au Dolmen, mégalithe aux vastes proportions par rapport à ceux de la région. Il a fait l’objet de fouilles au début du XXe. Un ossuaire important ainsi que des pointes de flèches, quelques perles et des tessons de céramique ont été découvert. Il est probable que le site ait été visité et pillé dans le passé car il manque beaucoup d’éléments funéraires.
La balade se poursuit dans le dédale de ce grand bois.  Le petit plus : on est à l’ombre ! On rejoint le chemin qui remonte de Garille jusqu’à ARAGON. 
Retour aux véhicules à 17h pile ! Encore une belle rando qui nous a fait découvrir ce dolmen méconnu et pourtant si proche de chez nous. 
Merci à Jean de nous avoir conduit et merci à tous pour votre bel enthousiasme à peine entamé par la chaleur de cet après-midi d’avril.

ANDREE

Photos de Roger

mardi 7 avril 2026

2026-04-07 Villedubert

Nous sommes 19 ce mardi à nous retrouver à l'écluse de l'Evêque aux côtés de Patrick V. et de Fabienne qui vont mener leur première rando.
Patrick nous présente brièvement, à l'aide de la carte accrochée dans le grand arbre (probablement un hêtre), le parcours que nous allons suivre... Et nous voilà partis, dos au canal... Nous nous dirigeons vers le tombeau d'Armand Barbès via le chemin des Cabanes dans les Bois. Un chemin envahi par une profusion de senteurs printanières et une explosion de couleurs : violet pour les iris, les lilas, les muscaris, jaune pour les coronilles et les pissenlits, blanc pour les lauriers thyms, l'ail sauvage, la dame de onze heures, les pâquerettes, vert tendre pour les jeunes pousses des arbres et des buissons...
Nous voici devant la porte du secret... mais de quel secret s'agit-il ? On ne le saura pas... 
Nous nous enfonçons plus profondément dans le bois et nous voilà devant le tombeau d'Armand Barbès, républicain révolutionnaire,1809-1870, situé sur le domaine de Fourtou (berceau de sa famille), sa devise : "Vivre Libre ou Mourir".
Nous arrivons bientôt au cœur du domaine de Fourtou, plus connu sous la dénomination : "Les Cabanes dans les Bois", après avoir serpenté dans les couloirs de cet hôtel insolite...
La bâtisse est imposante, presque entièrement restaurée, au milieu d'une mer d'un vert éclatant qui ondule au gré du vent printanier. Nous passons devant le grand portail, magnifique œuvre de ferronnerie, et poursuivons notre route en direction du pont romain ou roman (là est la question ?)... Vu qu'il date du XVIIIe siècle, il serait donc de style roman ? Ce qui est sûr, c'est qu'il franchit l'Orbiel.
Nous passons sur le pont et descendons jusqu'à une petite clairière qui nous offre une vue imprenable sur ledit pont.. nous tentons de déchiffrer la date inscrite sur la pierre centrale : 17…
Nous le retraversons, remontons en direction des Cabanes : "Tiens, nous ne nous étions pas rendus compte que cela descendait à l'aller, occupés par la vue que nous offraient les arbres de Judée entremêlant leurs branches roses vifs et roses pâles."
Nous bifurquons à gauche et grimpons encore un peu. Arrivés au sommet, nous apercevons  Malves-en-Minervois, Boulhonnac et son château sont face à nous, au loin Trèbes, et sur notre droite s'étire le chemin qui nous conduira à Villedubert. Nous traversons le village, grimpons jusqu'à l'église St Julien et Ste Basilisse puis descendons jusqu'au canal du midi, bordé par des jardins qui s'éveillent et offrent une végétation brouillonne...
Encore une centaine de mètres et nous apercevons les voitures. Mais attention, il reste une difficulté : franchir une flaque très boueuse qui s'étale sur toute la largeur du chemin.

Merci à Patrick V. et à Fabienne pour cette jolie randonnée de printemps.

Régine

Photos de Claude et Patrick


dimanche 5 avril 2026

2026-04-05 Roquefère

Nous sommes 12 sur le parking « randonneurs obligatoire » au pied du village de Roquefère.
Une petite montée vers ce village, puis un arrêt au point de vue aménagé sur le château. Un beau château médiéval transformé au cours des siècles. C’est aujourd’hui encore une massive forteresse, une façade austère entre de grosses tours quadrangulaires mais qui s’éclaire de la balustrade de pierre ajourée qui borde l’escalier d’accès et la galerie extérieure du premier étage, une galerie supportée par un élégant portique de pierre. C’est actuellement une propriété privée.
Après quoi nous entamons  une longue montée à travers une forêt de chênes verts sur un sentier largement recouvert de plaques ou de morceaux de schiste. Les fleurs sont là, les lourdes grappes blanches de la bruyère arborescente, les pissenlits et les ficaires jaune d’or, les violettes, les pervenches, les lamiers rose vif, les euphorbes des bois aux corolles bicolores, les pâquerettes ; nous arrivons même sur une véritable prairie de jonquilles sauvages.
Nous montons toujours. Nous atteignons la crête de Ventajou et le panorama est splendide. L’immense barrière des Pyrénées, du Valier au Canigou, étincelantes de neige et, en avant, on distingue même le pic de Bugarach. En se tournant, ce sont les pentes boisées de la Montagne Noire et les châteaux de Lastours bien reconnaissables dans une « fenêtre » qui s’ouvre vers la plaine. Nous marchons sur une large piste en crête, bordée d’une végétation qui s’ouvre de temps à autre sur un panorama toujours aussi impressionnant, le pic de Nore, les éoliennes, des forêts de pins…À un carrefour de chemins, une étonnante croix-vierge veille sur les voyageurs.
Nous replongeons dans une forêt plus dense, on entend l’eau d’un ruisseau, pas très loin. À l’arrivée au hameau de Cubserviès, nous sommes accueillis par une bien jolie et bien ancienne fontaine couverte d’une voûte de pierre sèche, avant de gagner le belvédère qui nous offre une vue imprenable sur la fameuse cascade : c’est le Rieutort qui plonge de 90 m de haut, offrant la plus belle cascade du département.
Nous prenons la route et remontons au-dessus du hameau. Jusqu’à une très jolie  chapelle romane, Saint-Sernin, entourée d’un petit cimetière plein de vieilles tombes et de belles croix en fer forgé ; la beauté du paysage et les fleurs qui l’envahissent, notamment un grand buisson de camélias, lui donnent un caractère très champêtre et très serein. La pierre d’autel est une stèle romaine dédiée à la déesse Diane, ce qui laisse deviner que cet endroit est un lieu de culte millénaire (mais nous n’avons pu rentrer…).
Après ce moment émouvant, c’est le pique-nique, face au magnifique tableau des quelques maisons de Cubserviès perchées sur leur rocher dominant  la grandiose cascade. Le soleil brille fort et il commence à faire bien chaud.
Il faut bien s’arracher à la torpeur qui nous a saisis. Nous retraversons le hameau et nous commençons la descente au-dessus du lit du Rieutort. Le sentier serpente en sous-bois, une forêt de chênes et de châtaigniers  nous entoure, dressant ses troncs encore nus bien droit vers le ciel, elle alterne avec des parcelles de pins et, partout, le soleil crée de beaux jeux de lumière. Nous franchissons de petits ruisseaux qui coulent bien vaillamment, quel plaisir de voir cette eau actuellement abondante… Des sources aménagées -toujours les constructions de schiste-, les ruines de maisons isolées au milieu des arbres, de longs murets de pierre qui bordent le chemin, entaillés parfois d’une succession de dalles formant escalier, rappellent que ces espaces aujourd’hui sauvages ont été habités et cultivés.
Nous arrivons à la Bastide-Esparbairenque, un joli village tout en pente. Une petite pause à la fontaine-lavoir de Saint-André, bâtie de schiste comme toutes les constructions que nous voyons depuis ce matin, puis nous remontons au-dessus jusqu’à l’église paroissiale Saint-André, curieusement située assez loin du village, entourée de son cimetière qui épouse la forte pente d’une large prairie ; aujourd’hui, pâquerettes, pissenlits et ficaires en font un tapis bien coloré. Nous reprenons le chemin à travers des châtaigneraies, nous montons encore avant d’entreprendre la longue descente qui, toujours tracée au milieu des schistes, nous fait surplomber la vallée profonde aux pentes couvertes de forêts. Sur la fin, voilà encore une vision exceptionnelle sur le village de Roquefère, son château, son église, ses ruelles. Et au bout du compte… son café pittoresque -et ouvert !- où nous attablons sans attendre.
Merci Roger de nous avoir conduits dans ces beaux paysages -nature et culture – en ce jour de pâques… beau.

Claudine P.
  
Photos de Roger et Annick