Fiche d'information en cas de sinistre FFR

dimanche 10 mai 2026

La Clape

Page en construction 

Photos de Roger

samedi 9 mai 2026

2026-05-09 Assemblée générale du SEL

NB Le compte rendu officile de l'AG sera ajouté ici très bientôt!

Aujourd’hui nous avons tenu l’assemblée générale du SEL pour clôturer l’année sportive 2025 et commencer celle de 2026. Il faut le tenir dans les 6 premiers mois de l’année – et nous l’avons réussi, tout juste ! 
Ce fut une belle matinée. Nous étions une petite cinquantaine, moins nombreux que les autres années, peut-être à cause du long week-end. L’année prochaine on s’y prendra plus tôt, peut-être en février-mars comme nous l’avons fait il y a quelques années.
L’AG s’est tenu dans les locaux de Notre Dame de l’Abbaye à Carcassonne. Plusieurs salles nous étaient destinées – une pour le petit déjeuner et les apéros, une  pour l’assemblée générale et une pour le repas. Tous étaient très bien adaptées à la circonstance.
Donc un petit déjeuner faits de café, thé, boissons froides et une petite gourmandise. 
Puis l’assemblée générale lui-même. Les différents responsables ont fait un rapport sur leurs activités et l’assemblée les a approuvées à l’unanimité moins une voix d’abstention. Puis le nouveau Conseil d’Administration s’est réuni pour élire le bureau.  Les comptes rendus officiels se trouveront ici très bientôt.
Puis notre présidente, Claudine, a fait un petit discours pour remercier John (moi-même) pour ses efforts comme Secrétaire Général pendant ses 19 derniers années et pour son travail d’informatique, notamment pour la création du site web du SEL. Il y a eu une présentation de très beaux cadeaux qui m’ont ému énormément. Et puis j’ai dit quelques mots de remerciements. 
les videos de ces deux alloctions ici
Nous avons ensuite regardé trois diaporamas des principaux événements SEL de 2025:
La vie de tous les jours: Randos et événements
Le Voyage au Monténégro
Le voyage aux Canyons Espagnols
Et puis nous sommes passés à l’apéro et ensuite le repas, dans la joie et le plaisir de se retrouver.
John

Photos de ClaudeJeffPatrick (avec vidéos) et John



jeudi 7 mai 2026

2026-05-07 Brugairolles

Il fait très beau, aujourd’hui, nous sommes 19 «sélistes» au départ du bas du village de l’ancienne Brugairollis pour une rando dans le vignoble et le piémont sud du Massif de la Malepère.
Le petit village de Brugairolles qui doit son nom aux brugues (les bruyères en occitan) a un riche passé historique. Michel Jas et Jean-Louis Gasc le citent parmi les églises cathares du Razès. Pendant les Guerres de Religions le village été une importante garnison huguenote. Le siège de la citée par les troupes de la Ligue a duré de juillet 1587 au 21 janvier 1588. Henri de Navarre bloqué du coté de Castres n’a pu venir au secours des assiégés. Les enfants, femmes et vieillards avaient été évacués à Belplas et à Revel, les troupes de Scipion de Joyeuse ont permis aux assiégés de quitter la ville avec les honneurs, leurs armes et bagages mais, Brugairolles a été entièrement rasée.
Brugairolles qui était l’une des 16 circulades de la Malepère a été tout au long de son histoire l’un des fiefs de grandes familles languedociennes, les Hautpoul, les de Voisins et les Sambucy de Sorgues, possède un très beau vignoble.
Nous quittons le village par le joli chemin de la Fontvieille puis, nous obliquons à droite après un peu plus d’un kilomètre pour rejoindre le Chemin de Carcassonne. Il fait relativement chaud, la monté est longue et parfois très pentue, il est temps de faire une longue pause au grand carrefour de la Serro de la Melso. Ici poussent les grandes bruyères arborescentes qui servaient à faire des ballets et à la construction de murs en terre crue. Les villageois allaient en vendre à Carcassonne.
Nous prenons le chemin de droite dans les sous bois, par une petite route goudronnée et une petite sente nous arrivons à la ferme de Montgrenier où nous faisons une nouvelle pause, avant de reprendre un petit chemin bordés de nombreuses fleurs notamment de belles cistes et encore quelques orchidées. La vue est très belles sur les Corbières, la vallée du Sou et à l’horizon les majestueuses Pyrénées enneigées. Tout autour de nous le thym embaume.
Par un bon chemin vicinal nous prenons la route du Domaine de Granet pour une nouvelle pause sous les frondaisons de magnifiques platanes à proximité du jardin potager. Le joli cadran solaire aux vives couleurs du domaine vaut un petit détour, nous faisons un aller et retour afin de l’admirer.
A nouveau, nous prenons un petit chemin herbeux, passons à proximité d’une borne géodésique, un petit bosquet et nous voici rapidement prés du vieux bassin qui jusqu’au début des années soixante alimentait Brugairolles. Nous rentrons au village par le Chemin de Massagnères, nous marquons une pause pour un petit bonjour aux «grandes oreilles» d’Elisabeth. Notre cheminement continue par le Chemin de Moscou et le Domaine Gayda. Personne n’a pu nous dire qu’elle était l’origine du nom de ce chemin, peut être un vieux grognard de la Grande Armée serait passé par là ?
En mars 2009, le S.E.L a organisé son assemblée générale au Domaine Gayda et, en 2023 nous y avons fait une visite du vignoble avec dégustation des vins et repas.
Vers 1700, nous arrivons à nos voitures après une belle promenade de 10,77 km et en D+ de 225 mètres. Dés à présent, RDV est pris pour le jeudi 14 Mai à Routier.

Photos de Jeff



dimanche 3 mai 2026

Citou (Les Pivoines)

Le S.E.L à Citou sur le chemin des pivoines avec Béa …

Ce matin nous sommes 17 au départ de la jolie petite chapelle Saint-Jean de Citou. Construite au XV éme siècle elle est inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Aujourd’hui, ce petit village du Haut-Minervois est célèbre pour la culture des oignons doux et pour les cerises. Bien que nous soyons dans le Minervois il n’y a pas de vignes.

Nous commençons la randonnée à une allure soutenue par un chemin goudronnée puis par une longue piste forestière en très bon état. La montée est très longue, après un peu plus de 3 km nous parvenons à une cabane de chasseurs. C’est l’occasion de faire une pause relativement longue. Par le passé, au cours de plusieurs randos, certains d’entre nous ont mangé à cette cabane.

Notre cheminement continu en de joli sous-bois, la piste forestière est facile et nous marchons d’un bon pas guidé par Béa. De part et d’autre du chemin, c’est de vrais tapis de fleurs mais les pivoines sont déjà passées. Daniel et Roger nous font bénéficier de leurs connaissances en botanique pour admirer plusieurs variétés de belles orchidées, des asphodèles, des ancolies, des fritillaires et autres.

Vers midi, nous parvenons à un grand carrefour de plusieurs pistes où nous décidons de faire notre pause casse-croute. Cette pause est assez courte car il fait un peu frais. Nous reprenons notre cheminement vers 13h00 toujours sur un belle piste forestière jusqu’à un grand carrefour de piste. Là, certains font le point sur l’itinéraire à suivre.

Nous obliquons à gauche pour prendre un petit sentier très pentu afin de parvenir à la côte 851 (le point le plus haut de notre randonnée). La vue est magnifique, malgré le fort vent, nous apprécions tous de s’arrêter quelques minutes.

Nous commençons la descente vers le village par un long chemin herbeux. Jusqu’à Citou, c’est une longue descente, parfois en sous-bois mais toujours sans difficulté pendant plus de 2,500 km jusqu’à une draille que nous prenons sur notre gauche. Le chemin est plus difficile et caillouteux mais, toujours agréable dans les sous bois. Peu avant d’arriver à Citou, nous faisons une petite «variante» pour parvenir au château. Inscrit également à l’inventaire des monuments historiques, il aurait été construit au XV éme siècle.

Il est à peine un peu plus de 15h00, lorsque nous arrivons à nos voitures après une belle balade de 17,700 km avec un dénivelé positif de 663 mètres. Pour tous, c’est un dernier verre amical dans un café de Caunes-Minervois avant de regagner nos pénates.

Merci à Béa pour l’organisation de cette belle randonnée dans le Haut-Minervois.

Bien amicalement
Jeff

Photos de Jean François

jeudi 30 avril 2026

2026-04-30 Le Villaret

Nous sommes 30 au départ de la randonnée « A saute Linon » au Villaret, menée par Jacques et Michel, les locaux de l’étape. Cette randonnée étant bien connue de la plupart d’entre nous, nous la prenons dans le sens inverse à l’habitude et c’est donc une découverte pour tous. Le temps est menaçant mais la météo n’a pas annoncé beaucoup de pluie, Nous verrons bien.
Nous rejoignons le Linon que nous dévalons par le moulin vieux, de chaos en cascades, gourgs, chaussées et prises d’eau. Nous profitons de son cortège végétal vernal varié de violettes, primevères, consoudes, osmondes royales, fragons, bruyères, cistes de Montpellier… sans oublier chênes verts, frênes, châtaigniers et érables. Le soleil nous accompagne par moment. Les tempêtes de l’hiver ont eu raison d’un grand nombre d’arbres qui encombrent la rivière mais le sentier a été dégagé par les bénévoles de la commune.
Arrivés à la passerelle, point bas de notre randonnée, nous remontons sur le promontoire séparant Dure et Linon. Le parcours est plus minéral avec des murets séparant les parcelles, anciennement cultivées, maintenant colonisées par le chêne vert. Les nouveaux randonneurs découvrent la capitelle moussue, pour Denis c’est la capitelle abandonnée en référence à la chanson de Gold ! La pluie nous a rattrapés et chacun s’équipe pour y faire face. Heureusement, elle est de courte durée.
Nous laissons quelques un(e)s remonter directement au Villaret par le chemin des vignes et prenons la vallée du Bouffiau, encore en eau à cette période, que nous traversons par la petite passerelle. Certains admirent les lauriers nobles arborescents, nombreux dans ce vallon.
Nous retrouvons le sentier reliant Brousses et le Villaret. Jacques remonte directement par le Rebombier sud pour préparer l’après randonnée. Le gros de la troupe rejoint la route départementale puis le Rebombier Nord. Martine s’étonne devant un portail menant nulle part, témoin d’une urbanisation anarchique ancienne. Geneviève et Véronique, qui papotent en tête de peloton, oublient de tourner sur le sentier. Nous les interpellons avant qu’elles n’atteignent Fontiers …
Le retour au Villaret se fait par le platelage abîmé par la chute d’un gros cèdre. Mifa nous fait des frayeurs et se blesse en le franchissant. Heureusement pour nous, ce n’est pas nécessaire de la porter, elle peut marcher ! Après le Mazet, c’est la descente vers le Villaret où nous retrouvons les voitures.
La rando (9,3 km et 250 m de dénivelé) se termine chez Jacques, qui nous fait profiter de son espace vert, sans doute pour la dernière fois, autour d’un verre de premières bulles ou de jus de fruit, de gâteaux préparés par Claudine B et des traditionnelles oreillettes. Paule, Renée, Francis, Monique et Guy nous y attendent (j’espère n’avoir oublié personne). Et Vincent, son épouse et leur fille Alice, les futurs propriétaires, nous rejoignent.
La pluie refait timidement apparition, il est temps de se quitter. Merci Jacques pour ce gouter et pour tous les bons moments passés chez toi depuis bien des années.

Michel


Photos de Mifa, Roger, et  Patrick,

mardi 28 avril 2026

2026-04-28 Leuc

Nous étions à 18 pour faire cette jolie rando de 6 kilomètres et 110 mètres de dénivelé. C’est FrançoiseN et Marie-Claude qui l’avaient préparée. Elle était très agréable.
Nous sommes partis du parking à Leuc pour traverser la petite ville. La grimpette commençait tout de suite. Oh, pas dure, mais ca montait gentiment. Très vite nous étions à la campagne, une campagne de champs et de vignes. Quelques échappées sur le pays autour. Quelque fois le chemin est devenu creux, ce qui permettait de voir les fleurs à hauteur d’yeux sur les talus de part et d’autre.
Et que de jolies fleurs nous avons vues. Les habituelles, pâquerettes, boutons d’or et pisse en lits. Des cistes, blanches et rouges. Plusieurs sortes d’orchidées, abeilles, pyramides et pourpres. Des véroniques en épi ou pyramides qui étaient différents de celles que nous voyons d’habitude. Des chèvre feuille. Plusieurs euphorbes, des églantiers, coronilles, sureau, grémils, et d’autres que j’ai vues mais oubliées tellement qu’il y en avait !
Et donc notre chemin montait gentiment mais doucement. Plusieurs arrêts pour attendre les plus lents, dont moi. Et après deux kilomètres, un sentier grimpait vers la droite. Nous l’avons pris pour entreprendre deux kilomètres de ce petit sentier qui serpentait en montant et puis en descendant. Aun moment un passage sur des roches apparentes qui ont ralenti certains d’entre nous, mais les autres étaient là pour aider et tous sont passés sans problème. Eh oui, au SEL nous n’aimons pas perdre des randonneurs. Nous avons droit à dix pourcent de pertes, mais nous n’avons jamais utilisé ce droit.
Au bout du sentier, nous retrouvons une petite route goudronnée. Il y a un chemin qui part vers la droite, mais elle serait trop longue, nous dit Françoise. Je crois que c’est le chemin des Justices, d’après ce que j’ai vu sur la carte. D’ailleurs notre chemin au départ de Leuc était marqué sentier des Justices. 
Et par notre petite route nous descendons vers Leuc, gentiment, doucement comme à la montée.
Merci Françoise, merci Marie-Claude pour cette excellente sortie.
John
Photos de John

dimanche 26 avril 2026

Chalabre

Randonnée Chalabre du 26-04-2026

Nous menons aujourd’hui la randonnée initialement mise au programme par Jeff qui était indisponible pour nous accompagner.
Nous sommes 16 au départ de Chalabre sur le parking de la voie verte qui jouxte l’ancienne gare ferroviaire de la ligne Moulin Neuf à Lavelanet. La ligne fut mise en service en 1902, mais fermée en 1946 pour les voyageurs et en 1973 pour les marchandises.
De jolis chevaux en métal façon osier se dressent à notre passage. Nous suivons la voie verte lorsque le long tunnel bien sombre de Falgas se présente. Nous demandons aux’’ lumières ‘’du groupe de passer devant, et miracle, les lampes s’allument !
Nous progressons le long de l’Hers et nous invitons le groupe à traverser sur une ancienne passerelle embroussaillée, mais voyant les visages s’assombrir, nous continuons pour traverser sur un solide pont en béton. Des hectares de vergers de pommiers en fin de floraison annoncent l’entrée dans Sonnac-sur-l’Hers.
Après le cimetière, nous attaquons la grimpette sur une petite route enherbée qui est en fait le GR 7. Un grand troupeau de vaches nous accompagne un moment, nous admirons les belles prairies peuplées de grémils pourpres -bleus, de bugles aux multiples fleurs bleues et de magnifiques orchidées.
Nous prenons la direction du Col du Bac et passons devant une grande propriété nommée Bordeneuve . Là, nous hésitons pour faire une halte ‘’massage sous hypnose ‘’ proposée par le panneau. Faute de volontaires, nous poursuivons notre chemin par des sous-bois vers ‘’La Poumette’’ anciennement occupée par un cheval de course aux multiples trophées.
C’est l’heure de la pause casse-croûte, nous nous installons dans une prairie en pente douce devant un panorama sur les Pyrénées sensé être magnifiques, mais hélas couvert aujourd’hui (voir les photos prises 4 jours avant lors de notre reconnaissance).
Nous repartons par le Col du Bac et longeons prudemment la route à gauche et en file indienne. Sur le bas-côté, une multitude de sauges des prés nous distrait le long de ce tronçon monotone. Enfin nous bifurquons sur la route des crêtes pour une petite montée. Pour rejoindre le GR 7 nous devons emprunter un petit sentier en pente peu fréquenté, envahi par la végétation. Puis nous descendons par un chemin abimé par le passage des engins forestiers qui nous amène au petit village de Montjardin , animé par un vide grenier. Pendant que certains font une pause sur un banc, d’autres chinent ou vont visiter la petite église.
Nous quittons Montjardin par la rue de la fontaine pour longer le Chalabreil, petit cours d’eau, mais que nous devons traverser prudemment à 2 reprises sur des gués glissants.
Nos chaussures sont bien lavées à part celles de Chantal qui préfère se déchausser et prendre un bon bain de pieds bien frais.
Au croissement de ‘’La Piche’’, un petit tronçon de route et c’est l’entrée de Chalabre.
Accueillis par les statues de 3 célèbres tennismans : Djokovic, Federer et Nadal, datant de 2007 pour la coupe ATP master de Shanghai, nous longeons l’ancien lac malheureusement à sec et nous arrivons au centre-ville pour une pause bien méritée au café avant de rejoindre nos voitures.
Merci à Jeff d’avoir pensé à cette randonnée, nous l’avons mené avec plaisir.

Alain et Martine

Photos de Martine et de MarieFrançoise

jeudi 23 avril 2026

2026-04-23 Palaja

Un peu moins chaud aujourd’hui et c’est tant mieux car quelques « rampaillous » nous attendent…

Nous sommes 32 au départ et surpris par l’arrivée d’une dizaine de gros camions de pompiers sur le parking de la salle polyvalente du village. L’un d’eux nous informe qu’ils vont effectuer des exercices en prévision des incendies et s’assurent de ne pas nous déranger dans notre randonnée. Tout va bien, nous n’allons pas dans le même secteur.

Gérald, en tête du groupe, imprime la cadence, Christian et Ginette assurent le serre-file…..et sous la protection de Raymond de Palaja (personnage célèbre du 13ème siècle) nous empruntons le chemin qui borde les terrains de tennis, traversons le ruisseau de la Romengado (il y’a encore un filet d’eau). Sur la droite se dressent les vestiges de l’ancien aqueduc qui servait à l’alimentation en eau du château seigneurial. Cet aqueduc, formé de séries d’arcs de pierre longeait le ruisseau de la Romengado.

Un peu d’échauffement en bord de vigne avant « d’attaquer » les rampaillous….Mais avant cela, il faut retraverser la Romengado et sans dévoiler les noms, certain et certaine ont mouillé leur fond de culotte, sans casse heureusement.

La montée se déroule sans problème, d’un pas régulier, entre chênes et broussailles qui nous apportent un ombrage apprécié. Quelques courageuses asperges sauvages dévoilent encore de jeunes pousses …A la sortie du bois, nous prenons sur quelques mètres la route qui conduit au col du poteau, bien alignés sur la gauche, traversons le domaine de Françoise, une co-choriste de Christian, et retrouvons un nouveau rampaillou. Le vert tendre des jeunes pousses des vignes tranche avec le vert plus sombre des sapins et des chênes, le jaune des genêts complète le tableau…dommage, il faut repartir. Et remonter jusqu’au château d’eau. Le paysage est différent, la nature est un peu mieux organisée, de grands sapins sur des pentes. Le village est juste en dessous et nous mesurons notre chance de pouvoir profiter de cette belle nature aussi près de chez nous.

Cette belle journée s’est terminée par le pot de l’amitié et la dégustation du carrot cake. C’est Anne Tompa qui a confié cette recette à Ginette et cela nous a donné l’occasion d’avoir une pensée pour elle.

Ginette


Photos de Claude (SEL)

mardi 21 avril 2026

2026-04-21 Aragon

Vingt trois que nous étions aujourd’hui, prêts et avides pour une belle rando. Et nous n’étions pas déçus. Armand et Josy nous avait trouvé une rando le long de la vallée de la Valette à Aragon. La photo de famille a été prise avec le joli village d’Aragon en arrière plan. John a rappelé les consignes de sécurité – en cas de passage sur une route ou un chemin avec la possibilité de rencontrer des voitures, il faut impérativement se mettre à gauche, tous, sans exception. Pas de chance, aujourd’hui nous ne parcourons pas un mètre de route ou de chemin à voitures ! Mais le rappel n’est pas mauvais !
Alors nous partons. D’abord un petit rampaillou, suivi d’un deuxième pour trouver un petit chemin à flanc de la colline. De temps en temps un petit coup d’œil sur la vallée en face, mais la plupart du temps nous sommes sous des arbres avec beaucoup d’éclaircis pour admirer les fleurs de printemps qui foisonnent ! Tiens j’ai vu mon premier bouton-d’or de l’année, mais je n’ai pas randonné depuis 4 semaines – peut-être les ai-je ratés ! Beaucoup d’autres fleurs aussi, deux sortes d’orchidées (abeille et pyramide), des véroniques en profusion, des Aphyllanthes de Montpelier (comment est-ce qu’ils ont pu venir aussi loin ?), un peu de jasmin jaune, plusieurs sortes d’euphorbe, et une jolie fleur à 5 pétales d’un bleu vivace à souhait dont je ne parviens pas à me rappeler le nom. Peut-être un Grémil de la famille des Buglosses. La seule photo que j’en ai prise est floue. Zut, zut et re-zut. Ce sera pour la rando suivante.
Et ainsi nous poursuivons notre chemin jusqu’au moment où il tourne à gauche, nous descendons rapidement pour trouver le chemin de retour dans le fond de la vallée, avec eux traversées de la Valette sur des petits ponts. 
Le retour est tout aussi joli, plus de fleurs peut-être.
Et puis nous retrouvons la vue d’Aragon et nos voitures.
Mais l’après-midi n’est pas fini. GenevièveJ fête son anniversaire et nous a préparés un petit goûter. Un peu à boire un peu à manger, juste ce qu’il faut.
Merci Geneviève pour avoir partagé ton anniversaire avec nous
Et merci Josy et Armand pour la jolie rando. 5 kms, 110 mètres. 

Photos de Claude
Photos de John


dimanche 19 avril 2026

2026-04-19 Minerve

C’est par une journée ensoleillée que nous partons faire un circuit autour de Minerve. Jean a comblé le trou du planning de ce dimanche. Roger est déjà sur place et nous improvisons un endroit pour nous garer au bord d’un champ.
Nous nous engageons sur une piste entourée d’asphodèles, de pompons, d’iris et de garrigue. La montée se fait en douceur et nous nous arrêtons pour admirer derrière nous le Canigou encore enneigé. Certains passages offrent de belles vues sur le Minervois, les Corbieres et les Pyrénées. A un moment, nous apercevons un troupeau de brebis et leurs petits fourrés sous les arbres et qui se confondent avec les roches grises.
Il est 11h30 quand nous arrivons à Velieux, situé à la limite du Minervois et de l’Hérault. Nous sommes sur le circuit de l’art et du marbre. Ici le marbre était sauvage, il était pierre de chemin ou de la capitelle ou muret de soutien. D’ailleurs, la sculpture sur la place du village met en valeur les carrières de l’Hérault. Jean nous propose de manger de bonne heure à cet endroit, comme à l’EHPAD dirait Yves. Michel trouve un oiseau mort, Chantal amie des animaux creuse une petite tombe avec une croix et des fleurs. Nous entendons les cloches de l’église Romane de Saint Martin. Nous demandons à jacques s’il a bien dormi : j’ai entendu les cloches mais aussi les cloches d’ici, en parlant de notre bavardage. 
Nous suivons la falaise par un chemin caillouteux qui va nous mener jusqu’à Minerve, heureusement qu’il y a des passages ombragés car il fait très chaud. Nous avons une très belle vue sur la Gorge de la Cesse et le Moulin d’Azam et suivons le chemin qui descend raide vers le fond de la gorge. Nous franchissons à gué la Cesse. L’eau est translucide, elle donne envie de se rafraîchir. Nous rejoignons la cité par les escaliers en fer et prenons la Rue des Remparts. Sur la place, nous nous arrêtons au café pour étancher notre soif. Avant de repartir, il faut régler l’addition, sans notre comptable nous sommes perdus, cela ressemble au sketch de Muriel Robin. A la sortie du village, nous empruntons le passage à gué entre la cité et la catapulte et longeons les vignes pour rejoindre les voitures.
L’objectif est atteint, 500m de dénivelé et 14km, merci Jean pour cette grande ballade que nous refaisons toujours avec plaisir. 

Cathy

Photos de Roger

jeudi 16 avril 2026

2026-04-16 Routier

Ce jeudi, nous sommes 24 au départ de cette sortie au départ de Routier pour notre sortie traditionnelle du jeudi. Après avoir posé pour la non moins traditionnelle «photo de famille» avec en fond les Pyrénées enneigées, nous commençons notre rando.
Avant la révolution, Routier qui tout comme Alaigne et Pieusse appartenait à l’archevêché de Narbonne, a un riche passé historique. Aujourd’hui, bien qu’il ne soit pas situé dans le Massif de la Malepère, son vignoble est le plus important du cru, en ce qui concerne la superficie. De nombreuses activités festives et culturelles sont organisées au village.
Notamment de nombreux concerts dans sa splendide église paroissiale datant du XII éme siècle. L’église fortifiée avec un clocher mur caractéristique et visible de loi est la plus vaste église du Razès.
Il fait très chaud pour la saison, nous commençons notre progression à une allure soutenue, passons à coté du club équestre les Fjords du Razès. Après avoir franchi un petit ruisseau et la route départementale qui conduit de Limoux à Alaigne nous quittons le vignoble et montons dans les sous bois.
Sur la crête au détour du sentier nous avons une vue magnifique sur les Monts d’Olmes, le Carlit, les Madres et la «montagne sacrée» de nos amis catalans le Canigou. Plus prés de nous, sur l’autre versant du talweg, le joli petit village de Donazac, une des 22 circulades du Razès et de la Malepère. Le hameau de Pech-Salamou est à quelques centaines de mètres mais nous l’évitons. Pour retrouver notre piste, à l’angle d’une vigne, nous devons faire un mini parcours du combattant entre les troncs de chênes. C’est bien cela met un peu de piment à notre balade.
Par des petits sentiers dans les bois bordés de jolis cistes en fleurs nous nous dirigeons vers le Domaine du Renne, situé sur la commune de Pauligne. La végétation est bien en avance, parfois les bourgeons de la vigne font plus de 10 cm et les raisins sont sur le point de se former. Il faut espérer, pour nos amis viticulteurs, qu’il n’y aura pas de gelées. Par contre, de nombreuses fleurs, en particulier les orchidées, sont déjà passées mais, il y a quelques coquelicots.
Après le Domaine du Renne et avoir franchi la route départementale nos passons a proximité du Domaine de Fournery qui a donné son nom à l’un des Côtes de la Malepère de la Cave du Razès (aujourd’hui, les vignerons de Vendéole). Avant de commencer notre cheminement par un nouveau petit chemin au milieu des vignes nous faisons une longue pose.
Bientôt, nos progressons sur un chemin goudronné en direction du clocher mur de l’église Saint Laurent. Nous avons une vue magnifique à 360 degrés : les collines de la Piège, la vallée du Sou, la Malepère avec ses villages (Cambieure, Cailhau, Cailhavel, Brugairolles, Malviès), les Corbières, le légendaire et mystérieux Pech de Bugarach et la chaine des Pyrénées.
Il est environs 17h00, lorsque nous arrivons à nos voitures. Notre balade faisait 9,500 km avec un D+ de 207 mètres. Certains d’entre nous auraient souhaité visiter l’église du village, peut être une autre fois car il y a de nombreuses possibilités de randos à Routier et dans les villages voisins.

Jeff

Photos de Jeff

mardi 14 avril 2026

2026-04-14 Villalbe, lac de Taure

Nous sommes 27 à nous retrouver au lac de Taure à Villalbe pour une rando douce menée par Patrick V. et Fabienne.
Le lac de Taure a été inauguré en 1991. Il est contemporain du lac de la Cavayère, mais beaucoup moins connu que celui-ci, tout au moins par les Sellois présents aujourd'hui. D'une capacité d'1 300 000 m3, sa superficie est de 32 hectares en comptant ses abords. Il est destiné à mettre en place sur toute la zone (environ 1 000 hectares) s'étendant du domaine de Baudrigues à la plaine de Grèzes et de Caux-et-Sauzens, un système d'irrigation capable d'alimenter les exploitations du secteur. Le remplissage s'effectue au moyen d'une station de pompage prenant l'eau dans l'Aude. De plus il sert de réserve d'eau potable pour Carcassonne avec une autonomie de dix jours. On peut y pratiquer la pêche mais la baignade y est interdite.
Nous commençons par parcourir la digue (370 mètres de long et 12,4 mètres de hauteur) puis longeons le lac par un chemin qui le surplombe avant de nous enfoncer dans les terres. L'eau murmure à  nos oreilles, puis soudain le son s'amplifie lorsque le vent déboule et agite sa surface, offrant à nos regards une palette de verts et de bleus, difficile à dépeindre.
L'air est vif, le vent souffle. Sous le couvert des arbres nous avons presque trop chaud mais dès que nous sortons de leur abri, nous refermons nos vestes et nous nous cramponons à nos bonnets et à nos casquettes. Nous quittons les abords du lac et cheminons vers Roullens à travers les champs d'oliviers (100 hectares) du domaine de Baudrigues, qui figure parmi le Top 50 des Farmers 2026.
Nous croisons plusieurs chiens accompagnés de leurs propriétaires, nous complimentons un autochtone pour l'esthétique de son bâton de marche qu'il a fabriqué lui- même. Nous atteignons la route d'Alairac, la traversons et prenons la direction de Roullens, passons sur le pont puis retraversons la route pour emprunter un chemin assez boueux qui nous ramènera doucement au lac.
Nous respirons les senteurs printanières : lauriers thym, pruniers sauvages, coronilles, genêts, ajoncs, aphyllanthes de Montpellier... Nous terminons en longeant les habitations d'une architecture contemporaine aux formes cubiques.
Merci Patrick V et Fabienne pour cette sympathique découverte.

Régine  

Photos de Claude

samedi 11 avril 2026

2026-04-11 Citou

Pour éviter une nouvelle annulation, la randonnée a été avancée d’un jour afin de profiter d’une météo favorable. 
La commune de Citou fait partie du Minervois, elle est dotée de 2 monuments historiques classés en 1948 : la chapelle St Jean et le château.
Nous sommes les  n’œufs d’après Pâques au départ de la chapelle Saint Jean.
Nous remontons en traversant le village connu pour sa production d’oignons et de cerises, direction le Roc Moussu. Nous montons tranquillement, derrière nous s’étend la vue sur le château et le village, ainsi que le hameau de la Bonnette. Après un agréable sentier au milieu des pins et d’une forêt peuplée de magnifiques amélanchiers en fleurs, nous prenons un tronçon de piste et une sente qui nous amène au pied du Roc Moussu. Un peu d’escalade et nous avons une jolie vue à 360 ° sur tout le Minervois.
Nous devons interrompre notre contemplation, une nouvelle découverte pour 2 /3 d’entre nous : un sentier descendant interminable et diversement apprécié.
Enfin un peu de répit au charmant hameau de Bibaud. De magnifiques jardins arborés, traversés par l’Argent Double nous invitent à une petite pause bien méritée.
Nous remontons en direction de Castanviels en suivant le ruisseau de Balbonne au milieu des bruyères en fleurs, des genêts, des coronilles au parfums enivrants. Une belle cascade égaye notre montée. Certains voulaient manger les pieds dans l’eau, comme nous devions traverser le cours d’eau, la demande aurait pu être satisfaite, mais déception, car en amont le ruisseau était à sec. Nous profitons tout de même de beaux rochers pour notre pause pique-nique au milieu d’un sous-bois moussu.
Après cette pause très appréciée nous contournons le village de Castanviels , traversons le ruisseau de Peyre Male et nous arrivons à la très jolie croix de Citou.
Nous quittons enfin cette piste pour plonger vers la Combe Lambert. A un certain endroit le sentier s’interrompt et nous traversons un bois abimé par les récentes intempéries.
Enfin nous regagnions la route qui nous amène au hameau de Rieussec, encore un petit rempaillou et nous rejoignons nos voitures.
Un petit arrêt à Caunes Minervois et nous clôturons cette journée par le traditionnel pot de l’amitié.

Alain.

Photos de Roger, Martine, Alain, et Mifa

jeudi 9 avril 2026

2026-04-09 Aragon


C’est un bel après-midi estival qui réunit une trentaine de marcheurs. Comme à l’habitude c’est dans une ambiance très conviviale et après la photo que Jean nous emmène en balade.
Une petite montée d’entrée pour nous échauffer et nous voilà sur le plateau de la Font de l’Orme ;  c’est une profusion de thym en fleur, très odorant avec le soleil et une température qui frise les 25 /28 degrés. La garrigue est magnifique en cette saison, thym iris, les premiers cystes très colorés, tapis de marguerites piquetés d’orchidées sauvages.
Le premier ombrage est le bienvenu et les suivants seront propices à des haltes très appréciées. Puis c’est une piste ensoleillée qui descend jusqu’au Domaine de La Ventaillole. Un petit tour dans les vignes en bourgeon et nous entrons dans le bois de Moure.
C’est un vrai labyrinthe qui nous amène au Dolmen, mégalithe aux vastes proportions par rapport à ceux de la région. Il a fait l’objet de fouilles au début du XXe. Un ossuaire important ainsi que des pointes de flèches, quelques perles et des tessons de céramique ont été découvert. Il est probable que le site ait été visité et pillé dans le passé car il manque beaucoup d’éléments funéraires.
La balade se poursuit dans le dédale de ce grand bois.  Le petit plus : on est à l’ombre ! On rejoint le chemin qui remonte de Garille jusqu’à ARAGON. 
Retour aux véhicules à 17h pile ! Encore une belle rando qui nous a fait découvrir ce dolmen méconnu et pourtant si proche de chez nous. 
Merci à Jean de nous avoir conduit et merci à tous pour votre bel enthousiasme à peine entamé par la chaleur de cet après-midi d’avril.

ANDREE

Photos de Roger

mardi 7 avril 2026

2026-04-07 Villedubert

Nous sommes 19 ce mardi à nous retrouver à l'écluse de l'Evêque aux côtés de Patrick V. et de Fabienne qui vont mener leur première rando.
Patrick nous présente brièvement, à l'aide de la carte accrochée dans le grand arbre (probablement un hêtre), le parcours que nous allons suivre... Et nous voilà partis, dos au canal... Nous nous dirigeons vers le tombeau d'Armand Barbès via le chemin des Cabanes dans les Bois. Un chemin envahi par une profusion de senteurs printanières et une explosion de couleurs : violet pour les iris, les lilas, les muscaris, jaune pour les coronilles et les pissenlits, blanc pour les lauriers thyms, l'ail sauvage, la dame de onze heures, les pâquerettes, vert tendre pour les jeunes pousses des arbres et des buissons...
Nous voici devant la porte du secret... mais de quel secret s'agit-il ? On ne le saura pas... 
Nous nous enfonçons plus profondément dans le bois et nous voilà devant le tombeau d'Armand Barbès, républicain révolutionnaire,1809-1870, situé sur le domaine de Fourtou (berceau de sa famille), sa devise : "Vivre Libre ou Mourir".
Nous arrivons bientôt au cœur du domaine de Fourtou, plus connu sous la dénomination : "Les Cabanes dans les Bois", après avoir serpenté dans les couloirs de cet hôtel insolite...
La bâtisse est imposante, presque entièrement restaurée, au milieu d'une mer d'un vert éclatant qui ondule au gré du vent printanier. Nous passons devant le grand portail, magnifique œuvre de ferronnerie, et poursuivons notre route en direction du pont romain ou roman (là est la question ?)... Vu qu'il date du XVIIIe siècle, il serait donc de style roman ? Ce qui est sûr, c'est qu'il franchit l'Orbiel.
Nous passons sur le pont et descendons jusqu'à une petite clairière qui nous offre une vue imprenable sur ledit pont.. nous tentons de déchiffrer la date inscrite sur la pierre centrale : 17…
Nous le retraversons, remontons en direction des Cabanes : "Tiens, nous ne nous étions pas rendus compte que cela descendait à l'aller, occupés par la vue que nous offraient les arbres de Judée entremêlant leurs branches roses vifs et roses pâles."
Nous bifurquons à gauche et grimpons encore un peu. Arrivés au sommet, nous apercevons  Malves-en-Minervois, Boulhonnac et son château sont face à nous, au loin Trèbes, et sur notre droite s'étire le chemin qui nous conduira à Villedubert. Nous traversons le village, grimpons jusqu'à l'église St Julien et Ste Basilisse puis descendons jusqu'au canal du midi, bordé par des jardins qui s'éveillent et offrent une végétation brouillonne...
Encore une centaine de mètres et nous apercevons les voitures. Mais attention, il reste une difficulté : franchir une flaque très boueuse qui s'étale sur toute la largeur du chemin.

Merci à Patrick V. et à Fabienne pour cette jolie randonnée de printemps.

Régine

Photos de Claude et Patrick


dimanche 5 avril 2026

2026-04-05 Roquefère

Nous sommes 12 sur le parking « randonneurs obligatoire » au pied du village de Roquefère.
Une petite montée vers ce village, puis un arrêt au point de vue aménagé sur le château. Un beau château médiéval transformé au cours des siècles. C’est aujourd’hui encore une massive forteresse, une façade austère entre de grosses tours quadrangulaires mais qui s’éclaire de la balustrade de pierre ajourée qui borde l’escalier d’accès et la galerie extérieure du premier étage, une galerie supportée par un élégant portique de pierre. C’est actuellement une propriété privée.
Après quoi nous entamons  une longue montée à travers une forêt de chênes verts sur un sentier largement recouvert de plaques ou de morceaux de schiste. Les fleurs sont là, les lourdes grappes blanches de la bruyère arborescente, les pissenlits et les ficaires jaune d’or, les violettes, les pervenches, les lamiers rose vif, les euphorbes des bois aux corolles bicolores, les pâquerettes ; nous arrivons même sur une véritable prairie de jonquilles sauvages.
Nous montons toujours. Nous atteignons la crête de Ventajou et le panorama est splendide. L’immense barrière des Pyrénées, du Valier au Canigou, étincelantes de neige et, en avant, on distingue même le pic de Bugarach. En se tournant, ce sont les pentes boisées de la Montagne Noire et les châteaux de Lastours bien reconnaissables dans une « fenêtre » qui s’ouvre vers la plaine. Nous marchons sur une large piste en crête, bordée d’une végétation qui s’ouvre de temps à autre sur un panorama toujours aussi impressionnant, le pic de Nore, les éoliennes, des forêts de pins…À un carrefour de chemins, une étonnante croix-vierge veille sur les voyageurs.
Nous replongeons dans une forêt plus dense, on entend l’eau d’un ruisseau, pas très loin. À l’arrivée au hameau de Cubserviès, nous sommes accueillis par une bien jolie et bien ancienne fontaine couverte d’une voûte de pierre sèche, avant de gagner le belvédère qui nous offre une vue imprenable sur la fameuse cascade : c’est le Rieutort qui plonge de 90 m de haut, offrant la plus belle cascade du département.
Nous prenons la route et remontons au-dessus du hameau. Jusqu’à une très jolie  chapelle romane, Saint-Sernin, entourée d’un petit cimetière plein de vieilles tombes et de belles croix en fer forgé ; la beauté du paysage et les fleurs qui l’envahissent, notamment un grand buisson de camélias, lui donnent un caractère très champêtre et très serein. La pierre d’autel est une stèle romaine dédiée à la déesse Diane, ce qui laisse deviner que cet endroit est un lieu de culte millénaire (mais nous n’avons pu rentrer…).
Après ce moment émouvant, c’est le pique-nique, face au magnifique tableau des quelques maisons de Cubserviès perchées sur leur rocher dominant  la grandiose cascade. Le soleil brille fort et il commence à faire bien chaud.
Il faut bien s’arracher à la torpeur qui nous a saisis. Nous retraversons le hameau et nous commençons la descente au-dessus du lit du Rieutort. Le sentier serpente en sous-bois, une forêt de chênes et de châtaigniers  nous entoure, dressant ses troncs encore nus bien droit vers le ciel, elle alterne avec des parcelles de pins et, partout, le soleil crée de beaux jeux de lumière. Nous franchissons de petits ruisseaux qui coulent bien vaillamment, quel plaisir de voir cette eau actuellement abondante… Des sources aménagées -toujours les constructions de schiste-, les ruines de maisons isolées au milieu des arbres, de longs murets de pierre qui bordent le chemin, entaillés parfois d’une succession de dalles formant escalier, rappellent que ces espaces aujourd’hui sauvages ont été habités et cultivés.
Nous arrivons à la Bastide-Esparbairenque, un joli village tout en pente. Une petite pause à la fontaine-lavoir de Saint-André, bâtie de schiste comme toutes les constructions que nous voyons depuis ce matin, puis nous remontons au-dessus jusqu’à l’église paroissiale Saint-André, curieusement située assez loin du village, entourée de son cimetière qui épouse la forte pente d’une large prairie ; aujourd’hui, pâquerettes, pissenlits et ficaires en font un tapis bien coloré. Nous reprenons le chemin à travers des châtaigneraies, nous montons encore avant d’entreprendre la longue descente qui, toujours tracée au milieu des schistes, nous fait surplomber la vallée profonde aux pentes couvertes de forêts. Sur la fin, voilà encore une vision exceptionnelle sur le village de Roquefère, son château, son église, ses ruelles. Et au bout du compte… son café pittoresque -et ouvert !- où nous attablons sans attendre.
Merci Roger de nous avoir conduits dans ces beaux paysages -nature et culture – en ce jour de pâques… beau.

Claudine P.
  
Photos de Roger et Annick

mardi 31 mars 2026

2026-03-31 Villemoustaussou

Nous voilà une bonne vingtaine (23 si je ne me trompe) au départ du foyer de Villemoustaussou. Malgré le ciel chargé de lourds nuages qui nous suivront tout au long et malgré le vent, un bon vent d’Aude qui s’en donne à cœur joie aujourd’hui. Nous sommes à la veille du mois d’avril, mais doudounes, gants et bonnets sont ressortis.

Nous contournons le village en admirant, beaucoup d’entre nous avec envie, ses larges et propres trottoirs propices aux promenades. Avant de nous retrouver en pleine nature. Des champs de blé vert tendre ondulent sous le vent, les fleurs sont là, sur les talus, crépides et rouquette composent une symphonie de vert, de blanc et de jaune, des muscaris mettent leur touche bleu nuit, les fruitiers sont couverts de pétales blancs ou roses, de petites orchidées dressent fièrement leur hampe au milieu des herbes ; ce sont des orchidées-araignées ainsi nommées parce que leur labelle (c’est la partie inférieure de la fleur, celle qui est colorée) velouté porte des dessins blancs et violets qui ressemblent à l’abdomen d’une araignée. Le printemps s’installe vraiment, de jour en jour, nous nous en réjouissons de sortie en sortie.

Le chemin serpente en bordure des champs et des vignes, il longe des cabanes de vigneron, il s’enfonce dans de petits bois avant de nous offrir quelques petites montées couronnées de beaux panoramas sur les forêts et les champs dont certains ressemblent, de loin, à une mer de soleil tant les crépides de Nîmes les ont envahis. Le thym est en fleurs, au  rose bien foncé, les buissons de romarin se parent de mauve, quelques petits cistes blancs pointent timidement leur nez.  Et les ruisseaux ont un fort courant qui fait espérer un été un peu moins sec que les précédents.

Une halte près d’une grande maison qui fut un moulin ; Gérard nous explique comment, dans la tragique nuit d’octobre 2018 dont tout le monde se souvient, des voitures emportées depuis Villegailhenc ont provoqué un embâcle qui a fini par faire s’écrouler le pont et a provoqué une montée des eaux qui ont atteint le premier étage de cette maison.

C’est le retour. Le vent n’a jamais faibli, les gros nuages sont toujours aussi menaçants et Villemoustaussou réapparaît, serré autour de son clocher.

Nous rejoignons le parking et là, Marie-Claire nous attend avec gâteaux maison et jus de fruits qui furent bien appréciés. Merci Marie-Claire et merci Gérard de cette bien agréable balade qui nous a menés au cœur de la nature si près de notre ville.

Et bienvenue à Bruno qui nous rejoint.

Claudine P.


Photos de Claude

jeudi 26 mars 2026

2026-03-26 Cépie


Pour la sortie du jeudi après-midi, Yves nous conduit dans la Malepère sur les Hauts de Cépie …
Ce jeudi, le vent est très fort et froid, nous ne sommes que 14 au départ pour cette balade dans la Malepère. Depuis la zone artisanale, à proximité du restaurant du traiteur Bérail, nous partons à 14h00. Après être passés prés de l’église Saint Etienne nous sommes rapidement dans le vignoble qui domine la vallée de l’Aude.
Sur le versant opposé, nous pouvons apercevoir la grande croix occitane, dessinée dans un champ du Domaine de Saint André de la Tuilerie (commune de Pieusse). Pour les Fêtes de Noël et du Nouvel An, 1.500 santons lumineux représentent le monde rural et, on y découvre quels vrais agriculteurs, vrais vignerons, vrais artisans incarnent la ruralité et la font vivre. En fonction des saisons, on peut également se perdre dans des labyrinthes à thèmes ou diner au milieu des lavandes.
Par une sente très pentue et caillouteuse nous montons dans les sous bois puis, c’est une descente abrupte qui nous mène dans une autre vallée au bas du joli petit village de Montcalar, une des circulades du Massif de la Malepère.
A nouveau, il faut remonter en direction des Trois Pech. La piste forestière est très bonne mais avec un fort pourcentage et c’est très long. Pour certains d’entre nous, c’est relativement difficile. Après un peu moins de 3 heures de marche enfin le sommet …
Bien qu’un peu bouché, d’ici la vue est magnifique sur la vallée de l’Aude, les Corbières, le Canigou, le Massif du Carlit et les majestueux Monts d’Olmes. C’est l’occasion de faire de belles photos mais, il fait froid et, nous ne nous attardons pas. Nous continuons notre cheminement vers Cépie.
Après avoir parcouru environs 12 km avec un dénivelé positif de 414 mètres nous sommes à nos voitures vers 17h30. Personne ne s’attarde pour regagner son domicile
Merci Yves pour cette balade traditionnelle mais agréable.  
Jeff                  
 Photos de Jeff et Patrick


mardi 24 mars 2026

2026-03-24 Carcassonne - Bords de l'Aude - Circuit du Coeur

Aujourd’hui c’est une randonnée urbaine. Comment ça urbaine ? Allez, semi-urbaine. Nous allons faire le circuit du cœur, le circuit sur les deux berges de l’Aude entre le Pont Vieux et le Pont Garigliano. Un circuit qui change tout le temps, des parkings près de la piscine, des aires de matériel d’exercices, le bord de l’Aude et le barrage près du Paicherou, les quais de l’Aude ou nous sommes cinq mètres au dessus du fleuve, le Pont Vieux avec ses vues en amont en en aval, la Cité devant et la Bastide derrière. Puis l’île de la cité, ses parcs calmes et puis le sentier ombragé sous les platanes ou nous sommes à un mètre d’un bras de l’Aude. Puis nous sommes en face du Paicherou et nous nous baladons sous les arbres avec le fleuve à notre droite, comme il est tout le long du circuit. Nous passons près du grand champ partiellement boisé où des animaux en fin de vie paissent calmement. Nous passons près du poteau avec le restant du mécanisme qui servait à faire traverser le deuxième bac d’une berge à l’autre (le principal était près du Paicherou, mais il n’en reste que des photos que l’on peut voir justement près du barrage (nous ne nous sommes pas arrêtés pour regarder – nous le connaissons tellement bien). Puis c’est le rampaillou qui nous mène sur le pont Garigliano que nous traversons sur le trottoir. C’est le seul endroit du parcours ou nous sommes près des voitures, camions, camionnettes et bus. Mais ce n’est que cent mètres et nous descendons du pont du côté ville pour passer à côté des aires de jeux et le tout nouveau pump track. Encore un kilomètre dans le petit parc qui longe le fleuve et nous nous retrouvons au départ, heureux d’une belle rando. 
Pendant la première partie de la rando nous avons régulièrement des belles vues de la cité perchée sur son piton. Elle disparaît derrière arbres ou autre et puis réapparaît un peu plus loin, soit en entier soit une tourelle ou deux et les enceintes. Et pour ma part je l’ai vue sous une angle que je ne connaissait pas – depuis le pont Garigliano.
Et quoi des fleurs – car quoique c’est un parcours semi-urbain, il y a en des fleurs. Qu’est-ce que j’ai vu? Pâquerettes, La dame de onze heures, Ail des Ours, divers Pisse en Lits, Violettes, Herbe à Robert, Véronique, Ficaire, Chou potager (en anglais ca s’appelle chou sauvage !), quelques petits chardons, Lathrée (peut-être clandestine). Et sûrement d’autres que soit je n’ai pas vues, soit je n’ai pas reconnues soit que j’ai oubliées. Eh oui à l’approche de la trentaine la mémoire n’est plus ce qu’elle était.
Mais il y a aussi des oiseaux. Des canards bien sûr, des cormorans soit sur le barrage, soit au milieu du fleuve en aval du pont vieux, soit au milieu du fleuve près de la CAF. Et aujourd’hui pour notre grand joie, un héron pas farouche du tout. D’abord on l’a vu le long du petit bras de l’Aude. Il s’est envolé avec des grands battements des ailes – c’est quand même un oiseau impressionnant en vol, surtout d’assez près. Il s’est posé un peu plus loin de nous, nous a regardé un peu, puis s’est envolé de nouveau de quelques battement langoureux de ces ailes puissantes. Et là il s’est posé de l’autre côte du fleuve, qui a à peine un mètre ou deux de large ici car c’est le bras qui longe l’île de la cité. Et il n’a plus bougé de là. Nous avons pu nous en approcher, toujours de l’autre côte de l’eau, et prendre beaucoup de photos. Je crois que c’était simplement une star qui aimait se faire photographier. 
Et voilà notre rando d’aujourd’hui. Dix huit au départ et nous avons pris Geneviève en chemin donc cela fait dix huit.
Merci Jacques et Renée pour cette belle balade bien connue mais bien aimée, toujours la même mais avec chaque visite des choses nouvelles ou vues sous un autre angle.
Et merci Renée pour les biscuits en fin de randonnée !
John

Photos de John

dimanche 22 mars 2026

Bellegarde du Razès

Ce matin, élections municipales obligent, la balade du jour est retardée à 10h00 et, elle sera bien plus courte …

Nous sommes 14 dont un jeune couple limouxin au départ de cette randonnée dominicale depuis la mairie de Bellegarde du Razès. Le vent est un peu frais mais, il fait relativement beau.

Arrosé par la rivière le Sou, Bellegarde fait partie de l’ancien comté du Razès visigoth. Le village doit son nom à un point fortifié qui servait de poste de surveillance. Le village est également une «circulade de l’an mil», village où les habitants avaient élaboré une auto-défense en disposant leurs maisons autour de la motte castrale.

Dés la sortie du village, nous commençons notre cheminement sur la voie verte pendant un peu moins de 2 km. Cette voie verte est l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Mirepoix à Bram (avec un embranchement à Belvèze du Razès en direction de Limoux). Cette ligne a été interrompue pour le trafic voyageur en 1943 et pour le trafic marchandises en 1973.

Après avoir traversé la petite route qui relie Bellegarde à Alaigne et le Sou nous prenons un petit chemin de terre. Le chemin est plus difficile, très pentue avec de profondes ornières et très boueux. Arrivés sur le plateau nous progressons sur un joli sentier qui un véritable tapis de fleur, nous traversons une belle ferme où nous faisons une longue pause et où nous avons une longue conversation amicale avec la propriétaire.

Nous sommes sur la commune de Monthaut mais nous ne passons pas au village et, nous prenons une petite route sur la droite afin de redescendre dans la vallée du Sou. Tout au long de notre cheminement, la vue est très belle. Une nouvelle pause pour admirer et caresser 3 jolis chevaux qui pâturent dans un pré.

Depuis environs 2 km nous marchons sur le bitume et, nous continuons encore pour encore la même distance. Ce qui n’est pas très agréable. Enfin vers 12h00, nous parvenons à l’église, le cimetière et l’ancienne école de Saint-Just. Nous dominons le lac de la Pêne où nous allons faire la pause casse croute.

Situé sur la commune d’Escueillens et Saint-Just de Belengard, le lac de la Pêne, est connu pour son charme, son ombrage, ses grandes pelouses, ses zones de pêche. Chaque année, Rando Razès est organisé par la Communauté de communes du Limouxin en septembre. Des parcours de randonnée pédestre, équestre et VTT sont proposés.

Dans ce lac, vivent des anodontes, un genre de mollusques bivalves d’eau douce d’Europe (moules). Les anodontes vivent et se déplacent lentement au fond de l'eau grâce à un pied unique. Ils préfèrent les eaux calmes dans lesquelles, enfoncés dans la vase, les individus entrouvrent leur coquille pour laisser passer leurs siphons respiratoires. Ils sont d'excellents filtres et, par leur action, participent à la purification de l'eau. Mais en contrepartie, ils peuvent accumuler des germes pathogènes et des polluants ou radionucléides et éventuellement les bio-accumuler dans leurs tissus et leur coquille. Plusieurs fois au cours de randos dans la région, nous avons pu apercevoir des coquilles sur les berges mais, aujourd’hui, il y a beaucoup trop d’eau.
Un peu avant 14h00, nous reprenons notre progression en longeant le Sou puis, par un petit chemin herbeux. Dans une prairie, nous pouvons voir de nombreuses et très jolies orchidées. Une dernière pause et faite à l’ancien pont-bascule du village avant de prendre la montée vers le village où nous devions visiter la circulade.
Au Monuments aux Morts se déroule la cérémonie de remise des Képis blancs à une section de jeunes légionnaires. Cérémonie à laquelle nous assistons. Afin de faciliter le déroulement du défilé nous devons enlever les voitures que nous avions garées devant la mairie (*).
Nous partons en direction de Belvèze afin de prendre le traditionnel dernier verre mais les cafés du village sont fermés. Certains décident de s’arrêter à Montréal.(*) NDR : Je présente mes excuses à Monsieur le Maire du village et à l’officier commandant le détachement pour avoir un peu «perturber» la cérémonie. Avec un «ancien», nous avons beaucoup de connaissances communes avec des officiers, sous officiers et C/C de la Légion. Je suis invité au «pot» final mais, je m’excuse de ne pouvoir y assister. 

Photos de Jean François

jeudi 19 mars 2026

2026–03–19 Carlipa

CARLIPA : Pays de Cocagne en Lauragais

Nous sommes 26 à nous retrouver à l’entrée de Carlipa, sur un petit parking exposé à tous les courants d’air. Après la traditionnelle photo de famille, nous démarrons sous la houlette de Béa par une petite montée qui longe le bord du village en direction de la Montagne Noire. Très vite nous quittons le goudron et nous nous retrouvons sur un joli chemin sillonnant à travers bois et prairies, quelques-uns font provision d’asperges sauvages, Daniel remplit son rôle de serre file à merveille, comme toujours. Lorsque nous marchons dans le bois, nous sommes à l’abri du vent, mais dès que nous traversons une trouée (champs cultivés, ou friches), nous retrouvons le vent : il siffle, essaye d’attraper les casquettes, soulève les pans de vestes que vite nous refermons. Le sol est sec, tapissé de feuilles de chênes blancs principalement, mais voilà, il y a des bâtons qui traversent le chemin et font des croches pieds aux marcheurs qui chutent (au moins deux) gracieusement sur ce moelleux tapis.

Nous longeons une prairie d’un vert étincelant, un troupeau de vaches nous regarde passer (il n’y a pas de train) et tourne les sabots lorsque les paparazzis s’approchent. Le Lampy coule tout près, nous le traversons et Béa nous explique qu’il arrive du Tarn pour se jeter dans Le Fresquel à Alzonne.

Un peu plus loin, à la sortie d’un bois, deux bassins, signe de civilisation, nous surprennent : ils semblent alimenter un jardinet situé à notre droite et un pré délimité par la forêt au loin.

A présent nous grimpons au cœur d’une garrigue, le paysage change, le thym embaume, il n’y a plus de chemin, Béa nous aide à passer d’une friche à une autre et  nous débouchons sur un plateau : au-loin Saissac nous appelle mais nous n’irons pas… Nous bifurquons, longeons un champ et atteignons une route parallèle à l’ancienne voie de tramway qui reliait Saint-Denis à Bram au début du XXe siècle : les convois de blé et de maïs de la plaine lauragaise croisaient ceux de lait et de beurre produits dans les pâturages de la Montagne Noire.

Nous n’emprunterons pas cette voie. Béa nous emmène plus haut en direction du Pech Pointu qui culmine à 257 mètres. Lorsque nous émergeons du bois, la vue est voilée, et le vent nous retrouve… Nous traversons la route de Cennes-Monestiés et entamons le retour vers Carlipa, nous traversons des vignes en culture bio (les experts en la matière nous expliquent que la féverole semée entre les rangées est un engrais naturel qui permet de structurer le sol et d’améliorer le drainage). Nous traversons une belle ferme : un superbe dindon nous regarde passer en glougloutant, les chiens voudraient bien nous accompagner…

Enfin nous rejoignons Carlipa par la route, longeons une immense bâtisse, c’est une cave… on peut y trouver des greffons. Au centre du village, un magnifique paulownia nous émerveille, on l’appelle aussi « arbre magique » car il absorbe dix fois plus de Co2 qu’un arbre classique. Et nous retrouvons le petit parking et le vent à la sortie…

Aujourd’hui nous avons accueilli un nouveau « sellois » Eric : nous lui souhaitons la bienvenue.

Merci à Béa pour nous avoir concocté cette belle randonnée en pays de Cocagne.

Régine



Photos de Roger et Patrick

mardi 17 mars 2026

2026-03-17 La Cavayere

Nous étions à vingt deux (mais sans les flics) pour cette rando bien connue autour du Lac de la Cavayère. Mais comme l’a dit Ginette dans son annonce pour la rando « C'est connu mais au moins nous pourrons marcher sur un sol préservé. »
Et le soleil était de la partie – donc ca fait vingt trois.
Une petite photo de famille, une deuxième petite photo de famille, le temps que je range le trépied dans la voiture et hop on part. 
Et cette fois nous faisons le tour dans le sens moins habituel – dans la direction des aiguilles d’une montre. Ceci ce n’est évidemment valable que pour nous autres anciens qui se rappellent des montres avec des aiguilles. Et pour le sens, on suppose que la montre est posée parterre avec les aiguilles vers le ciel. (J’ai dû ajouter cette dernière condition sinon l’un ou l’autre malin l’aurait mise à l’envers !)
Mais donc nous voilà partis. Et ca monte. Mais pas beaucoup. Et puis on descend. Mais pas de beaucoup. Et puis on remonte. Mais (tu l’as deviné cher lecteur, chère lectrice) pas de beaucoup. C’est ainsi pendant la première moitié de la rando des petites montées suivies de petites descentes. La seconde moitié est bien plus plate. En tout nous avons gravi et descendu septante et un mètres. (Pour les gens du sud, et ils commencent à Dunkerque et Lille septante c’est soixante dix. Mais septante c’est bien plus logique, bien plus jolie et a le charme supplémentaire de, quelquefois, ennuyer les gens du sud !)
Nous tournons donc autour du lac. Après un peu plus d’un kilomètre nous descendons presqu'au niveau de l’eau pour passer le barrage. La vue sur le lac est très joli – l’eau est bien calme et au loin on voit les reflets du soleil. Le barrage lui-même est très attrayant. L’eau passe au-dessus du seuil de façon très régulière et le tout est très photogénique (la preuve, je l’ai photographiée, et Claude aussi et peut-être d’autres)
Après le barrage, devines quoi chère lectrice, cher lecteur, ca monte. Forcément puisque nous étions au niveau de l’eau. Et ca monte fort : 17 mètres en cent mètres. Waouw. C’est pratiquement l’Everest – mais sans la neige !
Le parcours est toujours très agréable. A droite nous avons le lac, quelque fois tout près, quelquefois plus loin, mais jamais de beaucoup. A gauche il y a presque toujours des arbres qui commencent un tout petit peu à montrer l’arrivée du printemps.
Après deux kilomètres et demi il y a la possibilité d’un raccourci qui enlève un kilomètre au total. Deux dames le choisissent et Christian, toujours galant, les accompagne. Nous continuons notre tour du lac. 
Après trois kilomètres et demi il y a la possibilité d’un autre raccourci. Celui-ci descend vers le lac et puis remonte de l’autre côté, tandis que le tracé officiel reste sur le plat mais est plus long. Je vois Jean-Jacques qui s’y engage et je le suis. De l’autre côté Christian nous attend sur un banc avec ses deux dames. Et deux minutes plus tard, le reste du groupe nous rejoint. 
Et nous continuons toujours. Sur le lac il y a un kayak avec deux pagayeurs. Un peu plus loin il y quatre ou cinq bateaux à ramer avec des jeunes et un bateau à moteur avec leur coach qui les encourage et qui les guide.
Puis c’est la dernière montée, dure, dix ou douze mètres de montée en moins de cent mètres de chemin. 
Mais nous y parvenons tous
Et comme c’est une randonnée des Francs, Ginette nous a préparé un délicieux pain d’épice. Elle prétend que c’était raté, mais je crois, et je persiste et signe, qu’il n’était point raté. C’était excellent. J’en ai d’ailleurs pris deux morceaux !
Merci Ginette, merci Christian pour cette bien agréable rando au soleil de Carcassonne
John

Photos de John et de Claude

dimanche 15 mars 2026

Leucate

12 sur l’aire de Béragne, un qui nous attend sur place, voici 13 courageux à l’assaut de Leucate, la Blanche des Grecs. Je dis courageux parce que le plaisir de retrouver la mer et les étangs a été tempéré par l’annonce d’une tramontane bien sentie. Et la tramontane, elle y était … Toute la journée, nous avons lutté contre des rafales démentielles, accompagnées de rugissements impressionnants ; on a l’impression qu’un avion décolle à côté, mais non, ce n’est que le vent dans les buissons de pistachiers…
Depuis le village ancien de Leucate, nous montons sur le plateau. Ce plateau est quadrillé de murets qui rappellent vignes et jardins d’antan. Il n’y a plus ni vigne ni jardin, seuls persistent de vieux amandiers aux branches tordues. Ils sont maintenant en feuilles, la floraison est passée, mais il y en a deux qui nous offrent encore leur parure rose et blanche. Une nouvelle végétation a pris la place : des pins d’Alep, d’un vert lumineux, remplis d’inflorescences fauves qui deviendront des pignes, des orchidées, de grands massifs de pistachiers…
Nous quittons ces anciens jardins pour une garrigue sauvage qui domine l’étang de Lapalme, le thym commence à fleurir et à sentir, les premiers cistes, des iris violet foncé, des jonquilles sauvages sont de sortie. Puis, à travers une pinède, c’est la descente vers la Franqui. Nous traversons la petite station et nous pouvons constater les dégâts causés par les récentes tempêtes : de grands pins déracinés encombrent encore les jardins. Nous longeons l’étang ; le spectacle est inhabituel, la surface est presque aussi blanche que verte tellement le vent soulève les eaux. Par les chemins et les escaliers, nous montons sur la falaise, au prix d’acrobaties nécessaires pour vaincre les troncs abattus qui obstruent le sentier.
Là-haut, c’est le vent, toujours le vent ; loin en bas, la mer se pare d’arabesques mouvantes, alternant bleu marine, vert gris et vert lumineux. Le vent court sur les vagues, créant d’étranges balayages. Nous pouvons admirer la géographie de la Franqui et sa langue de sable séparant mer et étang. Nous cherchons et nous trouvons un coin abrité et c’est le pique-nique, la mer en arrière-plan et le soleil au-dessus. Après la pause, nous reprenons le chemin, nous contournons le sémaphore, nous passons au- essus de la Plagette en nous attardant sur le panneau qui alerte sur l’exceptionnalité mais aussi la fragilité de l’écosystème.
Puis c’est la descente par des escaliers sur Leucate plage et son long, très long boulevard avant de reprendre les chemins. Nous contournons la colline qui nous sépare du village en marchant au bord de l’étang au cœur d’une végétation lacustre puis nous retrouvons la garrigue, ses pistachiers, ses asphodèles déjà en fleurs, quelques cistes et même une véritable petite forêt d’iris sauvages, jaunes pour la plupart, mais violets aussi. Nous traversons la route avant de remonter dans la garrigue, d’arriver en vue du château de Leucate et de ses lignes de fortifications qui s’étagent sur la colline et d’être accueillis par la fine et fière silhouette de Françoise de Cezelly.
Le château de Leucate était une imposante place-forte de la frontière France-Espagne au temps où le Roussillon était encore hispanique. Françoise de Sezelly était la femme du gouverneur du lieu et, alors que le château était assiégé par les Espagnols en 1589-1590, elle assura elle-même sa défense après la capture de son mari. Elle refusa de livrer la place en échange de son mari - qui fut exécuté – et, en récompense de son courage, Henri IV la maintint dans la fonction de gouverneur. Après la Paix des Pyrénées (1659), le Roussillon fut annexé par la France, Leucate n’était plus ville frontière et le château fut démantelé. Il n’en reste plus que des vestiges mais, de là-haut le panorama est magnifique sur la mer, les étangs, les Albères et le Canigou.
Après cette visite, nous avons retraversé le village jusqu’au café habituel où nous attendaient demis et chocolats chauds –et en plein air, il faisait frisquet…

Merci à Guy qui nous a amenés une fois de plus sur ces terres qu’il connait si bien avec toujours passion et disponibilité.

Claudine P.

Photos de Roger

jeudi 12 mars 2026

2026-03-12 Villeneuve Minervois

Après tant et tant de tempêtes et de pluie et de boue et de randos annulées, voilà qu’il fait beau ! Le ciel est bleu, la température est douce. Aussi, c’est la foule des grands jours, les Sélois ont envie de respirer à pleins poumons. 
Nous voici donc à 34 à Villeneuve-Minervois. Nous traversons le village, nous franchissons la Clamoux dont  les eaux dévalent une chaussée en s’éclaboussant de soleil et nous gagnons le domaine des vignes. Les vignes, il y en a partout, elles s’alignent dans un vallon que bordent de petits massifs forestiers. Les saignées vertes des chemins de traverse et les saignées roses des haies d’arbres fruitiers en fleurs quadrillent leur succession. Elles sont toutes bien taillées et leurs ceps se détachent sur le ciel bleu, mais au pied, c’est la foison de la rouquette verte et blanche ; les temps ont changé, on ne nettoie plus les sols comme il y a quelques années, la terre se régénère…
En bordure des vignes, voici la chapelle Saint-Mamès. Mamès était un jeune berger de Cappadoce martyrisé au IVe siècle ; il est devenu un saint guérisseur, invoqué pour les maux d’intestin et vénéré en de nombreux lieux de France et d’Europe. La chapelle a été récemment restaurée par les bénévoles d’une association locale, c’est un havre de paix au cœur d’un bosquet de pins et de cyprès.
Nous reprenons notre chemin, entre vignes, champs, pinèdes et chênaies. Les arbres sont en fleurs et les pétales blancs ou roses jonchent le sentier,  les feuilles des figuiers sont en train de naître, encore toutes froissées, à l’extrémité des branches encore nues, les champs et les prés sont tous vert tendre, les talus foisonnent de rouquette blanche, de pissenlits, crépides et ficaires qui ont ouvert tout grand leurs soleils jaunes, de pâquerettes blanches et rose tendre, de muscaris violets, de belles étoiles blanches d’ornithogales. Et même une orchidée déjà bien fleurie. C’est le printemps !!!
L’eau coule en abondance dans les ruisseaux que nous franchissons sur de petits ponts et elle stagne encore un peu parfois sur les chemins. On l’a tant attendue ! cela faisait des années que les lits asséchés étaient le quotidien désolé des randonneurs. Et, de temps en temps, Guy nous commente l’histoire de la terre et des rochers en nous aidant à lire le paysage.
Une belle vue sur le village de Sallèles-Cabardès, serré autour de son église et qui dévale sa colline toute ensoleillée et dominée par son moulin. Un peu plus loin, une antique croix de carrefour qui semble en équilibre sur un piédestal de pierres plates constellées de lichens jaunes.
La lumière se fait chaude et dorée, annonçant le soir. Une descente douce à travers une pinède nous ramène sur Villeneuve, nous passons en contrebas d’un beau moulin, nous contemplons le village que dominent sa belle tour médiévale au toit pointu, les restes de fortifications et le clocher de l’église avant de retrouver les vieilles rues … et nos voitures.
Nous avions trois nouveaux randonneurs aujourd’hui : Maryse, Sylvie et Pierre. Nous leur souhaitons un chaleureux bienvenu. 
Nous avons oublié (oh honte !) de souhaiter le bienvenu à un autre nouveau, Eric. Il est venu le 5 février à Lavalette. Soit le bienvenu Eric. 
Merci Guy de cette belle randonnée qui nous a permis de nous immerger avec bonheur dans les couleurs et les lumières d’un printemps naissant.

Photos de Roger et de Claude

mardi 3 mars 2026

2026-03-03 Cazilhac


Nous sommes une vingtaine au départ de la rando douce de ce mardi, et pourtant le ciel est gris et le soleil s'est caché.... On ne le verra pas d'ailleurs !!!

Quelques gouttelettes par ci par là ne nous arrêterons pas néanmoins.

Jean-Jacques nous a concocté une jolie mini rando entre Cazilhac et Palaja à travers les terres du lycée Charlemagne bien connu de tous. Nous commençons par descendre depuis la salle polyvalente jusqu'aux commerces, nous traversons un petit cours d'eau, puis nous cheminons dans le lotissement où réside notre guide avant de traverser la grand route au niveau des feux tricolores...

A partir de là, nous empruntons un sentier qui traverse un petit bois pour déboucher dans le domaine du lycée Charlemagne, nous cheminons jusqu' à un petit ruisseau qu'il nous faut franchir... sur un pont de fortune, l'un après l'autre... Jean-Jacques improvise une rambarde  de bâtons... Un magnifique arbre en fleurs nous accueille sur l'autre rive (est-ce un prunier, un amandier, un merisier ? chacun y va de son avis...)

Nous approchons de la retenue (ou barrage) qui protège le village lors de fortes pluies. Certains gravissent la pente, d'autres prennent le chemin....

Nous nous retrouvons à l'entrée de cet espace aménagé avec de gros cailloux.... Les uns le contournent, les autres le franchissent en sautillant de cailloux en cailloux ... Il y a très peu d'eau....

Au loin le prieuré de Saint Foulc nous interpelle mais nous nous enfonçons dans les bois pour rejoindre la petite route qui monte à la ferme photovoltaïque. Nous croisons une famille de cavaliers avant de longer le champ clôturé qui les hébergent. Nous ne nous attardons pas à la ferme car  le vent souffle et  il est froid. .. nous tournons à gauche bien avant l'autoroute et traversons le vignoble de Charlemagne avant de retrouver le barrage, puis le chemin., traverser la route aux feux, .... parcourir le quartier commerçant et remonter vers le parking....

Merci Jean-Jacques pour cette jolie variante.


Régine


 

Photos de Roger

dimanche 1 mars 2026

Fa Le Bouichet

Martine et Alain guide le S.E.L pour une belle rando au Val du Faby et au plateau du Bouichet …
Il fait très beau ce dimanche matin, à proximité du café de Fa lorsqu’aux environs de 09h00, nous commençons notre traditionnelle randonnée dominicale.
La commune du Val du Faby est née de l’association des villages de Fa et de Rouvenac au 1 er Janvier 2019. Elle doit son nom à la rivière qui la traverse. Aujourd’hui, cette nouvelle commune est très active au point de vue associatif et culturel. La famille d’Edgar Faure (13 fois ministre) est originaire de Rouvenac.
Nous entamons notre progression par une longue montée en sous bois, puis par la vallée qui conduit en direction de Rouvenac passons prés de deux troupeaux de vaches Highland.
Nous devions traverser un petit ruisseau mais cela n’est pas possible car il y a trop d’eau.
Nous continuons notre cheminement sur un bon chemin d’exploitation puis, après avoir traverser le Faby par un joli chemin herbeux qui suit le ruisseau.
A proximité du petit pont qui conduit à la station d’épuration de Rouvenac, nous faisons, une longue pause avant de commencer notre «petit parcours du combattant» du jour. Il nous faut faire environs 300 mètres, coincés entre un grillage et le lit de la rivière nous devons progresser sur un étroit sentier plus ou moins glissant et avec parfois des ronces.
Nous traversons rapidement le petit village de Rouvenac et commencer notre montée vers le plateau du Bouichet par la draille du Mouillet. Le sentier en sous bois est bien boueux et, parfois, nous pataugeons dans les eaux de ruissellement. Peu avant de parvenir au sommet, nous passons prés de l’Emboulo où s’est produit, le 20 mai 1911, un important éboulement qui a enseveli plus de 5 ha de bonnes terres situées en dessous dans la plaine.
Le plateau du Bouichet, offre de superbes vues sur les montagnes enveloppant Quillan et Nébias, les villages de Fa et Rouvenac, le Pech de Bugarach (que l’on aperçoit sous un angle particulier). C’est à l’un des détours bien ensoleillé que nous faisons la pause pour manger vers 12h15.
Après un peu plus d’une heure nous reprenons le chemin sur la falaise qui domine la vallée avant de commençons notre descente en sous bois. Nous passons au col «sans nom» d’où part un sentier qui conduit à Espéraza. Au passage, quelques «anciens du S.E.L ont une pensée pour Roger Alibert.
Roger qui aurait pu donner son nom à ce petit col.
La descente vers la vallée continue dans les sous bois et commençons à apercevoir le village et la sa tour dite wisigothe. Par un chemin très pentu nous montons au pied de la tour qui serait bien postérieure à l’époque du comté wisigoth du Razès. Cette tour carrée serait les restes d’un château féodal du XII éme siècle.
Vers 16h00 nous arrivons à nos voitures mais, il n’est possible de prendre le verre de l’amitié au Café communal de Fa qui vient de fermer. C’est une nouvelle fois au café d’Espéraza que nous le prenons.
Merci à Martine et Alain pour cette jolie balade de 17,500 km avec un dénivèle positif de 460 mètres.
Jean-François
Photos de Jean François

jeudi 26 février 2026

Villasavary, Mont Carrière

En rando du coté du Mont Carrière : du très beau temps et de magnifiques amandiers en fleurs ...
Distance : 10,200kms
Dénivelé : 303 m

Photos de Jean François

mardi 24 février 2026

2026-02-24 Villars St Anselm

Aujourd’hui le temps a changé. Après quarante jours de pluie la France en général et nous en particulier avons retrouvé le soleil. Et quel soleil. Toute la journée il a fait beau – et plus particulièrement pour ce compte rendu entre 14 heures et 16 heures trente – le temps d’une belle rando à Villars Saint Anselme. 
Nous nous sommes donc réunis dans le parking à l’entrée du village, nous avons passé des moments agréables à nous retrouver, nous avons posé pour la photo de famille – deux photos de famille en fait car il faut toujours avoir une roue de secours. 
Et puis nous avons laissé les vestes et les polars dans les voitures et nous sommes partis à la rando menés par Françoise et Marie-Claude. 
Nous avons d’abord traversé le village de Villars Saint Anselme, un joli petit village avec des rues étroites et des maisons typiques de la région. Comme le village est petit, nous étions rapidement en dehors et dans la campagne. Déjà des vues s’offrent à nous, des vues bucoliques sur le pays autour de nous. La petite route se sinue entre les champs et après un tournant commence à monter doucement mais sûrement. 
Et nous montions sûrement pendant sûrement une petite heure ! Pour nous autres randonneurs de mardi, de la rando douce c’était presque trop. Mais nous l’avons tous accomplis – avec beaucoup d’arrêts pour souffler et reprendre des forces. Et on nous a promis que nous arrivions bientôt à un plateau et puis ce ne sera que des descentes.
Je ne sais pas si vous avez la même expérience que moi, cher lecteur randonneur, chère lectrice randonneuse. Souvent le guide ou l’animateur ou le moniteur de la rando, nous assure que nous sommes presqu’au bout, que le sommet est juste derrière le tournant, que nous sommes sur la dernière montée. Et ce sont des balivernes – souvent. Car cette fois la dernière montée était bien la dernière – mais elle fut longue !
Et si, cher lecteur, chère lectrice, vous pensez que j’ai l’air de me plaindre – pas du tout. Je ne fais que taquiner notre guide du jour ! Cela montait oui, mais doucement. Pas de rampaillou en vue !
Pendant cette montée le paysage avait changé. Nous sommes sortis des champs pour passer dans des bois et un peu de garrigue. Les bois c’étaient bien – cela nous a donné de l’ombre. Qui pouvait croire qu’en février il fallait chercher de l’ombre ! Ben oui ! Et heureusement qu’il y en avait ! Nous n’avons plus l’habitude du soleil et d’un ciel bleu, bleu, bleu. 
Mais nous sommes tous prêts, et je crois que je peux parler pour tout le monde à la rando, nous sommes prêts à nous y habituer si on nous fournit ce soleil.
Arrivés en haut, un petit plateau et puis la première descente. Quelle joie. Moi personnellement je suis très bon en descente. Je dirais même plus, très très bon ! Et comme nous avons contourné une petite colline, les vues sont toutes différentes. Au sommet du chemin, nous avons une belle vue sur les Pyrénées. Et elles sont ensoleillées, étincelantes sous ce ciel sans nuages. 
Nous habitons quand même dans un très beau département.
Et ainsi au bout de la descente nous retrouvons le village, que nous retraversons rapidement pour revenir aux voitures.
Merci Françoise, merci Marie-Claude pour cette très belle rando.
John

Photos de John

dimanche 22 février 2026

Saint Ferréol

Boucle Saint Ferréol lac des Cammazes.

Nous sommes 19 randonneurs et randonneuses en état de manque…de beau temps ,et nous prenons le départ ce dimanche à l’extrémité Est du lac de Saint Ferréol. 
La météo s'annonce très belle et c'est sous le soleil que nous démarrons sur la route qui est en fait la variante du GR 7 .
Nous continuons à monter en empruntant ensuite le Sentier romantique des Amoureux qui suit le cours du Laudot . Nous quittons le sentier pour reprendre la petite route qui nous mène au joli village de Lagarde.

Sur les bords nous pouvons admirer de multiples touffes de perce- neige , et des narcisses pointent aussi le nez . Le soleil , les fleurs…la vie reprend enfin ! Nous arrivons à une table d’orientation et un panorama magnifique de nos Pyrénées enneigées s'offre à nous. Nous parcourons une partie du village des Cammazes pour traverser sous la fameuse voûte Vauban, longue de 122m ,achevée en 1688 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO . 

Nous descendons jusqu’au barrage en suivant la rigole et nous décidons de faire notre arrêt pique-nique au bord du Sor, à quelques pas de l’impressionnante voûte de béton qui retient plus de 18 millions de mètres cubes d'eau servant à l’irrigation et à l’alimentation en eaux potables des communes alentours. 

Après cette pause bien agréable nous devons repartir le long de la conduite forcée , puis, par un sentier à gauche, commence une très longue montée qui nous amène à un château d'eau . Nous empruntons un sentier tapissé de feuilles mortes qui craquent sous nos pas et nous arrivons à la route de Revel que nous traversons prudemment . Nous passons sur le pont qui enjambe le Laudot , et là par un bon rampaillou nous rejoignons le GR 7 et c'est enfin la descente vers le parking avec une vue magnifique sur le lac de Saint Ferréol.
 
Nous nous quittons après avoir pris le pot de l’amitié dans un lieu bien singulier où les crêpes semblaient plus à l'ordre du jour que les boissons !

Martine .

Photos de Roger