Nous voilà une bonne vingtaine (23 si je ne me trompe) au
départ du foyer de Villemoustaussou. Malgré le ciel chargé de lourds nuages qui
nous suivront tout au long et malgré le vent, un bon vent d’Aude qui s’en donne
à cœur joie aujourd’hui. Nous sommes à la veille du mois d’avril, mais
doudounes, gants et bonnets sont ressortis.
Nous contournons le village en admirant, beaucoup d’entre
nous avec envie, ses larges et propres trottoirs propices aux promenades. Avant
de nous retrouver en pleine nature. Des champs de blé vert tendre ondulent sous
le vent, les fleurs sont là, sur les talus, crépides et rouquette composent une
symphonie de vert, de blanc et de jaune, des muscaris mettent leur touche bleu
nuit, les fruitiers sont couverts de pétales blancs ou roses, de petites
orchidées dressent fièrement leur hampe au milieu des herbes ; ce sont des
orchidées-araignées ainsi nommées parce que leur labelle (c’est la partie
inférieure de la fleur, celle qui est colorée) velouté porte des dessins blancs
et violets qui ressemblent à l’abdomen d’une araignée. Le printemps s’installe
vraiment, de jour en jour, nous nous en réjouissons de sortie en sortie.
Le chemin serpente en bordure des champs et des vignes, il
longe des cabanes de vigneron, il s’enfonce dans de petits bois avant de nous
offrir quelques petites montées couronnées de beaux panoramas sur les forêts et
les champs dont certains ressemblent, de loin, à une mer de soleil tant les
crépides de Nîmes les ont envahis. Le thym est en fleurs, au rose bien foncé, les buissons de romarin se
parent de mauve, quelques petits cistes blancs pointent timidement leur nez. Et les ruisseaux ont un fort courant qui fait
espérer un été un peu moins sec que les précédents.
Une halte près d’une grande maison qui fut un moulin ;
Gérard nous explique comment, dans la tragique nuit d’octobre 2018 dont tout le
monde se souvient, des voitures emportées depuis Villegailhenc ont provoqué un
embâcle qui a fini par faire s’écrouler le pont et a provoqué une montée des eaux
qui ont atteint le premier étage de cette maison.
C’est le retour. Le vent n’a jamais faibli, les gros nuages
sont toujours aussi menaçants et Villemoustaussou réapparaît, serré autour de
son clocher.
Nous rejoignons le parking et là, Marie-Claire nous attend
avec gâteaux maison et jus de fruits qui furent bien appréciés. Merci
Marie-Claire et merci Gérard de cette bien agréable balade qui nous a menés au
cœur de la nature si près de notre ville.
Et bienvenue à Bruno qui nous rejoint.
Claudine P.