Sentiers et Environnement du Languedoc
Voici le Blog qui raconte la vie de tous les jours de notre club de randonnée.
Vous y trouverez les programmes et un petit compte rendu après l'effort. Vos commentaires sont les bienvenus après chaque entrée. Vous pouvez ajouter vos photos directement dans un album photo.
dimanche 15 février 2026
jeudi 5 février 2026
2026-02-05 Lavalette
Nous voilà 24 au départ à la
sortie de Lavalette. On a hésité, il faisait des gouttes à Carcassonne mais on
a eu bien raison de persévérer, le temps nous a été clément et on a même
eu vite chaud.
Nous partons à travers
champs et vignes, sur un chemin plein d’empreintes de chevaux. Puis nous entrons dans le sous-bois d’une
forêt de chênes. Il a beaucoup plu ces derniers temps et cela laisse des
traces : flaques et boue, ça glisse ! Les avis s’échangent : est-ce
que c’est mieux en montée ? est-ce que c’est mieux en descente ? Bah,
ça se vaut. Et même quand c’est plat… Des sangliers ont dû essayer le ski sur
boue, il y a de belles traces de sabot-glissé. Nous cheminons toujours dans les
sous-bois, la végétation de notre pays a cet avantage de rester verte, on a
moins l’impression d’hiver et elle nous ménage ici un couloir bien
fourni ; sous les chênes, de nombreux buissons occupent l’espace. On
monte, on descend, et nous voilà au sommet, qui nous offre un beau panorama sur
un paysage agricole autant que boisé, des fermes, une construction en cours que
nous pensons être un abri pour les chevaux ; il y d’ailleurs un cheval qui
semble surveiller. Devant nous, un toit en poivrière émerge des arbres, c’est
la propriété de Lavax.
À partir de là, nous
commençons la descente sur Alairac, toujours en forêt. Et voilà ce beau
village. Nous grimpons les escaliers qui mènent à l’église, nous redescendons
de l’autre côté pour nous retrouver
sur les allées qui tournent autour du centre. Eh oui, elles tournent, nous
sommes bien dans un village circulaire, une de ces « circulades » qui
ont alimenté la valorisation touristique ces dernières années après qu’elles
aient été présentées comme une rareté locale, ce qui a été dénoncé depuis par
les chercheurs. Quoiqu’il en soit, c’est très agréable à l’œil et très
pittoresque. Une particularité toutefois, assurée, celle-là : bien que très près de Carcassonne, Alairac
appartint aux comtes de Foix du XIe au XIVe siècle, comme Lavalette d’ailleurs.
À la sortie du village, toujours
l’histoire : une borne frappée d’une coquille nous apprend que nous sommes
sur le chemin du piémont pyrénéen du pèlerinage de Compostelle.
Là, une vision nous attend.
Le soleil sort et, loin devant nous, le village de Lavalette, serré autour de
son clocher, est enveloppé d’une lumière dorée qui tranche sur le ciel sombre. C’est
magnifique. Après quoi, un beau sentier nous amène d’un village à l’autre. Il file
tout droit, large entaille à travers les vignes. Les ceps et les sarments sont
nus, bien sûr, mais certains se dressent au-dessus d’une terre bien nettoyée,
d’autres émergent d’un tapis de rouquette en fleur. Sur les talus, les fleurs
blanches de la rouquette se mêlent aux boutons jaunes des soucis, le printemps
arrive… Une autre belle image : un grand cyprès à la silhouette peu
courante, très large et pas pointu, seul
au milieu des vignes et des champs, et au-dessus, un arc-en-ciel. C’est d’abord
un bel arc, puis il se réduit à un segment, aux couleurs très intenses,
émergeant de nuages bien sombres, tel un morceau de ruban coupé.
Nous retrouvons Lavalette au
bout d’une haie de cyprès, bien droits, ceux-là, et qui ont l’air en fleurs (eh
oui, le cyprès, ça fleurit aussi), nous traversons le terrain de sport avant de
retrouver le parking.
Merci, Michel, de cette
belle découverte de Lavalette et de son terroir, qui nous a offert une belle rando
d’hiver, heureuse parenthèse dans cette période pluvieuse.
mardi 3 février 2026
20026-02-03 Pennautier
dimanche 1 février 2026
Lespinassière - le Roc de Peymeraux
Photos de Roger
jeudi 29 janvier 2026
2026-01-29 Villasavary
Les dédales du temps : le S.E.L en balade dans
les pas de Théodore et de Léopold Denille, du coté de Villasavary et de
Besplas.
Ce jeudi, nous sommes 28 au départ de la Maison de
la Randonnée afin de «crapahuter» sur l’un des nombreux sentiers très bien aménagés
par les « Passéjaïres d’el Villa».
Le nom du village qui domine la plaine du
Lauraguais viendrait de Villare, un groupement de maisons et du propriétaire
foncier Savary. Au XII éme siècle, les Trencavel, vicomtes de Carcassonne,
édifient sur la colline une forteresse afin de surveiller leurs puissants
voisins seigneurs de Laurac.
Par des petits chemins herbeux, communs au Sentier
des orchidées, nous parvenons rapidement à la première «difficulté» à gravir.
Du sommet de la colline de Vento Farino, malgré le temps maussade et brumeux,
nous pouvons admirer le paysage jusqu’à la «montagne sacrée» de l’Aude le Pech
de Bugarach.
Par de petits sentiers en sous bois, nous arrivons
à la pointe de Cabrens où la silhouette de Théodore Denille nous attend devant
de superbes panoramas.
Théodore Denille est né en 1800. Il fait ses études
à l’école polytechnique de Sorèze. À sa sortie, il intègre l’armée dans
l’artillerie pendant sept ans avec le grade de lieutenant. Il hérite du domaine
de Besplas acheté par son père en 1822. À cette époque il démissionne de
l’armée pour le prendre en charge. Grâce à ses études en agronomie et son désir
de faire progresser l’agriculture et la viticulture, il décide en 1847 de créer
la ferme école de Besplas, premier établissement professionnel agricole du Midi
où seront formés de nombreux cadres de l’agriculture. Parallèlement il
succédera à son père comme maire de Bram en 1835 et sera élu conseiller général
de 1841 à 1848.
À son décès en 1872, son fils Léopold (né en 1829)
lui succède. Léopold va augmenter le cheptel, créer une pépinière pour reboiser
les collines des environs, étendre les vignobles sur Besplas et la région. La
ferme-école fermera ses portes en 1893.
Le groupe reprend son cheminement par les Bois des
Communaux, une descente très difficile et particulièrement glissant qui nous
conduit au ruisseau de la Fontaine de Besplas. Nous prenons le chemin afin de
monter jusqu’au site historique, occupé aujourd’hui par un centre de loisirs.
Nous ne pouvons pas visiter et, devons nous contenter d’en faire le tour (sans
aucun intérêt).
Le site de Besplas a eu un rôle important pendant
les Guerres de Religions et notamment pendant le siège de Brugairolles (juin
1587 au 21 janvier 1588 :
« … l’automne 1587 est particulièrement rude. Le
mauvais temps oblige Montmorency, après la prise de Montaigut en Lauraguais, à
se replier. Cependant Montmorency et d’Audon sont chargés de secourir
Brugairolles. Ils en forcent les retranchements, tuent cinquante sapeurs
adverses et font entrer pendant la nuit cent cinquante arquebusiers dans la
place. Comme il y a peu de vivre, Villa fait sortir les «bouches inutiles»
(femmes, enfants et vieillards) qui sont conduites sous escorte à Besplas puis
à Revel pour y être mises en sécurité. L’hiver s’installe. Il faudra encore du
temps aux ligueurs aidés de mercenaires espagnols pour venir à bout de
Brugairolles».
Nous reprenons notre progressions, après avoir
gravi une longue côte traversé à nouveau les Bois communaux, nous retournons à
nos voitures par des chemins plus faciles, moins boueux et goudronnés. Il est
déjà 17h50 lorsque nous terminons notre balade du jour.
Jeff
jeudi 22 janvier 2026
2026-01-22 Les Capitelles de Conques
Nous nous retrouvons une quinzaine pour parcourir encore une fois la garrigue conquoise et ses belles capitelles. Il faut dire qu’on ne s’en lasse pas , du Cagarot aux murailles d’Aribaud en passant par la Draille, on peut traverser ce grand territoire sans passer deux fois au même endroit. Impossible de s’y perdre il faut se laisser guider d’une capitelle à l’autre pour en découvrir toujours une qu’on ne connaissait pas !
C’est une poignée de bénévoles passionnés qui s active sur le terrain pou redonner vie à ces constructions de pierres sèches, près d’une cinquantaine à ce jour. Tout un savoir faire et un travail acharné qui suscite admiration et respect. Gérard l’un de ses « batisseurs » nous dévoile les techniques utilisées mais aussi les anecdotes liées à chacune d’elles.
On se régale des noms aux accents régionaux qui leur sont donnés (parfois il s’agit du surnom de celui ou de celle qui a occupé la capitelle) Les Siamoises, la Dansairo, la Mignarde, la Sanparella,Julou pour ne citer que celles là. Et pour finir une pépite « la Voûte » ainsi nommée pour sa clé de voûte qui surprend, la plupart étant coiffées d’un linteau classique.
Merci à Jean Pierre de nous avoir entrainés sur ce circuit et à Gérard pour ses commentaires et son guidage dans ce labyrinthe de pierres sèches.
Andrée