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lundi 8 juin 2026

2026-06-08 - 15 Voyage Slovenie - Programme

Voici le programme prévu pour le voyage SEL en Slovénie du lundi 8 juin 2026 au lundi 15 juin 2026.
Ce voyage a été organisé par Gerald. Un grand merci à lui. 

Le programme ici et plus bas. Il peut y avoir des changements de dernière minute - ce n'est que les grandes lignes!
L'hôtel à Bled 

Le programme
Du 08 au 15 Juin 2026. 8 Jours / 7 Nuits
Partez à la découverte de la Slovénie avec ce séjour de 8 jours qui vous emmènera des merveilles naturelles aux trésors historiques de ce petit pays d'Europe centrale. Commencez votre aventure avec une visite des célèbres grottes de Postojna et du château de Predjama, avant de vous immerger dans les paysages pittoresques de la vallée de Bohinj et du plateau de Velika Planina...
Votre hôtel quatre étoiles se trouve dans la pittoresque ville de Bled. Vous aurez l'occasion de vous détendre à la piscine ou au spa, de flâner dans les ruelles de la ville ou de vous promener le long des rives du lac.

Jour 1 : Depart Vers Venise
Convocation à l’aéroport de France. Formalités d’embarquement et envol sur vol low-cost à destination de Venise. A votre arrivée, transfert en autocar dans votre hôtel 3 étoiles dans les environs de Lido di Jesolo. 
Dîner et nuit.

Jour 2 : Journée Touristique A La Grotte De Postojna Et Chateau De Predjama
Petit déjeuner et départ pour la visite avec audioguide de la Grotte de Postojna qui compte parmi les réseaux de grottes les plus diversifiés au monde. Vous vous promènerez à bord d'un petit train vieux de 140 ans. Déjeuner au restaurant. L’après-midi, visite avec audioguide du m agnifique château de Predjam a, accroché en hauteur dans une falaise. Détenteur du record mondial Guinness du plus grand château dans une grotte. Les deux éléments, naturels et artificiels, se mêlent tellement bien qu'il est difficile de discerner où l'un commence et où l'autre se termine. En fin d’après-midi, départ en autocar en direction du nord de la Slovénie. Arrivée dans votre hôtel 4 étoiles à Bled. Installation. 
Dîner et nuit.

Jour 3 : Randonnée Dans La Vallee De Bohinj Et Vogel
Petit déjeuner à l’hôtel. Départ du bus en direction du lac de Bohinj. Téléphérique de Vogel, jusqu’à 1 500 m d'altitude. Marche en direction de la crête (en direction du Vogel) avec vue sur tout le m assif du Triglav et son point culminant (2 864 m) d’un côté et sur l'Adriatique de l'autre côté. Déjeuner panier-repas en cours de randonnée. 
Retour à l’hôtel. Dîner et nuit. 
Niveau Facile : : Dénivelé : +350 / -350 m Temps de marche : 3h
Niveau Moyen : Dénivelé : +550 / -550 m Temps de marche : 4h

Jour 4 : Randonnée A Mostnica Et Uskovnica
Petit déjeuner à l’hôtel. Départ du bus qui nous amène à 30 km de l'hôtel, au pied du lac de Bohinj. Direction Uskovnica (petit hameau d’altitude d’anciennes bergeries rénovées) pour les uns, et direction vallée de Voje pour les autres. Marche vers la cascade de Mostnica en longeant les belles gorges du même nom. Puis la randonnée se poursuit en direction du lac de Bohinj. Bain de pieds au bord du lac et baignades éventuelles (la température de l’eau peut monter jusqu’à 22 degrés en plein été). Déjeuner panier repas en cours de randonnée.
Retour à l’hôtel en fin de journée. Dîner et nuit.
Niveau Facile : Dénivelé : +300 / -300 m Temps de marche : 4h
Niveau Moyen : Dénivelé : +650 / 650 m Temps de marche : 5h

Jour 5 : Journée Touristique A Ljubljana
Petit déjeuner et départ en autocar en direction de la capitale slovène Ljubljana pour une visite guidée de 2H00 de cette magnifique petite ville . En foulant les dalles de la Stara Ljubljana (vieille ville), avec ses maisons au toit rouge serrées les unes contre les autres, passage devant l’Hôtel de ville et son élégante fontaine de Robba en marbre blanc. Déjeuner au restaurant. L’après-midi m ontée en funiculaire au château de Ljubljana qui surplombe la ville. Visite du château (entrée com prise). Depuis sa tour blanche, sa cour et son toit aménagés, les visiteurs ont une belle vue à 360° sur Ljubljana et les toits des maisons du vieux centre. Descente à pied, le temps d’une m arche d’une quinzaine de m inutes sous le feuillage des hêtres. 
Retour à l’hôtel en fin de journée. Dîner et nuit.

Jour 6 : Randonnée A Velika Planina
Petit déjeuner à l’hôtel et départ pour une journée à Velika Planina, qui est une des plus belles balades de Slovénie ! C’est l’endroit le plus étonnant des Alpes slovène. Situé sur un plateau au cœur d’un immense village en bois perché à 1 500 m on se promène sur de l’herbe rase au milieu des petites huttes en bois. Des dizaines de vaches secouent mélodiquement leurs cloches. L’ambiance est totalement magique ! Sur toute cette crête, de magnifiques points de vue vous attendent. Déjeuner panier-repas en cours de randonnée. 
Retour à l’hôtel en fin de journée. Dîner et nuit.
Niveau Facile : Dénivelé : +350 / -350 m Temps de marche : 3h30
Niveau Moyen : Dénivelé : +500 / 500 m Temps de marche : 4h

Jour 7 : Randonnée Dans Les Gorges Devintgar Et Bled
Petit déjeuner à l’hôtel. Départ pour une balade dans les gorges de Vintgar, où un réseau de passerelles aménagées longe la rivière tumultueuse, offrant à chaque virage des panoramas à couper le souffle. La journée se poursuit par l’exploration du lac de Bled, véritable joyau de la Slovénie. Une promenade en bateau vous emmène au cœur de ce lac sur une petite île, suivie de l’ascension pour découvrir l’église pittoresque. Déjeuner sous forme de panier repas en cours de randonnée. 
Retour à l’hôtel en fin d’après-midi. Dîner et nuit sur place.
Niveau Facile : Dénivelé : +250 / - 250 m Temps de marche : 4h
Niveau Moyen : Dénivelé : +400 / - 400 m Temps de marche : 4h

Jour 8 : Retour 
Petit déjeuner à l’hôtel et transfert en autocar vers l’aéroport de Venise. Convocation, formalités d’embarquement et envol sur vol low-cost à destination de la France.




jeudi 4 juin 2026

Miraval

26 randonneurs pour cette balade en Montagne Noire. Il faut dire qu’on ne boude pas une rando proposée par Béa ; on sait d’avance que le plaisir de la marche sera complet avec une balade hors des sentiers battus.
L’église ruinée e St Pierre Del Vals est notre point de départ. C’était l’église commune aux villages de Latourette et de Miraval jusqu’en 1659 où elle sera définitivement abandonnée, chaque village se dotant alors de sa propre église.
Note balade s’engage sur un chemin ombragé qui grimpe allègrement jusqu’au charmant petit village de Latourette. 22 habitants à l’année nous dit M. le Maire rencontré par hasard et, c’est jour de chance, il nous ouvre les portes de l’église où nous découvrons une petite nef d’une simplicité émouvante mise en
valeur par un imposant lustre en cristal.
C’est une église à l’architecture originale avec une tour carrée et un clocher octogonal percé d’ouvertures géminées faisant écho aux églises de Mireval, de Pradelles ou du Mas Cabardès, toutes baties sur ce modèle médiéval.
Après cette halte culturelle placée sous la protection de Ste Anne, nous continuons à grimper dans un sous -bois de chataigniers en pleine floraison, au milieu des digitales pourpres, d’œillets sauvages, de fières marguerites, en dégustant au passage quelques fraises des bois.
Plus loin nous empruntons une petite route paisible, nous y croisons une habitation isolée et son propriétaire visiblement heureux d’entamer la conversation après que nous l’ayons salué et complimenté su son jardin fleuri de bouillons blancs qui ont beaucoup d’allure.
Enfin nous enchainons une descente un peu raide avec un très beau panorama, le pic Nore au loin et un point de vue en surplomb du Mas Cabardès. On replonge à nouveau en sous-bois pour retrouver rapidement notre point de départ.
Une très belle balade ! Merci à Béa et à Anne pour leur guidage sans faille sur les chemins du Cabardès en Montagne Noire.

Andrée

Photos de Roger

mardi 2 juin 2026

2026-06-02 Cazilhac

Nous sommes onze à prendre la route derrière Jean-Jacques S. qui nous accueille à la salle polyvalente de Cazilhac d'où nous partons en covoiturage à l'ouest du village. Nous garons les véhicules à l'entrée d'un chemin de terre, Carl, 8 ans, ouvre la marche aux côtés de notre guide, Josy et Ginette décrètent qu'il sera notre mascotte du jour.
Nous rejoignons le lotissement situé derrière l'ancien centre hospitalier de Carcassonne, qui abrite de belles villas, et serpentons par des petits raccourcis insolites tel une bordure de trottoir devenue passerelle, Renée prend ma main pour la franchir. Un peu plus loin nous grimpons une pente raide par les côtés qui nous permet d'accéder à une rue. Nous marquons une pause au balcon de ce rampaillou de béton et Carl en profite pour le descendre et le remonter à toute vitesse sous nos applaudissements... Du coup son papy photographe qui arrive à ce moment-là est invité à emprunter le même chemin... Il s'exécute bien volontiers.
Nous grimpons jusqu'au rond-point de l'ancienne maternité, puis à travers champs pour les uns, par la route pour les autres, nous gagnons l'ancienne aire d'atterrissage de l'hélicoptère de l'hôpital... Ensuite nous nous dirigeons vers le domaine d'Auriac, bien connu des carcassonnais. Situé sur l’ancien oppidum de Carsac, là où débuta l’histoire de Carcassonne, ce domaine offre un cadre unique pour les amateurs de golf. Certains jettent un coup d'œil dans l'entrée et visitent le rez-de-chaussée luxueux et vieillot à la fois. D'autres admirent le parc, le bassin aux nénuphars, les grottes, qui abritent un puits ou une source, permettant d'alimenter le bassin et peut-être la piscine qui tranche par sa modernité sur l'ensemble du parc et de la demeure....
Nous refranchissons le portail et par la route cette fois, nous retournons par les vignes vers l'ouest de Cazilhac.
Nous apercevons la Cité sous un angle un peu différent, au loin on aperçoit les tours du château de Rivoire... Nous trouvons un crâne squelette au milieu d'une rangée... Nous supposons que c'était un chien.
Nous continuons notre descente à travers champs après avoir fait la traditionnelle photo et regagnons nos voitures, puis nous retournons à la salle polyvalente où nous nous séparons.
Merci Jean-Jacques S. pour cette randonnée sur les terres du Carsac.

Régine 

Photos de Patrick

dimanche 31 mai 2026

Camurac

Pour ce dernier jour du mois de mai, nous sommes 10 au départ de Camurac qui nous accueille sous le soleil.
La boucle que nous allons réaliser, est une belle randonnée de moyenne montagne typique du pays de Sault.
Nous prenons la direction de Montaillou, puis attaquons une rude montée, heureusement en partie ombragée, qui nous amène au Col de Balaguès. Là, une halte s’impose, afin d’admirer le vaste panorama sur les crêtes encore enneigées des P.O., Andorre et Ariège. 
Après cette pause, nous reprenons le sentier en direction du pic de Sérembarre.
Les arrêts sont nombreux afin de profiter de la magnifique floraison printanière et du panorama.
La montée vers le pic de Sérembarre se fait hors sentier. 
Arrivés au Pied du rocher, il faut franchir, chacun à sa manière, une clôture (Peut-être élèctrique ???).
Ce sommet nous offre un remarquable panorama à 360 °, et nous décidons de nous y installer pour le pique-nique.
Après cette pause réconfortante et la traditionnelle distribution de bonbons, il est temps de repartir en direction du pic de Quercourt d’où la vue porte maintenant sur le massif de Tabe, et le plateau de Sault, avec en contre-bàs, les villages de Camurac, Montaillou et Comus.
Il nous faut maintenant, par un large chemin, descendre vers la station de Camurac. Après un dernier rempaillou, nous entamons la descente finale qui nous ramène à travers bois au village.

Le bar est ouvert, et c’est avec grand plaisir que le groupe s’installe pour le traditionnel pot de l’amitié.

Roger.

Photos de Roger

jeudi 28 mai 2026

2026-05-28 Limoux

Le S.E.L en balade sur les hauteurs de la Caristie et de Gaja et Villedieu. Dur dur, quelle chaleur …
Ce matin, nous sommes 11 au départ de la rando traditionnelle du jeudi. Onze, nous ne sommes pas assez pour aller fouler la pelouse du stade de l’Aiguille, haut lieu du Rugby à XIII français ou sa piste d’athlétisme qui a vu évoluer dans les années soixante les Jazy, Bernard, Delecour, Piquemal, Boccardo et autre grands champions …
Pour les jeunes limouxins et les gamins des autres villages voisins le petit col de la Caristie (1200mètres avec ses 7 % de D+ moyen) c’était presque notre Alpes d’Huez. Au départ, nous empruntons des petites rues d’un lotissement, nous commençons à gravir une longue côte en direction du centre Bel air. A partir du centre, la rue se transforme en sentier plus pentue et légèrement caillouteux.
Après un peu plus de 1 km nous continuons sur notre droite par la crête qui domine la route de Malras et d’Alaigne. Nous longeons quelques unes des vignes avec des cépages Mauzac (surtout), Chardonnay et Chenin les meilleurs Crémant et Blanquette de Limoux.
Sur la droite de notre chemin les genets d’Espagne au jaune vif embaument et, malgré la chaleur et la séchresse il y a encore quelques fleurs dont de jolis pois de senteur. Du point le plus haut, après 2,5 km de montée, nous avons une magnifique vue sur la Malepère au Nord puis, les Corbières, le Pech de Bugarach et les Pyrénées où subsiste encore un peu de neige. Sur les collines des environs nous pouvons voir les villages de Malras, Pauligne, Ajac et Villelongue tous renommés pour leurs vins, crémant et blanquette.
Nous traversons le petit hameau de Villedieu, nous continuons notre cheminement en longeant de nouvelles vignes qui sont déjà en floraisons. Dans 90 jours ce sera les vendanges. Nous parvenons après un peu plus d’une heure de marche au coquet petit village Gaja.
Sur cette commune proche de Limoux il y a 2 grands domaines viticoles. Le Domaine de Saint Roch qui depuis 1997 appartient à Jeff Carrel un jeune américain passionné par le vin et notre région. Le château de Villemartin a une longue histoire, avec son les restes du vieux château fort, ses nombreuses dépendances et surtout son cloître.
Dans la premier moitie du XIX éme siècle il appartenait au pètes, écrivains et académiciens Alexandre Guiraud. Il organisait au château de très nombreuses réceptions et fêtes et vers 1830 il a fait transporter (pièces par pièces) l’ensemble du couvent des Carmes de Perpignan. Aujourd’hui, ce grand domaine et la propriété d’une grande société vitivinicole.
Par un petit chemin parallèle à la route de Castelnaudary nous remontons en direction de la Caristie, contournons des vignes la pente devient très dure il fait très chaud. Il faut continuer notre cheminement par un terrain en friche, de nouvelles vignes, une piste qui contourne le Domaine de Bourigeols
Peu après avoir passé à nouveau le centre Bel Air, nous parvenons à nos voitures vers 11h30. Nous avons fait environs 9,500 km avec un D+ de 220 mètres et certains ont bien transpiré…

 Photos de Jeff

mardi 26 mai 2026

2026-05-26 Notre Dame du Cros

Canicule aidant, c'est en avance sur les autres années que nous inaugurons la saison d'été.
Devant la chapelle de Notre-Dame du Cros, nous formons un petit groupe de onze randonneurs motivés et dès le départ nous empruntons une petite côte qui nous conduit vers les Terralbes.
Premier arrêt : le Jardin d'Eole mis en valeur par l'Association des Marbrières de Caunes est vaste espace circulaire bordé de sculptures, dont le point d'orgue est le cadran solaire devant lequel nous nous attardons. Après quelques expérimentations nous confirmons qu'il est parfaitement orienté pour donner l'heure hiver comme été.
Nous rejoignons ensuite la piste en direction des carrières de marbre (que nous visiterons une prochaine fois.), puis empruntons la Route dite Napoléon qui pendant la Guerre d'Espagne aurait permis de ravitailler les troupes en armes et nourriture au début du 19ème siècle. Nous poursuivons jusqu'à la grotte du Figuier qui offre en contrebas une magnifique vue sur la vallée de l'Argent-Double et la route de Citou.
Après cette dernière halte, nous rejoignons le GR qui nous ramène vers le point de départ où nous pique-niquons à l'ombre des platanes centenaires.
Josy et Armand
qui ont aussi mené la rando. Un grand merci à eux
Photos de Roger

dimanche 24 mai 2026

Pic de Nore

Aujourd’hui, le S.E.L. a rendez-vous au lac de Birotos à Pradelles-Cabardès, où nous sommes accueillis par FestiRando et sa table de friandises, café, et boissons diverses.
Le départ se fait en longeant la digue du lac, puis la traversée du village de Pradelles. Visite de l’église, puis direction une ancienne glacière dans laquelle la neige était conservée pour être livrée aux commerces des villes du littoral. Continuant notre chemin, nous prenons un beau sentier qui nous permet de rejoindre le Roc de Nouret. Il s’agit d’un chaos de gros blocs posé au milieu de la lande et qui offre un immense panorama.
Après le roc de Nouret, nous allons voir un Menhir, puis direction le Pic de Nore où nous faisons une pause avant de redescendre vers un bouquet d’arbres pour le pique-nique.
Après ce repos bien mérité, il est temps de reprendre notre route qui, par le vallon de Bayours nous ramène au lac de Birotos.
Arrêt à la buvette pour le traditionnel pot de l’amitié.
Merci Béa pour nous avoir guidé.
Roger 
Photos de Roger

jeudi 21 mai 2026

2026-05-21 Lac de Taure

Par une chaude, très chaude après-midi de mai, nous voici à 22 au bord du lac de Taure. Ce beau plan d’eau,  réservoir d’irrigation et d’eau potable, a été créé en 1991, peu après celui de la Cavayère, mais il est moins bien connu des Carcassonnais. 
Nous commençons par un sentier qui contourne le lac et qui en est séparé par une zone de roseaux et de plantes aquatiques. La zone est habitée : nous ne les voyons pas, mais les hôtes de ces lieux nous saluent en chantant - ou plutôt en coassant- à tue-tête.  Nous sommes tantôt à découvert, tantôt à l’ombre des chênes, mais au bord du sentier, la végétation est très dense ; on voit qu’il a beaucoup plu cet hiver et ce printemps… même si on sent que ça ne va pas durer. Il n’y a pas trop de fleurs mais quand même… Le  sentier est émaillé de pâquerettes, les grappes rose vif de quelques orchidées émergent des grandes herbes bien vertes, tout comme les têtes incarnat du trèfle… incarnat. 
Nous nous éloignons du lac, nous traversons des espaces boisés et des espaces à découvert, nous longeons des vignes, des champs. Sur les bords du chemin, toujours des pâquerettes, des pissenlits, de temps en temps de véritables petites « forêts » d’orchidées pyramidales flamboyantes, des serapias (d’autres orchidées), des buissons d’églantines, des ronces à mûres (les mûres, ce sera pour plus tard, on ne peut pas tout avoir à la fois…). 
Et voici une image de rêve : un champ où les coquelicots et les marguerites sont aussi nombreux que les épis de blé vert, c’est une explosion de couleurs et c’est bien l’image traditionnelle de nos campagnes (il manque les bleuets, mais il n’y en a plus…).
Après quelques rempaillous très ensoleillés, voici Roullens, ses fontaines, son ombre et ses bancs bienvenus. Le village est très agréable, très bien entretenu (de belles rues pavées) et très fleuri, tant dans ses espaces publics que dans les jardins de ses maisons. Nous contemplons un moment l’antique balance de la bascule publique, d’autant qu’il y a là un banc bien à l’ombre ; l’aire de pesage elle-même a été transformée en plate-bande végétale très colorée. Nous apprécions quelques plaques pleines d’humour encastrées dans les façades et nous goûtons à l’eau fraîche des fontaines. Puis c’est reparti ! 
Nous empruntons un chemin en corniche sur un beau paysage de champs, de bois, de fermes ; un village attire l’œil et provoque une discussion animée entrecoupée de consultations de GPS ; l’avis majoritaire penche pour Preixan. Nous descendons dans une combe remplie de buissons de genêts odorants, presque des arbres, d’ailleurs, tellement ils sont hauts. Nous remontons avant d’amorcer une redescente (eh oui, c’est la vie du randonneur…) qui commence par nous offrir une très belle vue sur le village de Roullens serré autour de son clocher carré. Puis c’est un cheminement dans une belle forêt de chênes, avec quelques éclaircies quelque peu étonnantes, tel un champ de coriandre en fleurs. Nous descendons jusqu’au lit d’un ruisseau et la remontée est un peu rude. Mais la forêt est très belle, le sous-bois est épais, le soleil perce à peine à travers les hautes branches, les jeux de lumière sont magnifiques et des oiseaux s’époumonent. Les fleurs sont là, au cœur des grandes herbes, orchidées, cistes, centaurées, vesces violettes, lilas de Perse ; il y a même encore des baies rouges du petit houx (il s’est oublié…). 
Nous revenons sur Roullens, nous retraversons le village et nous engageons la descente sur Villalbe et son lac. Nous longeons le domaine de Baudrigue, un lieu-mémoire d’un épisode tragique de l’histoire audoise : ici furent exécutés 19 résistants le 19 août 1944 (deux au moins sont bien connus des Carcassonnais grâce aux rues du centre ville qui portent leur nom : Jean Bringer et Aimé Ramond).
Puis ce sont les alignements des vignes, des jeunes plantations d’oliviers, et enfin le lac dont le bleu profond apparaît à travers les pins, nous offrant un dernier spectacle de couleurs.
Merci à Nicole et à Chantal qui nous ont conduits, avec enthousiasme et une parfaite maîtrise des lieux, à travers ces paysages qui sont proches de Carcassonne mais qui savent garder leur beauté sauvage.

Claudine P.

Photos de Roger

mardi 19 mai 2026

2026-05-19 Carcassonne - le long du premier tracé du Canal du Midi

Nous étions vingt et un cet après-midi pour la rando menée par Guy et MoniqueR. Mais malheureusement Monique a du crier forfait car elle était enrhumée et ne voulait pas nous infecter. Mais elle serait là à la fin pour nous offrir le goûter.
Guy, comme c’est son habitude, nous parle de tout ce que nous voyons, ou dans ce cas ce que nous ne voyons pas : le lit du premier Canal du Midi. Car pendant deux cents ans, le canal du midi a évité Carcassonne. Guy nous en a raconté toute l’histoire, mais comme je n’avais pas de quoi noter lors de la rando j’ai posé cette question à Gemini. 
Combien couta à la ville le passage définitif du canal du midi à Carcassonne
Et voici sa réponse :
L'histoire du passage du Canal du Midi par Carcassonne est marquée par un rendez-vous manqué, suivi d'un rattrapage qui s'est avéré particulièrement coûteux.
Le refus initial (1673) : l'économie manquée
Lors de la construction du canal par Pierre-Paul Riquet dans les années 1670, le tracé naturel devait passer à environ deux kilomètres au nord de la ville, dans la vallée du Fresquel. Riquet proposa de modifier ses plans pour faire passer la voie d'eau directement au pied de la Bastide Saint-Louis.
En contrepartie, il demanda aux consuls (les magistrats de la ville) une participation financière de 100 000 livres. Estimant que le projet n'apporterait que des dépenses et des nuisances, la municipalité refusa net. Le canal fut donc achevé en 1681 sans traverser Carcassonne.
Le détournement définitif (1786 - 1810) : l'addition salée
Dès l'ouverture du canal, la ville réalisa l'ampleur de son erreur historique. Le transport par charrette des marchandises entre la ville et le port éloigné de Foucaud grevait l'économie locale.
Après un siècle de stagnation commerciale et de négociations, les États du Languedoc finirent par adopter le projet de détournement en 1786. Ce chantier pharaonique (qui exigea de creuser une tranchée de 20 mètres de profondeur et de bâtir le pont-canal du Fresquel) dura plus de vingt ans pour s'achever en 1810.
L'ensemble de ces travaux de dévoiement coûta la somme astronomique de 2 millions de livres (financée en grande partie par les États de la province et par la contribution indirecte de la région).
En résumé : Pour avoir voulu économiser 100 000 livres au XVIIe siècle, il aura fallu dépenser 2 000 000 de livres au siècle suivant pour que le canal traverse enfin Carcassonne.
J’ai ajouté trois images à l’album photos montrant une vieille carte avec le « nouveau » tracé à côté de l’ancien, une carte récente qui fait la même chose et une carte moderne où j’ai essayé de reproduire l’ancien tracé.
Mais assez d’histoire, pour le moment car Guy nous avait gardé quelques informations pour plus tard. D’ailleurs Gérard aussi connaît beaucoup d’histoire d’ici et nous en a raconté aussi à une paire d’arrêts !
Nous avons commencé par monter devant l’Hôtel de Département, l’ancien Conseil Général, pour la vue sur le pays au Nord-Est de Carcassonne. Ca vaut le déplacement.
Nous avons fait tout le tour de l’Hôtel pour trouver un petit chemin qui longe le par cet descend vers la Rocade et en dessous de la Rocade pour trouver une petite route assez étroite qui nous mène entre les arbres pour trouver le bord du Fresquel. Mais nous ne l’avons pas longé. Le Fresquel est caché par la végétation et nous an sommes à cinq à dix mètres.
La petite route s’est arrêté mais un sentier continuait. Et donc nous aussi. Pendant un kilomètre il a serpenté entre les arbres – toujours sous leur conopée. Jusqu’à une large ouverture où nous nous arrêtons. Guy cherche le chemin, Gérard l’a trouvé. Mais il est tout embroussaillé et le passage n’est pas possible sans sécateur ou même machette. Dommage car il menait à un ancien écluse, ou du moins ce qui en restait. 
Donc nous revenons sur nos pas – mais tout est différent dans le sens contraire. Le Fresquel n’est plus à gauche, mais à droite par exemple. C’est un moment pour regarder les fleurs de nouveau – car il y en a beaucoup. Orchidées, véroniques, pâquerettes, pisse en lit, mauves, en veux-tu en voilà.
Nous arrivons au pont troué, qui n’existe plus. Gérard nous en raconte l’histoire. J’en ai trouvé des morceaux sur internet. Notamment la Dépêche :
Le coup de gueule d'un habitant de Villemoustaussou, Gérard Rabaute, son écœurement de voir le Pont Troué, après son effondrement en 1982 dû à la neige et à une forte crue, lentement se dégrader et subir les attaques de la végétation, l'a poussé à agir…
« C'est l'aménagement du lit du Fresquel qui a endommagé le pont, qui a provoqué les premières lézardes, la c… humaine », s'emporte un autre passionné, Bernard Fresquet. « Ce pont était une liaison entre Carcassonne et Villemoustaussou et remonterait au Moyen âge. Il était très fréquenté jusqu'à nos jours, jusqu'en 1982, date de son effondrement », rappelle Marie-Elise Gardel. Le projet consiste à retrouver le pavement, à consolider l'existant… Mais, quant à restaurer entièrement le Pont Troué, c'est une tout autre affaire. Une affaire de finances plus exactement. Car il semble difficile, tant le chantier est important, de redonner au Pont Troué son allure d'avant 1982.
La construction du moulin à eau du Fresquel remonterait à 1306. Un pont en bois et de pierres permettait d'accéder sur la rive où se trouvait le moulin de Baussels. En 1712, on retrouve la démolition du vieux pont et l'achèvement du pont en pierres de Gougens. En 1729, le pont est emporté. La date de 1734 figurant sur la petite arche montre que le pont que nous connaissons date de cette époque. En 1768, le pont du Fresquel est réparé. En 1982, le pont déjà endommagé est de nouveau emporté par une forte crue. En 2011, des travaux de restauration sont lancés.
Mais….
Nous reprenons par un sentier plus proche du Fresquel et nous laissons sur notre gauche la petite route par où nous sommes venus. Nous cheminons avec le Fresquel un peu à notre droite et les jardins de la Treille à notre gauche. Puis hop, une petite espace et nous descendons pour longer un pré et trouver un autre passage sous la rocade. Un peu de route (ou de rue) et nous retrouvons le petit chemin qui descendait pour le remonter et retrouver les voitures.
Et pour trouver Monique qui, le nez masqué, nous attend avec toute sorte de gourmandises. Miam.
Merci Guy pour cette belle balade
Merci Guy et Gérard pour toutes ces explications fascinantes
Merci Guy et Monique pour ce goûter si bienvenu !

Photos de John et Claude

dimanche 17 mai 2026

Quirbajou

Dimanche 17 Mai.


2 randonneurs au départ de Quirbajou, mais 2 randonneurs motivés par la perspective de passer une agréable journée en moyenne montagne.
Le point de départ a été modifié afin de prospecter un secteur méconnu, et nous attaquons par un joli sentier, la montée à la côte « 1000 m ».
Après une descente encombrée par des arbres abattus par la tempête, nous nous dirigeons vers le col du Camelier et attaquons la montée au Picoulet de Quirhaut.
Montée, elle aussi encombrée de troncs, branches et autres…
Pique-nique panoramique au sommet, puis redescente en direction de la piste qui, par le col de Sauzi et le sentier final, nous ramène au village.

Roger.

Photos de Roger