Sentiers et Environnement du Languedoc
Voici le Blog qui raconte la vie de tous les jours de notre club de randonnée.
Vous y trouverez les programmes et un petit compte rendu après l'effort. Vos commentaires sont les bienvenus après chaque entrée. Vous pouvez ajouter vos photos directement dans un album photo.
jeudi 9 avril 2026
2026-04-09 Aragon
mardi 7 avril 2026
2026-04-07 Villedubert
dimanche 5 avril 2026
2026-04-05 Roquefère
mardi 31 mars 2026
2026-03-31 Villemoustaussou
Nous voilà une bonne vingtaine (23 si je ne me trompe) au
départ du foyer de Villemoustaussou. Malgré le ciel chargé de lourds nuages qui
nous suivront tout au long et malgré le vent, un bon vent d’Aude qui s’en donne
à cœur joie aujourd’hui. Nous sommes à la veille du mois d’avril, mais
doudounes, gants et bonnets sont ressortis.
Nous contournons le village en admirant, beaucoup d’entre
nous avec envie, ses larges et propres trottoirs propices aux promenades. Avant
de nous retrouver en pleine nature. Des champs de blé vert tendre ondulent sous
le vent, les fleurs sont là, sur les talus, crépides et rouquette composent une
symphonie de vert, de blanc et de jaune, des muscaris mettent leur touche bleu
nuit, les fruitiers sont couverts de pétales blancs ou roses, de petites
orchidées dressent fièrement leur hampe au milieu des herbes ; ce sont des
orchidées-araignées ainsi nommées parce que leur labelle (c’est la partie
inférieure de la fleur, celle qui est colorée) velouté porte des dessins blancs
et violets qui ressemblent à l’abdomen d’une araignée. Le printemps s’installe
vraiment, de jour en jour, nous nous en réjouissons de sortie en sortie.
Le chemin serpente en bordure des champs et des vignes, il
longe des cabanes de vigneron, il s’enfonce dans de petits bois avant de nous
offrir quelques petites montées couronnées de beaux panoramas sur les forêts et
les champs dont certains ressemblent, de loin, à une mer de soleil tant les
crépides de Nîmes les ont envahis. Le thym est en fleurs, au rose bien foncé, les buissons de romarin se
parent de mauve, quelques petits cistes blancs pointent timidement leur nez. Et les ruisseaux ont un fort courant qui fait
espérer un été un peu moins sec que les précédents.
Une halte près d’une grande maison qui fut un moulin ;
Gérard nous explique comment, dans la tragique nuit d’octobre 2018 dont tout le
monde se souvient, des voitures emportées depuis Villegailhenc ont provoqué un
embâcle qui a fini par faire s’écrouler le pont et a provoqué une montée des eaux
qui ont atteint le premier étage de cette maison.
C’est le retour. Le vent n’a jamais faibli, les gros nuages
sont toujours aussi menaçants et Villemoustaussou réapparaît, serré autour de
son clocher.
Nous rejoignons le parking et là, Marie-Claire nous attend
avec gâteaux maison et jus de fruits qui furent bien appréciés. Merci
Marie-Claire et merci Gérard de cette bien agréable balade qui nous a menés au
cœur de la nature si près de notre ville.
Et bienvenue à Bruno qui nous rejoint.
Claudine P.
jeudi 26 mars 2026
2026-03-26 Cépie
mardi 24 mars 2026
2026-03-24 Carcassonne - Bords de l'Aude - Circuit du Coeur
dimanche 22 mars 2026
Bellegarde du Razès
Nous sommes 14 dont un jeune couple limouxin au départ de cette randonnée dominicale depuis la mairie de Bellegarde du Razès. Le vent est un peu frais mais, il fait relativement beau.
Arrosé par la rivière le Sou, Bellegarde fait partie de l’ancien comté du Razès visigoth. Le village doit son nom à un point fortifié qui servait de poste de surveillance. Le village est également une «circulade de l’an mil», village où les habitants avaient élaboré une auto-défense en disposant leurs maisons autour de la motte castrale.
Dés la sortie du village, nous commençons notre cheminement sur la voie verte pendant un peu moins de 2 km. Cette voie verte est l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Mirepoix à Bram (avec un embranchement à Belvèze du Razès en direction de Limoux). Cette ligne a été interrompue pour le trafic voyageur en 1943 et pour le trafic marchandises en 1973.
Après avoir traversé la petite route qui relie Bellegarde à Alaigne et le Sou nous prenons un petit chemin de terre. Le chemin est plus difficile, très pentue avec de profondes ornières et très boueux. Arrivés sur le plateau nous progressons sur un joli sentier qui un véritable tapis de fleur, nous traversons une belle ferme où nous faisons une longue pause et où nous avons une longue conversation amicale avec la propriétaire.
Nous sommes sur la commune de Monthaut mais nous ne passons pas au village et, nous prenons une petite route sur la droite afin de redescendre dans la vallée du Sou. Tout au long de notre cheminement, la vue est très belle. Une nouvelle pause pour admirer et caresser 3 jolis chevaux qui pâturent dans un pré.
Depuis environs 2 km nous marchons sur le bitume et, nous continuons encore pour encore la même distance. Ce qui n’est pas très agréable. Enfin vers 12h00, nous parvenons à l’église, le cimetière et l’ancienne école de Saint-Just. Nous dominons le lac de la Pêne où nous allons faire la pause casse croute.
Situé sur la commune d’Escueillens et Saint-Just de Belengard, le lac de la Pêne, est connu pour son charme, son ombrage, ses grandes pelouses, ses zones de pêche. Chaque année, Rando Razès est organisé par la Communauté de communes du Limouxin en septembre. Des parcours de randonnée pédestre, équestre et VTT sont proposés.
Dans ce lac, vivent des anodontes, un genre de mollusques bivalves d’eau douce d’Europe (moules). Les anodontes vivent et se déplacent lentement au fond de l'eau grâce à un pied unique. Ils préfèrent les eaux calmes dans lesquelles, enfoncés dans la vase, les individus entrouvrent leur coquille pour laisser passer leurs siphons respiratoires. Ils sont d'excellents filtres et, par leur action, participent à la purification de l'eau. Mais en contrepartie, ils peuvent accumuler des germes pathogènes et des polluants ou radionucléides et éventuellement les bio-accumuler dans leurs tissus et leur coquille. Plusieurs fois au cours de randos dans la région, nous avons pu apercevoir des coquilles sur les berges mais, aujourd’hui, il y a beaucoup trop d’eau.
Un peu avant 14h00, nous reprenons notre progression en longeant le Sou puis, par un petit chemin herbeux. Dans une prairie, nous pouvons voir de nombreuses et très jolies orchidées. Une dernière pause et faite à l’ancien pont-bascule du village avant de prendre la montée vers le village où nous devions visiter la circulade.
Au Monuments aux Morts se déroule la cérémonie de remise des Képis blancs à une section de jeunes légionnaires. Cérémonie à laquelle nous assistons. Afin de faciliter le déroulement du défilé nous devons enlever les voitures que nous avions garées devant la mairie (*).
jeudi 19 mars 2026
2026–03–19 Carlipa
CARLIPA :
Pays de Cocagne en Lauragais
Nous
sommes 26 à nous retrouver à l’entrée de Carlipa, sur un petit parking exposé à
tous les courants d’air. Après la traditionnelle photo de famille, nous
démarrons sous la houlette de Béa par une petite montée qui longe le bord du
village en direction de la Montagne Noire. Très vite nous quittons le goudron
et nous nous retrouvons sur un joli chemin sillonnant à travers bois et
prairies, quelques-uns font provision d’asperges sauvages, Daniel remplit son
rôle de serre file à merveille, comme toujours. Lorsque nous marchons dans le
bois, nous sommes à l’abri du vent, mais dès que nous traversons une trouée
(champs cultivés, ou friches), nous retrouvons le vent : il siffle, essaye
d’attraper les casquettes, soulève les pans de vestes que vite nous refermons.
Le sol est sec, tapissé de feuilles de chênes blancs principalement, mais
voilà, il y a des bâtons qui traversent le chemin et font des croches pieds aux
marcheurs qui chutent (au moins deux) gracieusement sur ce moelleux tapis.
Nous
longeons une prairie d’un vert étincelant, un troupeau de vaches nous regarde
passer (il n’y a pas de train) et tourne les sabots lorsque les paparazzis
s’approchent. Le Lampy coule tout près, nous le traversons et Béa nous explique
qu’il arrive du Tarn pour se jeter dans Le Fresquel à Alzonne.
Un
peu plus loin, à la sortie d’un bois, deux bassins, signe de civilisation, nous
surprennent : ils semblent alimenter un jardinet situé à notre droite et
un pré délimité par la forêt au loin.
A
présent nous grimpons au cœur d’une garrigue, le paysage change, le thym
embaume, il n’y a plus de chemin, Béa nous aide à passer d’une friche à une
autre et nous débouchons sur un
plateau : au-loin Saissac nous appelle mais nous n’irons pas… Nous
bifurquons, longeons un champ et atteignons une route parallèle à l’ancienne
voie de tramway qui reliait Saint-Denis à Bram au début du XXe siècle :
les convois de blé et de maïs de la plaine lauragaise croisaient ceux de lait
et de beurre produits dans les pâturages de la Montagne Noire.
Nous
n’emprunterons pas cette voie. Béa nous emmène plus haut en direction du Pech
Pointu qui culmine à 257 mètres. Lorsque nous émergeons du bois, la vue est
voilée, et le vent nous retrouve… Nous traversons la route de Cennes-Monestiés
et entamons le retour vers Carlipa, nous traversons des vignes en culture bio
(les experts en la matière nous expliquent que la féverole semée entre les
rangées est un engrais naturel qui permet de structurer le sol et d’améliorer
le drainage). Nous traversons une belle ferme : un superbe dindon nous
regarde passer en glougloutant, les chiens voudraient bien nous accompagner…
Enfin
nous rejoignons Carlipa par la route, longeons une immense bâtisse, c’est une
cave… on peut y trouver des greffons. Au centre du village, un magnifique
paulownia nous émerveille, on l’appelle aussi « arbre magique » car
il absorbe dix fois plus de Co2 qu’un arbre classique. Et nous retrouvons le
petit parking et le vent à la sortie…
Aujourd’hui
nous avons accueilli un nouveau « sellois » Eric : nous lui
souhaitons la bienvenue.
Merci
à Béa pour nous avoir concocté cette belle randonnée en pays de Cocagne.
Régine