Fiche d'information en cas de sinistre FFR

mardi 17 mars 2026

2026-03-17 La Cavayere

Page en construction 
Photos de John

dimanche 15 mars 2026

Leucate

12 sur l’aire de Béragne, un qui nous attend sur place, voici 13 courageux à l’assaut de Leucate, la Blanche des Grecs. Je dis courageux parce que le plaisir de retrouver la mer et les étangs a été tempéré par l’annonce d’une tramontane bien sentie. Et la tramontane, elle y était … Toute la journée, nous avons lutté contre des rafales démentielles, accompagnées de rugissements impressionnants ; on a l’impression qu’un avion décolle à côté, mais non, ce n’est que le vent dans les buissons de pistachiers…
Depuis le village ancien de Leucate, nous montons sur le plateau. Ce plateau est quadrillé de murets qui rappellent vignes et jardins d’antan. Il n’y a plus ni vigne ni jardin, seuls persistent de vieux amandiers aux branches tordues. Ils sont maintenant en feuilles, la floraison est passée, mais il y en a deux qui nous offrent encore leur parure rose et blanche. Une nouvelle végétation a pris la place : des pins d’Alep, d’un vert lumineux, remplis d’inflorescences fauves qui deviendront des pignes, des orchidées, de grands massifs de pistachiers…
Nous quittons ces anciens jardins pour une garrigue sauvage qui domine l’étang de Lapalme, le thym commence à fleurir et à sentir, les premiers cistes, des iris violet foncé, des jonquilles sauvages sont de sortie. Puis, à travers une pinède, c’est la descente vers la Franqui. Nous traversons la petite station et nous pouvons constater les dégâts causés par les récentes tempêtes : de grands pins déracinés encombrent encore les jardins. Nous longeons l’étang ; le spectacle est inhabituel, la surface est presque aussi blanche que verte tellement le vent soulève les eaux. Par les chemins et les escaliers, nous montons sur la falaise, au prix d’acrobaties nécessaires pour vaincre les troncs abattus qui obstruent le sentier.
Là-haut, c’est le vent, toujours le vent ; loin en bas, la mer se pare d’arabesques mouvantes, alternant bleu marine, vert gris et vert lumineux. Le vent court sur les vagues, créant d’étranges balayages. Nous pouvons admirer la géographie de la Franqui et sa langue de sable séparant mer et étang. Nous cherchons et nous trouvons un coin abrité et c’est le pique-nique, la mer en arrière-plan et le soleil au-dessus. Après la pause, nous reprenons le chemin, nous contournons le sémaphore, nous passons au- essus de la Plagette en nous attardant sur le panneau qui alerte sur l’exceptionnalité mais aussi la fragilité de l’écosystème.
Puis c’est la descente par des escaliers sur Leucate plage et son long, très long boulevard avant de reprendre les chemins. Nous contournons la colline qui nous sépare du village en marchant au bord de l’étang au cœur d’une végétation lacustre puis nous retrouvons la garrigue, ses pistachiers, ses asphodèles déjà en fleurs, quelques cistes et même une véritable petite forêt d’iris sauvages, jaunes pour la plupart, mais violets aussi. Nous traversons la route avant de remonter dans la garrigue, d’arriver en vue du château de Leucate et de ses lignes de fortifications qui s’étagent sur la colline et d’être accueillis par la fine et fière silhouette de Françoise de Cezelly.
Le château de Leucate était une imposante place-forte de la frontière France-Espagne au temps où le Roussillon était encore hispanique. Françoise de Sezelly était la femme du gouverneur du lieu et, alors que le château était assiégé par les Espagnols en 1589-1590, elle assura elle-même sa défense après la capture de son mari. Elle refusa de livrer la place en échange de son mari - qui fut exécuté – et, en récompense de son courage, Henri IV la maintint dans la fonction de gouverneur. Après la Paix des Pyrénées (1659), le Roussillon fut annexé par la France, Leucate n’était plus ville frontière et le château fut démantelé. Il n’en reste plus que des vestiges mais, de là-haut le panorama est magnifique sur la mer, les étangs, les Albères et le Canigou.
Après cette visite, nous avons retraversé le village jusqu’au café habituel où nous attendaient demis et chocolats chauds –et en plein air, il faisait frisquet…

Merci à Guy qui nous a amenés une fois de plus sur ces terres qu’il connait si bien avec toujours passion et disponibilité.

Claudine P.

Photos de Roger

jeudi 12 mars 2026

2026-03-12 Villeneuve Minervois

Après tant et tant de tempêtes et de pluie et de boue et de randos annulées, voilà qu’il fait beau ! Le ciel est bleu, la température est douce. Aussi, c’est la foule des grands jours, les Sélois ont envie de respirer à pleins poumons. 
Nous voici donc à 34 à Villeneuve-Minervois. Nous traversons le village, nous franchissons la Clamoux dont  les eaux dévalent une chaussée en s’éclaboussant de soleil et nous gagnons le domaine des vignes. Les vignes, il y en a partout, elles s’alignent dans un vallon que bordent de petits massifs forestiers. Les saignées vertes des chemins de traverse et les saignées roses des haies d’arbres fruitiers en fleurs quadrillent leur succession. Elles sont toutes bien taillées et leurs ceps se détachent sur le ciel bleu, mais au pied, c’est la foison de la rouquette verte et blanche ; les temps ont changé, on ne nettoie plus les sols comme il y a quelques années, la terre se régénère…
En bordure des vignes, voici la chapelle Saint-Mamès. Mamès était un jeune berger de Cappadoce martyrisé au IVe siècle ; il est devenu un saint guérisseur, invoqué pour les maux d’intestin et vénéré en de nombreux lieux de France et d’Europe. La chapelle a été récemment restaurée par les bénévoles d’une association locale, c’est un havre de paix au cœur d’un bosquet de pins et de cyprès.
Nous reprenons notre chemin, entre vignes, champs, pinèdes et chênaies. Les arbres sont en fleurs et les pétales blancs ou roses jonchent le sentier,  les feuilles des figuiers sont en train de naître, encore toutes froissées, à l’extrémité des branches encore nues, les champs et les prés sont tous vert tendre, les talus foisonnent de rouquette blanche, de pissenlits, crépides et ficaires qui ont ouvert tout grand leurs soleils jaunes, de pâquerettes blanches et rose tendre, de muscaris violets, de belles étoiles blanches d’ornithogales. Et même une orchidée déjà bien fleurie. C’est le printemps !!!
L’eau coule en abondance dans les ruisseaux que nous franchissons sur de petits ponts et elle stagne encore un peu parfois sur les chemins. On l’a tant attendue ! cela faisait des années que les lits asséchés étaient le quotidien désolé des randonneurs. Et, de temps en temps, Guy nous commente l’histoire de la terre et des rochers en nous aidant à lire le paysage.
Une belle vue sur le village de Sallèles-Cabardès, serré autour de son église et qui dévale sa colline toute ensoleillée et dominée par son moulin. Un peu plus loin, une antique croix de carrefour qui semble en équilibre sur un piédestal de pierres plates constellées de lichens jaunes.
La lumière se fait chaude et dorée, annonçant le soir. Une descente douce à travers une pinède nous ramène sur Villeneuve, nous passons en contrebas d’un beau moulin, nous contemplons le village que dominent sa belle tour médiévale au toit pointu, les restes de fortifications et le clocher de l’église avant de retrouver les vieilles rues … et nos voitures.
Nous avions trois nouveaux randonneurs aujourd’hui : Maryse, Sylvie et Pierre. Nous leur souhaitons un chaleureux bienvenu. 
Nous avons oublié (oh honte !) de souhaiter le bienvenu à un autre nouveau, Eric. Il est venu le 5 février à Lavalette. Soit le bienvenu Eric. 
Merci Guy de cette belle randonnée qui nous a permis de nous immerger avec bonheur dans les couleurs et les lumières d’un printemps naissant.

Photos de Roger et de Claude

mardi 3 mars 2026

2026-03-03 Cazilhac


Nous sommes une vingtaine au départ de la rando douce de ce mardi, et pourtant le ciel est gris et le soleil s'est caché.... On ne le verra pas d'ailleurs !!!

Quelques gouttelettes par ci par là ne nous arrêterons pas néanmoins.

Jean-Jacques nous a concocté une jolie mini rando entre Cazilhac et Palaja à travers les terres du lycée Charlemagne bien connu de tous. Nous commençons par descendre depuis la salle polyvalente jusqu'aux commerces, nous traversons un petit cours d'eau, puis nous cheminons dans le lotissement où réside notre guide avant de traverser la grand route au niveau des feux tricolores...

A partir de là, nous empruntons un sentier qui traverse un petit bois pour déboucher dans le domaine du lycée Charlemagne, nous cheminons jusqu' à un petit ruisseau qu'il nous faut franchir... sur un pont de fortune, l'un après l'autre... Jean-Jacques improvise une rambarde  de bâtons... Un magnifique arbre en fleurs nous accueille sur l'autre rive (est-ce un prunier, un amandier, un merisier ? chacun y va de son avis...)

Nous approchons de la retenue (ou barrage) qui protège le village lors de fortes pluies. Certains gravissent la pente, d'autres prennent le chemin....

Nous nous retrouvons à l'entrée de cet espace aménagé avec de gros cailloux.... Les uns le contournent, les autres le franchissent en sautillant de cailloux en cailloux ... Il y a très peu d'eau....

Au loin le prieuré de Saint Foulc nous interpelle mais nous nous enfonçons dans les bois pour rejoindre la petite route qui monte à la ferme photovoltaïque. Nous croisons une famille de cavaliers avant de longer le champ clôturé qui les hébergent. Nous ne nous attardons pas à la ferme car  le vent souffle et  il est froid. .. nous tournons à gauche bien avant l'autoroute et traversons le vignoble de Charlemagne avant de retrouver le barrage, puis le chemin., traverser la route aux feux, .... parcourir le quartier commerçant et remonter vers le parking....

Merci Jean-Jacques pour cette jolie variante.


Régine


 

Photos de Roger

dimanche 1 mars 2026

Fa Le Bouichet

Martine et Alain guide le S.E.L pour une belle rando au Val du Faby et au plateau du Bouichet …
Il fait très beau ce dimanche matin, à proximité du café de Fa lorsqu’aux environs de 09h00, nous commençons notre traditionnelle randonnée dominicale.
La commune du Val du Faby est née de l’association des villages de Fa et de Rouvenac au 1 er Janvier 2019. Elle doit son nom à la rivière qui la traverse. Aujourd’hui, cette nouvelle commune est très active au point de vue associatif et culturel. La famille d’Edgar Faure (13 fois ministre) est originaire de Rouvenac.
Nous entamons notre progression par une longue montée en sous bois, puis par la vallée qui conduit en direction de Rouvenac passons prés de deux troupeaux de vaches Highland.
Nous devions traverser un petit ruisseau mais cela n’est pas possible car il y a trop d’eau.
Nous continuons notre cheminement sur un bon chemin d’exploitation puis, après avoir traverser le Faby par un joli chemin herbeux qui suit le ruisseau.
A proximité du petit pont qui conduit à la station d’épuration de Rouvenac, nous faisons, une longue pause avant de commencer notre «petit parcours du combattant» du jour. Il nous faut faire environs 300 mètres, coincés entre un grillage et le lit de la rivière nous devons progresser sur un étroit sentier plus ou moins glissant et avec parfois des ronces.
Nous traversons rapidement le petit village de Rouvenac et commencer notre montée vers le plateau du Bouichet par la draille du Mouillet. Le sentier en sous bois est bien boueux et, parfois, nous pataugeons dans les eaux de ruissellement. Peu avant de parvenir au sommet, nous passons prés de l’Emboulo où s’est produit, le 20 mai 1911, un important éboulement qui a enseveli plus de 5 ha de bonnes terres situées en dessous dans la plaine.
Le plateau du Bouichet, offre de superbes vues sur les montagnes enveloppant Quillan et Nébias, les villages de Fa et Rouvenac, le Pech de Bugarach (que l’on aperçoit sous un angle particulier). C’est à l’un des détours bien ensoleillé que nous faisons la pause pour manger vers 12h15.
Après un peu plus d’une heure nous reprenons le chemin sur la falaise qui domine la vallée avant de commençons notre descente en sous bois. Nous passons au col «sans nom» d’où part un sentier qui conduit à Espéraza. Au passage, quelques «anciens du S.E.L ont une pensée pour Roger Alibert.
Roger qui aurait pu donner son nom à ce petit col.
La descente vers la vallée continue dans les sous bois et commençons à apercevoir le village et la sa tour dite wisigothe. Par un chemin très pentu nous montons au pied de la tour qui serait bien postérieure à l’époque du comté wisigoth du Razès. Cette tour carrée serait les restes d’un château féodal du XII éme siècle.
Vers 16h00 nous arrivons à nos voitures mais, il n’est possible de prendre le verre de l’amitié au Café communal de Fa qui vient de fermer. C’est une nouvelle fois au café d’Espéraza que nous le prenons.
Merci à Martine et Alain pour cette jolie balade de 17,500 km avec un dénivèle positif de 460 mètres.
Jean-François
Photos de Jean François

jeudi 26 février 2026

mardi 24 février 2026

2026-02-24 Villars St Anselm

Aujourd’hui le temps a changé. Après quarante jours de pluie la France en général et nous en particulier avons retrouvé le soleil. Et quel soleil. Toute la journée il a fait beau – et plus particulièrement pour ce compte rendu entre 14 heures et 16 heures trente – le temps d’une belle rando à Villars Saint Anselme. 
Nous nous sommes donc réunis dans le parking à l’entrée du village, nous avons passé des moments agréables à nous retrouver, nous avons posé pour la photo de famille – deux photos de famille en fait car il faut toujours avoir une roue de secours. 
Et puis nous avons laissé les vestes et les polars dans les voitures et nous sommes partis à la rando menés par Françoise et Marie-Claude. 
Nous avons d’abord traversé le village de Villars Saint Anselme, un joli petit village avec des rues étroites et des maisons typiques de la région. Comme le village est petit, nous étions rapidement en dehors et dans la campagne. Déjà des vues s’offrent à nous, des vues bucoliques sur le pays autour de nous. La petite route se sinue entre les champs et après un tournant commence à monter doucement mais sûrement. 
Et nous montions sûrement pendant sûrement une petite heure ! Pour nous autres randonneurs de mardi, de la rando douce c’était presque trop. Mais nous l’avons tous accomplis – avec beaucoup d’arrêts pour souffler et reprendre des forces. Et on nous a promis que nous arrivions bientôt à un plateau et puis ce ne sera que des descentes.
Je ne sais pas si vous avez la même expérience que moi, cher lecteur randonneur, chère lectrice randonneuse. Souvent le guide ou l’animateur ou le moniteur de la rando, nous assure que nous sommes presqu’au bout, que le sommet est juste derrière le tournant, que nous sommes sur la dernière montée. Et ce sont des balivernes – souvent. Car cette fois la dernière montée était bien la dernière – mais elle fut longue !
Et si, cher lecteur, chère lectrice, vous pensez que j’ai l’air de me plaindre – pas du tout. Je ne fais que taquiner notre guide du jour ! Cela montait oui, mais doucement. Pas de rampaillou en vue !
Pendant cette montée le paysage avait changé. Nous sommes sortis des champs pour passer dans des bois et un peu de garrigue. Les bois c’étaient bien – cela nous a donné de l’ombre. Qui pouvait croire qu’en février il fallait chercher de l’ombre ! Ben oui ! Et heureusement qu’il y en avait ! Nous n’avons plus l’habitude du soleil et d’un ciel bleu, bleu, bleu. 
Mais nous sommes tous prêts, et je crois que je peux parler pour tout le monde à la rando, nous sommes prêts à nous y habituer si on nous fournit ce soleil.
Arrivés en haut, un petit plateau et puis la première descente. Quelle joie. Moi personnellement je suis très bon en descente. Je dirais même plus, très très bon ! Et comme nous avons contourné une petite colline, les vues sont toutes différentes. Au sommet du chemin, nous avons une belle vue sur les Pyrénées. Et elles sont ensoleillées, étincelantes sous ce ciel sans nuages. 
Nous habitons quand même dans un très beau département.
Et ainsi au bout de la descente nous retrouvons le village, que nous retraversons rapidement pour revenir aux voitures.
Merci Françoise, merci Marie-Claude pour cette très belle rando.
John

Photos de John

dimanche 22 février 2026

Saint Ferréol

Boucle Saint Ferréol lac des Cammazes.

Nous sommes 19 randonneurs et randonneuses en état de manque…de beau temps ,et nous prenons le départ ce dimanche à l’extrémité Est du lac de Saint Ferréol. 
La météo s'annonce très belle et c'est sous le soleil que nous démarrons sur la route qui est en fait la variante du GR 7 .
Nous continuons à monter en empruntant ensuite le Sentier romantique des Amoureux qui suit le cours du Laudot . Nous quittons le sentier pour reprendre la petite route qui nous mène au joli village de Lagarde.

Sur les bords nous pouvons admirer de multiples touffes de perce- neige , et des narcisses pointent aussi le nez . Le soleil , les fleurs…la vie reprend enfin ! Nous arrivons à une table d’orientation et un panorama magnifique de nos Pyrénées enneigées s'offre à nous. Nous parcourons une partie du village des Cammazes pour traverser sous la fameuse voûte Vauban, longue de 122m ,achevée en 1688 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO . 

Nous descendons jusqu’au barrage en suivant la rigole et nous décidons de faire notre arrêt pique-nique au bord du Sor, à quelques pas de l’impressionnante voûte de béton qui retient plus de 18 millions de mètres cubes d'eau servant à l’irrigation et à l’alimentation en eaux potables des communes alentours. 

Après cette pause bien agréable nous devons repartir le long de la conduite forcée , puis, par un sentier à gauche, commence une très longue montée qui nous amène à un château d'eau . Nous empruntons un sentier tapissé de feuilles mortes qui craquent sous nos pas et nous arrivons à la route de Revel que nous traversons prudemment . Nous passons sur le pont qui enjambe le Laudot , et là par un bon rampaillou nous rejoignons le GR 7 et c'est enfin la descente vers le parking avec une vue magnifique sur le lac de Saint Ferréol.
 
Nous nous quittons après avoir pris le pot de l’amitié dans un lieu bien singulier où les crêpes semblaient plus à l'ordre du jour que les boissons !

Martine .

Photos de Roger

dimanche 15 février 2026

Mont Major de Saint Pierre des Champs

Après trois changements de lieu de randonnée, nous partons à Saint Pierre des Champs. 

Nous sommes onze au parking de Beragne, Martine consulte info route pour vérifier si les routes ne sont pas barrées. En effet, sur la route de Lagrasse nous sommes prudents car nous rencontrons des arbres récemment ramassés sur le bas-côté. Nous arrivons sur le parking du village de St Pierre des Champs où nous attendent trois randonneuses venues de la Montagne Noire. Le soleil est au rendez- vous, nous allons passer une agréable journée.

C’est l’aventure, sur les sentiers, nous rencontrons quelques obstacles, des pins qui barrent le sentier, Roger sort sa petite scie pour trouer un passage dessous les arbres mais certains préfèrent les escalader. Seuls les chênes ont résisté. Ensuite, nous traversons un peu les pieds dans l’eau des ruisseaux que nous connaissons à sec depuis des années. Un petit passage délicat avec une corde nous permet de ne pas glisser dans le cours d’eau.

Nous faisons la pause déjeuner à la chapelle de Saint Martin où nous sommes un peu à l’abri du vent.
Le soleil a disparu, et il fait un peu plus frais. Après la distribution des bonbons au café de Françoise, nous levons l’ancre pour nous diriger vers le Mont Major. Mais avant nous grimpons quelques petits raidillons à franchir et des passages dans la garrigue. Le Mont Major est le point culminant (541m) qui embrasse un panorama à 360°, avec une vue sur la Montagne d’Alaric mais la brume commence à s’élever nous ne voyons pas les Pyrénées. La descente sur la piste caillouteuse nous mène sur le village. 

Nous rencontrons un camion d’ENEDIS qui alimentent le village en électricité. Un peu plus loin, nous discutons avec les habitants d’une maison qui sont entrain de scier un pin tombé à côté de leur maison. Nous longeons le château et circulons dans les ruelles et les ruines du village qui est coquet.

Nous clôturons la journée au café de Lagrasse avec la dégustation des crêpes cuisinées par ma sœur.
Tout le monde se régale. Merci Jean, tu as sauvé la journée car nous avions besoin d’un bol d’air frais.

Cathy

Photos de Roger

jeudi 5 février 2026

2026-02-05 Lavalette

Nous voilà 24 au départ à la sortie de Lavalette. On a hésité, il faisait des gouttes à Carcassonne mais on a eu bien raison de persévérer, le temps nous a été clément et on a même eu vite chaud.

Nous partons à travers champs et vignes, sur un chemin plein d’empreintes de chevaux.  Puis nous entrons dans le sous-bois d’une forêt de chênes. Il a beaucoup plu ces derniers temps et cela laisse des traces : flaques et boue, ça glisse ! Les avis s’échangent : est-ce que c’est mieux en montée ? est-ce que c’est mieux en descente ? Bah, ça se vaut. Et même quand c’est plat… Des sangliers ont dû essayer le ski sur boue, il y a de belles traces de sabot-glissé. Nous cheminons toujours dans les sous-bois, la végétation de notre pays a cet avantage de rester verte, on a moins l’impression d’hiver et elle nous ménage ici un couloir bien fourni ; sous les chênes, de nombreux buissons occupent l’espace. On monte, on descend, et nous voilà au sommet, qui nous offre un beau panorama sur un paysage agricole autant que boisé, des fermes, une construction en cours que nous pensons être un abri pour les chevaux ; il y d’ailleurs un cheval qui semble surveiller. Devant nous, un toit en poivrière émerge des arbres, c’est la propriété de Lavax.

À partir de là, nous commençons la descente sur Alairac, toujours en forêt. Et voilà ce beau village. Nous grimpons les escaliers qui mènent à l’église, nous redescendons de l’autre côté pour nous  retrouver sur les allées qui tournent autour du centre. Eh oui, elles tournent, nous sommes bien dans un village circulaire, une de ces « circulades » qui ont alimenté la valorisation touristique ces dernières années après qu’elles aient été présentées comme une rareté locale, ce qui a été dénoncé depuis par les chercheurs. Quoiqu’il en soit, c’est très agréable à l’œil et très pittoresque. Une particularité toutefois, assurée, celle-là : bien  que très près de Carcassonne, Alairac appartint aux comtes de Foix du XIe au XIVe siècle, comme Lavalette d’ailleurs.

À la sortie du village, toujours l’histoire : une borne frappée d’une coquille nous apprend que nous sommes sur le chemin du piémont pyrénéen du pèlerinage de Compostelle.

Là, une vision nous attend. Le soleil sort et, loin devant nous, le village de Lavalette, serré autour de son clocher, est enveloppé d’une lumière dorée qui tranche sur le ciel sombre. C’est magnifique. Après quoi, un beau sentier nous amène d’un village à l’autre. Il file tout droit, large entaille à travers les vignes. Les ceps et les sarments sont nus, bien sûr, mais certains se dressent au-dessus d’une terre bien nettoyée, d’autres émergent d’un tapis de rouquette en fleur. Sur les talus, les fleurs blanches de la rouquette se mêlent aux boutons jaunes des soucis, le printemps arrive… Une autre belle image : un grand cyprès à la silhouette peu courante, très large et pas pointu,  seul au milieu des vignes et des champs, et au-dessus, un arc-en-ciel. C’est d’abord un bel arc, puis il se réduit à un segment, aux couleurs très intenses, émergeant de nuages bien sombres, tel un morceau de ruban coupé.

Nous retrouvons Lavalette au bout d’une haie de cyprès, bien droits, ceux-là, et qui ont l’air en fleurs (eh oui, le cyprès, ça fleurit aussi), nous traversons le terrain de sport avant de retrouver le parking.

Merci, Michel, de cette belle découverte de Lavalette et de son terroir, qui nous a offert une belle rando d’hiver, heureuse parenthèse dans cette période pluvieuse.


Claudine P

Photos de Claude