Fiche d'information en cas de sinistre FFR

jeudi 5 février 2026

2026-02-05 Lavalette

Nous voilà 24 au départ à la sortie de Lavalette. On a hésité, il faisait des gouttes à Carcassonne mais on a eu bien raison de persévérer, le temps nous a été clément et on a même eu vite chaud.

Nous partons à travers champs et vignes, sur un chemin plein d’empreintes de chevaux.  Puis nous entrons dans le sous-bois d’une forêt de chênes. Il a beaucoup plu ces derniers temps et cela laisse des traces : flaques et boue, ça glisse ! Les avis s’échangent : est-ce que c’est mieux en montée ? est-ce que c’est mieux en descente ? Bah, ça se vaut. Et même quand c’est plat… Des sangliers ont dû essayer le ski sur boue, il y a de belles traces de sabot-glissé. Nous cheminons toujours dans les sous-bois, la végétation de notre pays a cet avantage de rester verte, on a moins l’impression d’hiver et elle nous ménage ici un couloir bien fourni ; sous les chênes, de nombreux buissons occupent l’espace. On monte, on descend, et nous voilà au sommet, qui nous offre un beau panorama sur un paysage agricole autant que boisé, des fermes, une construction en cours que nous pensons être un abri pour les chevaux ; il y d’ailleurs un cheval qui semble surveiller. Devant nous, un toit en poivrière émerge des arbres, c’est la propriété de Lavax.

À partir de là, nous commençons la descente sur Alairac, toujours en forêt. Et voilà ce beau village. Nous grimpons les escaliers qui mènent à l’église, nous redescendons de l’autre côté pour nous  retrouver sur les allées qui tournent autour du centre. Eh oui, elles tournent, nous sommes bien dans un village circulaire, une de ces « circulades » qui ont alimenté la valorisation touristique ces dernières années après qu’elles aient été présentées comme une rareté locale, ce qui a été dénoncé depuis par les chercheurs. Quoiqu’il en soit, c’est très agréable à l’œil et très pittoresque. Une particularité toutefois, assurée, celle-là : bien  que très près de Carcassonne, Alairac appartint aux comtes de Foix du XIe au XIVe siècle, comme Lavalette d’ailleurs.

À la sortie du village, toujours l’histoire : une borne frappée d’une coquille nous apprend que nous sommes sur le chemin du piémont pyrénéen du pèlerinage de Compostelle.

Là, une vision nous attend. Le soleil sort et, loin devant nous, le village de Lavalette, serré autour de son clocher, est enveloppé d’une lumière dorée qui tranche sur le ciel sombre. C’est magnifique. Après quoi, un beau sentier nous amène d’un village à l’autre. Il file tout droit, large entaille à travers les vignes. Les ceps et les sarments sont nus, bien sûr, mais certains se dressent au-dessus d’une terre bien nettoyée, d’autres émergent d’un tapis de rouquette en fleur. Sur les talus, les fleurs blanches de la rouquette se mêlent aux boutons jaunes des soucis, le printemps arrive… Une autre belle image : un grand cyprès à la silhouette peu courante, très large et pas pointu,  seul au milieu des vignes et des champs, et au-dessus, un arc-en-ciel. C’est d’abord un bel arc, puis il se réduit à un segment, aux couleurs très intenses, émergeant de nuages bien sombres, tel un morceau de ruban coupé.

Nous retrouvons Lavalette au bout d’une haie de cyprès, bien droits, ceux-là, et qui ont l’air en fleurs (eh oui, le cyprès, ça fleurit aussi), nous traversons le terrain de sport avant de retrouver le parking.

Merci, Michel, de cette belle découverte de Lavalette et de son terroir, qui nous a offert une belle rando d’hiver, heureuse parenthèse dans cette période pluvieuse.


Claudine P

Photos de Claude

mardi 3 février 2026

20026-02-03 Pennautier

Aujourd’hui, Josette nous a mené sur les sentiers ensoleillés de Pennautier, entre la Stade et le domaine de Liet. Une rando simple, plate et agréable. Le temps était au grand soleil, quoiqu’en ce début de février il ne chauffe pas encore beaucoup. Mais il n’a pas fait froid, du tout du tout ?
Nous étions dix huit au départ, et curieusement à l’arrivée aussi. Josette nous a mené surtout sur des petites routes, une  excellente idée car les chemins sont toujours très boueux ! Nous en avons pris un pendant 500 mètres peut-être. 
Comme il a fait beau, les vues étaient belles – comme toujours les Pyrénées – du Canigou jusqu’au St Barthélémy. La pluie que nous avons eu ces derniers jours, elles l’ont reçu comme neige – et avec ce soleil magnifique elles brillaient – j’allais dire de toutes leurs dent – peut-être de tous leurs sommets ? En tout cas elles étaient belles.
A mi-chemin nous avons vu une bête à l’air féroce dans un champ à côté de la route. Mais ce n’était qu’une vache des Highlands d’Ecosse – et bien plus féroce à la vue qu’en caractère . 
Un peu plus loin nous avons vu les premiers amandiers en fleur. Joli, joli. Nous garderons l’œil ouvert pendant les randos suivantes. Et après une heure de marche nous arrivons au château de Liet, un beau château en bon état, bien entretenu. 
Et puis le retour par le même chemin excepté un petit détour dans le bois St André.
A une centaine de mètres de l’arrivée, nous passons devant la maison de Maryline et Jean-Claude S. Bien sûr nous restons papoter un peu avant de terminer la balade – avec une crêpe chacun que Josette nous a fait !
Merci pour les crêpes Josette, et merci pour la belle balade. 
A la setmana que ven
John

Photos de John

dimanche 1 février 2026

Lespinassière - le Roc de Peymeraux

Nous quittons "Lespinassière" en enjambant l’Argent Double, direction EST dans le secteur « Soulanes de Nore »,

Routes forestières du Laquet puis de Rives Hautes vers le Col de Salettes

Après une bonne et forte dénivelée bien soutenue par deux ou trois rempailloux, quelques jolis kernes de belle section carrée et suffisemment hauts pour rester visible en cas de neige épaisse.

Question neige il y en avait encore mais de façon très éparses.

Direction le Col de Salettes par une piste bien désagréable du fait de grosses ornières bien boueuses dû aux récentes interventions d’engins et des tractions de troncs d’arbre dégradant tout autant sa partie centrale.

Ceux qui ne sont pas venus ont bien fait de ne pas vouloir venir mais c’est bien dommage parce qu’en suite :

3 points à retenir :

La borne royale, juste commune à l’Aude, l’Hérault et le Tarn.

3 départements à pieds en moins de trois minutes, incroyable, n’est il pas ?

La fontaine des 3 Evêques et

Par le GRP « Haute Vallée du Thoré », le Roc de Peymeraux lié à la légende du géant d’Albine.

Certains d’entre nous ont poussé leurs pas jusqu’à ce Roc pendant que certains autres gardaient leurs sacs et se détendait mes jambes bien courbaturées.

Retour vers Espinassière par la route forestière de La Fage m’évitant ainsi, une sente bien certainement pentue et non moins boueuse, voire encombrée.

Ouf je l’ai … nous l’avons échappé belle.

Quelques raccourcis entrecoupant la route, une toute petite pause à la Stèle des résistants, encore un petit effort pour retrouver nos voitures situées en bas du village que nous devions contourner par des petites sentes le traversant.

Très heureux d’en finir

Les chocolats chauds et un demi pour nous remettre de nos émotions

A refaire mais en d’autres circonstances

Le courbaturé

Photos de Roger

jeudi 29 janvier 2026

2026-01-29 Villasavary

Les dédales du temps : le S.E.L en balade dans les pas de Théodore et de Léopold Denille, du coté de Villasavary et de Besplas.

Ce jeudi, nous sommes 28 au départ de la Maison de la Randonnée afin de «crapahuter» sur l’un des nombreux sentiers très bien aménagés par les « Passéjaïres d’el Villa».

Le nom du village qui domine la plaine du Lauraguais viendrait de Villare, un groupement de maisons et du propriétaire foncier Savary. Au XII éme siècle, les Trencavel, vicomtes de Carcassonne, édifient sur la colline une forteresse afin de surveiller leurs puissants voisins seigneurs de Laurac.

Par des petits chemins herbeux, communs au Sentier des orchidées, nous parvenons rapidement à la première «difficulté» à gravir. Du sommet de la colline de Vento Farino, malgré le temps maussade et brumeux, nous pouvons admirer le paysage jusqu’à la «montagne sacrée» de l’Aude le Pech de Bugarach.

Par de petits sentiers en sous bois, nous arrivons à la pointe de Cabrens où la silhouette de Théodore Denille nous attend devant de superbes panoramas.

Théodore Denille est né en 1800. Il fait ses études à l’école polytechnique de Sorèze. À sa sortie, il intègre l’armée dans l’artillerie pendant sept ans avec le grade de lieutenant. Il hérite du domaine de Besplas acheté par son père en 1822. À cette époque il démissionne de l’armée pour le prendre en charge. Grâce à ses études en agronomie et son désir de faire progresser l’agriculture et la viticulture, il décide en 1847 de créer la ferme école de Besplas, premier établissement professionnel agricole du Midi où seront formés de nombreux cadres de l’agriculture. Parallèlement il succédera à son père comme maire de Bram en 1835 et sera élu conseiller général de 1841 à 1848.

À son décès en 1872, son fils Léopold (né en 1829) lui succède. Léopold va augmenter le cheptel, créer une pépinière pour reboiser les collines des environs, étendre les vignobles sur Besplas et la région. La ferme-école fermera ses portes en 1893.

Le groupe reprend son cheminement par les Bois des Communaux, une descente très difficile et particulièrement glissant qui nous conduit au ruisseau de la Fontaine de Besplas. Nous prenons le chemin afin de monter jusqu’au site historique, occupé aujourd’hui par un centre de loisirs. Nous ne pouvons pas visiter et, devons nous contenter d’en faire le tour (sans aucun intérêt).

Le site de Besplas a eu un rôle important pendant les Guerres de Religions et notamment pendant le siège de Brugairolles (juin 1587 au 21 janvier 1588 :

« … l’automne 1587 est particulièrement rude. Le mauvais temps oblige Montmorency, après la prise de Montaigut en Lauraguais, à se replier. Cependant Montmorency et d’Audon sont chargés de secourir Brugairolles. Ils en forcent les retranchements, tuent cinquante sapeurs adverses et font entrer pendant la nuit cent cinquante arquebusiers dans la place. Comme il y a peu de vivre, Villa fait sortir les «bouches inutiles» (femmes, enfants et vieillards) qui sont conduites sous escorte à Besplas puis à Revel pour y être mises en sécurité. L’hiver s’installe. Il faudra encore du temps aux ligueurs aidés de mercenaires espagnols pour venir à bout de Brugairolles».

Nous reprenons notre progressions, après avoir gravi une longue côte traversé à nouveau les Bois communaux, nous retournons à nos voitures par des chemins plus faciles, moins boueux et goudronnés. Il est déjà 17h50 lorsque nous terminons notre balade du jour.

 Jeff


 Photos de Patrick et Jeff


jeudi 22 janvier 2026

2026-01-22 Les Capitelles de Conques

Nous nous retrouvons une quinzaine pour parcourir encore une fois la garrigue conquoise et ses belles capitelles. Il faut dire qu’on ne s’en lasse pas , du Cagarot aux murailles d’Aribaud en passant par la Draille, on peut traverser ce grand territoire sans passer deux fois au même endroit. Impossible de s’y perdre il faut se laisser guider d’une capitelle à l’autre pour en découvrir toujours une qu’on ne connaissait pas !

C’est une poignée de bénévoles passionnés qui s active sur le terrain pou redonner vie à ces constructions de pierres sèches, près d’une cinquantaine à ce jour. Tout un savoir faire et un travail acharné qui suscite admiration et respect. Gérard l’un de ses « batisseurs » nous dévoile les techniques utilisées mais aussi les anecdotes liées à chacune d’elles.

On se régale des noms aux accents régionaux qui leur sont donnés (parfois il s’agit du surnom de celui ou de celle qui a occupé la capitelle) Les Siamoises, la Dansairo, la Mignarde, la Sanparella,Julou pour ne citer que celles là. Et pour finir une pépite « la Voûte » ainsi nommée pour sa clé de voûte qui surprend, la plupart étant coiffées d’un linteau classique.

Merci à Jean Pierre de nous avoir entrainés sur ce circuit et à Gérard pour ses commentaires et son guidage dans ce labyrinthe de pierres sèches.

Andrée

Photos de Roger

vendredi 16 janvier 2026

2026-01-16 Brousses - randonnée & galette

Il faisait quelques gouttes lorsque nous avons quitté Carcassonne mais au moment où nous commençons à marcher, le soleil sort. Il va repartir bien vite mais tant pis, il fait très doux, le temps est idéal. Nous ne nous étions pas tous encore rencontrés en ce début d’année, alors, des « bonne année » s’échangent. Avant de partir, sous la conduite de Jacques, au travers des paysages de Brousses. Nous sommes une bonne trentaine, nous sommes venus souvent ici, mais l’après-midi nous réserve encore de belles découvertes.
Nous commençons par un chemin très boisé mais très boueux. Ici, les arbres sont à feuilles caduques, les dites feuilles ne sont donc plus sur les branches mais elles sont bien épaisses sous nos pieds. Des plantes grimpantes, toutefois, et toutes en feuilles, elles, s’enroulent autour des branches dénudées,  ce qui maintient vivante la forêt. Puis, nous changeons de paysage. Voici le domaine méditerranéen, chênes verts, kermès et genévriers au-dessus d’un tapis de thym ; ceux-là, ils ne perdent pas leurs feuilles, donc le paysage est toujours vert. Et on commence même à voir  des prémices de printemps : des euphorbes vert tendre nous présentent de lourds bourgeons. Cet espace est bien touffu, des espèces méditerranéennes, certes, mais une belle forêt ; il nous arrive même d’emprunter des passages presque refermés en nous battant contre des excroissances de buissons bien épineuses qui nous accrochent. Nous croisons beaucoup de traces de sangliers, des empreintes, mais surtout de larges espaces de terre retournée, fouillée. La forêt est vivante, même si ses habitants se cachent à nous.
Nous arrivons à un croisement, marqué par une très ancienne croix de carrefour dont on devine à peine l’inscription tant la pierre s’effrite.  Le sentier que nous prenons longe un grand champ pentu ; il y a quelques mois, nous avions visité un four à chaux caché en bordure de ce champ. Nous aurions bien voulu le revoir -ou le découvrir pour ceux qui ne l’avaient pas vu. Mais, l’accès du champ était défendu par deux vaches et …un beau taureau. Patrick et Denis étant pourvu d’une belle veste rouge, nous leur avons demandé de partir sur la gauche, afin qu’ils entraînent le taureau à leur suite et que nous puissions aller voir le four, sur la droite. Mais ils n’ont pas voulu !!!
Pour nous consoler, de l’autre côté du chemin, voilà deux ânes -très grands pour des ânes mais des ânes quand même- au regard très doux (« J’aime l’âne si doux, marchant le long des houx… », qui - dans notre génération - n’a pas appris cette poésie à l’école primaire?) et trois chèvres aux très longues cornes.
Le chemin du retour nous conduit par des chemins creux  de ferme en ferme, escortés un temps par des cochons tout roses, puis par des brebis et des agneaux gambadant dans une verte prairie. Le jour tombe doucement et nous voilà revenus au parking, on se déchausse, on range les bâtons et on rejoint le foyer où attendent une bonne dizaine d’amis qui sont venus participer au banquet. On déplie les tables, on met les nappes, on distribue les gobelets et voilà la blanquette. Mais surtout, voici les couronnes et galettes objets de nos festivités et même d’autres gâteaux dus à nos experts pâtissiers et pâtissières, et même des chocolats en papillotes. 
Quelques mots pour fixer notre vocabulaire. Ce qui domine chez nous et dans tout le Midi de la France, de la Provence à l’océan, – c’est d’ailleurs le cas sur les tables de cet après-midi- c’est le « gâteau des rois », la brioche en forme de couronne, avec des fruits confits pour pierres précieuses, qu’on appelle aussi « royaume ». Pendant longtemps, c’était ici le seul gâteau de l’Épiphanie. Et puis est arrivée la « galette », pâte feuilletée et frangipane, aussi appelée « galette parisienne » qui témoigne de son origine ; elle règne sur les deux tiers nord de la France et elle a commencé une colonisation du Midi.
Et la fève ? Elle est connue à l’époque romaine. La période des Saturnales, de grandes fêtes données en l’honneur du dieu Saturne, le maître du temps, au moment du solstice d’hiver, était l’occasion de grandes fêtes populaires, où on se faisait des cadeaux et où on inversait l’ordre social : maîtres et esclaves banquetaient ensemble, les esclaves pouvaient critiquer les maîtres qui offraient offrait un gâteau rond, symbole du soleil ; on y glissait une fève, le premier légume qui sortirait au printemps, et celui qui la trouvait était le roi d’un jour.
Cette pratique des présents et en particulier du gâteau offert fut « christianisée » dès les débuts du christianisme et devint le rappel des cadeaux offerts par les rois mages à l’enfant Jésus au jour de l’Épiphanie, fixée par l’Église le 6 janvier. Notre gâteau des rois est donc un mélange de culte païen et d’imagerie chrétienne, un bel exemple de syncrétisme.
On a tout à fait oublié Saturne, on oublie quelque peu les Rois Mages, mais on a toujours la galette et la fève … et on en a bien profité, apportant chaleur et lumière au cœur de l’hiver.

Claudine P.

Photos de Roger
Photos de Claude
Photos de John et Patrick

mardi 13 janvier 2026

2026-01-13 Villesèquelande

Nous sommes 14 à démarrer la rando douce de ce mardi après-midi, sous la houlette de Jean-Jacques. Nous avions rendez-vous aux moulins du pont, à la sortie de Villesèquelande, en direction  d’Arzens. Le vent souffle et l’air est frais tandis que nous posons pour la traditionnelle photo…
Nous partons par la gauche après le pont et longeons le canal asséché, en file indienne. Nous sommes à couvert sous les grands arbres, et nous nous réchauffons rapidement.  Les langues vont bon train…
 Nous nous arrêtons devant une sorte de bassin, à demi rempli d’eau, et nous interrogeons sur son utilité : personne n’a de réponse (épanchoir, déversoir,… ). L’une d’entre nous déclare : on verra à marée basse !!!
Nous allons ainsi jusqu’à un petit pont de bois que nous reconnaissons…. 
Nos trois barbus font une halte sur le banc, Christian en profite pour nous raconter une petite histoire. 
Une corde pend à la branche du grand arbre qui surplombe le banc : que fait-elle là ? qu’a-t-il bien pu se passer ?
Un autre arbre est affalé sur la rambarde, Renée veille à ce que personne ne se fasse mal pendant la traversée.
Après le pont, nous tournons à droite et longeons un grand champ qui nous conduit à une campagne…. Nous franchissons la barrière, par les côtés, ou pour les plus téméraires, par en-dessous…
Nous apercevons derrière nous un pigeonnier à l’abandon à proximité de l’habitation tandis que nous cheminons vers la route… au loin se profile le clocher de Caux-et-Sauzens alors que nous traversons le domaine de Fabary
 Arrivés à une intersection, quatre marcheurs se détachent afin de rejoindre rapidement les voitures, quant aux autres nous cherchons après le canal … nous empruntons un chemin entre les vignes qui nous ramène doucement vers lui… et tranquillement, sans nous en rendre compte nous revoilà à notre point de départ…
Jean-Jacques nous demande de descendre au lavoir et nous offre le goûter : chocolats, macarons et meringue de… Cazilhac bien sûr…
Magique, une bouteille de bulles apparaît !!! 
Merci Jean-Jacques pour cette jolie balade pour démarrer l’année…
Régine

Photos de John et autres

dimanche 11 janvier 2026

Le Pic de Brau



Nous nous retrouvons à 8 h à la fabrique des arts pour cette rando menée par Yves. Ce dernier est quelque peu ronchon car contrarié par un témoin capricieux au tableau de bord de sa voiture qui le contraint à se faire conduire (ça n’a pas dû arriver souvent !) ; par Nicole qui a oublié sa doudoune à la maison et qui repart la chercher ; par le temps également, plutôt couvert, que la météo nous promettait pourtant beau pour ce deuxième dimanche de l’année.

J’ai donc conduit Yves à bon port jusqu’au parking de la mairie de Cournanel et Nicole nous a rejoint à temps pour la photo. Nous étions 17 au départ de cette rando.

Nous entamons notre marche vers le pic de Brau et traversons une zone de chasse au grand gibier en préparation. Les chasseurs nous laissent traverser leur territoire de jeu avant de débuter leur partie de chasse. Le terrain est assez boueux avec les pluies des jours précédents, ce qui rend la montée un peu pénible, et le brouillard nous accompagne jusqu’au sommet du pic de Brau. En haut, heureusement, le soleil nous réchauffe enfin. Nous admirons le panorama qui nous propose, presque à portée de mains, le pech Cardou qui fut le but de notre rando du 4 janvier dernier, mais aussi le pic de Bugarach, le Saint Barthelemy, le Carlit …

Nous cheminons dans l’alignement des 24 éoliennes du parc éolien ; elles sont à l’arrêt car il n’y a pas de vent et surtout parce qu’elles sont bloquées en vue de leur prochain démantèlement. Elles doivent être en effet remplacées par 8 éoliennes plus puissantes ce qui soulève localement une certaine contestation.

Nous partageons notre repas à la cabane de Gil, assis à la grande table confortable installée en ce lieu, au soleil. Nous atteignons Roquetaillade par le chemin de Mouscaillo. Roquetaillade est un joli village, cossu, aux maisons rénovées, aux rues aménagées, aux monuments restaurés comme le château, la chapelle Sainte Anne et l’église Saint Etienne… Ce village semble bien mettre à profit les royalties procurées par le parc éolien.

Nous remontons au pic de Brau par le versant ouest. Nous nous installons, à proximité de la tour de guet, autour de la table d’orientation. La vue à 360 degrés est magnifique, dégagée : la chaîne des Pyrénées enneigée, Limoux, Fanjeaux, Castelnaudary, Saissac, Nore enneigé, Carcassonne, le Bugarach enneigé et … le milobre de Bouisse dont Béa s’était mise en quête depuis le matin.

Le retour vers Cournanel se fait par le chemin emprunté le matin, avec toutefois une variante dont Yves a le secret, qui nous permet d’éviter les passages boueux difficiles. Cette variante s’est effectivement avérée très bénéfique. Nous arrivons aux voitures à 17h15. Au final, nous avons fait une randonnée de 17,6 km pour un dénivelé de 876 m.

Compte tenu de l’heure tardive et surtout du carnaval, nous ne nous arrêtons pas au Tivoli de Limoux pour le traditionnel pot de fin de rando. Ce n’est que partie remise.

Merci à Yves!Michel

Photos de Roger

jeudi 8 janvier 2026

2026-01-08 Aragon

25 randonneurs sont au rendez-vous de cette balade hivernale, deux fois ajournée pour cause de mauvaise météo, mais
Aujourd’hui c’est une journée agréable pour un début janvier avec 13 degrés incroyables après les températures négatives de ces derniers jours.
La rando débute au fond du vallon de la Valette par un joli sentier qui longe le ruisseau presque à sec, puis s’enfonce sous un beau couvert pour finalement bifurquer et prendre un peu de hauteur dans les bois sur l’autre versant. Ici c’est un dédale de chemins qui enchevêtrent  les uns  les autres ; impossible de s’y perdre et pourtant… on s’y égare un peu. Un bref retour en arrière pour retrouver la bonne direction et déboucher sur le causse où se révèle une belle carte postale de ce village occitan dans son écrin avec ses maisons aux toits de tuiles rouges , blotties autour de l’église.
Nous arrivons à la Font de l’Ome pour aborder la deuxième partie de la balade ; le paysage change complètement voilà les vignes du Cabardès qui s’étalent dans la plaine jusqu’aux portes de Villegailhenc et tout autour du Domaine de Garille.  On aperçoit au loin quelques  tours de la Cité de Carcassonne et sur la ligne d’horizon le Pic de Bugarach et le Canigou.
Retour vers Aragon;
Nous espérons que cette première balade 2026 sera suivie de beaucoup d’autres en bonne compagnie.
Andrée

Photos de Roger

dimanche 4 janvier 2026

Rennes les Bains Le Cardou



Nous étions 15 au départ de la randonnée « la source de la Madeleine et les Cloutets » à Rennes les Bains préparée par Béa, 15 courageux vu les conditions météo de ce dimanche d’hiver. Il faisait froid en effet en ce premier dimanche de l’année, avec un -2° au départ.

En fait, la rando devait franchir 2 gués sur la Salz mais une reconnaissance de Christine le samedi a révélé que c’était compliqué vu le niveau de l’eau. Béa a donc proposé de se reporter sur le pech de Cardou et Christine, qui ne pouvait rester la journée avec nous, nous a mis sur le bon chemin.

Après une traversée du village en rive droite de la Salz, nous marchons vers le pech en passant par le hameau de Montferrand. La température est froide mais le soleil est bien là pour nous offrir une belle journée d’hiver. Le sentier chemine sous les chênes, verts et pubescents, avec leur cortège de genêts et arbustes divers, et … les gazouillis de Chantal, qui s’arrêtent toutefois dès que la pente s’accentue. Il nous offre de magnifiques points de vue sur la forêt domaniale du Rialsesse, le pech de Bugarach et les Pyrénées enneigées...

Nous atteignons vers 11h30 le pech de Cardou, véritable promontoire culminant à une altitude de 795 m au-dessus de la Salz et de son affluent le Rialsesse. Le panorama qui s’offre à nous est magnifique : Arques, son château et son lac, Serres et son château qui fut la propriété de Jean Deschamps avec son théâtre de verdure, Cassaignes et Peyrolles, Coustaussa, Couiza, Esperaza, le pic de Brau, Rennes le Château …

A la redescente, nous partageons notre repas en profitant d’un espace dégagé et ensoleillé avec une belle vue. Nous descendons vers Serres par le versant nord du Cardou, sous les cèdres et pins noirs élancés de la forêt domaniale. Le retour vers Rennes les Bains se fait par un chemin longeant la Salz en rive droite.

Au final, nous avons fait une randonnée de 13,5 km et un dénivelé de 630 m.

Au retour, une halte au café de Couiza clôture cette belle randonnée avec des notes chaleureuses de chocolat chaud. Merci Béa. 

Michel 

Photos de Roger