Fiche d'information en cas de sinistre FFR

mardi 3 mars 2026

Cazilhac

Page en construction 

Photos de Roger

dimanche 1 mars 2026

Fa Le Bouichet

Martine et Alain guide le S.E.L pour une belle rando au Val du Faby et au plateau du Bouichet …
Il fait très beau ce dimanche matin, à proximité du café de Fa lorsqu’aux environs de 09h00, nous commençons notre traditionnelle randonnée dominicale.
La commune du Val du Faby est née de l’association des villages de Fa et de Rouvenac au 1 er Janvier 2019. Elle doit son nom à la rivière qui la traverse. Aujourd’hui, cette nouvelle commune est très active au point de vue associatif et culturel. La famille d’Edgar Faure (13 fois ministre) est originaire de Rouvenac.
Nous entamons notre progression par une longue montée en sous bois, puis par la vallée qui conduit en direction de Rouvenac passons prés de deux troupeaux de vaches Highland.
Nous devions traverser un petit ruisseau mais cela n’est pas possible car il y a trop d’eau.
Nous continuons notre cheminement sur un bon chemin d’exploitation puis, après avoir traverser le Faby par un joli chemin herbeux qui suit le ruisseau.
A proximité du petit pont qui conduit à la station d’épuration de Rouvenac, nous faisons, une longue pause avant de commencer notre «petit parcours du combattant» du jour. Il nous faut faire environs 300 mètres, coincés entre un grillage et le lit de la rivière nous devons progresser sur un étroit sentier plus ou moins glissant et avec parfois des ronces.
Nous traversons rapidement le petit village de Rouvenac et commencer notre montée vers le plateau du Bouichet par la draille du Mouillet. Le sentier en sous bois est bien boueux et, parfois, nous pataugeons dans les eaux de ruissellement. Peu avant de parvenir au sommet, nous passons prés de l’Emboulo où s’est produit, le 20 mai 1911, un important éboulement qui a enseveli plus de 5 ha de bonnes terres situées en dessous dans la plaine.
Le plateau du Bouichet, offre de superbes vues sur les montagnes enveloppant Quillan et Nébias, les villages de Fa et Rouvenac, le Pech de Bugarach (que l’on aperçoit sous un angle particulier). C’est à l’un des détours bien ensoleillé que nous faisons la pause pour manger vers 12h15.
Après un peu plus d’une heure nous reprenons le chemin sur la falaise qui domine la vallée avant de commençons notre descente en sous bois. Nous passons au col «sans nom» d’où part un sentier qui conduit à Espéraza. Au passage, quelques «anciens du S.E.L ont une pensée pour Roger Alibert.
Roger qui aurait pu donner son nom à ce petit col.
La descente vers la vallée continue dans les sous bois et commençons à apercevoir le village et la sa tour dite wisigothe. Par un chemin très pentu nous montons au pied de la tour qui serait bien postérieure à l’époque du comté wisigoth du Razès. Cette tour carrée serait les restes d’un château féodal du XII éme siècle.
Vers 16h00 nous arrivons à nos voitures mais, il n’est possible de prendre le verre de l’amitié au Café communal de Fa qui vient de fermer. C’est une nouvelle fois au café d’Espéraza que nous le prenons.
Merci à Martine et Alain pour cette jolie balade de 17,500 km avec un dénivèle positif de 460 mètres.
Jean-François
Photos de Jean François

jeudi 26 février 2026

mardi 24 février 2026

2026-02-24 Villars St Anselm

Aujourd’hui le temps a changé. Après quarante jours de pluie la France en général et nous en particulier avons retrouvé le soleil. Et quel soleil. Toute la journée il a fait beau – et plus particulièrement pour ce compte rendu entre 14 heures et 16 heures trente – le temps d’une belle rando à Villars Saint Anselme. 
Nous nous sommes donc réunis dans le parking à l’entrée du village, nous avons passé des moments agréables à nous retrouver, nous avons posé pour la photo de famille – deux photos de famille en fait car il faut toujours avoir une roue de secours. 
Et puis nous avons laissé les vestes et les polars dans les voitures et nous sommes partis à la rando menés par Françoise et Marie-Claude. 
Nous avons d’abord traversé le village de Villars Saint Anselme, un joli petit village avec des rues étroites et des maisons typiques de la région. Comme le village est petit, nous étions rapidement en dehors et dans la campagne. Déjà des vues s’offrent à nous, des vues bucoliques sur le pays autour de nous. La petite route se sinue entre les champs et après un tournant commence à monter doucement mais sûrement. 
Et nous montions sûrement pendant sûrement une petite heure ! Pour nous autres randonneurs de mardi, de la rando douce c’était presque trop. Mais nous l’avons tous accomplis – avec beaucoup d’arrêts pour souffler et reprendre des forces. Et on nous a promis que nous arrivions bientôt à un plateau et puis ce ne sera que des descentes.
Je ne sais pas si vous avez la même expérience que moi, cher lecteur randonneur, chère lectrice randonneuse. Souvent le guide ou l’animateur ou le moniteur de la rando, nous assure que nous sommes presqu’au bout, que le sommet est juste derrière le tournant, que nous sommes sur la dernière montée. Et ce sont des balivernes – souvent. Car cette fois la dernière montée était bien la dernière – mais elle fut longue !
Et si, cher lecteur, chère lectrice, vous pensez que j’ai l’air de me plaindre – pas du tout. Je ne fais que taquiner notre guide du jour ! Cela montait oui, mais doucement. Pas de rampaillou en vue !
Pendant cette montée le paysage avait changé. Nous sommes sortis des champs pour passer dans des bois et un peu de garrigue. Les bois c’étaient bien – cela nous a donné de l’ombre. Qui pouvait croire qu’en février il fallait chercher de l’ombre ! Ben oui ! Et heureusement qu’il y en avait ! Nous n’avons plus l’habitude du soleil et d’un ciel bleu, bleu, bleu. 
Mais nous sommes tous prêts, et je crois que je peux parler pour tout le monde à la rando, nous sommes prêts à nous y habituer si on nous fournit ce soleil.
Arrivés en haut, un petit plateau et puis la première descente. Quelle joie. Moi personnellement je suis très bon en descente. Je dirais même plus, très très bon ! Et comme nous avons contourné une petite colline, les vues sont toutes différentes. Au sommet du chemin, nous avons une belle vue sur les Pyrénées. Et elles sont ensoleillées, étincelantes sous ce ciel sans nuages. 
Nous habitons quand même dans un très beau département.
Et ainsi au bout de la descente nous retrouvons le village, que nous retraversons rapidement pour revenir aux voitures.
Merci Françoise, merci Marie-Claude pour cette très belle rando.
John

Photos de John

dimanche 22 février 2026

Saint Ferréol

Boucle Saint Ferréol lac des Cammazes.

Nous sommes 19 randonneurs et randonneuses en état de manque…de beau temps ,et nous prenons le départ ce dimanche à l’extrémité Est du lac de Saint Ferréol. 
La météo s'annonce très belle et c'est sous le soleil que nous démarrons sur la route qui est en fait la variante du GR 7 .
Nous continuons à monter en empruntant ensuite le Sentier romantique des Amoureux qui suit le cours du Laudot . Nous quittons le sentier pour reprendre la petite route qui nous mène au joli village de Lagarde.

Sur les bords nous pouvons admirer de multiples touffes de perce- neige , et des narcisses pointent aussi le nez . Le soleil , les fleurs…la vie reprend enfin ! Nous arrivons à une table d’orientation et un panorama magnifique de nos Pyrénées enneigées s'offre à nous. Nous parcourons une partie du village des Cammazes pour traverser sous la fameuse voûte Vauban, longue de 122m ,achevée en 1688 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO . 

Nous descendons jusqu’au barrage en suivant la rigole et nous décidons de faire notre arrêt pique-nique au bord du Sor, à quelques pas de l’impressionnante voûte de béton qui retient plus de 18 millions de mètres cubes d'eau servant à l’irrigation et à l’alimentation en eaux potables des communes alentours. 

Après cette pause bien agréable nous devons repartir le long de la conduite forcée , puis, par un sentier à gauche, commence une très longue montée qui nous amène à un château d'eau . Nous empruntons un sentier tapissé de feuilles mortes qui craquent sous nos pas et nous arrivons à la route de Revel que nous traversons prudemment . Nous passons sur le pont qui enjambe le Laudot , et là par un bon rampaillou nous rejoignons le GR 7 et c'est enfin la descente vers le parking avec une vue magnifique sur le lac de Saint Ferréol.
 
Nous nous quittons après avoir pris le pot de l’amitié dans un lieu bien singulier où les crêpes semblaient plus à l'ordre du jour que les boissons !

Martine .

Photos de Roger

dimanche 15 février 2026

Mont Major de Saint Pierre des Champs

Après trois changements de lieu de randonnée, nous partons à Saint Pierre des Champs. 

Nous sommes onze au parking de Beragne, Martine consulte info route pour vérifier si les routes ne sont pas barrées. En effet, sur la route de Lagrasse nous sommes prudents car nous rencontrons des arbres récemment ramassés sur le bas-côté. Nous arrivons sur le parking du village de St Pierre des Champs où nous attendent trois randonneuses venues de la Montagne Noire. Le soleil est au rendez- vous, nous allons passer une agréable journée.

C’est l’aventure, sur les sentiers, nous rencontrons quelques obstacles, des pins qui barrent le sentier, Roger sort sa petite scie pour trouer un passage dessous les arbres mais certains préfèrent les escalader. Seuls les chênes ont résisté. Ensuite, nous traversons un peu les pieds dans l’eau des ruisseaux que nous connaissons à sec depuis des années. Un petit passage délicat avec une corde nous permet de ne pas glisser dans le cours d’eau.

Nous faisons la pause déjeuner à la chapelle de Saint Martin où nous sommes un peu à l’abri du vent.
Le soleil a disparu, et il fait un peu plus frais. Après la distribution des bonbons au café de Françoise, nous levons l’ancre pour nous diriger vers le Mont Major. Mais avant nous grimpons quelques petits raidillons à franchir et des passages dans la garrigue. Le Mont Major est le point culminant (541m) qui embrasse un panorama à 360°, avec une vue sur la Montagne d’Alaric mais la brume commence à s’élever nous ne voyons pas les Pyrénées. La descente sur la piste caillouteuse nous mène sur le village. 

Nous rencontrons un camion d’ENEDIS qui alimentent le village en électricité. Un peu plus loin, nous discutons avec les habitants d’une maison qui sont entrain de scier un pin tombé à côté de leur maison. Nous longeons le château et circulons dans les ruelles et les ruines du village qui est coquet.

Nous clôturons la journée au café de Lagrasse avec la dégustation des crêpes cuisinées par ma sœur.
Tout le monde se régale. Merci Jean, tu as sauvé la journée car nous avions besoin d’un bol d’air frais.

Cathy

Photos de Roger

jeudi 5 février 2026

2026-02-05 Lavalette

Nous voilà 24 au départ à la sortie de Lavalette. On a hésité, il faisait des gouttes à Carcassonne mais on a eu bien raison de persévérer, le temps nous a été clément et on a même eu vite chaud.

Nous partons à travers champs et vignes, sur un chemin plein d’empreintes de chevaux.  Puis nous entrons dans le sous-bois d’une forêt de chênes. Il a beaucoup plu ces derniers temps et cela laisse des traces : flaques et boue, ça glisse ! Les avis s’échangent : est-ce que c’est mieux en montée ? est-ce que c’est mieux en descente ? Bah, ça se vaut. Et même quand c’est plat… Des sangliers ont dû essayer le ski sur boue, il y a de belles traces de sabot-glissé. Nous cheminons toujours dans les sous-bois, la végétation de notre pays a cet avantage de rester verte, on a moins l’impression d’hiver et elle nous ménage ici un couloir bien fourni ; sous les chênes, de nombreux buissons occupent l’espace. On monte, on descend, et nous voilà au sommet, qui nous offre un beau panorama sur un paysage agricole autant que boisé, des fermes, une construction en cours que nous pensons être un abri pour les chevaux ; il y d’ailleurs un cheval qui semble surveiller. Devant nous, un toit en poivrière émerge des arbres, c’est la propriété de Lavax.

À partir de là, nous commençons la descente sur Alairac, toujours en forêt. Et voilà ce beau village. Nous grimpons les escaliers qui mènent à l’église, nous redescendons de l’autre côté pour nous  retrouver sur les allées qui tournent autour du centre. Eh oui, elles tournent, nous sommes bien dans un village circulaire, une de ces « circulades » qui ont alimenté la valorisation touristique ces dernières années après qu’elles aient été présentées comme une rareté locale, ce qui a été dénoncé depuis par les chercheurs. Quoiqu’il en soit, c’est très agréable à l’œil et très pittoresque. Une particularité toutefois, assurée, celle-là : bien  que très près de Carcassonne, Alairac appartint aux comtes de Foix du XIe au XIVe siècle, comme Lavalette d’ailleurs.

À la sortie du village, toujours l’histoire : une borne frappée d’une coquille nous apprend que nous sommes sur le chemin du piémont pyrénéen du pèlerinage de Compostelle.

Là, une vision nous attend. Le soleil sort et, loin devant nous, le village de Lavalette, serré autour de son clocher, est enveloppé d’une lumière dorée qui tranche sur le ciel sombre. C’est magnifique. Après quoi, un beau sentier nous amène d’un village à l’autre. Il file tout droit, large entaille à travers les vignes. Les ceps et les sarments sont nus, bien sûr, mais certains se dressent au-dessus d’une terre bien nettoyée, d’autres émergent d’un tapis de rouquette en fleur. Sur les talus, les fleurs blanches de la rouquette se mêlent aux boutons jaunes des soucis, le printemps arrive… Une autre belle image : un grand cyprès à la silhouette peu courante, très large et pas pointu,  seul au milieu des vignes et des champs, et au-dessus, un arc-en-ciel. C’est d’abord un bel arc, puis il se réduit à un segment, aux couleurs très intenses, émergeant de nuages bien sombres, tel un morceau de ruban coupé.

Nous retrouvons Lavalette au bout d’une haie de cyprès, bien droits, ceux-là, et qui ont l’air en fleurs (eh oui, le cyprès, ça fleurit aussi), nous traversons le terrain de sport avant de retrouver le parking.

Merci, Michel, de cette belle découverte de Lavalette et de son terroir, qui nous a offert une belle rando d’hiver, heureuse parenthèse dans cette période pluvieuse.


Claudine P

Photos de Claude

mardi 3 février 2026

2026-02-03 Pennautier

Aujourd’hui, Josette nous a mené sur les sentiers ensoleillés de Pennautier, entre la Stade et le domaine de Liet. Une rando simple, plate et agréable. Le temps était au grand soleil, quoiqu’en ce début de février il ne chauffe pas encore beaucoup. Mais il n’a pas fait froid, du tout du tout ?
Nous étions dix huit au départ, et curieusement à l’arrivée aussi. Josette nous a mené surtout sur des petites routes, une  excellente idée car les chemins sont toujours très boueux ! Nous en avons pris un pendant 500 mètres peut-être. 
Comme il a fait beau, les vues étaient belles – comme toujours les Pyrénées – du Canigou jusqu’au St Barthélémy. La pluie que nous avons eu ces derniers jours, elles l’ont reçu comme neige – et avec ce soleil magnifique elles brillaient – j’allais dire de toutes leurs dent – peut-être de tous leurs sommets ? En tout cas elles étaient belles.
A mi-chemin nous avons vu une bête à l’air féroce dans un champ à côté de la route. Mais ce n’était qu’une vache des Highlands d’Ecosse – et bien plus féroce à la vue qu’en caractère . 
Un peu plus loin nous avons vu les premiers amandiers en fleur. Joli, joli. Nous garderons l’œil ouvert pendant les randos suivantes. Et après une heure de marche nous arrivons au château de Liet, un beau château en bon état, bien entretenu. 
Et puis le retour par le même chemin excepté un petit détour dans le bois St André.
A une centaine de mètres de l’arrivée, nous passons devant la maison de Maryline et Jean-Claude S. Bien sûr nous restons papoter un peu avant de terminer la balade – avec une crêpe chacun que Josette nous a fait !
Merci pour les crêpes Josette, et merci pour la belle balade. 
A la setmana que ven
John

Photos de John

dimanche 1 février 2026

Lespinassière - le Roc de Peymeraux

Nous quittons "Lespinassière" en enjambant l’Argent Double, direction EST dans le secteur « Soulanes de Nore »,

Routes forestières du Laquet puis de Rives Hautes vers le Col de Salettes

Après une bonne et forte dénivelée bien soutenue par deux ou trois rempailloux, quelques jolis kernes de belle section carrée et suffisemment hauts pour rester visible en cas de neige épaisse.

Question neige il y en avait encore mais de façon très éparses.

Direction le Col de Salettes par une piste bien désagréable du fait de grosses ornières bien boueuses dû aux récentes interventions d’engins et des tractions de troncs d’arbre dégradant tout autant sa partie centrale.

Ceux qui ne sont pas venus ont bien fait de ne pas vouloir venir mais c’est bien dommage parce qu’en suite :

3 points à retenir :

La borne royale, juste commune à l’Aude, l’Hérault et le Tarn.

3 départements à pieds en moins de trois minutes, incroyable, n’est il pas ?

La fontaine des 3 Evêques et

Par le GRP « Haute Vallée du Thoré », le Roc de Peymeraux lié à la légende du géant d’Albine.

Certains d’entre nous ont poussé leurs pas jusqu’à ce Roc pendant que certains autres gardaient leurs sacs et se détendait mes jambes bien courbaturées.

Retour vers Espinassière par la route forestière de La Fage m’évitant ainsi, une sente bien certainement pentue et non moins boueuse, voire encombrée.

Ouf je l’ai … nous l’avons échappé belle.

Quelques raccourcis entrecoupant la route, une toute petite pause à la Stèle des résistants, encore un petit effort pour retrouver nos voitures situées en bas du village que nous devions contourner par des petites sentes le traversant.

Très heureux d’en finir

Les chocolats chauds et un demi pour nous remettre de nos émotions

A refaire mais en d’autres circonstances

Le courbaturé

Photos de Roger

jeudi 29 janvier 2026

2026-01-29 Villasavary

Les dédales du temps : le S.E.L en balade dans les pas de Théodore et de Léopold Denille, du coté de Villasavary et de Besplas.

Ce jeudi, nous sommes 28 au départ de la Maison de la Randonnée afin de «crapahuter» sur l’un des nombreux sentiers très bien aménagés par les « Passéjaïres d’el Villa».

Le nom du village qui domine la plaine du Lauraguais viendrait de Villare, un groupement de maisons et du propriétaire foncier Savary. Au XII éme siècle, les Trencavel, vicomtes de Carcassonne, édifient sur la colline une forteresse afin de surveiller leurs puissants voisins seigneurs de Laurac.

Par des petits chemins herbeux, communs au Sentier des orchidées, nous parvenons rapidement à la première «difficulté» à gravir. Du sommet de la colline de Vento Farino, malgré le temps maussade et brumeux, nous pouvons admirer le paysage jusqu’à la «montagne sacrée» de l’Aude le Pech de Bugarach.

Par de petits sentiers en sous bois, nous arrivons à la pointe de Cabrens où la silhouette de Théodore Denille nous attend devant de superbes panoramas.

Théodore Denille est né en 1800. Il fait ses études à l’école polytechnique de Sorèze. À sa sortie, il intègre l’armée dans l’artillerie pendant sept ans avec le grade de lieutenant. Il hérite du domaine de Besplas acheté par son père en 1822. À cette époque il démissionne de l’armée pour le prendre en charge. Grâce à ses études en agronomie et son désir de faire progresser l’agriculture et la viticulture, il décide en 1847 de créer la ferme école de Besplas, premier établissement professionnel agricole du Midi où seront formés de nombreux cadres de l’agriculture. Parallèlement il succédera à son père comme maire de Bram en 1835 et sera élu conseiller général de 1841 à 1848.

À son décès en 1872, son fils Léopold (né en 1829) lui succède. Léopold va augmenter le cheptel, créer une pépinière pour reboiser les collines des environs, étendre les vignobles sur Besplas et la région. La ferme-école fermera ses portes en 1893.

Le groupe reprend son cheminement par les Bois des Communaux, une descente très difficile et particulièrement glissant qui nous conduit au ruisseau de la Fontaine de Besplas. Nous prenons le chemin afin de monter jusqu’au site historique, occupé aujourd’hui par un centre de loisirs. Nous ne pouvons pas visiter et, devons nous contenter d’en faire le tour (sans aucun intérêt).

Le site de Besplas a eu un rôle important pendant les Guerres de Religions et notamment pendant le siège de Brugairolles (juin 1587 au 21 janvier 1588 :

« … l’automne 1587 est particulièrement rude. Le mauvais temps oblige Montmorency, après la prise de Montaigut en Lauraguais, à se replier. Cependant Montmorency et d’Audon sont chargés de secourir Brugairolles. Ils en forcent les retranchements, tuent cinquante sapeurs adverses et font entrer pendant la nuit cent cinquante arquebusiers dans la place. Comme il y a peu de vivre, Villa fait sortir les «bouches inutiles» (femmes, enfants et vieillards) qui sont conduites sous escorte à Besplas puis à Revel pour y être mises en sécurité. L’hiver s’installe. Il faudra encore du temps aux ligueurs aidés de mercenaires espagnols pour venir à bout de Brugairolles».

Nous reprenons notre progressions, après avoir gravi une longue côte traversé à nouveau les Bois communaux, nous retournons à nos voitures par des chemins plus faciles, moins boueux et goudronnés. Il est déjà 17h50 lorsque nous terminons notre balade du jour.

 Jeff


 Photos de Patrick et Jeff