Fiche d'information en cas de sinistre FFR

jeudi 9 avril 2026

2026-04-09 Aragon


C’est un bel après-midi estival qui réunit une trentaine de marcheurs. Comme à l’habitude c’est dans une ambiance très conviviale et après la photo que Jean nous emmène en balade.
Une petite montée d’entrée pour nous échauffer et nous voilà sur le plateau de la Font de l’Orme ;  c’est une profusion de thym en fleur, très odorant avec le soleil et une température qui frise les 25 /28 degrés. La garrigue est magnifique en cette saison, thym iris, les premiers cystes très colorés, tapis de marguerites piquetés d’orchidées sauvages.
Le premier ombrage est le bienvenu et les suivants seront propices à des haltes très appréciées. Puis c’est une piste ensoleillée qui descend jusqu’au Domaine de La Ventaillole. Un petit tour dans les vignes en bourgeon et nous entrons dans le bois de Moure.
C’est un vrai labyrinthe qui nous amène au Dolmen, mégalithe aux vastes proportions par rapport à ceux de la région. Il a fait l’objet de fouilles au début du XXe. Un ossuaire important ainsi que des pointes de flèches, quelques perles et des tessons de céramique ont été découvert. Il est probable que le site ait été visité et pillé dans le passé car il manque beaucoup d’éléments funéraires.
La balade se poursuit dans le dédale de ce grand bois.  Le petit plus : on est à l’ombre ! On rejoint le chemin qui remonte de Garille jusqu’à ARAGON. 
Retour aux véhicules à 17h pile ! Encore une belle rando qui nous a fait découvrir ce dolmen méconnu et pourtant si proche de chez nous. 
Merci à Jean de nous avoir conduit et merci à tous pour votre bel enthousiasme à peine entamé par la chaleur de cet après-midi d’avril.

ANDREE

Photos de Roger

mardi 7 avril 2026

2026-04-07 Villedubert

Nous sommes 19 ce mardi à nous retrouver à l'écluse de l'Evêque aux côtés de Patrick V. et de Fabienne qui vont mener leur première rando.
Patrick nous présente brièvement, à l'aide de la carte accrochée dans le grand arbre (probablement un hêtre), le parcours que nous allons suivre... Et nous voilà partis, dos au canal... Nous nous dirigeons vers le tombeau d'Armand Barbès via le chemin des Cabanes dans les Bois. Un chemin envahi par une profusion de senteurs printanières et une explosion de couleurs : violet pour les iris, les lilas, les muscaris, jaune pour les coronilles et les pissenlits, blanc pour les lauriers thyms, l'ail sauvage, la dame de onze heures, les pâquerettes, vert tendre pour les jeunes pousses des arbres et des buissons...
Nous voici devant la porte du secret... mais de quel secret s'agit-il ? On ne le saura pas... 
Nous nous enfonçons plus profondément dans le bois et nous voilà devant le tombeau d'Armand Barbès, républicain révolutionnaire,1809-1870, situé sur le domaine de Fourtou (berceau de sa famille), sa devise : "Vivre Libre ou Mourir".
Nous arrivons bientôt au cœur du domaine de Fourtou, plus connu sous la dénomination : "Les Cabanes dans les Bois", après avoir serpenté dans les couloirs de cet hôtel insolite...
La bâtisse est imposante, presque entièrement restaurée, au milieu d'une mer d'un vert éclatant qui ondule au gré du vent printanier. Nous passons devant le grand portail, magnifique œuvre de ferronnerie, et poursuivons notre route en direction du pont romain ou roman (là est la question ?)... Vu qu'il date du XVIIIe siècle, il serait donc de style roman ? Ce qui est sûr, c'est qu'il franchit l'Orbiel.
Nous passons sur le pont et descendons jusqu'à une petite clairière qui nous offre une vue imprenable sur ledit pont.. nous tentons de déchiffrer la date inscrite sur la pierre centrale : 17…
Nous le retraversons, remontons en direction des Cabanes : "Tiens, nous ne nous étions pas rendus compte que cela descendait à l'aller, occupés par la vue que nous offraient les arbres de Judée entremêlant leurs branches roses vifs et roses pâles."
Nous bifurquons à gauche et grimpons encore un peu. Arrivés au sommet, nous apercevons  Malves-en-Minervois, Boulhonnac et son château sont face à nous, au loin Trèbes, et sur notre droite s'étire le chemin qui nous conduira à Villedubert. Nous traversons le village, grimpons jusqu'à l'église St Julien et Ste Basilisse puis descendons jusqu'au canal du midi, bordé par des jardins qui s'éveillent et offrent une végétation brouillonne...
Encore une centaine de mètres et nous apercevons les voitures. Mais attention, il reste une difficulté : franchir une flaque très boueuse qui s'étale sur toute la largeur du chemin.

Merci à Patrick V. et à Fabienne pour cette jolie randonnée de printemps.

Régine

Photos de Claude et Patrick


dimanche 5 avril 2026

2026-04-05 Roquefère

Nous sommes 12 sur le parking « randonneurs obligatoire » au pied du village de Roquefère.
Une petite montée vers ce village, puis un arrêt au point de vue aménagé sur le château. Un beau château médiéval transformé au cours des siècles. C’est aujourd’hui encore une massive forteresse, une façade austère entre de grosses tours quadrangulaires mais qui s’éclaire de la balustrade de pierre ajourée qui borde l’escalier d’accès et la galerie extérieure du premier étage, une galerie supportée par un élégant portique de pierre. C’est actuellement une propriété privée.
Après quoi nous entamons  une longue montée à travers une forêt de chênes verts sur un sentier largement recouvert de plaques ou de morceaux de schiste. Les fleurs sont là, les lourdes grappes blanches de la bruyère arborescente, les pissenlits et les ficaires jaune d’or, les violettes, les pervenches, les lamiers rose vif, les euphorbes des bois aux corolles bicolores, les pâquerettes ; nous arrivons même sur une véritable prairie de jonquilles sauvages.
Nous montons toujours. Nous atteignons la crête de Ventajou et le panorama est splendide. L’immense barrière des Pyrénées, du Valier au Canigou, étincelantes de neige et, en avant, on distingue même le pic de Bugarach. En se tournant, ce sont les pentes boisées de la Montagne Noire et les châteaux de Lastours bien reconnaissables dans une « fenêtre » qui s’ouvre vers la plaine. Nous marchons sur une large piste en crête, bordée d’une végétation qui s’ouvre de temps à autre sur un panorama toujours aussi impressionnant, le pic de Nore, les éoliennes, des forêts de pins…À un carrefour de chemins, une étonnante croix-vierge veille sur les voyageurs.
Nous replongeons dans une forêt plus dense, on entend l’eau d’un ruisseau, pas très loin. À l’arrivée au hameau de Cubserviès, nous sommes accueillis par une bien jolie et bien ancienne fontaine couverte d’une voûte de pierre sèche, avant de gagner le belvédère qui nous offre une vue imprenable sur la fameuse cascade : c’est le Rieutort qui plonge de 90 m de haut, offrant la plus belle cascade du département.
Nous prenons la route et remontons au-dessus du hameau. Jusqu’à une très jolie  chapelle romane, Saint-Sernin, entourée d’un petit cimetière plein de vieilles tombes et de belles croix en fer forgé ; la beauté du paysage et les fleurs qui l’envahissent, notamment un grand buisson de camélias, lui donnent un caractère très champêtre et très serein. La pierre d’autel est une stèle romaine dédiée à la déesse Diane, ce qui laisse deviner que cet endroit est un lieu de culte millénaire (mais nous n’avons pu rentrer…).
Après ce moment émouvant, c’est le pique-nique, face au magnifique tableau des quelques maisons de Cubserviès perchées sur leur rocher dominant  la grandiose cascade. Le soleil brille fort et il commence à faire bien chaud.
Il faut bien s’arracher à la torpeur qui nous a saisis. Nous retraversons le hameau et nous commençons la descente au-dessus du lit du Rieutort. Le sentier serpente en sous-bois, une forêt de chênes et de châtaigniers  nous entoure, dressant ses troncs encore nus bien droit vers le ciel, elle alterne avec des parcelles de pins et, partout, le soleil crée de beaux jeux de lumière. Nous franchissons de petits ruisseaux qui coulent bien vaillamment, quel plaisir de voir cette eau actuellement abondante… Des sources aménagées -toujours les constructions de schiste-, les ruines de maisons isolées au milieu des arbres, de longs murets de pierre qui bordent le chemin, entaillés parfois d’une succession de dalles formant escalier, rappellent que ces espaces aujourd’hui sauvages ont été habités et cultivés.
Nous arrivons à la Bastide-Esparbairenque, un joli village tout en pente. Une petite pause à la fontaine-lavoir de Saint-André, bâtie de schiste comme toutes les constructions que nous voyons depuis ce matin, puis nous remontons au-dessus jusqu’à l’église paroissiale Saint-André, curieusement située assez loin du village, entourée de son cimetière qui épouse la forte pente d’une large prairie ; aujourd’hui, pâquerettes, pissenlits et ficaires en font un tapis bien coloré. Nous reprenons le chemin à travers des châtaigneraies, nous montons encore avant d’entreprendre la longue descente qui, toujours tracée au milieu des schistes, nous fait surplomber la vallée profonde aux pentes couvertes de forêts. Sur la fin, voilà encore une vision exceptionnelle sur le village de Roquefère, son château, son église, ses ruelles. Et au bout du compte… son café pittoresque -et ouvert !- où nous attablons sans attendre.
Merci Roger de nous avoir conduits dans ces beaux paysages -nature et culture – en ce jour de pâques… beau.

Claudine P.
  
Photos de Roger et Annick

mardi 31 mars 2026

2026-03-31 Villemoustaussou

Nous voilà une bonne vingtaine (23 si je ne me trompe) au départ du foyer de Villemoustaussou. Malgré le ciel chargé de lourds nuages qui nous suivront tout au long et malgré le vent, un bon vent d’Aude qui s’en donne à cœur joie aujourd’hui. Nous sommes à la veille du mois d’avril, mais doudounes, gants et bonnets sont ressortis.

Nous contournons le village en admirant, beaucoup d’entre nous avec envie, ses larges et propres trottoirs propices aux promenades. Avant de nous retrouver en pleine nature. Des champs de blé vert tendre ondulent sous le vent, les fleurs sont là, sur les talus, crépides et rouquette composent une symphonie de vert, de blanc et de jaune, des muscaris mettent leur touche bleu nuit, les fruitiers sont couverts de pétales blancs ou roses, de petites orchidées dressent fièrement leur hampe au milieu des herbes ; ce sont des orchidées-araignées ainsi nommées parce que leur labelle (c’est la partie inférieure de la fleur, celle qui est colorée) velouté porte des dessins blancs et violets qui ressemblent à l’abdomen d’une araignée. Le printemps s’installe vraiment, de jour en jour, nous nous en réjouissons de sortie en sortie.

Le chemin serpente en bordure des champs et des vignes, il longe des cabanes de vigneron, il s’enfonce dans de petits bois avant de nous offrir quelques petites montées couronnées de beaux panoramas sur les forêts et les champs dont certains ressemblent, de loin, à une mer de soleil tant les crépides de Nîmes les ont envahis. Le thym est en fleurs, au  rose bien foncé, les buissons de romarin se parent de mauve, quelques petits cistes blancs pointent timidement leur nez.  Et les ruisseaux ont un fort courant qui fait espérer un été un peu moins sec que les précédents.

Une halte près d’une grande maison qui fut un moulin ; Gérard nous explique comment, dans la tragique nuit d’octobre 2018 dont tout le monde se souvient, des voitures emportées depuis Villegailhenc ont provoqué un embâcle qui a fini par faire s’écrouler le pont et a provoqué une montée des eaux qui ont atteint le premier étage de cette maison.

C’est le retour. Le vent n’a jamais faibli, les gros nuages sont toujours aussi menaçants et Villemoustaussou réapparaît, serré autour de son clocher.

Nous rejoignons le parking et là, Marie-Claire nous attend avec gâteaux maison et jus de fruits qui furent bien appréciés. Merci Marie-Claire et merci Gérard de cette bien agréable balade qui nous a menés au cœur de la nature si près de notre ville.

Et bienvenue à Bruno qui nous rejoint.

Claudine P.


Photos de Claude

jeudi 26 mars 2026

2026-03-26 Cépie


Pour la sortie du jeudi après-midi, Yves nous conduit dans la Malepère sur les Hauts de Cépie …
Ce jeudi, le vent est très fort et froid, nous ne sommes que 14 au départ pour cette balade dans la Malepère. Depuis la zone artisanale, à proximité du restaurant du traiteur Bérail, nous partons à 14h00. Après être passés prés de l’église Saint Etienne nous sommes rapidement dans le vignoble qui domine la vallée de l’Aude.
Sur le versant opposé, nous pouvons apercevoir la grande croix occitane, dessinée dans un champ du Domaine de Saint André de la Tuilerie (commune de Pieusse). Pour les Fêtes de Noël et du Nouvel An, 1.500 santons lumineux représentent le monde rural et, on y découvre quels vrais agriculteurs, vrais vignerons, vrais artisans incarnent la ruralité et la font vivre. En fonction des saisons, on peut également se perdre dans des labyrinthes à thèmes ou diner au milieu des lavandes.
Par une sente très pentue et caillouteuse nous montons dans les sous bois puis, c’est une descente abrupte qui nous mène dans une autre vallée au bas du joli petit village de Montcalar, une des circulades du Massif de la Malepère.
A nouveau, il faut remonter en direction des Trois Pech. La piste forestière est très bonne mais avec un fort pourcentage et c’est très long. Pour certains d’entre nous, c’est relativement difficile. Après un peu moins de 3 heures de marche enfin le sommet …
Bien qu’un peu bouché, d’ici la vue est magnifique sur la vallée de l’Aude, les Corbières, le Canigou, le Massif du Carlit et les majestueux Monts d’Olmes. C’est l’occasion de faire de belles photos mais, il fait froid et, nous ne nous attardons pas. Nous continuons notre cheminement vers Cépie.
Après avoir parcouru environs 12 km avec un dénivelé positif de 414 mètres nous sommes à nos voitures vers 17h30. Personne ne s’attarde pour regagner son domicile
Merci Yves pour cette balade traditionnelle mais agréable.  
Jeff                  
 Photos de Jeff et Patrick


mardi 24 mars 2026

2026-03-24 Carcassonne - Bords de l'Aude - Circuit du Coeur

Aujourd’hui c’est une randonnée urbaine. Comment ça urbaine ? Allez, semi-urbaine. Nous allons faire le circuit du cœur, le circuit sur les deux berges de l’Aude entre le Pont Vieux et le Pont Garigliano. Un circuit qui change tout le temps, des parkings près de la piscine, des aires de matériel d’exercices, le bord de l’Aude et le barrage près du Paicherou, les quais de l’Aude ou nous sommes cinq mètres au dessus du fleuve, le Pont Vieux avec ses vues en amont en en aval, la Cité devant et la Bastide derrière. Puis l’île de la cité, ses parcs calmes et puis le sentier ombragé sous les platanes ou nous sommes à un mètre d’un bras de l’Aude. Puis nous sommes en face du Paicherou et nous nous baladons sous les arbres avec le fleuve à notre droite, comme il est tout le long du circuit. Nous passons près du grand champ partiellement boisé où des animaux en fin de vie paissent calmement. Nous passons près du poteau avec le restant du mécanisme qui servait à faire traverser le deuxième bac d’une berge à l’autre (le principal était près du Paicherou, mais il n’en reste que des photos que l’on peut voir justement près du barrage (nous ne nous sommes pas arrêtés pour regarder – nous le connaissons tellement bien). Puis c’est le rampaillou qui nous mène sur le pont Garigliano que nous traversons sur le trottoir. C’est le seul endroit du parcours ou nous sommes près des voitures, camions, camionnettes et bus. Mais ce n’est que cent mètres et nous descendons du pont du côté ville pour passer à côté des aires de jeux et le tout nouveau pump track. Encore un kilomètre dans le petit parc qui longe le fleuve et nous nous retrouvons au départ, heureux d’une belle rando. 
Pendant la première partie de la rando nous avons régulièrement des belles vues de la cité perchée sur son piton. Elle disparaît derrière arbres ou autre et puis réapparaît un peu plus loin, soit en entier soit une tourelle ou deux et les enceintes. Et pour ma part je l’ai vue sous une angle que je ne connaissait pas – depuis le pont Garigliano.
Et quoi des fleurs – car quoique c’est un parcours semi-urbain, il y a en des fleurs. Qu’est-ce que j’ai vu? Pâquerettes, La dame de onze heures, Ail des Ours, divers Pisse en Lits, Violettes, Herbe à Robert, Véronique, Ficaire, Chou potager (en anglais ca s’appelle chou sauvage !), quelques petits chardons, Lathrée (peut-être clandestine). Et sûrement d’autres que soit je n’ai pas vues, soit je n’ai pas reconnues soit que j’ai oubliées. Eh oui à l’approche de la trentaine la mémoire n’est plus ce qu’elle était.
Mais il y a aussi des oiseaux. Des canards bien sûr, des cormorans soit sur le barrage, soit au milieu du fleuve en aval du pont vieux, soit au milieu du fleuve près de la CAF. Et aujourd’hui pour notre grand joie, un héron pas farouche du tout. D’abord on l’a vu le long du petit bras de l’Aude. Il s’est envolé avec des grands battements des ailes – c’est quand même un oiseau impressionnant en vol, surtout d’assez près. Il s’est posé un peu plus loin de nous, nous a regardé un peu, puis s’est envolé de nouveau de quelques battement langoureux de ces ailes puissantes. Et là il s’est posé de l’autre côte du fleuve, qui a à peine un mètre ou deux de large ici car c’est le bras qui longe l’île de la cité. Et il n’a plus bougé de là. Nous avons pu nous en approcher, toujours de l’autre côte de l’eau, et prendre beaucoup de photos. Je crois que c’était simplement une star qui aimait se faire photographier. 
Et voilà notre rando d’aujourd’hui. Dix huit au départ et nous avons pris Geneviève en chemin donc cela fait dix huit.
Merci Jacques et Renée pour cette belle balade bien connue mais bien aimée, toujours la même mais avec chaque visite des choses nouvelles ou vues sous un autre angle.
Et merci Renée pour les biscuits en fin de randonnée !
John

Photos de John

dimanche 22 mars 2026

Bellegarde du Razès

Ce matin, élections municipales obligent, la balade du jour est retardée à 10h00 et, elle sera bien plus courte …

Nous sommes 14 dont un jeune couple limouxin au départ de cette randonnée dominicale depuis la mairie de Bellegarde du Razès. Le vent est un peu frais mais, il fait relativement beau.

Arrosé par la rivière le Sou, Bellegarde fait partie de l’ancien comté du Razès visigoth. Le village doit son nom à un point fortifié qui servait de poste de surveillance. Le village est également une «circulade de l’an mil», village où les habitants avaient élaboré une auto-défense en disposant leurs maisons autour de la motte castrale.

Dés la sortie du village, nous commençons notre cheminement sur la voie verte pendant un peu moins de 2 km. Cette voie verte est l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Mirepoix à Bram (avec un embranchement à Belvèze du Razès en direction de Limoux). Cette ligne a été interrompue pour le trafic voyageur en 1943 et pour le trafic marchandises en 1973.

Après avoir traversé la petite route qui relie Bellegarde à Alaigne et le Sou nous prenons un petit chemin de terre. Le chemin est plus difficile, très pentue avec de profondes ornières et très boueux. Arrivés sur le plateau nous progressons sur un joli sentier qui un véritable tapis de fleur, nous traversons une belle ferme où nous faisons une longue pause et où nous avons une longue conversation amicale avec la propriétaire.

Nous sommes sur la commune de Monthaut mais nous ne passons pas au village et, nous prenons une petite route sur la droite afin de redescendre dans la vallée du Sou. Tout au long de notre cheminement, la vue est très belle. Une nouvelle pause pour admirer et caresser 3 jolis chevaux qui pâturent dans un pré.

Depuis environs 2 km nous marchons sur le bitume et, nous continuons encore pour encore la même distance. Ce qui n’est pas très agréable. Enfin vers 12h00, nous parvenons à l’église, le cimetière et l’ancienne école de Saint-Just. Nous dominons le lac de la Pêne où nous allons faire la pause casse croute.

Situé sur la commune d’Escueillens et Saint-Just de Belengard, le lac de la Pêne, est connu pour son charme, son ombrage, ses grandes pelouses, ses zones de pêche. Chaque année, Rando Razès est organisé par la Communauté de communes du Limouxin en septembre. Des parcours de randonnée pédestre, équestre et VTT sont proposés.

Dans ce lac, vivent des anodontes, un genre de mollusques bivalves d’eau douce d’Europe (moules). Les anodontes vivent et se déplacent lentement au fond de l'eau grâce à un pied unique. Ils préfèrent les eaux calmes dans lesquelles, enfoncés dans la vase, les individus entrouvrent leur coquille pour laisser passer leurs siphons respiratoires. Ils sont d'excellents filtres et, par leur action, participent à la purification de l'eau. Mais en contrepartie, ils peuvent accumuler des germes pathogènes et des polluants ou radionucléides et éventuellement les bio-accumuler dans leurs tissus et leur coquille. Plusieurs fois au cours de randos dans la région, nous avons pu apercevoir des coquilles sur les berges mais, aujourd’hui, il y a beaucoup trop d’eau.
Un peu avant 14h00, nous reprenons notre progression en longeant le Sou puis, par un petit chemin herbeux. Dans une prairie, nous pouvons voir de nombreuses et très jolies orchidées. Une dernière pause et faite à l’ancien pont-bascule du village avant de prendre la montée vers le village où nous devions visiter la circulade.
Au Monuments aux Morts se déroule la cérémonie de remise des Képis blancs à une section de jeunes légionnaires. Cérémonie à laquelle nous assistons. Afin de faciliter le déroulement du défilé nous devons enlever les voitures que nous avions garées devant la mairie (*).
Nous partons en direction de Belvèze afin de prendre le traditionnel dernier verre mais les cafés du village sont fermés. Certains décident de s’arrêter à Montréal.(*) NDR : Je présente mes excuses à Monsieur le Maire du village et à l’officier commandant le détachement pour avoir un peu «perturber» la cérémonie. Avec un «ancien», nous avons beaucoup de connaissances communes avec des officiers, sous officiers et C/C de la Légion. Je suis invité au «pot» final mais, je m’excuse de ne pouvoir y assister. 

Photos de Jean François

jeudi 19 mars 2026

2026–03–19 Carlipa

CARLIPA : Pays de Cocagne en Lauragais

Nous sommes 26 à nous retrouver à l’entrée de Carlipa, sur un petit parking exposé à tous les courants d’air. Après la traditionnelle photo de famille, nous démarrons sous la houlette de Béa par une petite montée qui longe le bord du village en direction de la Montagne Noire. Très vite nous quittons le goudron et nous nous retrouvons sur un joli chemin sillonnant à travers bois et prairies, quelques-uns font provision d’asperges sauvages, Daniel remplit son rôle de serre file à merveille, comme toujours. Lorsque nous marchons dans le bois, nous sommes à l’abri du vent, mais dès que nous traversons une trouée (champs cultivés, ou friches), nous retrouvons le vent : il siffle, essaye d’attraper les casquettes, soulève les pans de vestes que vite nous refermons. Le sol est sec, tapissé de feuilles de chênes blancs principalement, mais voilà, il y a des bâtons qui traversent le chemin et font des croches pieds aux marcheurs qui chutent (au moins deux) gracieusement sur ce moelleux tapis.

Nous longeons une prairie d’un vert étincelant, un troupeau de vaches nous regarde passer (il n’y a pas de train) et tourne les sabots lorsque les paparazzis s’approchent. Le Lampy coule tout près, nous le traversons et Béa nous explique qu’il arrive du Tarn pour se jeter dans Le Fresquel à Alzonne.

Un peu plus loin, à la sortie d’un bois, deux bassins, signe de civilisation, nous surprennent : ils semblent alimenter un jardinet situé à notre droite et un pré délimité par la forêt au loin.

A présent nous grimpons au cœur d’une garrigue, le paysage change, le thym embaume, il n’y a plus de chemin, Béa nous aide à passer d’une friche à une autre et  nous débouchons sur un plateau : au-loin Saissac nous appelle mais nous n’irons pas… Nous bifurquons, longeons un champ et atteignons une route parallèle à l’ancienne voie de tramway qui reliait Saint-Denis à Bram au début du XXe siècle : les convois de blé et de maïs de la plaine lauragaise croisaient ceux de lait et de beurre produits dans les pâturages de la Montagne Noire.

Nous n’emprunterons pas cette voie. Béa nous emmène plus haut en direction du Pech Pointu qui culmine à 257 mètres. Lorsque nous émergeons du bois, la vue est voilée, et le vent nous retrouve… Nous traversons la route de Cennes-Monestiés et entamons le retour vers Carlipa, nous traversons des vignes en culture bio (les experts en la matière nous expliquent que la féverole semée entre les rangées est un engrais naturel qui permet de structurer le sol et d’améliorer le drainage). Nous traversons une belle ferme : un superbe dindon nous regarde passer en glougloutant, les chiens voudraient bien nous accompagner…

Enfin nous rejoignons Carlipa par la route, longeons une immense bâtisse, c’est une cave… on peut y trouver des greffons. Au centre du village, un magnifique paulownia nous émerveille, on l’appelle aussi « arbre magique » car il absorbe dix fois plus de Co2 qu’un arbre classique. Et nous retrouvons le petit parking et le vent à la sortie…

Aujourd’hui nous avons accueilli un nouveau « sellois » Eric : nous lui souhaitons la bienvenue.

Merci à Béa pour nous avoir concocté cette belle randonnée en pays de Cocagne.

Régine



Photos de Roger et Patrick

mardi 17 mars 2026

2026-03-17 La Cavayere

Nous étions à vingt deux (mais sans les flics) pour cette rando bien connue autour du Lac de la Cavayère. Mais comme l’a dit Ginette dans son annonce pour la rando « C'est connu mais au moins nous pourrons marcher sur un sol préservé. »
Et le soleil était de la partie – donc ca fait vingt trois.
Une petite photo de famille, une deuxième petite photo de famille, le temps que je range le trépied dans la voiture et hop on part. 
Et cette fois nous faisons le tour dans le sens moins habituel – dans la direction des aiguilles d’une montre. Ceci ce n’est évidemment valable que pour nous autres anciens qui se rappellent des montres avec des aiguilles. Et pour le sens, on suppose que la montre est posée parterre avec les aiguilles vers le ciel. (J’ai dû ajouter cette dernière condition sinon l’un ou l’autre malin l’aurait mise à l’envers !)
Mais donc nous voilà partis. Et ca monte. Mais pas beaucoup. Et puis on descend. Mais pas de beaucoup. Et puis on remonte. Mais (tu l’as deviné cher lecteur, chère lectrice) pas de beaucoup. C’est ainsi pendant la première moitié de la rando des petites montées suivies de petites descentes. La seconde moitié est bien plus plate. En tout nous avons gravi et descendu septante et un mètres. (Pour les gens du sud, et ils commencent à Dunkerque et Lille septante c’est soixante dix. Mais septante c’est bien plus logique, bien plus jolie et a le charme supplémentaire de, quelquefois, ennuyer les gens du sud !)
Nous tournons donc autour du lac. Après un peu plus d’un kilomètre nous descendons presqu'au niveau de l’eau pour passer le barrage. La vue sur le lac est très joli – l’eau est bien calme et au loin on voit les reflets du soleil. Le barrage lui-même est très attrayant. L’eau passe au-dessus du seuil de façon très régulière et le tout est très photogénique (la preuve, je l’ai photographiée, et Claude aussi et peut-être d’autres)
Après le barrage, devines quoi chère lectrice, cher lecteur, ca monte. Forcément puisque nous étions au niveau de l’eau. Et ca monte fort : 17 mètres en cent mètres. Waouw. C’est pratiquement l’Everest – mais sans la neige !
Le parcours est toujours très agréable. A droite nous avons le lac, quelque fois tout près, quelquefois plus loin, mais jamais de beaucoup. A gauche il y a presque toujours des arbres qui commencent un tout petit peu à montrer l’arrivée du printemps.
Après deux kilomètres et demi il y a la possibilité d’un raccourci qui enlève un kilomètre au total. Deux dames le choisissent et Christian, toujours galant, les accompagne. Nous continuons notre tour du lac. 
Après trois kilomètres et demi il y a la possibilité d’un autre raccourci. Celui-ci descend vers le lac et puis remonte de l’autre côté, tandis que le tracé officiel reste sur le plat mais est plus long. Je vois Jean-Jacques qui s’y engage et je le suis. De l’autre côté Christian nous attend sur un banc avec ses deux dames. Et deux minutes plus tard, le reste du groupe nous rejoint. 
Et nous continuons toujours. Sur le lac il y a un kayak avec deux pagayeurs. Un peu plus loin il y quatre ou cinq bateaux à ramer avec des jeunes et un bateau à moteur avec leur coach qui les encourage et qui les guide.
Puis c’est la dernière montée, dure, dix ou douze mètres de montée en moins de cent mètres de chemin. 
Mais nous y parvenons tous
Et comme c’est une randonnée des Francs, Ginette nous a préparé un délicieux pain d’épice. Elle prétend que c’était raté, mais je crois, et je persiste et signe, qu’il n’était point raté. C’était excellent. J’en ai d’ailleurs pris deux morceaux !
Merci Ginette, merci Christian pour cette bien agréable rando au soleil de Carcassonne
John

Photos de John et de Claude

dimanche 15 mars 2026

Leucate

12 sur l’aire de Béragne, un qui nous attend sur place, voici 13 courageux à l’assaut de Leucate, la Blanche des Grecs. Je dis courageux parce que le plaisir de retrouver la mer et les étangs a été tempéré par l’annonce d’une tramontane bien sentie. Et la tramontane, elle y était … Toute la journée, nous avons lutté contre des rafales démentielles, accompagnées de rugissements impressionnants ; on a l’impression qu’un avion décolle à côté, mais non, ce n’est que le vent dans les buissons de pistachiers…
Depuis le village ancien de Leucate, nous montons sur le plateau. Ce plateau est quadrillé de murets qui rappellent vignes et jardins d’antan. Il n’y a plus ni vigne ni jardin, seuls persistent de vieux amandiers aux branches tordues. Ils sont maintenant en feuilles, la floraison est passée, mais il y en a deux qui nous offrent encore leur parure rose et blanche. Une nouvelle végétation a pris la place : des pins d’Alep, d’un vert lumineux, remplis d’inflorescences fauves qui deviendront des pignes, des orchidées, de grands massifs de pistachiers…
Nous quittons ces anciens jardins pour une garrigue sauvage qui domine l’étang de Lapalme, le thym commence à fleurir et à sentir, les premiers cistes, des iris violet foncé, des jonquilles sauvages sont de sortie. Puis, à travers une pinède, c’est la descente vers la Franqui. Nous traversons la petite station et nous pouvons constater les dégâts causés par les récentes tempêtes : de grands pins déracinés encombrent encore les jardins. Nous longeons l’étang ; le spectacle est inhabituel, la surface est presque aussi blanche que verte tellement le vent soulève les eaux. Par les chemins et les escaliers, nous montons sur la falaise, au prix d’acrobaties nécessaires pour vaincre les troncs abattus qui obstruent le sentier.
Là-haut, c’est le vent, toujours le vent ; loin en bas, la mer se pare d’arabesques mouvantes, alternant bleu marine, vert gris et vert lumineux. Le vent court sur les vagues, créant d’étranges balayages. Nous pouvons admirer la géographie de la Franqui et sa langue de sable séparant mer et étang. Nous cherchons et nous trouvons un coin abrité et c’est le pique-nique, la mer en arrière-plan et le soleil au-dessus. Après la pause, nous reprenons le chemin, nous contournons le sémaphore, nous passons au- essus de la Plagette en nous attardant sur le panneau qui alerte sur l’exceptionnalité mais aussi la fragilité de l’écosystème.
Puis c’est la descente par des escaliers sur Leucate plage et son long, très long boulevard avant de reprendre les chemins. Nous contournons la colline qui nous sépare du village en marchant au bord de l’étang au cœur d’une végétation lacustre puis nous retrouvons la garrigue, ses pistachiers, ses asphodèles déjà en fleurs, quelques cistes et même une véritable petite forêt d’iris sauvages, jaunes pour la plupart, mais violets aussi. Nous traversons la route avant de remonter dans la garrigue, d’arriver en vue du château de Leucate et de ses lignes de fortifications qui s’étagent sur la colline et d’être accueillis par la fine et fière silhouette de Françoise de Cezelly.
Le château de Leucate était une imposante place-forte de la frontière France-Espagne au temps où le Roussillon était encore hispanique. Françoise de Sezelly était la femme du gouverneur du lieu et, alors que le château était assiégé par les Espagnols en 1589-1590, elle assura elle-même sa défense après la capture de son mari. Elle refusa de livrer la place en échange de son mari - qui fut exécuté – et, en récompense de son courage, Henri IV la maintint dans la fonction de gouverneur. Après la Paix des Pyrénées (1659), le Roussillon fut annexé par la France, Leucate n’était plus ville frontière et le château fut démantelé. Il n’en reste plus que des vestiges mais, de là-haut le panorama est magnifique sur la mer, les étangs, les Albères et le Canigou.
Après cette visite, nous avons retraversé le village jusqu’au café habituel où nous attendaient demis et chocolats chauds –et en plein air, il faisait frisquet…

Merci à Guy qui nous a amenés une fois de plus sur ces terres qu’il connait si bien avec toujours passion et disponibilité.

Claudine P.

Photos de Roger