Fiche d'information en cas de sinistre FFR

dimanche 5 avril 2026

2026-04-05 Roquefère

Nous sommes 12 sur le parking « randonneurs obligatoire » au pied du village de Roquefère.
Une petite montée vers ce village, puis un arrêt au point de vue aménagé sur le château. Un beau château médiéval transformé au cours des siècles. C’est aujourd’hui encore une massive forteresse, une façade austère entre de grosses tours quadrangulaires mais qui s’éclaire de la balustrade de pierre ajourée qui borde l’escalier d’accès et la galerie extérieure du premier étage, une galerie supportée par un élégant portique de pierre. C’est actuellement une propriété privée.
Après quoi nous entamons  une longue montée à travers une forêt de chênes verts sur un sentier largement recouvert de plaques ou de morceaux de schiste. Les fleurs sont là, les lourdes grappes blanches de la bruyère arborescente, les pissenlits et les ficaires jaune d’or, les violettes, les pervenches, les lamiers rose vif, les euphorbes des bois aux corolles bicolores, les pâquerettes ; nous arrivons même sur une véritable prairie de jonquilles sauvages.
Nous montons toujours. Nous atteignons la crête de Ventajou et le panorama est splendide. L’immense barrière des Pyrénées, du Valier au Canigou, étincelantes de neige et, en avant, on distingue même le pic de Bugarach. En se tournant, ce sont les pentes boisées de la Montagne Noire et les châteaux de Lastours bien reconnaissables dans une « fenêtre » qui s’ouvre vers la plaine. Nous marchons sur une large piste en crête, bordée d’une végétation qui s’ouvre de temps à autre sur un panorama toujours aussi impressionnant, le pic de Nore, les éoliennes, des forêts de pins…À un carrefour de chemins, une étonnante croix-vierge veille sur les voyageurs.
Nous replongeons dans une forêt plus dense, on entend l’eau d’un ruisseau, pas très loin. À l’arrivée au hameau de Cubserviès, nous sommes accueillis par une bien jolie et bien ancienne fontaine couverte d’une voûte de pierre sèche, avant de gagner le belvédère qui nous offre une vue imprenable sur la fameuse cascade : c’est le Rieutort qui plonge de 90 m de haut, offrant la plus belle cascade du département.
Nous prenons la route et remontons au-dessus du hameau. Jusqu’à une très jolie  chapelle romane, Saint-Sernin, entourée d’un petit cimetière plein de vieilles tombes et de belles croix en fer forgé ; la beauté du paysage et les fleurs qui l’envahissent, notamment un grand buisson de camélias, lui donnent un caractère très champêtre et très serein. La pierre d’autel est une stèle romaine dédiée à la déesse Diane, ce qui laisse deviner que cet endroit est un lieu de culte millénaire (mais nous n’avons pu rentrer…).
Après ce moment émouvant, c’est le pique-nique, face au magnifique tableau des quelques maisons de Cubserviès perchées sur leur rocher dominant  la grandiose cascade. Le soleil brille fort et il commence à faire bien chaud.
Il faut bien s’arracher à la torpeur qui nous a saisis. Nous retraversons le hameau et nous commençons la descente au-dessus du lit du Rieutort. Le sentier serpente en sous-bois, une forêt de chênes et de châtaigniers  nous entoure, dressant ses troncs encore nus bien droit vers le ciel, elle alterne avec des parcelles de pins et, partout, le soleil crée de beaux jeux de lumière. Nous franchissons de petits ruisseaux qui coulent bien vaillamment, quel plaisir de voir cette eau actuellement abondante… Des sources aménagées -toujours les constructions de schiste-, les ruines de maisons isolées au milieu des arbres, de longs murets de pierre qui bordent le chemin, entaillés parfois d’une succession de dalles formant escalier, rappellent que ces espaces aujourd’hui sauvages ont été habités et cultivés.
Nous arrivons à la Bastide-Esparbairenque, un joli village tout en pente. Une petite pause à la fontaine-lavoir de Saint-André, bâtie de schiste comme toutes les constructions que nous voyons depuis ce matin, puis nous remontons au-dessus jusqu’à l’église paroissiale Saint-André, curieusement située assez loin du village, entourée de son cimetière qui épouse la forte pente d’une large prairie ; aujourd’hui, pâquerettes, pissenlits et ficaires en font un tapis bien coloré. Nous reprenons le chemin à travers des châtaigneraies, nous montons encore avant d’entreprendre la longue descente qui, toujours tracée au milieu des schistes, nous fait surplomber la vallée profonde aux pentes couvertes de forêts. Sur la fin, voilà encore une vision exceptionnelle sur le village de Roquefère, son château, son église, ses ruelles. Et au bout du compte… son café pittoresque -et ouvert !- où nous attablons sans attendre.
Merci Roger de nous avoir conduits dans ces beaux paysages -nature et culture – en ce jour de pâques… beau.

Claudine P.
  
Photos de Roger et Annick

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Pour faire un commentaire, il faut

1) Entrer le commentaire - avec ton nom sinon c'est anonyme et je l'efface

2) Cliquer sur "Publier un commentaire"

Je me permettrai d'effacer les commentaires anonymes