Nous sommes 30 au départ de la randonnée « A saute Linon » au Villaret, menée par Jacques et Michel, les locaux de l’étape. Cette randonnée étant bien connue de la plupart d’entre nous, nous la prenons dans le sens inverse à l’habitude et c’est donc une découverte pour tous. Le temps est menaçant mais la météo n’a pas annoncé beaucoup de pluie, Nous verrons bien.
Nous rejoignons le Linon que nous dévalons par le moulin vieux, de chaos en cascades, gourgs, chaussées et prises d’eau. Nous profitons de son cortège végétal vernal varié de violettes, primevères, consoudes, osmondes royales, fragons, bruyères, cistes de Montpellier… sans oublier chênes verts, frênes, châtaigniers et érables. Le soleil nous accompagne par moment. Les tempêtes de l’hiver ont eu raison d’un grand nombre d’arbres qui encombrent la rivière mais le sentier a été dégagé par les bénévoles de la commune.
Arrivés à la passerelle, point bas de notre randonnée, nous remontons sur le promontoire séparant Dure et Linon. Le parcours est plus minéral avec des murets séparant les parcelles, anciennement cultivées, maintenant colonisées par le chêne vert. Les nouveaux randonneurs découvrent la capitelle moussue, pour Denis c’est la capitelle abandonnée en référence à la chanson de Gold ! La pluie nous a rattrapés et chacun s’équipe pour y faire face. Heureusement, elle est de courte durée.
Nous laissons quelques un(e)s remonter directement au Villaret par le chemin des vignes et prenons la vallée du Bouffiau, encore en eau à cette période, que nous traversons par la petite passerelle. Certains admirent les lauriers nobles arborescents, nombreux dans ce vallon.
Nous retrouvons le sentier reliant Brousses et le Villaret. Jacques remonte directement par le Rebombier sud pour préparer l’après randonnée. Le gros de la troupe rejoint la route départementale puis le Rebombier Nord. Martine s’étonne devant un portail menant nulle part, témoin d’une urbanisation anarchique ancienne. Geneviève et Véronique, qui papotent en tête de peloton, oublient de tourner sur le sentier. Nous les interpellons avant qu’elles n’atteignent Fontiers …
Le retour au Villaret se fait par le platelage abîmé par la chute d’un gros cèdre. Mifa nous fait des frayeurs et se blesse en le franchissant. Heureusement pour nous, ce n’est pas nécessaire de la porter, elle peut marcher ! Après le Mazet, c’est la descente vers le Villaret où nous retrouvons les voitures.
La rando (9,3 km et 250 m de dénivelé) se termine chez Jacques, qui nous fait profiter de son espace vert, sans doute pour la dernière fois, autour d’un verre de premières bulles ou de jus de fruit, de gâteaux préparés par Claudine B et des traditionnelles oreillettes. Paule, Renée, Francis, Monique et Guy nous y attendent (j’espère n’avoir oublié personne). Et Vincent, son épouse et leur fille Alice, les futurs propriétaires, nous rejoignent.
La pluie refait timidement apparition, il est temps de se quitter. Merci Jacques pour ce gouter et pour tous les bons moments passés chez toi depuis bien des années.
Michel
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