Cervieres.
Groupe vert - les marmottes
Nous sommes 14 à partir avec Anne Claire, tous les jours notre groupe s'étoffe un peu plus, certains désertent les groupes 1 ou 2 pour nous rejoindre.
Nous nous dirigeons vers la
Vallée de Cervieres du nom du torrent ,.
Au départ du Village de Cervieres et du Hameau du Laux aux maisons à l’architecture dite de Cueillette,
nous partons à l'assaut du Bois Noir et cheminons sur un sentier ombragé et profitons de la science de Anne Claire en géologie et botanique :
La carniole roche sédimentaire carbonatée, vacuolaire et bréchique
L’Epatique trilobée première à fleurir au printemps - violette ou blanche,
Campanules des forêts,
Raisin d'ours ou busserole ou petit buis (tres efficace pour les problèmes urinaire)
Enfin arrivés tout en haut du bois noir nous sommes émerveillés par la vue panoramique sur Cervieres surplombée par le massif du Chenaillet.
Andréa nous cause quelques inquiétudes Anne Claire l’a soutenue sur la montée.
Cours de géologie très détaillé sur la formation de l'océan alpin, puis sa disparition en laissant un morceau de lithosphère océanique au Chenaillet, site géologique européen exceptionnel ; un autre site se trouve dans le Sultanat d’oman
Nous cheminons sur le sentier botanique,
La floraison ne nous a pas attendue pour disparaître, annonciatrice de l'automne.
Après un pique-nique reconstituant accompagné par la douce musique du torrent du Bletonnet, puis café et Achillée offert par notre guide, avant d’être captivés comme des enfants par les contes de Anne Claire - le corbeau - narré avec beaucoup de poésie et de gestuelle.
Leçon sur les corvidés images à l'appui
Un autre conte sur tous les oiseaux
Nous reprenons notre marche très agréable
tantôt ombre, tantôt soleil
Mais Andréa ne peut plus avancer.
Anne Claire n’a pas d'autre choix que d'appeler le Samu qui sont là en 20 mn et l'amènent à l’hôpital de Briançon pour examens. Sans gravité, elle en sortira mercredi.
Nous reprenons notre marche jusqu'à Cervieres - arrêt habituel au bistrot du coin pour se désaltérer d’une bière ou glaces ou les 2 où nous rejoignent peu après les autres groupes.
Il est temps de rentrer au bercail.
Claudine
Groupe 2 - les bouquetins
Le circuit est exactement celui du premier groupe sauf que nous n'avons pas rencontré de vipère et avons vu aux chalets d'alpage des asphodèles en fleur
Après le repas pris en commun avec le premier groupe et avoir bu le café et le gênepi nous repartons par un bout du même chemin que nous quittons pour commencer une descente qui nous conduira au fond de la vallée. Les paysages sont toujours aussi majestueux et l'on se sent tout petit dans ce décor. Au cours de cette descente nous foulons au pied différents type de roches, gabbro,viperine. Nous découvrons une plante, l'agerollier au fruits comestibles ils n'étaient pas encore murs. Ce sentier très agréable nous conduit à la route qui dessert un hame au de Cervieres,ou coule une rivière au débit abondant, la Cervieyrette. Nous empruntons très rapidement une piste qui nous conduit a un site très particulier, un mur construit en pierre disparates dans lequel sont aménagés des meurtrières. Ce mur construit au XIX siècle devait protéger le village. Arnaud nous enseigne une petite armoise avec laquelle on fabriquait l'absinthe. Après avoir traversé la rivière sur un pont nous passons à côté d'une carrière où l'on récupere les blocs descendus de la montagne, nous arrivons enfin à Cervieres ou nous attends le groupe 3 installé au bar.
Gérard
Groupe 3 - les chamois, Sous la conduite de Cedric.
Le bus nous amène au village de Cervieres, dans la montée du col de l’Izoard. Ce village a été détruit lors de la dernière guerre et rebâti de l’autre côté du pont sur la rivière Cerveyrette. Un projet de station de ski aussi grandiose que Tigne a été soumis aux habitants du village qui ont tous refusé. Depuis cette vallée est préservée : agro-pastoralisme, ski de fond et de randonnée, GR5 et randonnées
Bien moins connue que la vallée de la Claree, celle-ci est un bonheur vert.
La Rando commence mal: Michel perd son bâton dans le lit de la Cerveyrette. Ni une, ni deux, Arnaud descend le chercher, sans se mouiller les pieds. En montant à travers le village, maisons à panneaux de bois et couverture en mélèze se succèdent,. Un cadran solaire orné la façade de la mairie, entre les deux blasons de la commune à tête de cerf.
Une seconde église perchée en haut du village fait concurrence à celle, près du pont. Reconstruction ?
Nous prenons un sentier raide qui nous coupe les jambes et la respiration. Cédric, notre guide du jour, nous trace des lacets entre pierraille et pinède. Bientôt une ancienne terrasse cultivée s’ouvre devant nous. Deux granges d’alpages, une chapelle en bon état nous font face. Une autre est toute délabrée. La source, à proximité est tarie. Un tuyau d’alimentation en eau vient de plus haut. Nous reprenons notre ascension. Cédric pousse un cri: une vipère se dorant au soleil sur le sentier s’enfuit avant qu’il ne pose pied par terre. Une belle frayeur ! Une casemate en béton préfabriqué toute simple est au bord du chemin : une entrée s’ouvrant sur une salle ronde éclairée d’une meurtrière rectangulaire. Celle-ci avec de multiples autres garde le passage des cols italiens. Il s’agit de la ligne de défense prévue contre l’invasion italienne de la dernière guerre. La veille organisée selon des angles croisés assure une protection diurne maximale. Le sentier fait place à une piste militaire qui reliait toutes ces casemates (construction, intendance, renouvellement des soldats en position). Nous respirons un peu sur ce replat. De nombreuses marmottes jouent à cache cache avec nos appareils photos. Cédric nous montre une crotte de loup toute blanche : il mange l’intégralité de ses proies. Son intestin nous l’enseigne. Plus loin, nous traversons un pierrier de gravons, roches feuilletées avant d’atteindre le lac des sareilles 2530m. Envahi par les herbes, il n’attire pas la baignade. Nous sommes rejoints par le groupe 2 pour le déjeuner. Ensuite, nous poursuivons notre montée. L’hellebore des glaciers et un tapis de bolets de pin agrémentent nos efforts.
Après un dernier coup de nez, nous atteignons le lac Noir qui est devenu rose, envahi par la renouée aux fleurs roses. Elle a été importée par les oiseaux migrateurs lors de leur pause alimentaire dans ce lac. Cette plante invasive prospère avec une autre verte. La parodelie nous fait penser à Minnie avec ses deux oreilles. À présent nous attaquons la descente dans les cailloux jusqu’à la ferme des Fraches entièrement délabrée. Nous pénétrons quand même dans les pièces en ruines. Une cave, une étable avec mangeoires se devinent sous des planchers de madriers bien ventrus. Le ruisseau autour de cette maison s’étale en marécage. Cela fait de belles photos aux couleurs changeantes. Plus bas, un hameau de quelques maisons se regroupe autour d’une chapelle. Une est louée aux vacanciers, l’autre est en rénovation. Le propriétaire nous invite à prendre l’eau potable de sa fontaine.
Quelques centaines de mètres sur la route, puis nous descendons vers la carrière, le long de la rivière. En chemin, Cedric nous montre Bouddha à la cime d’une crête. C’est lui qui porte la plénitude à la vallée.
Aux abords du village, les plantations du maraîcher nous font saliver: choux, poireaux, salades et autres légumes viennent en abondance grâce à l’eau. Encore quelques mètres,
nous retrouvons Cervieres
Et les autres groupes autour d’une bière bien méritée
Distance 13 kms et 750m de dénivelé
Marie Hélène
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