Nevache et la vallée de la Claree
Groupe des marmottes
Nous sommes 8 à nous engager dans la vallée de la Claree. C'est Arnaud qui a accepté de nous accompagner. Nous partons du hameau du Roubion pour longer la rive gauche en empruntant un petit pont de bois. Les premiers bachas s'offrent à notre regard. Creusés dans du mélèze, ils servaient autrefois d'abreuvoir aux animaux. Certains servent désormais de jardinière à fleurs. La Claree se fraie un chemin au milieu des prairies. Elle est encore assez calme car la pente est toute douce...tout est doux autour de nous. Les colchiques egayent le vert des prés de leur tâche mauve, les sorbiers des oiseleurs sont nombreux . Nous goûtons les baies de l'épine vinette...tout est ravissement. Nous nous rapprochons du bord de la Claree, la pente est plus forte et nous l'entendons gronder...le courant devient plus fort et nous commençons à monter... nous montons....traversons un pont de bois duquel on admire une première cascade majestueuse. Nous montons encore....pour pique -niquer au bord d'une autre cascade encore plus impressionnante. Apres avoir bu café et génépi offert par Arnaud, nous continuons à monter jusqu'à la jolie petite chapelle de Ste Barbe. Arnaud nous fait découvrir la plante d'absinte. Un peu plus bas, voici la prune de Briançon dont les anciens en retirait une huile. Enfin, nous arrivons au village de Nevache, un petit tour dans l'église et un autre petit tour dans la pâtisserie dans laquelle nous dégustant les fameuses tartes a la myrtille. Encore une superbe journée...vivement demain
Ginette
Groupe des bouquetins
Après nous être remis de l' angoisse et la honte d'avoir oublié José et Armand a la résidence ( en fait ils s'étaient trompé d'heure!), nous avons retrouvé les guides à Nevache après avoir traversé la magnifique vallée de la Clarée sauvée de sa disparition par la persévérance de l'institutrice Emily Carle et du politicien Brice Lalonde.
Le point de départ de notre rando ( nous les bleus), était le hameau de Roubion dont le nom dérive du torrent Roubion qui signifie "rageur" et qui incise les dépôts de gypse( roche blanche et tendre) et de cargneule( roche orange).
Nous avons d 'abord parcouru richement jonché d'épinettes crinette, de pruniers Briançon ou marmottiers, de sorbiers et d 'églantiers. Ces derniers ont rappelé a notre super guide Anne-Claire de nous conter pourquoi pour punir le petit diable qui ne faisait que des bêtises , le bon Dieu a dirigé leurs épines vers le bas. En suivant ce chemin on apercoit le tristement célèbre col de l'échelle, actuellement passage favori des migrants.
Puis nous,avons amorcé la remontée de la Clarée par la rive droite. Cette vallée sert de décor à une série télévisée: Alex Hugo.
La montée progressive et ombragée le long du torrent nous a permis d'admirer les ouvrages d'art servant a couper les crues.
Les pins d'Autriche, les pins a crochet, les mélèzes jalonnaient notre ascension. Les flancs du sentier étaient tapissée de raisins d'ours. Entre 2 pins nous apercevons la demoiselle ou cheminée de fée. Elle nous a suivi jusqu'au sommet.
Arrivés sur le plateau des Thures nous avons l'agréable surprise de rencontrer 2 très amicaux ânes de Saint André avant de tomber sur un troupeau de 1400 moutons, leur berger et son chien. Ils venaient s'abreuver au lac Chavillon auprès duquel nous pique-niquions. Ce lac en cours de transformation ne nous a pas incité a barboter! Les majestueux 3 Mages et les 3 sœurs qui nous surplombaient ont pu assister à l'invasion que nous avons subie, des moutons soudain plus intéressés par nos repas frugaux que par l'eau et l'herbe tendre!!
Après avoir appris par Anne-Claire pourquoi les corbeaux étaient maintenant noirs( et non plus blancs comme à l'origine).
Le chemin du retour par la rive gauche de la Clarée a été jalonné de surprises: la crampe de Gisèle et le savant et efficace massage de Martine. C’est le moment où les Rouges nous ont rejoints .Nous avons agréablement fini la descente et récupéré les Verts au bus après avoir jeté un dernier regard au plateau des Thures, assez fiers de nous qui venions d'effectuer une rando de 11km et 600m de dénivelé.
Nicole
Groupe des chamois
La montée du torrent est la même que celle du groupe des bouquetins. Arrivés au 1er lac de Chavillon, nous continuons à grimper sur 100 m de dénivelé pour atteindre le lac de Bellety qui est un peu plus plein que le premier lac. Un troupeau de moutons nous accompagne toutau long de la montée.
Autour du lac, nous tombons sur des bornes frontières de 1823 qui séparaient la France de la Savoie. Sur un côté de la borne se dessine une fleur de lys très abîmée et de l’autre la croix du comté de Savoie. Pendant la pause déjeuner, le chien du berger nous a repérés de loin, suivi du berger qui crie car le chien doit faire descendre le troupeau. Nous poursuivons la randonnée par les drailles des moutons le long des courbes de niveau. Nous bordons les canyons colorés du Roubion et poursuivons jusqu'à une doline. Nous apercevons le groupe des bouquetins sur le chemin du retour. Nous atteignons le parc à moutons. Nous ne le traversons pas par respect du berger et longeons le précipice pour rejoindre la route. Cedric, féru de botanique nous montre l’Achille millefeuille qui soigne toutes les plaies. Nous faisons une petite pause en face de l’Aiguille Rouge où nous devinons des randonneurs au sommet. Ensuite, nous reprenons le chemin forestier et retrouvons le groupe 2 des bouquetins à mi parcours et amorçons la très longue descente ensemble. Les chamois ont parcouru 12km pour 700 m de dénivelé.
Cathy«