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jeudi 19 mars 2026

2026–03–19 Carlipa

CARLIPA : Pays de Cocagne en Lauragais

Nous sommes 26 à nous retrouver à l’entrée de Carlipa, sur un petit parking exposé à tous les courants d’air. Après la traditionnelle photo de famille, nous démarrons sous la houlette de Béa par une petite montée qui longe le bord du village en direction de la Montagne Noire. Très vite nous quittons le goudron et nous nous retrouvons sur un joli chemin sillonnant à travers bois et prairies, quelques-uns font provision d’asperges sauvages, Daniel remplit son rôle de serre file à merveille, comme toujours. Lorsque nous marchons dans le bois, nous sommes à l’abri du vent, mais dès que nous traversons une trouée (champs cultivés, ou friches), nous retrouvons le vent : il siffle, essaye d’attraper les casquettes, soulève les pans de vestes que vite nous refermons. Le sol est sec, tapissé de feuilles de chênes blancs principalement, mais voilà, il y a des bâtons qui traversent le chemin et font des croches pieds aux marcheurs qui chutent (au moins deux) gracieusement sur ce moelleux tapis.

Nous longeons une prairie d’un vert étincelant, un troupeau de vaches nous regarde passer (il n’y a pas de train) et tourne les sabots lorsque les paparazzis s’approchent. Le Lampy coule tout près, nous le traversons et Béa nous explique qu’il arrive du Tarn pour se jeter dans Le Fresquel à Alzonne.

Un peu plus loin, à la sortie d’un bois, deux bassins, signe de civilisation, nous surprennent : ils semblent alimenter un jardinet situé à notre droite et un pré délimité par la forêt au loin.

A présent nous grimpons au cœur d’une garrigue, le paysage change, le thym embaume, il n’y a plus de chemin, Béa nous aide à passer d’une friche à une autre et  nous débouchons sur un plateau : au-loin Saissac nous appelle mais nous n’irons pas… Nous bifurquons, longeons un champ et atteignons une route parallèle à l’ancienne voie de tramway qui reliait Saint-Denis à Bram au début du XXe siècle : les convois de blé et de maïs de la plaine lauragaise croisaient ceux de lait et de beurre produits dans les pâturages de la Montagne Noire.

Nous n’emprunterons pas cette voie. Béa nous emmène plus haut en direction du Pech Pointu qui culmine à 257 mètres. Lorsque nous émergeons du bois, la vue est voilée, et le vent nous retrouve… Nous traversons la route de Cennes-Monestiés et entamons le retour vers Carlipa, nous traversons des vignes en culture bio (les experts en la matière nous expliquent que la féverole semée entre les rangées est un engrais naturel qui permet de structurer le sol et d’améliorer le drainage). Nous traversons une belle ferme : un superbe dindon nous regarde passer en glougloutant, les chiens voudraient bien nous accompagner…

Enfin nous rejoignons Carlipa par la route, longeons une immense bâtisse, c’est une cave… on peut y trouver des greffons. Au centre du village, un magnifique paulownia nous émerveille, on l’appelle aussi « arbre magique » car il absorbe dix fois plus de Co2 qu’un arbre classique. Et nous retrouvons le petit parking et le vent à la sortie…

Aujourd’hui nous avons accueilli un nouveau « sellois » Eric : nous lui souhaitons la bienvenue.

Merci à Béa pour nous avoir concocté cette belle randonnée en pays de Cocagne.

Régine



Photos de Roger et Patrick

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