CARLIPA :
Pays de Cocagne en Lauragais
Nous
sommes 26 à nous retrouver à l’entrée de Carlipa, sur un petit parking exposé à
tous les courants d’air. Après la traditionnelle photo de famille, nous
démarrons sous la houlette de Béa par une petite montée qui longe le bord du
village en direction de la Montagne Noire. Très vite nous quittons le goudron
et nous nous retrouvons sur un joli chemin sillonnant à travers bois et
prairies, quelques-uns font provision d’asperges sauvages, Daniel remplit son
rôle de serre file à merveille, comme toujours. Lorsque nous marchons dans le
bois, nous sommes à l’abri du vent, mais dès que nous traversons une trouée
(champs cultivés, ou friches), nous retrouvons le vent : il siffle, essaye
d’attraper les casquettes, soulève les pans de vestes que vite nous refermons.
Le sol est sec, tapissé de feuilles de chênes blancs principalement, mais
voilà, il y a des bâtons qui traversent le chemin et font des croches pieds aux
marcheurs qui chutent (au moins deux) gracieusement sur ce moelleux tapis.
Nous
longeons une prairie d’un vert étincelant, un troupeau de vaches nous regarde
passer (il n’y a pas de train) et tourne les sabots lorsque les paparazzis
s’approchent. Le Lampy coule tout près, nous le traversons et Béa nous explique
qu’il arrive du Tarn pour se jeter dans Le Fresquel à Alzonne.
Un
peu plus loin, à la sortie d’un bois, deux bassins, signe de civilisation, nous
surprennent : ils semblent alimenter un jardinet situé à notre droite et
un pré délimité par la forêt au loin.
A
présent nous grimpons au cœur d’une garrigue, le paysage change, le thym
embaume, il n’y a plus de chemin, Béa nous aide à passer d’une friche à une
autre et nous débouchons sur un
plateau : au-loin Saissac nous appelle mais nous n’irons pas… Nous
bifurquons, longeons un champ et atteignons une route parallèle à l’ancienne
voie de tramway qui reliait Saint-Denis à Bram au début du XXe siècle :
les convois de blé et de maïs de la plaine lauragaise croisaient ceux de lait
et de beurre produits dans les pâturages de la Montagne Noire.
Nous
n’emprunterons pas cette voie. Béa nous emmène plus haut en direction du Pech
Pointu qui culmine à 257 mètres. Lorsque nous émergeons du bois, la vue est
voilée, et le vent nous retrouve… Nous traversons la route de Cennes-Monestiés
et entamons le retour vers Carlipa, nous traversons des vignes en culture bio
(les experts en la matière nous expliquent que la féverole semée entre les
rangées est un engrais naturel qui permet de structurer le sol et d’améliorer
le drainage). Nous traversons une belle ferme : un superbe dindon nous
regarde passer en glougloutant, les chiens voudraient bien nous accompagner…
Enfin
nous rejoignons Carlipa par la route, longeons une immense bâtisse, c’est une
cave… on peut y trouver des greffons. Au centre du village, un magnifique
paulownia nous émerveille, on l’appelle aussi « arbre magique » car
il absorbe dix fois plus de Co2 qu’un arbre classique. Et nous retrouvons le
petit parking et le vent à la sortie…
Aujourd’hui
nous avons accueilli un nouveau « sellois » Eric : nous lui
souhaitons la bienvenue.
Merci
à Béa pour nous avoir concocté cette belle randonnée en pays de Cocagne.
Régine
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