Fiche d'information en cas de sinistre FFR

lundi 29 décembre 2025

Les Capitelles de Conques

C’est par une belle après-midi ensoleillée, que 10 randonneuses et randonneurs se sont retrouvés dans le
secteur des Capitelles de Conques, pour une sortie connue de la plupart d’entre nous.

Cette sortie nous permet, une fois encore, d’apprécier le travail des bénévoles qui se chargent de la rénovation et de l’entretien de ces cabanes en pierres sèches, ainsi que de leur environnement.

Merci à Yves de nous y avoir menés.

Roger.
 
Photos de Roger

dimanche 21 décembre 2025

Peyriac de Mer

Jolie, cette petite balade de santé pour finir cette année en beauté.

Entre terre, ciel et l’eau sans oublier les oiseaux dont ces magnifiques flamands roses prenant leurs envols à notre passage.

Désolé du dérangement.

Cela s’est confirmé, l’eau de là haut nous accompagne ce matin et ce ciel changeant a tout aussi modifié les couleurs des eaux ainsi que notre parcours évitant des zones à risques dont les terres glaiseuses incompatibles à notre confort et sécurité.

Nous réussissons malgré tout à prendre de la hauteur par le sentier des crêtes avec vues 360 ° sur les étangs comme si nous étions sur une île.

Nous arrivons sur Bages par les hauteurs où le soleil se dévoile enfin après le passage bien arrosé sur la route d’accès presque inondée.

Pause en surplomb de l’étang en face de La Nautique, on aperçoit au loin la cathédrale de Narbonne.

Petite visite de la crèche de l’église de Bages et en route sur le retour avec arrêt nécessaire pour se dévêtir partiellement, bien entendu, puisque à notre grande surprise il fait chaud.

Après lavage, séchage.

Terminons cette bien sympathique activité dominicale par les verres de l’amitié, Cathy nous a fabriqué des biscuits de noël, petits bonhommes, sapins et étoiles.

Il m’a fallu en goûter plusieurs pour bien confirmer leurs qualités gustatives accompagné d’un chaud chocolat. Excellents et heureusement que nous n’étions pas tant nombreux, il n’y en aurait pas eu pour tout le monde.

En conclusion,

Randonnée pluvieuse, randonnée heureuse,

Randon ensoleillée, nous voilà tous émerveillés.

Passez de bonnes fêtes et vivement que l’on recommence.

Christophe

Photos de Christophe, de Roger

vendredi 19 décembre 2025

2025-12-19 Monze - Rando + Goûter de Noël

La rando fin de saison suivie du goûter de Noël. Quel événement magnifique. Cela vaut bien deux comptes rendus: un pour la rando l'autre pour le goûter. Et les voilà

La Rando
Il faisait gris, de gros nuages bien noirs remplissaient le ciel sur l’horizon de la mer, mais il
faisait très doux, très très doux pour un mois de décembre. Certains ont même osé le tee-shirt
à manches courtes et les autres les ont vite enviés.
Nous sommes 36 à retrouver avec un grand plaisir les sentiers de Monze sous la conduite de
celui qui les connait le mieux, Christian, Monsieur le Maire en personne. Nous voici
rapidement dans la garrigue, une garrigue épaisse et haute, on ne peut pas appeler ça forêt
mais quand même… Le sentier se crée un passage étroit entre les genévriers, les lauriers-tins,
les cistes, les chênes kermès, les chênes verts, la salsepareille, le petit houx et, le plus bas, le
thym. L’ensemble est très verdoyant, et même humide aujourd’hui, on a du mal à imaginer
quelle sera sa sècheresse au cœur de l’été. Et au bord du sentier, étoiles en cette veille de
Noël… des pâquerettes ! Tous nos savoirs botaniques traditionnels sont chamboulés.
Après notre montée à travers la garrigue, nous voici sur une petite route. Nous sommes en
crête et le panorama est somptueux. Nous dominons le Val de Dagne, au premier plan, les
vignes et les hauteurs qui ont été ravagées par un incendie il y a quelques années et qui ont
reverdi, derrière, c’est le moutonnement des Corbières. Cultures et nature s’entremêlent. Au-
dessus, les nuages et le soleil qu’on devine de temps en temps créent de beaux jeux de
lumière.
Nous reprenons un sentier pour redescendre tranquillement sur le village de Monze, au milieu
toujours d’une haie de buissons. De temps en temps, un effluve léger de senteurs
méditerranéennes, ce ne sont pas les odeurs violentes du printemps ou de l’été mais… Des
traces de fouillage nous rappellent que la garrigue est habitée, même si nous ne le voyons
pas ; les sangliers sont récemment passés par là. Et nous revoilà dans le village. Nous
longeons la Bretonne, nous empruntons le beau pont médiéval qui vit passer pendant les
siècles la « route de la laine » amenant les toisons des moutons des Corbières vers les ateliers
de draperie de Carcassonne, nous nous égayons dans les rues du centre ancien aux beaux
noms qui sentent la vigne et le vin, nous contournons l’église et son chantier de restauration
(bravo à la commune !... et à son maire), pour revenir à notre point de départ et attendre… le
Père Noël.
Merci à Christian pour nous avoir menés une nouvelle fois au cœur de cette belle nature entre
Alaric et Corbières.
Claudine P.

Le Goûter de Noël
Le grand événement fin d’année calendrier. Le goûter de Noël du SEL. Nous y étions à cinquante trois, d’après mon compte, que je pense être moins que la vérité. Peu importe nous y étions à beaucoup pour une après-midi de convivialité, de fraternité, d’amitié, de bonne humeur – je m’arrêter là, tu peux, cher lecteur, chère lectrice, ajouter le ou les descriptifs du même genre.
Quand je suis arrivé vers seize heures vingt la rando était déjà finie. Les participants attendaient avec impatience l’arrivée des derniers participants et avec plus d’impatience l’arrivée des bulles et des grignotages. Pas trop impatients quand même, l’important c’étaient les amis – et ils étaient nombreux. C’était un plaisir pas du tout caché que pour ma part j’ai revu des Monzois que ne randonnaient plus, des randonneurs de jeudi que je voyaient beaucoup moins, des randonneurs de dimanche que je ne voyaient presque plus qu’au événements comme celui-ci et bien sûr les randonneurs du mardi.
Mais voilà. Après un certain temps, notre présidente bien aimée a pris la parole. Comme toujours elle était brève et précise. Elle a remercié la ville de Monze et son maire (Christian) pour la salle, les organisateurs pour leur dévouement, les personnes présents pour être là et qu’on serve la bulle.
Et comme par magie cinq ou six bouteilles de Blanquette ont apparues et ont été aussitôt ouverte. Puis des cartons avec des pizzas déjà pré coupées en carrés pratiques et tout le monde a commencé a servir son voisin qui à son tour servait tout le monde.
Les bulles descendaient bien, mais comme toujours au SEL en modération, les pizzas furent dégustées et puis remplacées par des tartes aux fruits délicieuses. 
Et pendant tout ce temps le Père Noël faisait sa tournée. Il a distribué des tee-shirts SEL à ceux qui en avait besoin. Il s’est fait photographié avec ceux qui voulaient un souvenir – et notamment avec cinq apprentis qui avaient déjà le bonnet adéquate mais pas la barbe florissante qu’il faut pour espérer cette position. 
Et ainsi progressait l’après-midi dans la bonne humeur. 
Et enfin vers dix-sept heures trente on commençait à partir. Toutes les bonnes choses doivent avoir une fin. Quand presque tout le monde est parti, c’était au tour du corps à balais qui a montré son dévouement et son habilité. 
Quel après-midi mes amis ! On s’en souviendra !
Et merci à tout le monde qui a contribué à le rendre si mémorable
ChristianC et la municipalité de Monze pour nous avoir  prêté la salle
ClaudineP et Ginette qui ont apporté tous les produits à consommer
Le Père Noël pour sa présence joyeuse
Les balayeurs techniciens de surface: Christophe, Ginette, Armand
Et j’espère que je n’ai oublié personne. Si c’était le cas, qu’il ou elle soient remercié aussi !
Bonne fin d’année mes amis.
Et à bientôt sur les sentiers – ou au foyer de Monze !!
John

Photos de Roger
Photos de John

dimanche 14 décembre 2025

Saint Martin de Villereglan

Une petite balade du S.E.L dans la Malepère du coté de Villarzel du Razès, ses fermes équestres et son château …

Il a un peu gelé ce matin, nous sommes seulement 16 marcheurs pour prendre le départ de notre randonnée dominicale depuis l’Espace Philippe Dumont à Saint-Martin de Villereglan. Tandis que nous nous préparons, un groupe de marcheurs de Villegly commence une petite balade de la matinée.

Saint-Martin de Villergelan est un coquet petit village de la vallée du Sou au pied de la Malepère. Nous commençons notre marche par une partie de la Route de d’Artagnan, un chemin équestre que nous avons déjà emprunté, passons à proximité du Domaine la Louvière.

Au loin émergent au dessus du brouillard les Pics de Saint-Barthélemy et le Souleyrac. Il fait encore un peu frais et, nous marchons rapidement pour atteindre le Domaine de Granet. Sur la façade de la maison de maître nous pouvons admirer son beau cadran solaire. Au printemps, il y a une très belle glycine.

Après une pause d’une dizaine de minutes, nous continuons notre route en direction de la Serro de la Melso et du Domaine de Montgrenier que nous contournons. Par les bois nous arrivons aux prairies qui dominent Villarzel du Razès et où paissent de très nombreux chevaux. Il est un peu plus de midi lorsque nous arrivons au village pour faire la pause casse-croute après avoir fait une petite visite à son château.

Villarzel du Razès c’est vraiment le cœur du Massif de la Malepère, dans ce tout petit village se sont installés plusieurs artistes : musiciens, céramiste, peintre et photographe. Son château du XIV éme siècle construit en briques vient d’être vendu et des grands travaux de réhabilitation viennent de commencer. Au village, se trouve un très bon restaurant avec beau centre équestre et, il est traversé par de nombreux chemins de randonnées pédestres, équestres et de VTT.

Après le repas, aux environs de 13h30, nous reprenons par de petits chemins dans les bois notre cheminement. Nous dominons maintenant toute la vallée du Sou, il fait très beau lorsque nous commençons la descente vers Saint-Martin de Villereglan. Elle est très longue, environs 4 km et, l’allure est rapide. Un peut trop pour certains ... Il est un peu moins de 15h00 lorsque nous parvenons à nos voitures. Il n’y a pas de café au village pour prendre le verre de l’amitié, après quelques minutes de conversations amicales chacun de nous regagne son domicile.

Photos de Jean François

jeudi 11 décembre 2025

2025-12-11 Alaigne

Au départ du village circulaire d’Alaigne, le S.E.L en balade en terres wisigothes …

Cet après-midi nous sommes malgré le temps maussade 25 marcheurs réunis sur la place de l’église d’Alaigne pour faire une petite rando de 10,300 km avec 300 mètres de dénivelé positif.

Alaigne est un des plus spectaculaires villages en circulade du Razès. Son nom viendrait d’une tribu wisigothe les Alains. Pendant longtemps, le village a été le chef lieu du canton du même nom. Excentré, il n’a pas eu l’expansion qu’à eu le village voisin Belvèze du Razès où passait le Chemin de fer. Aujourd’hui, Alaigne est un coquet petit village avec plusieurs associations culturelles très dynamiques.

Après avoir fait la traditionnelle photo de famille devant le Moulin de Denis nous prenons notre cheminement par un petit chemin qui nous conduit jusqu’au Col de Marmagès. Ici nous sommes sur la Frontière entre les royaumes Franc au nord et wisigoths au sud. Une importante bataille y aurait eu lieu.

Nous faisons une première petite pause et, malgré que la vue soit bien bouchée nous profitons du paysage sur la vallée du Sou, la Malepère. On devine Bugarach, le Pic de Brau, les Corbières et les majestueux Monts d’Olmes.

Par un petit chemin très pentu nous continuons notre balade. Il est relativement sec, pas trop de boue, ce qui nous préserve des glissades. Une longue montée par un chemin herbeux nous conduit à un autre point de vue. Nous avons marché environs une heure et avons fait un peu plus de 4 km.

Devant nous, une autre jolie circulade, Bellegarde du Razès. Pris par le temps, nous n’y passerons pas. Ce village pourra faire l’objet d’une promenade au printemps prochain qui nous conduirait au lac de La Péne afin de voir des anodontes.

La marche se poursuit sur un plateau très venteux, nous passons à proximité de deux grands domaines. Nous traversons la voie verte qui conduit de Bram à Moulin-Neuf et, nous voici au pied du chemin que nous avions descendu à l’aller. C’est un peu difficile pour certains jusqu’au Col de Marmagès.

Par le même chemin qu’au départ nous regagnons nos voitures. Il est juste 17h00, les cloches de l’église du village sonnent. Roger nous indique que nous avons fait exactement 10 km.

Avant de rejoindre nos domiciles nous faisons une rapide visite du village afin de voir la jolie porte du Pépy, la place parfaitement circulaire. Sur la porte récemment restaurée, en partie, par une association patrimoniale de bénévoles on peut apercevoir les armoiries de l’archevêché de Narbonne et l’emblème des cardeurs de laine.

Jeff
Photos de Jeff

mardi 9 décembre 2025

2025-12-09 Carcassonne Epanchoir Foucaud

Nous voici à quinze pour une jolie rando entre les vignes et les bords du Canal du Midi à l’Ouest de Carcassonne. Nous nous sommes retrouvés dans le parking du Leclerc route de Toulouse pour la photo de famille. Le lieu n’est pas très propice pour la photo de famille – mais peu importe les environs, l’important c’est nous.
Et nous voici partis guidés par Nadine et Philippe derrière le Supermarché, puis longeant le Brico, puis passant devant des dépôts et ateliers semi industriel. Et puis tout à coup nous voici à la campagne ! C’est un pays de vignes – la ville et ses alentours sont oubliés. Nous montons un peu pour des belles vues vers le sud et la vallée du Canal du midi avec des vues au loin vers le Madres qui pointe son nez entre deux collines plus proches qui cache ses compagnons. Et au Nord nous voyons la Montagne Noire et peut-être le Pic du Nore, éclairé pendant un moment par un rayon de soleil. Nous sommes sur une petite crête qui nous permet ces jolies vues. Nous nous arrêtons un moment à un petit château assez joli mais un peu laissé à l’abandon. C’est le domaine de Félines. 
Nous continuons. Nous passons à côté d’un autre joli domaine, celui du Conquet, mais bien entretenu lui avec derrière une ferme toujours en activité que nous contournons pour traverser le chemin de fer Bordeaux-Marseille – et aussi plus proche de nous Bram-Carcassonne. Pas de trains, nous passons en toute sécurité et nous arrivons au Canal du Midi et l’écluse de la Douce. 
Un long arrêt – nous ne sommes pas pressés et nous sommes arrivés à mi-chemin. Et puis nous prenons le chemin de halage. Le canal est toujours joli, même en son apparat d’hiver ! Nous passons à côté de l'épave d’un petit bateau de plaisir, à moitié sous les eaux. Il a un nom évocateur : CareFree – qui veut dire Sans Souci. Il n’a vraiment plus de souci celui-là.
Nous passons à côté de l’Epanchoir de Foucaud et de deux bateaux Lou Gabaret qui amènent des voyageurs intrépides jusqu’ici en été depuis l’écluse de Carcassonne. C’est un endroit qui fait café en été et fait aussi un lieu bucolique pour écouter de la musique. Moi j’y ai entendu du Jazz et Patrick et Régine aussi. 
C’est d’ici que partait le tracé ancien du Canal du Midi qui contournait Carcassonne. A l’époque la compagnie du Canal a proposé à la ville de Carcassonne de le faire passer au centre, mais les édiles de notre bonne ville rechignaient à contribuer les 100.000 francs nécessaires. Et le Canal est construit au Nord de Carcassonne et il y restait pendant plus d’un siècle avant de trouver son tracé actuel.
Nous quittions le bord du canal ici pour prendre un chemin juste un peu en hauteur le long du canal et bientôt nous arrivons au pont de la Rocade ouest. Là Claude et moi quittons le groupe pour retrouver directement nos voitures tandis que les autres ont continué avec nos guides animateurs pour prendre un verre chez eux. 
Mais ca, quelqu’un d’autre devra raconter.
Merci Nadine, merci Philippe pour cette jolie balade.

Photos de John et de Claude

dimanche 7 décembre 2025

Le Pas de Montsarrat

Nous sommes douze au départ du parking de la grotte de Limousis. Nous ne sommes pas seuls, une compagnie de chasseurs délibère, à quel endroit vont-ils chasser ? Roger demande leur direction, apparemment, ils vont se positionner sur l’autre versant de notre parcours. Yves et Roger nous guident sur le Pas de Montssarat qui est une ancienne voie romaine.

Nous prenons un petit sentier à côté de l’ancien bâtiment qui monte bien raide et je ne fais pas attention je marche sur une roche glissante et c’est la première chute de la journée, mais sans mal.

Une piste à travers bois nous mène à la vigie incendie du Mont Simel. Le vent souffle très fort et nous nous mettons à l’abri pour faire une petite pause. Nous poursuivons sur la ligne de crête avec un beau panorama sur les Pyrénées enneigées. Les traces de roues des charriots d’antan (ancienne voie romaine) qui ont creusé la pierre nous mènent au pied des gros blocs rocheux. 

Pour rejoindre le pas de Montsarrat, l’ascension n’est pas aisée car le vent souffle très fort. Enfin, nous traversons le pâturage et nous entamons une descente assez pierreuse. Ceux de devant aperçoivent une famille de sanglier qui traverse le sentier et qui est poursuivi par un chien de chasse.

Nous faisons la pause déjeuner, à l’abri des chasseurs, mais ils sont derrière nous dans la forêt. On ne s’éternise pas. Notre parcours va nous mener jusqu’à Fournes Cabardes avec son joli lavoir. Sur le retour, nous allons découvrir des curiosités : le Menhir couché qui est bien protégé par un grillage, ensuite une scène bucolique avec des personnages et des animaux en bois et un immense châtaignier dont la circonférence interroge tout le monde. A une intersection, Yves nous dit : à gauche nous sommes à une demi-heure du parking et à droite au village de Limousis pour un ou 2 km de plus. 

Bien sûr, nous prenons le sentier de droite qui descend dans le lit de la rivière. Nous sommes très prudents car les rochers sont glissants. Malgré tout, trois chutes sont à déplorer mais sans gravité. Enfin, nous atteignons le village, il y a un moment de flottement pour trouver le parking.

Merci Yves et Roger pour cette belle randonnée dont l’objectif est atteint : 18km et 600m de dénivelé. 

Et nous prenons le pot traditionnel au nouveau bâtiment d’accueil de la grotte de Limousis.

C’est un très bel espace avec une boutique de minéraux.

Cathy
 
Photos de Roger

vendredi 5 décembre 2025

2025-12-05 JacquesB et le Trophées des Bénévoles du Sport

Nous étions à six. Jacques bien sûr, car c‘était lui qui était à l’honneur, Paule bien sûr aussi, ClaudineP qui allait faire l’allocution et  nous trois, Josy, Armand et moi. Le nombre d’invités étant réduit, nous avons dû limiter à quelques anciens du club.

« A l’occasion de la Journée Mondiale du Bénévolat du 5 décembre et des 20 ans de notre association dans l’Aude, France Bénévolat Aude organise les Trophées des Bénévoles du Sport.  Par cette manifestation, l'objectif cette année est de mettre à l’honneur les bénévoles les plus dévoués dans les Associations Sportives de Carcassonne.»

C’est ainsi que France Bénévolat a annoncé dans la presse cette soirée de présentation de trophées à l’Odeum à Carcassonne.

Auparavant, lors du forum des associations en septembre un de leurs représentants avait contacté ClaudineP. Par la suite ils l’ont recontactée pour demander si elle avait quelqu’un à proposer pour ce trophée et bien sûr elle a tout de suite pensé à Jacques et ses vingt cinq ans de présidence au SEL. Elle a consulté les membres du Conseil d’Administration qui ont tous été d’accord.

Claudine a présenté le SEL et tout ce que Jacques a apporté au SEL pendant ses années de présidence. Et puis on a présenté son trophée à Jacques. 

Il y avait douze clubs, dont le SEL, qui honoraient un des leurs. Les différents présidents ont parlé de leurs clubs et de leur adhérent méritant – mais c’est bien sûr notre ClaudineP qui a parlé le mieux !

C’était un trophée bien mérité. Jacques a œuvré pour le SEL pendant vingt cinq ans comme président et plus comme adhérent. Il a dynamisé le club, il a accueilli les nouveaux en leur faisant sentir qu’ils étaient chez eux, il a organisé des randos, pendant plusieurs années c’est lui qui a créé l’agenda, il a organisé des voyages et des séjours et a encouragé d’autres à faire de même, il a organisé et encouragé des réunions conviviales - Noël, les rois, les crêpes, les AG avec diaporamas et repas et le repas de fin de saison chez lui à Brousses. Et maintenant il est le sage respecté vers qui on se tourne pour avoir son conseil! C’est une vie formidable.

Un grand merci à Jacques.

Et à ClaudineP et Ginette qui ont organisé notre participation à cette soirée

John 
Photos de John et Armand

mardi 2 décembre 2025

2025-12-02 Caux et Sauzens

Nous sommes à 21 pour cette jolie rando de 6 à 7 kilomètres avec un petit dénivelé de 80 mètres – mais un dénivelé doux sans rampaillous ! Le soleil a décidé de venir avec nous et nous a éclairé pendant une bonne partie de la rando – et puis il s’est endormi. Dommage !
Mais il était avec nous au départ. Il y avait du monde au départ car un autre club, je crois les Villemarcheurs, qui partait juste après nous. C’était un groupe plus jeune et ils n’étaient pas en rando douce et donc après cinq minutes de balade nous nous sommes écartés pour les laisser passer. Et ils ont vite disparus au tournant du chemin.
Nous sommes près de la grande ville, Carcassonne, à Caux et Sauzens. Pourtant nous sommes en pleine campagne. C’est un pays assez plat, fait surtout de vignes et de pâturages ou céréales avec des belles vues d’un pays plat. Le ciel était bleu avec quelques nuages en ouate pour le décorer. Beaucoup d’arbres ont toujours gardé leurs feuilles et donc nous avons toujours les couleurs magnifiques d’automne. 
Donc nous avons quitté le village pour parcourir cette campagne. Puis un petit bois qui d’abord a longé les champs et puis nous a entouré. Une petite montée et ensuite nous voyons un peu plus loin le village de Caux d’où nous sommes partis. 
Nous avançons gentiment et puis nous voici au canal du midi que nous allons longer un kilomètre et demi. Nous faisons une halte à l’écluse de Villesèquelande (n° 36 si cela vous intéresse). Il a été repeint récemment – cela fait un bel effet. Et puis nous remontons la petite départementale pour arriver à notre point de départ. 
Une jolie rando qui nous a fait bien plaisir. 
Mais je dois quand même signaler aux randonneurs que sur une route nous devons rester tous du même côté de la route. Et ce côté c’est la gauche ! C’est une question de sécurité pour tous. J’ai vu une voiture slalomer entre les marcheurs ! Ce n’est pas bien de notre part. Prenons l’habitude de marcher à gauche sur toute route. C’est défini ainsi par la loi et aussi par le règlement du SEL ! Pensons-y mes ami(e)s.
Merci Josette pour cette belle rando automnale.
John
 
Photos de John

samedi 29 novembre 2025

Villeneuve Minervois

Encore une fois à cause de la météo, la rando a été annulée et remplacée au pied levé par une sortie à Villeneuve-Minervois, mais avancée au samedi 29 Novembre.

La journée promet d’être belle, et nous sommes 6 au départ.La boucle proposée par Yves nous amène, en passant par la chapelle Saint Mamet, au village perché de Sallèles-Cabardès, puis par un sentier en balcon, à Trassanel, ou nous décidons de pique-niquer sur l’aire près du parking. Sitôt installés, nous avons la visite d’un superbe chat siamois venu quémander quelque nourriture.

Reprise du parcours pour rejoindre le sentier de la Truffe récemment ouvert. Après quelques difficultés pour le retrouver, le balisage étant orienté dans le sens opposé, nous le suivons jusqu’à Villeneuve où nous prenons le verre de l’amitié.

Joli parcours, jalonné de superbes vues sur les Pyrénées avec une météo de rêve.

Merci Yves de nous avoir menés.

Roger.

Photos de Roger

jeudi 27 novembre 2025

2025-11-27 Rieux en Val

Un après-midi formidable pour cette jolie rando depuis Rieux en Val dans la val du Sou. Nous étions une vingtaine au départ. Nous avons rompu avec la tradition et ce n’est qu’après 800 mètres que nous avons pris la photo de famille. C’était en dessous de la Pierre Droite croix. Après la photo, Christian, notre guide pour cette rando, nous a parlé un peu de cette pierre. La "pedra dreta" en occitan est un menhir érigé sur une petite éminence rocheuse. Cette dalle en grès carcassien mesure 2 m de largeur à la base pour 2,20 m de hauteur et 0,40 m d'épaisseur. La pierre droite a été christianisé par l'adjonction d'une croix en fer à son sommet. Des fouilles sommaires, au pied du monument, ont livré des ossements humains.
Et la rando continue. Le temps était vraiment magnifique. UN très beau soleil automnal nous a éclairé ainsi que tout le paysage tout le long de cette rando. Ce n’était pas un soleil d’été qui écrase tout mais un soleil délicat mais quand même soutenu qui a donné une netteté éclatante à tout. Je l’avais déjà remarqué pendant le trajet en voiture dès que j’avais passé Monze et sur tout le val de Dagne que j’avais traversé – et ici aussi cette lumière m’a réjoui.
Nous avons traversé les champs et les vignes et puis nous avons traversé une première fois le Sou, cette rivière que nous connaissons tous plus bas quand il est au fond de la vallée, le canyon même, sur la route de Lagrasse.
Nous revenons ensuite vers Rieux en Val et nous nous arrêtons au Pont Vieux où Christian, qui a très bien préparé sa rando, nous a donné des infos sur ce pont : Le Pont Vieux, dit "pont romain", se trouve sur l'ancien chemin de Carcassonne à Lagrasse, qui existait déjà au XIIe siècle, et pourrait par conséquent remonter à cette époque. La tradition l'attribue aux Romains. L'ouvrage est en dos d'âne et se compose de trois arches d'inégales dimensions. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926. Pour la petite histoire (et pour les historiens cinéphiles !), le Pont-Vieux de Rieux-en-Val a servi de cadre pour la scène dite “la noyade” en 1961, dans le film d’André Hunebelle “Le Miracle des loups”.
Avant de traversé le pont, Ginette nous a réjoui avec un morceau (et dans mon cas deux morceaux) d’un délicieux pain d’épice. Et nous avons profité de ce magnifique cadre qu’est ce pont pour faire encore une photo de famille.
Une fois le pont traversé, j’ai dit au revoir à mes amis car je devais rentrer sur Carcassonne. Et ainsi mon compte rendu s’arrête ici avec son auteur très satisfait de sa petite rando. Le CR sera continué par Claudine.
Merci à Christian et Ginette pour cette belle rando, les explications sur les lieux de Christian et le Pain d'épice de Ginette.
John

Je prends donc le relai… Après notre halte au beau pont médiéval qui vaut à lui seul la balade, nous traversons le village de Rieux avant de repartir sur les chemins. La vue est large sur ces terres jadis mises en valeur par les moines de l’abbaye de Lagrasse – on les imagine empruntant le pont… Le soleil d’hiver nous offre une très belle lumière, une lumière dorée qui magnifie le paysage. Les couleurs se superposent,  dans le lointain, le fauve des sarments dénudés, le doré de ceux qui ont encore leurs feuilles, le vert de l’herbe mêlé au blanc des fleurs de rouquette, parfois entre les alignements de ceps, bien souvent en témoignage de vignes arrachées, le brun des terres nues ; Même en novembre, la nature peut s’illuminer. On alterne cultures et espaces boisés et, de temps en temps, un cyprès ou un pin viennent donner un air de Méditerranée.
Nous revenons vers Rieux et bientôt, un village nous apparaît, tout doré dans le soleil du soir. C’est Serviès-en-Val, serré autour de son église et de son château. Ce château est un quadrilatère massif, flanqué de quatre tours, toujours impressionnant, qui a appartenu à la famille de Vic puis à celle de Calmès, au moins jusqu’au XIXe siècle. De loin au moins, il a l’air en bon état et nous nous interrogeons sur le propriétaire actuel… mais nul n’en sait. 
Un rampaillou nous a été annoncé sur la fin du circuit, c’est pour monter sur la colline qui surplombe le village de Rieux. Mais Régine rappelle qu’elle a prévu de fêter son arrivée dans le vaste monde des retraités. Alors, la question agite le groupe des vaillants randonneurs : rampaillou ou bulles ??? Il faut bien reconnaître que l’agitation n’a guère été longue, on n’a pas eu besoin de vote pour décréter que ce serait bulles (l’excuse ayant été que la nuit allait arriver). Donc retour aux voitures, appropriation d’une table en bout de parking et voici blanquette, jus de fruits, infusions, et délicieux gâteau aux noisettes maison qui a séduit tout le monde. Merci Régine et bienvenue au club.
Et un grand merci à Ginette et à Christian qui ont pensé et guidé ce beau circuit en Val-de-Dagne,
ClaudineP


Photos de John

samedi 22 novembre 2025

Les Collines du vent

Samedi, (au lieu de Dimanche cause : météo), 

nous nous retrouvons à 6 au départ de Villeneuve la Comptal pour la randonnée des Collines du Vent.

Il fait frais, mais avec le soleil et bien couverts, nous attaquons la montée en direction du site de Clément Ader sur lequel il faisait des essais de sustentation pour optimiser le profil des ailes de son avion « Eole ».

Nous redescendons du site, et par la ferme du Roc et le Pech des Demoiselles, nous atteignons le Pech des Carmes (301 m).

Longeant la pinède, nous passons par Ste Marie pour atteindre la tour de communication. De là, direction le château d’eau au sud depuis lequel nous avons la vue panoramique sur les Pyrénées enneigées. 
Nous continuons en ligne de crête jusqu’à un petit sommet abrité du vent, sur lequel nous décidons de faire la pause casse-croute.

Après cette pause, nous repartons en descente rejoindre la route que nous quittons bientôt pour le sentier de crête, qui de collines en vallons, nous offre de belles perspectives sur la plaine du lauragais ainsi que sur les Pyrénées, et nous ramène, par le Clot du Taureau, vers le village que nous allons contourner, afin de grimper la colline le surplombant pour avoir une vue aérienne et rejoindre les voitures en passant par le moulin rénové par les élèves du collège de Castelnaudary.

Retour à Carcassonne après le traditionnel verre de l’amitié.

Roger.

Photos de Roger

jeudi 20 novembre 2025

Malviès

Malgré le vent froid, balade du S.E.L du coté de Malviès.
Il fait relativement froid ce jeudi, nous sommes 25 «sélistes» courageux pour une petite balade d’une dizaine de kilomètres au départ de Malviès. Peut avant le départ nous avons eu une bonne averse de grésil.
Malviès est un petit village situé sur le bord du Sou et le piémont sud de la Malepère. Son nom viendrait du latin malva (les mauves). A proximité, une ferme a le nom de Malvière. C’est également une des anciennes circulades de l’an mil. Sur la commune il y a deux beaux domaines viticoles : le Château Guilhem et le Domaine de la Louvière.
Nous commençons notre cheminement par une petite route goudronnée en direction de la vallée du Sou. Après un peu plus d’un kilomètre, nous prenons à gauche par un petit chemin de terre. Au carrefour, se trouve une curieuse petite croix qui suscite quelques interrogations de par sa forme et l’inscription qui est gravée.
Le chemin est facile et la vue est très belle. Nous passons prés du Domaine de Boyer et arrivons au coquet village de Saint-Martin de Villereglan pour faire une pose devant le magnifique calvaire du village aux couleurs chatoyantes. Notre cheminement continu par une petite rue, au passage nous pouvons voir la jolie mairie du village, sa place bien aménagée, l’école du village, sa petite colonne de la paix avec ses abords.
Nous quittons le village en prenant une piste en sous bois, le long d’un petit ruisseau. Dans un premier temps ce chemin est goudronnées puis il est en terre avec quelques flaques d’eau. C’est une partie de la Route de d’Artagnan. Un chemin équestre qui va d’Auch Maastricht.
Peut après nous traversons la route qui conduit à Villarzel du Razès, prenons un chemin entre les parcelles de vignes. Vers le nord, le ciel s’est bien dégagé. La vue est très belle sur le Massif de la Malepère et le château de Villarzel.
Nous sommes dans les vignes du Domaine de la Louvière et, nous continuons notre route, en passant par une partie du circuit oenotouristique pour arriver à Notre Dame du Razès. Suite à plusieurs années avec des orages de grêle catastrophiques, une statue de la vierge a été installée sur ce mamelon qui, domine la vallée du Sou, au début des années cinquante, afin de protéger les récoltes.
Aux environs de 16h00, nous sommes au domaine où nous faisons une longue halte afin de visiter ses jardins et sa magnifique cour. Ce joli domaine est la propriété d’un industriel allemand bien connu. Hans Grohe est l’un des principaux sponsors d’une équipe cycliste du World Tour (Bora-Hans Grohe). Ses vins rouges, rosés et blancs sont parmi les meilleurs de la Malepère et l’accueil est toujours chaleureux.
Une nouvelle fois Corinne est motivée et très disponible pour nous faire visité la cave, présenter le domaine et ses vins et afin évoquer les diverses manifestations qui y sont organisées. Il est déjà tard et nous devons rejoindre nos voitures. Sur notre chemin autour de malviès nous empruntons les boulevards du Château et de la Tour et passons à un moulin à vent en cours de réhabilitation.
Jean François

PS C'est Jean-François qui a mené. Un grand merci à lui!

Photos de Jean François

mardi 18 novembre 2025

2025-11-18 Les Capitelles de Conques

Après un début d’automne bien clément, voici que le froid arrive. Froid et vent, voici ce qui nous attend sur le parking des capitelles de Conques. Bonnets, doudounes et cache-nez ont été ressortis des placards. Et pourtant, nous sommes nombreux à nous retrouver sur ce parking, nous voilà à 26.
Nous partons à la découverte des capitelles, ces cabanes de pierre sèche qui ont longtemps servi aux bergers, qui, après la disparition de l’activité pastorale, se sont plus ou moins effondrées et qui ont été relevées ces dernières années grâce à la volonté et au travail des bénévoles locaux. Guy nous conduit de cabane en cabane en commentant leur histoire, leurs caractéristiques : il y en a de rondes, il y en a de carrées, de rectangulaires, il y en a une « double », il y a les « andorranes » qui ont un chambranle de porte. Celles-ci témoignent des grands mouvements de transhumance qui amenaient les troupeaux andorrans passer l’hiver dans le bas Languedoc. On trouve même une draille pavée et bordée de grandes dalles de pierre.
Ces cabanes sont aujourd’hui nichées dans une intense végétation, d’épais buissons de kermès,  des chênes verts, des pins, des cèdres et de temps en temps des cyprès toscans. Un grand chêne a même poussé juste devant la porte d’une capitelle et on imagine l’occupant des lieux s’abriter du soleil sous son ombre… Et pourtant, le paysage du temps des bergers n’était pas celui-là. Guy nous explique que toute cette zone était cultivée, qu’il n’y avait pas d’arbres. Ceux que nous voyons ont été plantés dans les années 1980, après un grand incendie. Ils poussent vite et Guy, toujours, nous prédit que dans peu d’années, il n’y aura plus de garrigue mais une forêt. Les activités humaines se sont éteintes ici, mais nous y gagnons un très beau paysage méditerranéen.
Depuis notre départ du parking, le soleil est arrivé, l’air s’est radouci, par moment les odeurs de thym nous arrivent en vagues et nous finissons notre balade dans très bel après-midi d’automne
Merci, Jacques et Guy, de nous avoir guidés dans ce bel univers de pierres et d’arbres.

Claudine P.

Photos de Roger et de ClaudeP

dimanche 16 novembre 2025

2025-11-16 Les trois quilles

Les sites touristiques indiquent que Quillan doit son nom aux Trois Quilles… C’est le contraire qui s’est passé. Quillan est un toponyme gallo-romain et c’est ce nom qui a fait appeler « quilles » les trois sommets qui surplombent le bassin et qui offrent à cette petite ville un écrin reconnaissable de loin entre tous.
Nous voilà donc à 11 sur le parking de la gare. Il fait beau, il fait doux, le temps est idéal. Nous traversons la « promenade » et les petites places, nous franchissons l’Aude par le vieux pont avant de monter au château. Ce château qui appartenait au Moyen Âge à l’archevêque de Narbonne et dont il ne reste aujourd’hui qu’un imposant quadrilatère de murailles. De là, le panorama est déjà remarquable, sur Quillan, sur Ginoles, sur la route du col du Portel menant au pays de Sault et sur les montagnes qui les entourent  et qui offrent çà et là des couleurs d’automne au milieu du vert des résineux.
Un panorama qui va s’élargir au fur et à mesure que nous montons vers la première « quille », le pic de Vitrague. Le chemin monte au milieu des chênes, des kermès, des bruyères et des arbousiers. Et des arbousiers, il y en a ! C’est la pleine saison des fruits, ils sont là par centaines, de toutes les nuances du jaune au rouge vif, suspendus à leur branche ou formant déjà un véritable tapis coloré sous nos pieds. Bien sûr, nous en profitons au passage. Nous montons toujours et c’est de plus en plus raide. Mais voilà enfin le sommet de Vitrague. Le panorama est évidemment magnifique. Quillan d’un côté et ses montagnes, la vallée de l’Aude de l’autre et ses villages. En particulier le petit village de Laval, juste au-dessous de nous, serré autour de son église, avec un peu à l’écart le carré de cyprès de son petit cimetière. Nous continuons, la descente est aussi raide que l’a été la montée -eh oui !-, puis nous abordons la seconde « quille » et ses rochers. Des vautours nous surveillent de leur vol planant. Nous cheminons un temps sur la crête, ce qui offre toujours un panorama somptueux, avant d’entamer la raide descente sur Belvianes. Nous sommes vraiment dans le domaine des arbousiers, ils bordent notre chemin et leurs fruits illuminent la forêt. 
Et nous voici à Belvianes. Nous retrouvons l’Aude qui semble très sage. Un petit pré au bord de l’eau et c’est la pause pique-nique. Le soleil brille, il fait même chaud, la rivière (euh, le fleuve… mais il n’en a pas encore l’air) roule ses eaux, les arbres dorés et fauves s’y reflètent, le tableau est magnifique, tout va bien. C’est ce que nous dit aussi un cingle plongeur (pour les ignares -dont moi jusqu’ici- c’est un bel oiseau) qui semble marcher sur l’eau. Un peu de sieste, et il faut repartir. Nous traversons le village de Belvianes (ça monte toujours…) avant de prendre le chemin du Belvédère du Diable, le « chemin des chèvres », un beau sentier bien tracé au milieu de la forêt qui nous amène à l’entrée du défilé de la Pierre-Lys. Là, une vue magnifique sur les « murailles du diable », des à-pics fantastiques qui plongent dans les gorges, une muraille de roches blanches surgissant des buissons verts qui recouvrent  la montagne. On discerne la route, loin en contre bas. Il y a eu une abbaye à Saint-Martin-Lys au temps de Charlemagne ; il n’en reste rien de matériel mais il est émouvant de constater que le souvenir des moines est resté à travers les siècles : on dit à Saint-Martin que lorsque le vent souffle dans les gorges, on entend les moines chanter, on dit aussi que c’est eux qui ont ouvert la route. Non, c’est le curé Félix Armand qui l’a fait à la fin du XVIIIe siècle et qui a ouvert le « Trou du curé », que tous connaissent dans la région.
Retour sur Belvianes. Nous contemplons d’en bas les crêtes impressionnantes que nous avons suivies le matin, nous  traversons l’Aude sur une belle passerelle verte qui nous amène au hameau de Cavirac et à son église, puis nous prenons le chemin qui nous ramène à Quillan par la rive droite de l’Aude, par « la Forge » et son beau parc boisé transformé en île sans doute par les dérivations induites par l’activité de la forge au XIXe siècle, un beau héron nous y attend avant de s’envoler. Nous rentrons dans Quillan et nous retraversons l’Aude par le Pont Suzanne, ce pont offert en 1927 à la ville par l’industriel Jean Bourrel (Suzanne était sa fille) pour permettre aux ouvriers de rejoindre son usine de chapeaux ; plus tard, ce sera la première usine Formica. Ce qui rappelle le long passé industriel de cette petite ville qui semble aujourd’hui bien endormie.
Et voilà le parking de la gare, on se déchausse et on court vers le café d’en face où nous attendent demis et chocolats chauds.
Merci Roger pour cette très belle rando qui nous a conduits dans de magnifiques paysages baignés de la lumière d’automne.
Claudine P.

Photos de Roger 

jeudi 13 novembre 2025

Trassanel

17 randonneuses et randonneurs pour cette sortie à Trassanel.
Rando classique, mais toujours agréable.

Aujourd’hui, pas beaucoup de points de vue, le ciel étant resté couvert malgré un vent marin particulièrement violent.

Ce qui nous a permis de prendre un grand bol d’air…

Merci Yves de nous avoir menés.

Roger.

Photos de Roger

2025-11-11 St Hilaire

Mardi, pour la "Rando douce" de Saint Hilaire, nous étions 20 marcheurs guidés par Françoise Nougué
Après  les photos de groupe nous nous sommes dirigés vers Gardie par une petite route à pente douce.
A Gardie nous avons pù admirer le lavoir  du village avant d'attaquer  le retour vers Saint Hilaire.
Aux dires de chacune et chacun, les balades douces hebdomadaires semblent sollicitées, le nombre de participants le démontre.
Armand

Nous étions 20 randonneurs pour cette balade douce du mardi. Le temps était doux ,le ciel un peu voilé au début puis couvert à la fin.Nous avons quitté St Hilaire par l'ancien chemin de Gardie
Il y a là de belles vues sur les collines boisées avec au premier plan des champs de vigne aux couleurs dorées de l'automne.Nous avons traversé Gardie puis nous avons emprunté un autre chemin 
qui descend vers St Hilaire.
Nous avons fait 6km et 140m de dénivelé.
FrançoiseN
Photos d'Armand

dimanche 9 novembre 2025

Citou, la boucle de


Quelle belle journée automno-printanière dont notre source de chaleur et de lumière éclaire nos visages, heureux d’être là.

Visite du château en mode touriste pour notre petit échauffement puis belle ascension au travers des jolis sentiers partiellement murés.

Débute, par une piste forestière, la longue descension en direction de Caunes. La maison des chasseurs proche de Meyrac, le col de Bious (si si le S est à sa bonne place), surplomb de l’étroit vallon du ruisseau de Linze, ça descend encore et encore « c’est pour mieux remonter ensuite » dis je, passage à proximité de la carrière du Roy et la tant attendue grande pause pique-nique face au vignoble arborant ses splendides couleurs de saison et ce n’est pas le seul.

Vînt ensuite le retour vers Citou par les chemins escarpés bien en dessus de la vallée de l’argent double,

«L’Argent Double ??? Si tu passe par là avec un billet de 20 €uros tu repars avec un billet de 40 €uros? Est-ce possible ? »

Il y a eu une tentative de variante pour le Roc du Moussu mais c’était juste une tentative.

Quelques arrêts photos de la vallée, la chapelle saint Jean puis le village.

Enfin l’arrivée à notre point de départ, ça tombe bien, c’est là que sont nos voitures.

Je n’ai toujours pas réussi à perdre quelqu’un, une. 15 au départ 15 à l’arrivée. Fera mieux la prochaine fois.

Un ptit tour au bistrot de Caunes, le chocolat était chaud, l’ambiance aussi.

Christophe

Photos de Roger et de Christophe

mardi 4 novembre 2025

La Cavayère

Aujourd’hui, nous sommes 17 randonneuses et randonneurs pour arpenter le tour du lac de La Cavayère.

Un classique du genre, mais toujours agréable à parcourir.
D’autant plus qu’en cette période nous avons bien profité des belles couleurs automnales.

En fin de rando, Ginette et Christian nous ont fait déguster quelques excellentes friandises.
Merci à eux.

Roger.

Photos de Roger

jeudi 30 octobre 2025

2025-10-30 Bassin de St Denis

Nous voilà  au bord du bassin de Saint-Denis. Nous sommes les premiers mais voici une voiture, une autre, une autre… 29 randonneurs aujourd’hui ! La promesse d’un tableau d’automne renforcée par un ciel très bleu et un soleil resplendissant ont fait leur effet ! La preuve est là que ce circuit que nous connaissons si bien attire toujours autant. Que Jacques a donc bien fait de nous le proposer ! Nous l’avons parcouru cet été, mais aujourd’hui, il est tout différent dans son offre de couleurs.
Nous partons donc à travers la forêt de chênes et de châtaigniers, le tapis de feuilles dentelées et de feuilles oblongues est bien épais et se constelle de bogues et de châtaignes. La lumière est déjà belle. Mais que dire alors de ce qui nous attend sur la Rigole… Les hêtres immenses mêlent le vert -encore- et l’or  pour faire un dôme lumineux qui tranche avec le fauve un peu orangé des feuilles mortes tapissant le large sentier. Ce sentier qui, depuis des siècles, accompagne les eaux de la Montagne Noire qui s’en vont alimenter le Canal des Deux-Mers. On rêve… Cette eau claire et transparente que le reflet des grands arbres trouble à peine va rejoindre l’océan et la Méditerranée. Ici, pas encore de vagues et d’horizons lointains, ici, c’est la sérénité tranquille d’une forêt d’automne. De temps en temps, les arbres s’écartent quelque peu et le soleil transforme l’étagement des branches en un tableau doré. Le spectacle est somptueux.
Nous atteignons la prise d’Alzeau, ses immenses cèdres et épicéas, sa maison forestière et le point où une part du ruisseau devient canal. Accompagnés par son vacarme de torrent, nous remontons son cours jusqu’à la Forge et au barrage de la Galaube. Le retour se fait par le sentier rocailleux qui traverse la grande hêtraie, le soleil illumine encore les feuillages et la forêt offre encore des surprises. Un magnifique grand champignon au chapeau rouge vif (est-ce une amanite ? Elle n’a pas de points blancs), avec son « bébé »  accolé, et non loin de là un bel ensemble de larges champignons blancs.  Puis une très ancienne borne, qui date probablement des débuts de la Rigole, au XVIIe siècle, qui devait marquer la limite des terres devenues royales pour cause de canal et celles du seigneur ou de la communauté voisine ; on y distingue nettement des fleurs de lys et un motif héraldique.
Notre dernier cheminement forestier en bordure de torrent  s’assombrit, nous rappelant que le mois d’octobre s’achève, les arbres semblent se resserrer autour de nous avant de s’écarter sur le bassin de Saint-Denis où nous retrouvons le soleil. La masse des arbres verts, rouges et dorés mélangés se reflète dans le lac ; l’eau est tellement claire et tellement calme que l’image renversée est presque aussi nette que la forêt réelle. Ce qui met un superbe point final à cet après-midi d’automne.
Point final à la rando, mais pas à la journée ! La dernière étape nous conduit au Villaret où Jacques perpétue sa chaleureuse tradition de blanquette-oreillettes au pied de rosiers en fleurs.
Un grand merci à Jacques pour cette randonnée à la beauté toujours renouvelée et pour son accueil toujours si apprécié.
Claudine P.

Photos de ClaudePe
Photos de Jean-François

mardi 28 octobre 2025

2025-10-28 St Hilaire

Le soleil, contrairement aux prévisions, étaitau rendez-vous. Françoise nous a donc menés sur un circuit plein de soleil et chaud à souhait. Nous étions à dix-huit, un beau succès pour cette deuxième rando douce. Après la photo de famille traditionnelle nous sommes partis vers le Lauquet. Dans un petit bois des cavalières s’occupaient de leurs chevaux. Et puis voilà cette petite rivière .Petite maintenant, toute menue, mais comme nous l’a rappelé Françoise, il y a 7 ans en Octobre 2018 elle est sortie de son lit pour inonder le village – et la maison de Françoise.
Mais ne pensons plus à cela. Le paysage est magnifique. Rien de spectaculaire, juste des arbres et des vignes qui changent de couleur pour l’automne. Et comme ils étaient éclairés par ce beau soleil, ils étaient très beau.
On continue, une petiote montée, puis une autre un peu plus longue. Mais même avec la troisième en fin de rando, cela fait moins de cinquante mètres en tout. Nous nous écartons du Lauquet pour y revenir un kilomètre plus tard. Là il est large et très calme. Enfin, relativement large. Une dizaine de mètres, peut-être un chouia moins.
Et puis à l’ombre d’un bel arbre nous faisons dix minutes de pause avant de rebrousser chemin. Pas tout à fait qu’à l’aller puisque nous ne nous écartons pas comme à l’aller, mais bien un autre chemin. Nous traversons le Lauquet et entrons dans St Hilaire .Nous passons à côté de la nouvelle pharmacie et du centre de santé, le déversoir et l’école. Et nous traversons le Lauquet par le grand pont sur la départementale. Et puis à droite, la petite rue vers le parking et les voitures.
Merci Françoise pour cette jolie rando d’automne. Et merci aussi à toi qui a eu l’ide de ces randos de mardi. Et bienvenue de retour à Renée (pour la deuxième fois) et Monique que nous n’avions vu qu’aux repas depuis quelques années !

Photos de John

dimanche 26 octobre 2025

La Malepère

Régis conduit les «sélistes» pour une longue balade dans la Malepère par les bois de Caux et de Las Monjos …

Malgré un vent violent et par intermittence un léger crachin, ce matin nous sommes 21, dont 3 amis du village, au départ du stade d’Alairac, pour notre randonnée dominicale dans le massif de la Malepère.

Alairac est un vieux village, au riche passé, sa   terminaison en AC serait le signe d’une origine wisigothe : 

« C’est  l’une des 16 «circulades» de l’an mil qui comme une ronde embrassent la Malepère, pour la protéger contre toutes les malédictions d’antan, pour à qui veut l’entendre «qu’il fait bon vivre ici». 

16 villages que, l’Histoire a rendu unique, avec des périodes parfois difficiles de la Croisade des albigeois, les Guerres de Religions mais où la force de vivre ne s’est jamais perdue. Ce n’est pas la «mauvaise pierre» qui a empêché les hommes et les femmes de s’installer ici … et aujourd’hui encore même quand le climat se joue de l’Océan ou de la Méditerranée, la viticulture, principale activité de la Malepère, y produit, classé depuis 2007, un excellent A.O.C ». (*) 

Nous partons d’un pas soutenu par des sentiers forestiers, traversons le joli lotissement résidentiel de l’Ayrolles, traversons la D 18, bien connu des amateurs de cyclisme locaux pour arriver au domaine de Lavax vers 10 heures. Le domaine a un curieux mais joli clocher vert. D’après notre guide du jour, pendant longtemps la cloche de la chapelle, sonnaient régulièrement. Cela aurait cessé depuis le Covid …

 Nous continuons par une petite sente dans le bois de Caux, traversons plusieurs talwegs. Ces sentiers ont souvent bordés de grandes fougères. Vers 12h00, nous sommes au château d’eau de Villarzel du Razès. Le ciel est très bouché, nous ne pouvons profiter du magnifique paysage sur la vallée du Sou, les Corbières et les Pyrénées. 

Il faut hâter le pas afin de ne pas arriver trop tard au Pech Naut où il a été prévu de faire la pause casse-croûte. Nous traversons la D 18 au col pour nous enfoncer dans le bois de Las Moujos par des petits sentiers boueux et souvent très pentus.

Il est un peu moins de 13h00 lorsque nous atteignons le sommet du Pech à 442 mètres d’altitude (**). Il fait relativement froid, beaucoup de vent et une légère pluie nous mangeons rapidement sans profiter une nouvelle fois des jolies vue qui normalement devraient s’offrir à nous du coté de Fanjeaux, des lignes de crêtes  ou passe le GR 7.

Une trentaine de minutes plus tard, nous reprenons notre cheminement, passons près de la jolie propriété des Jasses et à travers bois nous arrivons jusqu’ au domaine de Filhol. Nous avons bien crapahuté, Régis décide d’écourter un peu la rando mais, il faut prendre une longue route goudronnée. 

Nous apercevons la majestueuse église Saint Germain classée aux Monuments historiques depuis 1948. Construite au XIII éme siècle, démolie pendant la Croisade des Albigeois et enfin reconstruite au XIV éme siècle, l’historienne Anne Brenon l’a nommée l’église de la reconquête.

Philippe d’Alairac était un parfait cathare qui enseigna Guilhem Bélibaste avec lui, il fuira la France en 1309 pour se réfugier en Catalogne.  Il revint en France en 1319, laissant Bélibaste en Catalogne, afin d’exercer à nouveau son ministère. Arrêté peut après son retour, il sera brulé. Egalement de retour, le 24 août 1321, son ami Bélibaste périra à son tour sur le bucher. 

Nous visitons le joli village puis, nous arrivons à nos voitures vers 16h00 après une balade de 21,700 km avec un dénivelé de 633 mètres. Il n’y a pas de café dans le village, Régis nous offre le verre de l’amitié dans le petit jardin d’enfants qui jouxte le stade.

Merci à lui pour cette balade dans ce massif qui lui est cher.     


(*) Extrait (un peu modifié) du livre : La Malepère, entre malédiction et bénédiction un pays authentique (OpérationVilatges al Païs) auquel avec mon amie brugairollaise Geneviève Cammagre j’ai eu l’honneur de participer.

(**) 442, C’est le nom du Cote de la Malepère,  haut de gamme, des Vignerons de Vendéoles.  

Jean François B

Photos de Jean François

jeudi 23 octobre 2025

2025-10-23 Villardonnel

Nous sommes 14 au départ de cette randonnée avec 3 vaillants petits randonneurs qui ne faibliront pas tout au long des 9 à 10 km parcourus.
Cette fois, l’ automne est bien là ,on avait bien remarqué que les vignes avaient changé de couleur, mais on n’avait pas encore éprouvé les caprices de la météo , aujourd’hui c’est fait !
Si le soleil a fait quelques apparitions très appréciées nous n’échappons pas à une ou deux averses ;
De ND DE CANABES nous descendons à travers la pinède vers BANCALIS puis LA VALLOUVIERE où nous sommes accueillis par un concert canin (nous avons dù déranger la sieste d‘une meute de chiens de chasse). Plus haut voilà la longue draille qui sillonne la garrigue. En contre- partie d’une vue dégagée, le vent nous fouette par rafales.
Enfin on descend vers l ABBAYE DE CAPSERVY où subsistent encore de belles arcades témoins du passé religieux de ce lieu.
Un dernier effort sous le soleil et nous voila revenus à notre point de départ où nous partageons le traditionnel « mesturet » de saison (gateau à la citrouille)
Merci aux courageux qui étaient au rendez vous.
Andrée
Photos de ClaudePe

mardi 21 octobre 2025

2025-10-21 Cazilhac

Ma randonnée " Douce " du mardi. Le 21 octobre à partir de Cazilhac.
Trois " petits-enfants " jusqu'à 11 ans ont joué au javelot durant tout le parcours. Ils ont fait beaucoup plus de pas que nous ...
Le terme de douce ne signifie pas " sans aucun relief " . Quand j'ai annoncé que nous allions monter un peu jusqu'à Palaja, l'une des 8 participants s'est insurgée. Pourtant, elle n'a pas pris le petit raccourci et nous avons fait le bilan en fin de parcours. Le GPS de Jacques, réticent au début, affichait presque 6 km pour 2h15 de balade. Ils ont salué l'équilibre du relief, pentes douces et courtes, alternances de plat et relief. Il n'est qu'à mesurer les litres de salive employés ! Des duos se sont formés, qui ont duré le temps de la sortie !
En longeant Palajanel, Philipe S a raconté qu'il y venait dans sa famille quand il était enfant.
Chacun a pris son temps et le fait que je passe souvent devant ne faisait pas accélérer. Le randonneur était prioritaire ...
Jean-JacquesS

Merci Jean-Jacques pour avoir commencé cette série de randos douces.


dimanche 19 octobre 2025

Saint Amancet

Nous sommes 17 sur le parking de Saint-Amancet et, à 9 heures, il fait encore un peu frisquet.

Dès le départ, nous voilà en forêt. Un large sentier qui monte, qui monte, bordé par de grandes fougères. Nous allons de chênes et de hêtres en châtaigniers et en pins. Les couleurs commencent à apparaître. Les plus précoces sont les hêtres qui se parent de jaune et de rouge, les autres sont encore verts. Le tapis de feuilles sous nos pieds change lui aussi, alternant la dentelle des chênes, le tapis déjà fauve des hêtres et les feuilles allongées des châtaigniers, tandis que glands, bogues et châtaignes luisantes craquent et roulent sous nos pas. 

Une escale. On pose les sacs et on emprunte un sentier de côté qui descend très très fort, on passe à côté d’un « trou », une ouverture vers des profondeurs insondables, pour arriver bien plus bas encore, sur un aven où nous dérangeons une chauve-souris qui s’affole. Après une remontée, par extraordinaire aussi raide que la descente, nous retrouvons notre piste qui, pour un moment, s’allonge doucement –un peu de descentes, un peu de montées et même du plat – au milieu  d’une futaie de grands pins. 

Et puis c’est une nouvelle et longue montée, dans un épais tapis de feuilles fauves qui illuminent les sous-bois. On remarque des feuilles de chênes énormes en se demandant de quelle espèce il s’agit. En haut, une salle à manger somptueuse nous attend. C’est une grande clairière au milieu de grands arbres qui offrent leur tronc à nos dos ravis. Beaucoup sont encore verts mais un grand hêtre arbore une magnifique palette verte, rouge et jaune au-dessus de nos têtes. De temps en temps, un souffle de vent fait tomber une lente pluie de feuilles dorées.

Après une bonne pause, nous voici repartis sur les crêtes pour atteindre la table d’orientation d’Arfons. Laquelle table nous donne les noms des villages et des hauteurs proches mais indique aussi les directions de Londres, Moscou, Madagascar ou Buenos Aires. On a essayé, mais on n’a pas vu… En fait, même les Pyrénées se cachaient à l’exception d’un petit morceau de ligne bleue sur l’horizon d’où émergeait la silhouette bien reconnaissable du Mont Valier.

La redescente est douce. Un moment, une large ouverture nous offre un panorama sur le pays tarnais, loin en bas ; on distingue la butte de Puylaurens, des villages, des champs, des hameaux de Revel, un bout du lac de Saint-Ferréol. Mais la plupart du temps, c’est la forêt qui se déploie toujours magnifiquement ; entre les fougères, des champignons, des colchiques (ou des crocus ?), des buissons de baies… C’est l’automne. L’image irréelle d’un grand arbre de houx couvert de petites boules rouges du pied à la cime annonce même le temps de Noël. 

C’est une belle journée d’octobre, la température est idéale pour randonner, bien que couvert, le ciel est lumineux et, de temps à autre, un rayon de soleil s’immisçant entre les troncs nous offre un tableau magique. Après quoi, c’est le retour, on longe l’église, on traverse le village et voilà les voitures. Avant de regagner Saissac où nous attend le pot de l’amitié.

Merci à Béa une fois de plus pour nous avoir fait partager sa connaissance intime de la Montagne Noire.

Claudine P.

Photos de Roger

jeudi 16 octobre 2025

Verdun en Lauragais

Nous nous retrouvons à 25 à Verdun en Lauragais sous la houlette de Béa. Le ciel est bleu, le
soleil brille.
Une traversée de ce qui se révèle un très beau village, des rues en pente, des passages couverts, des escaliers qui dévalent les hauteurs sur lesquelles des hommes sont un jour venus se réfugier : Verdun est un mot gaulois qui signifie colline autant que forteresse, puis un castrum - un bourg fortifié- est venu succéder au refuge antique au début du Moyen Âge. 
Le dernier escalier nous offre une fenêtre sur la nature environnante : c’est la forêt qui commence à se parer des couleurs de l’automne dans toutes les teintes du vert, du rouge et du jaune doré.
Nous sommes sur les rives du Tenten qui chante derrière un rideau d’arbres. Une vue sur le vieux cimetière empli de très vieilles tombes, un talus recouvert de cyclamens roses, un bosquet de bambous..., puis nous nous enfonçons dans la forêt.
La grande majorité d’entre nous ne connaît pas ces lieux. Nous sommes en Lauragais et pour beaucoup -moi la première- le Lauragais est synonyme de vallonnements infinis de cultures.
Eh bien non, la plus grande partie de notre cheminement se déroule dans la forêt, sur des sentiers qui serpentent au creux des fougères, des bruyères, d’une profusion de petit houx, de buissons de baies noires, de ronces. Pendant un moment, ce sentier est barré à plusieurs reprises de troncs d’arbres abattus et nous devons enjamber ou passer dessous : c’est selon la taille du marcheur ou l’inclinaison de l’arbre. Mais nous remportons brillamment l’épreuve !
La forêt est changeante, tantôt des chênes, tantôt des grands pins, tantôt des châtaigniers, tantôt… des eucalyptus. Nous en voyons les frondaisons, nous en voyons aussi les chutes car nous marchons dans un tapis de feuilles et de bogues. Les eucalyptus, une espèce que nous n’imaginons pas vraiment audoise…, étonnent. Michel nous explique qu’un grand nombre fut planté dans les années 1970-1985 pour les besoins des papeteries de Saint-Gaudens, le grand froid de l’hiver 1985 les a fait tous mourir, l’exploitation a été abandonnée, mais certains ont repoussé, c’est ceux-là que nous rencontrons.
Nous quittons parfois les ombrages pour des espaces cultivés, des prés, des champs où n’apparaissent plus que les tiges coupées des récoltes (tournesol ?), à l’exception d’un ruban bien vert d’une plantation non identifiée ; Plantnet nous suggère du colza ou des navets, on penche plutôt pour les navets.
Nous continuons notre cheminement forestier, le sentier est plein de trèfle, les bords s’illuminent du jaune vif du seneçon, c’est une plante invasive mais il est bien joli… Il y a encore des fleurs blanches, mauves, roses.
Nous bouclons la boucle. Nous retrouvons le vieux cimetière, cette fois nous sommes au plus près et nous pouvons voir les vieux monuments par-dessus le vieux mur moussu où des fougères claires trouvent leur bonheur entre les pierres.
Une raide montée, un raide sentier, des escaliers qui entaillent la roche en un étroit couloir, un dernier effort et hop, nous revoilà dans Verdun. Nous traversons le village par un autre chemin qu’à l’aller, lequel village est très bien entretenu, des façades aux pavés, et il a beaucoup de charme. Nous longeons l’église et son clocher porche qui évoque les anciens remparts.
La découverte d’un aspect méconnu du Lauragais (il est vrai que nous sommes ici au pied de la Montagne Noire) et d’un bien beau village tout aussi méconnu et qu’on gagne à connaître !
Et ce, dans l’atmosphère étonnamment douce d’un beau soleil d’automne.


Merci à Béa de cette belle découverte et à Daniel qui l’a bien secondée. 
Nous sommes tous repartis heureux…

Claudine P.

Photos de Roger

dimanche 12 octobre 2025

Belesta



Ce dimanche, sous la conduite de Martine et d’Alain, le S.E.L est en balade dans la majestueuse Forêt de Bélesta en Pays d’Olmes …

C’est aux alentours de 09h30 que, nous commençons notre randonnée dominicale depuis le petit parking situé derrière la mairie de Bélesta. Il fait très beau et, les 25 «sélistes» du jour démarrent d’un bon pied …

Bélesta situé sur l’Hers-Vif et au cœur du Pays d’Olmes, haut lieu de la tragédie cathare, a un riche passé industriel : industries textiles, scieries et objets en corne dans plusieurs villages des environs.

Aujourd’hui, le village de 1200 habitants, après avoir connu une population de 2800 habitants dans les années 1850, est une jolie station touristique qui, offre de nombreuses possibilités de randonnées pédestres, cyclistes et équestres.

Par un petit chemin, avec de nombreuses vieilles croix, nous nous dirigeons vers la fontaine de Fontestorbes, passons à proximité d’un centre d’accrobranche puis, arrivons à la fontaine après quelques minutes de marche.

La fontaine de Fontestorbes, de type vauclusien, est une curiosité géologique unique au monde par sa puissance. Elle est connue pour son phénomène d’intermittence naturel qui se déroule aux alentours de la mi-juillet jusqu’à la mi-novembre. Nous ne pouvons observer son cycle d’intermittence car nous devons continuer notre cheminement.

Nous quittons la route D 9 qui conduit à Fougax et Barrineuf et Montségur pour prendre à droite un petit sentier en direction de la célèbre forêt ariègeoise. La forêt a été exploité dés le Moyen Age et sous Louis XIV, elle a fourni de grands sapins pour confectionner les mâts des vaisseaux de la Marine royale.

Le sentier dans les bois bien que très pentu est relativement facile il nous conduit au hameau de Rieufourcant où nous faisons une petite pause. A la sortie du hameau, nous continuons notre cheminement en longeant un petit ruisseau, franchissons un petit pont de bois, passons le hameau du Couquet. Ici, la vue est magnifique notamment sur le Pog de Montségur.

Le sentier grimpe toujours et, il est un peu plus difficile pour atteindre le point culminant de la randonnée à la côte 931 mètres. La descente dans la caillasse souvent cachée sous les feuilles mortes est très pentue avec des portions difficiles et glissantes. Plusieurs d’entre nous «aiment» ce type de chemin …

Nous avons parcouru environs 8,500 km lorsque nous parvenons à une jolie maison forestière à 12h30. C’est parfait pour la pause casse-croûte, nous nous installons sur un petit muret après que certaines (et certains) d’entre nous aient fait une petite provision de pommes. La pause dure un peu plus d’une heure, Yves fait sa traditionnelle distribution de bonbons avant de reprendre notre route.

Nous traversons la D16, à proximité d’un gros bâtiment abandonné, à la cote 828 mètres, pour reprendre un chemin forestier en direction de Bélesta. Il nous reste 9 km à parcourir. Après une vingtaine minutes de marche nous passons à coté d’une grande ferme en cours de restauration, quittons le chemin pour prendre à nouveau un petit chemin herbeux. Au passage, nous sommes observés par quelques chèvres dont 2 chèvres angoras.

Un dernier petit col franchi, nous retrouvons le chemin forestier, passons au carrefour de la piste qui conduit à la Croix de Millet et, dans un grand virage nous faisons une courte pause à un belvédère.

Bientôt nous sommes au Gouffre des Corbeaux. Profond de 184 mètres pour une surface d’environs 930 mètres carré, le gouffre doit son existence à un sous-sol karstique. D'autres gouffres plus importants nécessitant des aptitudes et des équipements spéléologiques se trouvent dans la forêt de Bélesta. La cavité est située sur le bassin d'alimentation de la fontaine intermittente de Fontestorbes.

La piste très bonne descend lentement vers la vallée, de part et d’autre, les sapins sont majestueux jusqu’à un hameau plus important que les précédents. Au Gélat, plusieurs maisons semblent habitées et, un artisan confectionne des objets en corne. Nous continuons sur cette piste pendant environ 1 km avant de continuer par une petite sente très pentue dans la forêt.

Le sentier est très étroit, raviné avec des racines et couvert de feuilles mortes, parfois il se transforme en une petite «tranchée». Nous faisons une dernière pause à coté d’un près où paissent quelques jolis chevaux de race Fjord et nous reprenons notre cheminement.

Nous coupons les nombreux virages de la route qui conduit à Bélesta, la descente est rapide dans les bois. Enfin voici le village, nous longeons pendant 300 mètres les rives ombragées de l’Hers-Vif pour arriver à nos voitures vers 16h30.

Une petite pause sur la route dans un bar à la sortie du village de l’Aiguillon afin de prendre ensemble un dernier verre et, c’est le retour.

Merci à Martine et Alain pour cette belle balade en Ariège de 18,300 km avec un dénivelé positif de 657 mètres.

Jean François

Photos de Roger et de Jean François