Fiche d'information en cas de sinistre FFR

jeudi 31 janvier 2019

19-01-31 Conques sur Orbiel

La météo était mauvaise, mais la rando n'a pas été annulée. Marie-Christine m'a envoyé ceci
Nous sommes retrouvés à 7 pour la marche, Nous avons marché 1 heure  dans la garrigue autour des capitelles magnifiques en félicitant Jacques Castel pour le travail accompli par son équipe de bénévoles. Nous espèrond que cette marche dans les capitelles sera reconduite dans l'année.

Merci Jacques pour avoir mené cette rando

samedi 26 janvier 2019

19-01-26 Trassanel

Je me suis levé tôt ce samedi matin, car la rando SEL a été avancée d’un jour à cause de la météo très peu favorable du dimanche. Et je crois que nous avons eu raison. Aujourd’hui (dimanche) pendant que j’écris ces mots, il vente, il pleut – mais il y a aussi un peu de soleil, qui ne dure pas. Surtout pluie et vent.
Mais hier en allant vers le rdv je me suis demandé si on avait raison, car il faisait sombre et quelques gouttes de pluie tombaient sur mon parebrise. Mais arrivé près de Pont Rouge, j’ai vu du soleil sur un bâtiment e j’ai poussé un soupir de soulagement.
Et nous avions raison, car ce samedi c’était une belle journée. Une journée d’hiver soit, mais tout de même une belle journée. Pendant le trajet nous avons même vu un bel arc en ciel, qui est resté avec nous pendant les premières minutes de la rando. Nous sommes montés par un temps un peu venteux, et peu de vues, la tête en bas pour regarder les pieds et le chemin. Là nous avons trouvé un peu de neige. Oh très peu, juste assez pour dire que nous l’avions vue. Et que quelques-uns ont pu faire des boules de neige.
Et puis nous avons commencé la longue descente par Marmorières et Salleles pour retrouver la chapelle de Saint Mamès, endroit qu’Yves avait réservé pour notre piquenique. Une descente avec beaucoup de vus sur les Pyrénées en face, plutôt en silhouette. Le Tauch était toujours visible, et plus près l’Alaric aussi. Les vraies montagnes étaient pudiques hier et ne se montraient guère.
Après une petite collation, nous avons continué vers le Sud pour trouver une croix. Nous l’avons baptisé le croix d’Yves, car il en parlait tout le temps ; Puis nous sommes remontés vers le Nord, en longeant la Clamoux jusqu’à Villeneuve, que nous avons contourné. Puis par petits chemins et chemins plus larges nous sommes montés régulièrement, avec quelques arrêts bien venus pour regarder le paysage. Et pour souffler. Et pour laisser reposer les jambes.
Et voilà Trassanel et les voitures. Et nous étions forts contents de les retrouver après cette rando fort agréable. Un demi kilomètre de plus qu’annoncé, 100 m de dénivelé en moins, durée à peu près bonne. Une bonne estimation en fait.
Merci Yves pour cette belle rando. Et un grand merci aussi pour le verre que tu nous as offert dans ta maison à Trassanel.


jeudi 24 janvier 2019

19-01-24 Villeneuve Minervois

Une jolie rando dans un paysage hivernal et froid. Il faisait couvert, la température entre 1 et 2 degrés. Et un petit vent qui trouvait le chemin à se glisser en dessous des vêtements. Un paysage terne. Sauf. Sauf. Par moments le soleil est sorti hivernal, clair, sec et pas chaud du tout. Et il illuminait le paysage, comme un spot qui se dirigeait sur un groupe d’arbres, sur quelques randonneurs, sur le moulin, où sur la neige sur les flancs de la Montagne Noire. Et ça ne durait pas longtemps. Le temps de le voir, de s’en rendre compte, de préparer m’appareil de photo et il était partie, ce moment magnifique mais court. Mais j’y suis arrivé une ou deux fois, et Maurice aussi.

Donc voici nos photos de cette rando. https://photos.app.goo.gl/XDAp3JHmiM85k75w9
Merci Guy de nous y avoir mené.

dimanche 20 janvier 2019

19-01-20 Cenne

J’avais déjà fait cette rando en 2004 avec le SEL (le 19 septembre 2004 pour être précis) mais aucun des participants de ce jour-là n’était avec moi ce jour-ci. Et en fait j’avais oublié combien c’était joli au-dessus de Villemagne, même par cette journée un peu maussade de janvier : froid, couvert, mais sans vent et avec le soleil qui a apparu trois fois – chaque fois pendant au moins deux secondes !
Jusqu’à Villemagne c’est la rando classique que nous avons faite maintes fois, par la vallée de usines à Cenne, la campagne de Badens et son chemin de béale qui mène au barrage et son lac. Nous avons fait là une courte pause et j’ai raconté l’histoire du barrage, comment il a été construit en 1883 par le village de Cenne, ses industriels et ses agriculteurs avec l’aide de subventions de l’état, les problèmes à la construction et les problèmes aujourd’hui qui ont mené les cennois à vouloir le conforter pour la somme modique d’un million et demi d’euros, avec la subvention actuellement du département et bientôt de la région et de l’état.
Puis nos avons continué à grimper jusqu’à Villemagne et nous avons quitté le petit circuit pour faire le grand. D’abord nous traversons des champs paisibles avec des vues sur les Pyrénées. Les Pyrénées sont derrière les nuages, mais c’est quand même de belles vues. Peu après nous pénétrons dans la forêt pour grimper lentement mais surement en longeant un affluent du Lampy. Un arrêt pour manger, mais pas trop long parce que, quoiqu’il n’y avait pas de vent, il faisait plutôt frais. Nous sommes descendus jusqu’à la petite rivière que nous avons dû traverser à gué, en sautant de pierre en pierre. Heureusement nous sommes tous très agiles ! Et puis nous l’avons retraversée, à gué. Et puis encore une fois. Le chemin et la rivière avaient cette intimité entr’eux. Mais au fur et à mesure que nous avancions, la rivière était de plus en plus petite et donc d’autant plus facile à traverser !
Et puis au plus haut de notre randonnée, nous sommes sortis des bois pour suivre la route. Je craignais un peu ce morceau de route, car c’était presque 5 kms/ Mais il y avait très peu de voitures, la route est vite devenue petite et les vues étaient superbes. Même sans les Pyrénées il y a de quoi regarder et regarder et regarder. Et on avance vite sur une route
Et tout le temps nous descendions lentement mais surement. La route se termine et nous continuons sur un chemin un peu boueux jusqu’à la limite de Cenne. Nous passons sur la crête avec de jolies vues sur le village blotti au fond de la vallée du Lampy, que nous traversons sur une petite passerelle pour arriver à notre point de départ. Et là nous avons pris un verre ensemble.
Une journée simple de rando et d’amitié. Personnellement j’en étais très satisfait des deux !


Photos de John, d'Hélène et de Geneviève: https://photos.app.goo.gl/bajBEA82xfMvHQwJ6

jeudi 17 janvier 2019

19-01-17 Villedubert

Une jolie rando par un temps maussade. Nous étions à une petite trentaine pour la rando guidée par Pierre et 5 dames ont fait une rando douce guidées par Josy.
Merci à Pierre et à Josy


mardi 15 janvier 2019

19-01-15 Moux Alaric

Une jolie rando. Une belle rando. Une rando magnifique. Une rando ensoleillée. Une rando éventée. Un rando ,assez facile ; Une rando avec plusieurs rampaillous et aussi beaucoup de chemins facile ; Et une surprise à la fin.

Une rando SEL, quoi.

La rando avait été remise depuis dimanche à cause d’une météo inclémente. Je ne sais pas s’il a fait vraiment mauvais sur l’Alaric dimanche passé, mais ce mardi il faisait un temps idéal pour la rando. La montée depuis le four à chaux à Moux était graduelle, avec quelques petits rampaillous. Nous étions dans les bois la plupart du temps, donc à l’abri et du soleil et du vent. Il faisait quand même chaud, j’ai quitté deux couches assez rapidement, mais c’est mon habitude ca. Et quand nous sommes arrivés à la tour de guet à 600 mètres et après 400 mètres de dénivelé, je ne m’y attendais pas de sitôt. Mais je ne m’en plaignais pas ! Et là, en plein soleil, le vent a soufflé .Ce n’était pas un endroit pour le piquenique ; D’ailleurs c’était trop tôt. Alors après une petite halte pour admirer la vue à 360° nous sommes repartis par l’arrete large du roc de l’aigle en passant près des ruines de St Michel de Nahuze pour redescendre dans la gorge du Congoust pour trouver un endroit abrité pour manger.

Mais avant de manger, parlons un pou des vues magnifiques que nous avons eu en haut. Il faisait clair, l’air était net sans brume, sans pollution, sans rien. Les Pyrénées étaient, comme toujours, belles. Aujourd’hui elles étaient en silhouette, nous n’avions pas vraiment vu les faces enneigées brillants que l’on voit souvent .Non aujourd’hui c’était une graduation de bleus qui mettait en évidence les silhouettes des montagnes les plus lointaines, et les autre plus proches et les collines encore plus proches. C’était presqu’une estampe japonaise .Parmi les silhouettes de gauche à droite, ou d’est en ouest si on préfère, nous avons identifié le Tauch, le Canigou et le Madres .Peut-être le St Bartélémy au loin à l’ouest, mais ce n’était pas sûr. En tout cas c’était magnifique et je ne me lassait pas de regarder encore et encore.

Et même quand nous n‘avions pas le panorama, les vues étaient belles des collines, des combes et des falaises près de nous, toutes illuminées par ce soleil d’hiver, blanc, doux et rasant pour produire des ombre et mettre le différents éléments en silhouette.

Après avoir mangé, et pour certains (votre humble serviteur) une petite sieste bien méritée (elle est méritée dès que je me lève le matin) nous avons pris la route dans les gorges pendant une paire de kilomètres avant de la quitter pour reprendre les sentiers et chemins. Et c’était un bien agréable parcours parmi les vignes, les bois et les garrigues jusqu’au retour. Mais avec quand même quelques rampaillous. Roger nous en avait promis un, mais les autres étaient en prime.

Et juste avant la fin je dois vous relater un incident intéressant, pour dire le moins. Une partie du groupe a décidé de quitter le trajet officiel pour prendre une variante. Ils étaient à sept, nous laissant à deux sur le chemin officiel. Comment est-ce que l’on définit le tracé officiel ? C’est celui qui est reporté sur le compte rendu de la rando. Dans ce cas, celui que est enregistré sur mon GPS reprenant les pas que font mes pieds. Roger nous a dit après qu’il nous a fait signe, mais nous ne l’avions pas vu. Ses vêtement verts se fondent dans la nature. S’il se prenait l’idée de porter des chaussettes oranges, il serait bien plus visible ! Je comprends qu’ils voulaient une variante, car le tracé officiel n’était pas jojo. Au début c’était un sentier, puis un chemin, puis un sentier le long d’une vigne. C’était indiqué comme chemin sur la carte IGN reprise sur mon téléphone gps : un double trait pointillé. Mais à mon avis la carte est un peu vieillotte .D’ailleurs sur le relevé IGN récent, qui ne se trouve que sur le site IGN, il ne s’y trouve pas. Nous avons donc frayé un chemin parmi les ronces, les buissons, les arbustes, les plantes, les petits talus qu’il fallait grimper à quatre pattes en se tenant aux racines parce que le chemin est là, à dix mètres. Et il y était – à 50 mètres .Mais que nous avions mis une demi heure à parcourir. N’aurait-il pas été plus sage de rebrousser chemin ? Je prendrai cette option en considération, … quand j’arrive à l’âge de la sagesse .Et ce n’est pas demain la veille. Merci Jocelyne pour ta patience et confiance pendant que tu me suivais sur ce trajet « officiel ». Je ne le ferai plus. Probablement. A moins que.

Merci à Roger pour cette rando magnifique, tonifiante par le vent de la matinée, en haut de l’Alaric! Ce fut un très grand plaisir.

Photos de Françoise, Roger et John: https://photos.app.goo.gl/RQyDmsgyN8wqWY2D7

jeudi 10 janvier 2019

19-01-10 Villemousstaussou

Il a fait froid pour cette rando. Un peu au dessous de zero, mais pas plus que 2 ou 3 degrés. Et un petit vent, mais petit. Nous étions quand même à 37 pour cette rando. Et cela a fait plaisir de revoir des visages que nous n'avions pas vu en rando depuis un petit temps.
11 kilomètres, 70 métres de dévibellé, la ville, la campagne, les bords du Canal, un peu tristounet parce qu'à sec pour le nettoyage annuel, les bords du Fresquel nettement plus joyeux. Nous l'avons traversé sur le chemin de hâlage du canal par deux fois, en allant et en revenant, et nous l'avons longé aussi pendant un kilomètre jusqu'au pont où la vieille route de Villemousstaussou le trevarese. Pont fort joli d'ailleurs.
Merci Christian pour cette balade hivernale, que nous avons fait en été, et qui est toujours agréable à refaire.

Mon album avec très peu de photos - j'ai gardé mes mains dans mes gants ou dfans mes poches :-) https://photos.app.goo.gl/RHPtpWhgouKQ7fyj9

dimanche 6 janvier 2019

19-01-06 Cépie

Il a fait froid aujourd'hui - la température était entre 0° et 5°. Et un petit vent qui coupe à travers tout. Mais la rando ça rechauffe, surtout en montée! Nous avons bien marché dans les bois entre Cépie et Montclar. Et Yves nous a trouvé un endroit hors du vent pour manger, mais nous ne sommes pas restés trop longtemps. Et je n'ai même pas pris de sieste!
De retour àCépie, nous avons partagé deux gateaux et qualques bulles. Merci Yves et Georgette et merci Geneviève .
Et merci Yves et Alain pour cette rando fort agréable malgré le froid

Un album de photos de John, Françoise et Geneviève: https://photos.app.goo.gl/8T4W7LeGK4R3khsu7

jeudi 3 janvier 2019

19-01-03 Montréal et Galette des Rois

Nous avons fait aujourd’hui, ou plutôt hier parce qu’il vient de passer minuit, une bien jolie, bien douce balade pour commencer l’année 2019 en beauté et en douceur. Et puis nous avons partagé les galettes du rois, rejoints par d’autres du SEL qui n’ont pas randonné. Cela n’a pas coupé leur appétit, ni notre plaisir de les retrouver.

Nous étions donc 29 au départ – et par une curieuse coïncidence à l’arrivée aussi. Robert nous a mené par des chemins sylvestres dans le bois du Chapitre. Nous sommes descendus, par un sentier abrupte, un vrai rampaillou (dit-on ça aussi en descente ?) voir la cascade du Saut Cani .Mais il n’y avait pas une goutte d’eau dans cette cascade. Heureusement d’ailleurs car nous aurions été fort mouillés sinon ! Et puis nous avons escaladé ce rampaillou (là c’est bon) pour retrouver le chemin. Quelques bois et quelques conversations plus loin, nous avons trouvé un chemin qui longeait des champs avec de très belles vues sur les Pyrénées (Madres, St Barthélémy) enneigées. Les champs aussi magnifiquement illuminés par ce soleil rasant.

Et puis de retour à la bergerie du Chapitre, quelqu’un a allumé le feu, d’autres ont sortis e coupé les galettes, d’autres encore ont ouvert et versé Blanquette, Cidre et Jus.

Et tout le monde s’est régalé d’un très bon début d’année de randonnée

Etau retour vers mon petit village, en passant sur le plateau de Carlipa, j’ai eu droit à un très beau coucher du soleil. Je me suis permis d’ajouter ces photos-là à l’album.

Merci Robert pour cette jolie rando. Et merci à ceux qui ont apporté galettes et boissons.

Album de photos de John, Nicole et Geneviève: https://photos.app.goo.gl/rQsiTzwc4uLDoCYX9

dimanche 30 décembre 2018

18-12-30 Bugarach







Six heures quarante. Le réveil sonne. Et comme il se doit, il me réveille. Il fait noir, très noir. Et ç a l’air couvert. Touchons du bois. Il était prévu beau temps. Mais la météo….
Sept heures quarante. Je sors ma voiture du garage. Je ferme les portes. J’embarque mes chaussures, mon sac, mes cannes, mon trépied. Et hop c’est parti. J’ai 40 minutes jusqu’à Limoux, le rendez-vous. Il n’y a pas de randonneurs de ce côté-ci aujourd’hui. Mais Coleman Hawkins me tient compagnie. Il joue un air de Blues. Ce n’est pas son habitude. C’est d’ailleurs peu connu. Mais c’est joli. Et ça correspond à ce début de matinée encore sombre. Le thermomètre est sur 1°. Je traverse la vallée. Je monte à Carlipa. Les décorations de Noël sont allumées. Très jolies. Pas un chat ne bouge. Je file sur le plateau ; St Martin est à ma gauche de l’autre côté. La silhouette de l’église est décorée comme tous les Noëls. Très jolie aussi. Et ça se voit de loin. Il fait encore sombre. Mais un peu plus clair. Ce n’est plus la nuit mais pas encore le jour. Je croise une première voiture. Il y a une ville qui éclaire le ciel au loin. Serait-ce Carcassonne ? Cela semble un peu loin. Non c’est Montréal. Je passe le canal. Je craignais du brouillard là, mais il n’y en a pas. Ouf. Je passe par Bram. Il fait 2° déjà. De jolies décorations sur les arbres de la place. Encore une voiture. Cela fait deux. En fait trois, j’en avais croisée une autre un peu avant. Compter les voitures, ça passe le temps. Duke Ellington a remplacé Hawk. Il joue Mood Indigo. Il y a plus de voitures maintenant. Mon compte est à dix. Je vois Fanjeaux au loin. Je contourne le rondpoint. Il commence à faire un peu plus clair. La route est large. Je roule bien. Je cherche le Bugarach au loin. Mais non. Il est dans les brumes. Mais j’aperçois le Canigou un instant. La petite bosse au sommet est facilement reconnaissable. Je passe à Lauraguel. Déjà 3°. J’ai cessé de compter les voitures à 20. Je descends sur Limoux. Il fait 3.5°. Et j’arrive à l’esplanade. Il fait 2.5°. Hawk a remplacé Duke. J’attends les autres, moteur coupé, mais musique en marche doucement.
Et après 3 minutes les voilà qui arrivent sur le parking et s’arrêtent à côté de moi. Notre guide Roger vient dire bonjour en premier. Puis Jocelyne, Alain, Hélène, Nicole. Geneviève me fait un coucou par la fenêtre et quand je monte dans le fourgon de Roger je trouve Christelle et Marie-Christine emmitouflées à l’arrière. Et on roule. On passe Leuc et le premier rayon de soleil pointe. On tourne à Couiza et il fait clair. Le château de Cousstaussa est éclairé par derrière par le soleil. Peut-être que la météo avait quand même raison. Et nous arrivons à Bugarach par plein soleil, mais par le froid car il fait moins 1.5°.
Vite chaussés et nous partons. Nous prenons le temps de regarder le Bugarach au dessus de nous, mais à l’ombre puisque le soleil est derrière lui. Mais la vallée de l’autre côté est magnifique. Le soleil est rasant, mettant les formes bien en évidence. Le fonds de la vallée est sombre, mais le haut en plein soleil. Des prairies, un petit bosquet bien illuminé qui attire mon attention, et mon appareil de photos bien sûr. Le début de la rando où nous remontons la vallée de la Blanque est à l’ombre, sauf de temps en temps le soleil qui nous ébloui car il est droit en face. Nous nous arrêtons un instant pour admirer le lac de la Vene. Et puis tout à coup, le chemin descend vers la Blanque pour la traverser. Mais pas le moindre pont – et la Blanque coule bien. Nous nous séparons pour chercher un passage, en amont et en aval. Et les deux groupes trouvent ce qu’il faut et nous nous rejoignons sur l’autre berge, les pieds secs heureusement pour continuer.
Un petit arrêt pour contempler le Bugarach, car nous l’avons contourné quelque peu et de ce côté il est déjà au soleil – et bien majestueux. Nous retraversons la Blanque et là plus de problèmes ; on a construit un gué et il suffit de bien faire attention où on met les pieds.
Et puis la montée commence. Bien rude. Dans les bois avec quelques rayons de soleil, mais heureusement de côté maintenant. Et au fur et à mesura que nous nous élevons la forêt devient de plus en plus clairsemé et nous marchons souvent au soleil. Nous nous arrêtons régulièrement pour regarder le paysage, qui est de plus en plus beau. Finalement un sommet Pyrénéen pointe sa tête juste au dessus des collines en face. Et cette petite pointe nous donne une idée de ce que nous allons voir : les Pyrénées étincelantes au soleil d’hiver, claires et brillantes.
Nous grimpons, nous grimpons, des gens plus rapides nous dépassent avec un joyeux bonjour. Et puis nous sommes sortis tout à fait des bois et nous sommes dans les rochers et le cailloux.
Et nous montons toujours, et le rampaillou est de plus en plus raide. Nous entrons dans une sorte de cheminée où il faut crapahuter avec pieds en mains, et les cannes doivent être bien mis hors du chemin ou données à quelqu’un d’autre le temps d’un passage. Nous passons en dessous de la fenêtre et nous nous arrêtons un instant de l’autre côté. Et puis c’est les derniers deux cents mètres jusqu’au sommet. Et les plus durs. Non à cause de la montée ou le cheminement, mais à cause du vent qui souffle très fort. Moi, avec mon poids, je suis calé au sol, mais les plus légers (et plus légères) ont quelque fois un peu plus difficile.
Et voilà le sommet en vue. Nous sommes en deux ou trois groupes, car chacun va à son rythme. Roger passe sa tête pour voir où nous sommes et pour nous encourager.
Et nous voilà tous au sommet, assis un peu à l’abri du vent, avec la vue tout autour de nous. La mer, les montagnes, le Canigou, le Madres et toutes celles que je ne reconnaît pas. Les éoliennes de Roquetaillade au loin, des bandes de nuages basses et la Montagne Noire. Mais je ne reconnais pas mon village. Pourtant de là-bas je vois le Bugarach par temps clair – et il fait très clair aujourd’hui.
Je sors de mon sac une petite bouteille que j’avais préparé pour célébrer notre ascension. Un Whisky Mac – mélange savant et savoureux de whisky et de vin de gingembre. Juste une gorgée pour se réjouir. Presque tout le monde le goute – et deux ou trois autres randonneurs qui y sont en même temps que nous.
Il fait quand même trop froid pour manger en haut, alors nous descendons de 2 ou 3 cents mètres pour trouver un coin hors du vent, mais au soleil avec une vue au-dessus des arbres. Le temps de manger, boire encore une gorgée de Whisky Mac, partager du chocolat et des biscuits, se reposer et nous repartons à la descente.
Eh bien je suis bon à la descente. Je le dis moi-même, mais je suis quand même bon à la descente. Heureusement d’ailleurs car il y a beaucoup de descente, à peu près la même qu’en montée, bizarrement ! Avec toujours des vues époustouflantes ! Nous faisons un petit écart pour voir le point de vue en dessous de la Pique Grosse – et il vaut le déplacement. Nous voyons bien le village de Bugarach, bien au soleil bien plus bas que nous, quelques plumes de fumée qui virevoltent vers le ciel. Et quelques vautours qui tournent gracieusement dans les airs loin en dessous de nous. Le Bugarach est derrière nous et nous apercevons la fenêtre en façade – comment est-ce que nous y sommes parvenus ? Nous sommes quand même bons.
Puis la dernière descente par des chemins plutôt facile, quoique quand même avec quelques rampaillous à descendre ; Jocelyne fait une petite chute à cause des feuilles sous son pied mais ne se fait pas mal car elle s’assied sur d’autres feuilles. Dix minutes plus tard, sur un chemin large, sans le moindre problème, sans feuilles, sans tannocs, sans pierres difficiles, je m’étale de toute ma longueur. La terre a tremblé avec ce poids. Mais je n’ai pas mal, les mains sales, c’est tout. C’est toujours comme ça. Quand le chemin est facile, on fait moins attention et badaf !
On passe au col, on descend à Bugarach, on jette un coup d’oeil dans l’église, on se fait des aurevoirs et c’est reparti pour la route de retour.
Le ciel est rouge en face de nous. Le château de Coustaussou est de nouveau éclairé par le soleil derrière lui, très joli d’ailleurs. Et nous voici à Limoux où je retrouve ma voiture et Coleman Hawkins qui joue toujours. La grande rue de Limoux est magnifique avec les décorations de Noël dans les arbres. Elles étaient éteintes ce matin.
Et le chemin de retour dans le noir. Beaucoup plus de voitures, je n’essaie même pas de les compter. Et me voilà à la maison. Comme ce matin, il fait noir et il y a un degré au thermomètre.

Merci Roger d’avoir proposé cette rando hors programme et de nous y avoir menés. C’était une journée formidable, digne fin d’une belle année de randos

Photos d'Alain, Geneviève et John: https://photos.app.goo.gl/8QiNf6rWqNPPUGBZ6
Photos de Roger: https://photos.app.goo.gl/SeaY9HyC4LwHC6uk9
Photos de Jocelyne: http://www.jmbbf.com/album.new/?album=522
Photos d'Hélène: https://photos.app.goo.gl/xkXLUe6tUUk1f9Mp8

Bonne année 2019 à tous. Beaucoup de belles randonnées, beaucoup d'amitié, beaucoup de plaisir.