Fiche d'information en cas de sinistre FFR

dimanche 20 septembre 2020

2020-09-20 Sigean

En ce dimanche ensoleillé, nous sommes 25 sous la houlette de Pierre et son copilote Armand pour entreprendre la  boucle de Sigean - Port Mahon, elle fait 20km et 150 m de dénivelé. Nous démarrons tranquillement de Sigean, ancienne ville frontière au XIII dont elle a gardé quelques fortifications, pour redécouvrir le parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée. 

Cette boucle nous fait découvrir un magnifique panorama sur l'ensemble de l’étang de Bages- Sigean et les petits chemins du terroir viticole de Sigean, en longeant les anciens salins puis le bord de l’étang à la riche flore et faune (diversité d'oiseaux). Nous passons près de l'Oppidum de Pech Maho qui se visite uniquement dans le cadre de visites guidées organisées par le Musée des Corbières. 

La ballade est propice à la flânerie aussi le groupe s'étire, d'ailleurs Yves ne manque pas de traiter les lambineurs de 3eme âge. On longe la lagune où l'odeur de l'iode est très présente. Le sentier est trempé, nous sommes obligés de passer sur la végétation. Le soleil est au zénith, enfin, on atteint le Port Mahon, l'étape pour déjeuner sur l'aire de pique nique dans la pinède.

Après cette pause à l'ombre, on aperçoit  les anciens salins de Grimaud  qui accueillent de nombreux oiseaux dont les flamants roses, des aigrettes, des hérons et des mouettes qui représentent la faune de l'étang. Passage par le hameau des Cabannes  et ses maisons de pêcheurs et le Mourel de Camps, après une petite montée on découvre une magnifique vue sur l’étang de Bages et on aperçoit l'Ile de sainte Lucie. 

Le retour se fait par une succession de sentiers et de routes pour rejoindre Sigean. On se désaltère au café de Sigean au style art deco, le cafetier est un peu désorienté de voir 25 personnes arriver d'un coup, aussi il y a un peu de cafouillage lors de la commande. Heureusement Yves est là pour  chercher les boissons manquantes et compter les sous.

Merci Pierre et Armand, on apprécie ces sorties en bord de mer qui donnent l'impression d'une prolongation des vacances d'été.

Cathy

Photos de Marrtine, de Chantal et d'Annick, tracé d'Armand ici
Photos de Roger ici
Photos d'Hélène ici

jeudi 17 septembre 2020

2020-09-17 Grèzes

Une photo de famille à 37 personnes masquées et puis les deux groupes se séparent. Deux groupes donc deux comptes rendus

Nous étions 7 au départ de la petite rando... tous très heureux de se retrouver même masqués... Le soleil est présent et augure une bonne matinée.. alors que l'autre groupe s'échappe déjà par la rue de Saumes, nous prenons le temps de regarder le château qui abrita Catherine de Médicis lors de son passage à Grèzes en 1579, nous nous dirigeons sur la placette du village pour découvrir la croix représentant l'agneau Pascal (enfin ce qu'il en reste). Ensuite, nous prenons la Grand Rue pour nous rendre devant la maison du poète et paysan Albert Maissonnier. Nous revenons enfin sur nos pas pour reprendre la route d’Herminis mais pas sans avoir salué la sépulture du Préfet Eugène Poubelle. À partir d’Herminis, nous empruntons le chemin qui conduit au canal du Midi bordé de champs de tournesols légèrement flétris il est vrai. Le soleil commence à chauffer et l'ombre du sentier qui longe le canal est appréciée... nous poursuivons ensuite notre rando par le chemin ombragé qui remonte sur Herminis et rejoignons Grezes... étonnés de constater que les chemins empruntés s'étaient allongés de quelques Kms pendant le confinement (8,5 kms au lieu des 5 kms annoncés...) l'autre groupe nous a rejoints 15 MN plus tard et la matinée s'est terminée pour ceux qui l'ont souhaité, par un pique-nique au bord du canal dans un climat de  douce et sympathique convivialité... encore une bonne journée grâce au SEL... Ginette

A la « grande » rando nous étions vingt-neuf. Vingt neuf courageux dans le paysage agricole de Grèzes, de Cau et d’Herminis. Il faisait beau et très vite chaud, malgré l’heure matinale, enfin matinale pour moi. Sur le sentier menant à Cau nous bavardons, nous regardons le paysage et nous rebavardons. Tantôt avec les uns, puis au hasard d’un arrêt les petits groupes changent et on bavarde avec d’autres. C’est un des plaisirs des randos SEL. Pour traverser Cau nous mettons les masques, nous sommes disciplinés nous ! Mais ils tombent vite une fois le village derrière nous. Le paysage de nouveau, calme, agréable. Nous traversons la Voie Romaine pour entrer dans Herminis près de la Cave de Colombies ; Il paraît qu’ils font du bon vin. Faudrait que je revienne. Nous nous masquons bien sûr nous sommes dans un coin habité. Mis une fois sur le chemin du canal les masques disparaissent comme par enchantement.

Arrivés au canal, il fait ombragé, dans un petit sentier sous les bois. Nous passons près de la double écluse de Lalande et puis après cinq cents mètres de chemin de halage l’écluse d’Herminis. Il y a des bateaux qui montent et qui descendent. Tout le brouhaha sympathique des canaux et des écluses.

Et puis nous remontons vers Herminis et nous imitons Zorro de nouveau avec nos masques. Au passage nous passons cinq minutes avec Noelle, ancienne randonneuse, qui y habite.

Et puis le dernier kilomètre goudronné jusqu’aux voitures et l’autre groupe. Et puis nous étions à quatorze pour notre piquenique bucolique près de l’écluse d’Herminis. C’est aussi traditionnel que la fête après les aventures d’Astérix et d’Obélix. Ginette a même apporté du sanglier, en pâté. C’était très bon. Comme l’était toutes les autres bonnes choses que l’un et l’autre nous ont apporté pour goûter, à manger et à boire. Le vin d’orange de Christian était fameux ! Il y en a qui en ont pris deux verres. Suivez mon regard.

Merci à Christian et Ginette qui nous ont menés par cette belle matinée.

Photos de John

dimanche 13 septembre 2020

2020-09-13 Chalabre

Le S.E.L. à Chalabre.

11 participants au départ de Chalabre. Nous passons devant quelques maisons à colombages et nous dirigeons vers la voie verte nouvellement aménagée que nous empruntons sur quelques kilomètres..... Arrivés au village du Peyrat, nous attaquons la montée vers une crête qui doit nous amener au lac de Montbel. Mais la chaleur a eu raison de MC. Et il est décidé de faire 2 groupes : JB, GS. et F restent avec MC et redescendent au village et font appel à JFV. qui viendra les récupérer et les amènera passer l'après midi à la fête des roses à Camon.

Le 2ème groupe continue la rando après avoir cassé la croûte, vers le lac de Montbel paré de sa belle couleur turquoise. Après une bonne montée par la route jusqu'au col du Pal, nous prenons un sentier qui par le Bourdil nous ramène à Chalabre, où nous retrouvons l'autre groupe et avec qui nous allons prendre le rafraîchissement rituel bien mérité. Encore une belle journée bien remplie avec 25 kms et 420 m de dénivelé au compteur.

Merci à nos guides Jacques et Armand, ainsi qu'à Jean-François pour sa disponibilité.

RC

Photos de Roger 

Photos de Sylvie (avec tracé)


Message de Marie-Christine
Sujet: Le corps médical du Sel

Merci à JFrancois ambulance rapide sur le lieux et aux docteurs G S et F V soins sur place et décision pour me récupérer dans véhicule
avec soutien de notre Président lequel avec l'équipe n'a pu continuer la rando
bises à " l'équipe" mcb  

 

jeudi 10 septembre 2020

2020-09-10 La Rigole

La Rigole, les bois au-dessus de Saissac, direction Arfons, nous les connaissons bien. Mais nous pouvons toujours être surpris par un nouveau sentier, le sentier de la Rouge. Une rando agréable, un après-midi un peu tristounet et tout à coup le soleil sort et la forêt est belle, la lumière dans le feuillage, on s’arrête et on regarde, sans parler. Oui la forêt est belle.

Donc ce nouveau sentier, tout neuf, peu arpenté, nous l’avons pris après avoir longé la Rigole pendant une paire de kilomètres. L’avantage d’un sentier neuf, c’est justement qu’il est justement peu arpenté. La forêt est non vierge, mais peu dérangée, plus sauvage.

Un bel après-midi/ Merci Daniel d’avoir trouvé ce sentier et de nous y avoir menés.

Photos de John et de Sylvie

dimanche 6 septembre 2020

2020-09-06 SEL Foix

Il était une fois, dans la ville de Foix … le S.E.L en balade.

Le temps n’étant pas propice à faire la rando prévue au Prat d’Albis c’est une promenade culturelle dans la citée de Gaston Phébus qu’une douzaine de membres du S.E.L ont organisé sous la conduite de Claudine.

Il est un peu plus de 08h00, lorsque nous retrouvons une quinzaine de membres du S.E.l,  à la sortie de Fanjeaux pour un nouveau départ en «Ariège Terre courage». La couverture nuageuse est bien basse et il y a un peu de crachin mais la pluie du matin, n’arrête pas le pèlerin et nous prenons la route en direction de Mirepoix.

Plus nous approchons de notre destination finale, plus la pluie est forte, nous nous arrêtons à Foix afin de faire le point. Trois solutions sont proposées :

-        faire demi-tour et prendre la direction des Corbières, en espérant que le ciel y soit plus clément,

-        aller crapahuter au Pic de Brau et à Roquetaillade,

-        ou profiter de l’occasion pour faire une visite de Foix.

Un groupe de quatre prend la route des Corbières et nous sommes onze à opter pour visiter la ville. Béa qui était montée directement au Prat d’Albis se joint à nous et nous voila partis dans les jolies rues de la vielle ville puis la visite du Musée et du château. Avec Claudine, longtemps archiviste au Conseil départemental de l’Ariège nous nous pouvions avoir un meilleur guide.

Avec passion, elle nous conte l’histoire de la ville et nous fait visiter le musée et le château. Claudine a collaboré à l’organisation du musée et notamment à la rédaction de certains textes concernant la généalogie des Comtes de Foix et surtout à la présentation d’un livre sur l’art de la chasse écrit par Gaston Phébus. A l’entrée de la salle qui lui est consacré nous avons la surprise de la voir sur une vidéo de présentation.  

Tous nous sommes enthousiasmés par cette visite et en particulier Jean-François féru d’histoire et ariègeois de naissance, natif de Camon (le village aux milles rosiers). Tour a tour, nous visitons les diverses salles consacrées à la généalogie des comtes de Foix, de Bernard-Roger à Henri IV en passant par Gaston Phébus, puis à celles sur la vie dans le comté, les fastes des banquets, les armes, l’expansion du comté. Des expansions toujours obtenues par négociations ou par mariage, jamais par des conquêtes militaires. Une vitrine est consacrée à l’Andorre et au paréage entre l’évêque d’Urgell et le Comte de Foix. Cette forme de contrat courante au Moyen âge est la seule qui subsiste de nos jours. Plus loin, une salle qui doit ravir les enfants mais aussi des grands présente les épées depuis Excalibur jusqu'aux épées laser de la Guerre des étoiles.  

Dans la  dernière salle,  est évoqué le catharisme, la Croisade des albigeois et l’Inquisition. Malheureusement, l’intolérance, le fanatisme religieux, le besoin d’expansion de certaines formes de religion sont à nouveau d’actualité.  

Nous continuons notre visite par le château qui domine la ville et nous offre de magnifiques vues sur la cité et nous pouvons apercevoir le Prat d’Albis dans la brume. Il est environs 13h00 et nous faisons la pause casse croûte sous les jolies halles de la ville. Le restaurateur qui exploite les lieux nous permet de nous y installer car il pleuvine encore.

Le repas terminé, c’est la visite de l’abbatiale Saint Volucie. Saint Volucien est  un évêque de Tours mené de force par les wisigoths à Toulouse puis Pamiers, où il aura la tête tranchée,  après leur défaite face à Clovis. L’abbatial est très beau, Claudine, une nouvelle fois avec passion,  nous en explique l’architecture et la symbolique des animaux dans la chrétienté et en particulier celle des ours en Ariège.

Nous voilà parti pour faire un petit détour par l’église de Vals que certains découvrent. L’église semi-rupestre à trois «étages» et à laquelle on accède par une faille dans les  rochers de poudingue  a été construite sur un ancien lieu de culte fréquenté par les celtes quatorze siècle avant notre ère. La voute de la deuxième partie est ornée de peintures datant du XII ème siècle.  Aujourd’hui, il est impossible pour raison de sécurité de monter à la troisième partie. Depuis la terrasse, derrière l’édifice nous pouvons admirer les jolis champs de tournesol mais impossible de voir les Pyrénées et les monts d’Olmes. Nous faisons quand même quelques traditionnelles photos de «famille».

Vers 16h00, nous sommes à Mirepoix pour visiter les couverts, admirer les têtes sculptées de la Maison des consuls et la cathédrale Saint Maurice. Cathédrale qui possède la plus grande nef de France et un magnifique labyrinthe que l’on ne peut voir. Une nouvelle fois, Claudine, nous explique la construction de la ville en forme de «bastide» bien que Mirepoix ne soit pas juridiquement et historiquement une bastide. Suite à une énorme crue de l’Hers en 1289 qui aurait fait prés de 2000 morts la cité a été construite sur la rive gauche avec sa forme actuelle.

Merci à Joselyne, notre G.O du jour, et à Claudine pour cette belle journée. En ce qui me concerne, je me contente de faire une narration de généraliste et laisse volontiers la place à Claudine de continuer en spécialiste.

Sur la place de Mirepoix et chacun rejoints ses pénates. Martine, la conductrice, Alain et moi-même, nous rejoignons Belvèze, via Moulin-Neuf et Caudeval. Dans la descente vers Escuillens il fait très beau, au loin la Montagne noire est baignée de soleil. Pas de regrets nous avons quand même passés une bonne journée.  


CR de Jean-François

Photos de Jocelyne,  Jean-François, et de Claudine, Marie-Christine et Béa

2020-09-06 Galamus

Nous sommes quatre : Annick, Jean, Chantal et moi à avoir quitté le groupe à la recherche du soleil, Corbières, gorges de Galamus ? On rebrousse chemin pour prendre la direction de Quillan. Quelques éclaircies pointent en direction des PO. On décide d’atteindre Saint Paul de fenouillet où Jean propose le Pech Aurou ou les gorges de Galamus. Arrivés au village de Saint Paul, la tramontane nous accueille, et le soleil brille. Nous dissuadons Jean de ne pas faire le Pech Aurou car il est déjà 11h. Donc, on prend le sentier un peu raide en sous-bois pour atteindre les Gorges de Galamus. Au parking bondé de monde, on descend le chemin qui mène à l’Hermitage. Petit arrêt à la chapelle, dans ce cadre, nous pensons à Jocelyne qui serait inspirée pour chanter. Après une pause à l’abri du vent, on reprend le sentier et à mi-chemin on franchit le passage à gué sur les gros cailloux, heureusement le cours d’eau n’est pas très haut, on aurait dû se déchausser. Dans la prairie, on rencontre des chevaux qui doivent appartenir à une ferme et voilà qu’un autre petit coup de collier nous attend jusqu’au col, où on s’arrête pour le beau panorama sur Saint Paul de Fenouillet. On longe des vignes déjà vendangées, et au village on prend un rafraichissement. En voiture, on décide de prendre les gorges de Galamus toujours aussi majestueuses.

Merci à Annick pour ce large détour qui nous a permis de remplir cette journée et merci à Jean d’avoir improvisé cette rando au pied levé. Et la sortie de Jocelyne n’est que partie remise !

CR de Cathy, photos d'Annick

samedi 5 septembre 2020

2020-09-05 Forum des Associations

Comme depuis trois ou quatre ans, le SEL a participé au Forum des Associations carcassonaises, et ce dans le but de nous faire connaître et d'attirer de nouveaux adhérents.

Nous étions nombreux présents à la table D5, souvent en visite, quelque fois les uns er les autres partaient voir les autres associations, mais jamais moins que quatre pour acceuillir les curieux.

Et il y en avait. Quelques un uniquement curieux, mais d'autres qui sont restés bavarder pendant tout un temps et puis sont partis avec des promesses de revenir essayer nos randos et puis, espérons-le, de rester randonner avec nous.

Quelques photos


jeudi 3 septembre 2020

2020-09-03 Brousses

Pour le début de la saison 2020-2021 Jacques nous a choisi une très belle rando. Partis de Brousses, nous avons randonné dans de beaux paysages, de très calmes paysages. Petits chemins, sentiers, presque pas de route, tout ce qu’il fallait.

La cerise sur le gâteau, des vues splendides des Pyrénées! Je ne me lasse pas de voir les Pyrénées depuis la Montagne Noire et les vues aujourd’hui étaient parmi les meilleures. Et je dis les vues, car nous les avons eues à plusieurs endroits de la rando. Ce qui les rendaient fabuleuses était l’étendu. Nous étions chaque fois en haut d’’un pâturage et donc la vue était ininterrompue. Et quelle vue. A l’est le Tauch était bien visible. Puis le Canigou derrière le Bugarach, une position inattendue pour moi qui habite plus à l’ouest. Normalement le Bugarach est bien à gauche du Canigou et bien distinct. Mais les Carcassonnais (dont je suis aussi depuis aujourd’hui, vendredi) le voient normalement comme aujourd’hui. Puis les montagnes continuent. Le Madre bien sûr. La chaine du Carlit. Quelques autres que je ne reconnais pas et puis les jumeaux, Soulairac et St Barthélémy. Et ça continue encore, plus lointain, peut-être les 3 Seigneurs, peut-être le Pic de Midi de Bigorre. Je ne les connais que de nom mais je me régale de les voir.

Nous passons par des chemins que je ne connais pas du tout. Depuis Brousses nous descendons la montagne pour passer enfin par Fraisse-Cabardès, un joli petit village où je ne suis passé qu’en voiture. A pied c’est encore plus joli. Des petites ruelles, des maisons anciennes et nouvelles. Très calme.

Ensuite nous remontons lentement par un vieux chemin bordé de haies avec des champs de chaque côté et les Pyrénées après les champs à gauche. Très joli, très agréable.

Et bien sûr nous papotons avec nos voisins, nos voisines, tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, selon le moment car la configuration du groupe change régulièrement, surtout aux arrêts. C’est après tout un des plaisirs de randonnées SEL que de parler avec différents amis à des moments différents. Mais même après trois heures de rando je ne suis pas parvenu à bavarder avec tout le monde. Cela ne f ait rien, ce sera pour la fois prochaine.

Finalement nous arrivons à Brousses et les voitures. Nous faisons des au revoir à ceux qui ne piqueniquent pas aujourd’hui et nous montons en voiture pour les cinq minutes de trajet jusqu’à la pelouse ombragée de Jacques.

Les tables mises, les chaises alignées, chacun sort sa boustifaille. Et Jacques nous apporte l’apéritif et puis le vin. Arrivés au dessert, ces dames rivalisent de bonnes choses à nous offrir, que ce soit fait de leur propres mains ou achetées aux meilleures pâtisseries du coin cela n’a pas d’importance.  Toutes les calories perdues en rando sont reprises en quelques minutes. Mais je n’ai entendu personne rouspéter là-dessus. Certainement pas moi !

Merci Jacque pour cette belle rando de début de saison ; Et merci de ton accueil toujours aussi chaleureux chez toi au Villaret.

Photos de Marie-Christine, Sylvie, Chantal etmoi, John

dimanche 30 août 2020

2020-08-30 Rigole d’Essai

Météo Ciel a prévu qu’il ne pleuvrait pas ce dimanche. De même Météo Consult et La Chaine Météo. Eh bien Météo Ciel, Météo Consult et La Chaine Météo se sont foutu mis le doigt dans l’œil jusqu’au nombril. Oh, il n’a pas plu fort, et pas tout le temps. Une partie du matin et pendant la première moitié di Pique-nique. Puis le soleil est sorti et c’était magnifique.

Michel et Jacques, avec l’aide de Geneviève, nous ont préparé un beau circuit et un circuit instructif. J’avais vaguement entendu parler de la Rigole d’Essai qu’a construit Pierre-Pol Riquet, à ses frais, pour démontrer le bien fondé e son projet. Michel a retrouvé les morceaux de cette œuvre, vieille de plus de trois cents ans, pour nous les montrer. Et il a invité Sandrine, directrice de l'Institution des Eaux de la Montagne Noire, qui nous présentera le système hydraulique actuel au déversoir du Conquet, et qui nous a accompagné avec sa famille. Pendant la majeure partie du trajet.

Michel a commencé à nous faire un bel exposé de cette rigole d’essai. Il parle bien et il connait son sujet et sait nous partager l’intérêt qu’il en a. Qui veut en connaître plus peut consulter un petit livre de Gérard Crevon : A la recherche de la rigole d’essai.

Et nous voilà partis par un temps sombre, mais pour le présent sans pluie. Nous avons monté dans la colline sous les arbres, et Michel nous a montré les vestiges de cette rigole d’essai et nous en a raconté un peu plus l’histoire. Puis quittant ces restes, nous nous sommes approchés d’Arfons et de la pluie. Oh pas fort, mais comme c’étaient les premières gouttes, et nous l’espérons, les dernières, nous somme restés à l’abri sous les arbres le temps que cela passe. Ce qui ne fut pas long.

En avant vers Arfons, que nous avons traversé, pour repartir direction les Cammazes et direction pluie. Il a plu peut-être une demi-heure en tout, pas très fort, juste de quoi nous rafraichir et de mouiller le sol où nous avons piqueniqué !

Nous avons mangé à côté de la rigole, le soleil est finalement sorti et nous avons commencé à nous réchauffer. Ça fait du bien le soleil.

Puis Sandrine nous a parlé de cette rigole, comment Vauban l’a amélioré quand le canal avait besoin de plus d’eau suite à la création du canal de la Robine .Elle nous a expliqué les deux tracés du canal à cet endroit et un peu de la gestion par les VNF et autres entités. Fort intéressant et j’aide nouveau appris un tas de choses !

Sandrine et sa famille nous ont quittés là et nous avons repris la rigole sous les arbres dont le feuillage clairsemé par le soleil nous a fait grande joie. Pour retrouver les voitures et le départ. Jacques nous a gentiment invité à un petit verre chez lui, mais personnellement j’ai dû refuser mais je crois que tous les autres y sont allés. Un moment de convivialité ne se refuse normalement pas !

Bienvenu à Martine, qui nous a rejoint pour un essai et qui a décidé très vite de nous retrouver régulièrement.

Merci à Sandrine pour ces belles explications et cet exposé si intéressant

Merci à Michel pour son exposé et explications et à lui et Jacques pour nous avoir si bien menés

Photos de John, Marie-Christine, DanielL et quelques schémas trouves sur le web.


La rigole d’essai de la Montagne Noire

 

On doit à Pierre Pol Riquet la réalisation, sous le règne de Louis XIV, de l’artère fluviale reliant la Méditerranée à l’Océan. Ce fut une grande entreprise qui demanda à son concepteur beaucoup d’ingéniosité et de persuasion. Il avait compris depuis longtemps qu’on pouvait alimenter le futur canal du Midi au seuil de Naurouze par la rivière Sor, rivière du bassin versant atlantique. Mais il savait aussi que cette seule rivière ne suffirait pas et qu’il faudrait dériver en complément les eaux de l’Alzeau, rivière du bassin versant méditerranéen. D’où l’idée de la rigole de la Montagne Noire. Mais pour réaliser ce transfert d’eau entre bassin versant, il fallait franchir la ligne de partage des eaux. Riquet trouva un passage approprié au col du Conquet.

Ce projet fut présenté à Colbert en novembre 1662. Le projet intéressa le ministre qui mit en place une commission assistée d’experts pour en évaluer la faisabilité. Après un long travail de terrain, la commission rendit, en janvier 1665, un avis favorable au projet avec toutefois la recommandation de prouver par l’expérience la validité du projet en conduisant les eaux du Sor jusqu’à Naurouze par une rigole d’essai de 2 pieds de largeur.

Riquet, sûr de son fait, proposa alors de réaliser la rigole d’essai sur ses deniers et de n’en être remboursé qu’en cas de succès. Le 27 Mai 1665, le roi ordonna l’opération dont les travaux furent réalisés en un temps record entre début Juillet et fin Octobre de la même année. Et le 8 Novembre 1665, les intendants du Languedoc, médusés, constatèrent que l’eau de l’Alzeau coulait à Naurouze. La réussite de cette démonstration valida définitivement le projet et Louis XIV signa en Octobre 1666 l’édit « pour la jonction des mers Océane et Méditerranée par un canal de communication ».

En 1667, Riquet fit procéder au traçage définitif de la rigole en améliorant le tracé de l’ouvrage probatoire afin de récupérer le maximum d’eau, c’est-à-dire en la traçant à une altitude la plus basse possible. Ce tracé est celui que nous connaissons actuellement.

Toutefois, au fil du temps, le système s’est complexifié. La rigole ne déverse plus ses eaux dans le Sor, seulement son trop plein d’hiver et de printemps. Trois ans après la mort de Riquet, donc après l’achèvement des travaux du canal du Midi, Vauban prolongea en effet la rigole vers la rivière Laudot et le barrage de Saint Ferréol, dont les eaux rejoignent la rigole de la plaine qui relie le Sor à Naurouze.

Plus récemment, d’autres travaux importants ont été réalisés pour aboutir au système hydraulique actuel Lauragais Montagne Noire que nous présentera au Conquet, cet après-midi, Sandrine Boisard, directrice de l’Institution des Eaux de la Montagne Noire.

Le tracé de la rigole d’essai est encore visible à certains endroits. On connaît son point de départ au hameau de la Galaube et c’est surtout en rive droite du réservoir du Lampy qu’on la retrouve grâce à la prévenance des propriétaires des domaines de Leignes et Fajal, qui ont su la préserver malgré les travaux importants de reboisement qu’ils ont réalisés. On la retrouve aussi à proximité du Conquet où elle rejoint le tracé de l’actuelle rigole. Ce sont sur ces deux sites que nous la découvrirons aujourd’hui.

 

Sources : « A la recherche de la rigole d’essai de Pierre Pol Riquet dans la Montagne Noire » par Gérard Crevon sous l’égide de l’association des amis des archives de la Haute Garonne : https://www.2a31.net/pb_numerisees/pb_181A_txt.pdf