Fiche d'information en cas de sinistre FFR

samedi 14 janvier 2023

2023-01-14 Villasavary - Boucle des paysages

Page en construction

Nous voici trois sur le parking de la Maison des Arts, puis le cheptel double sur le parking de Villasavary. Nous sommes donc six à prendre bravement le chemin.

On traverse le village, ses rues étroites, ses petites places et ses escaliers le beau moulin à vent de Roques qui a fonctionné jusque dans les années 1950. Puis après avoir contourné les dernières habitations on passe sous l’impressionnante voûte des Canonges, un ouvrage d’art construit en brique à la fin du XVIIIe siècle au-dessus du ruisseau du même nom ; il supportait - et supporte encore -  la route royale allant de Castelnaudary à Limoux et il a permis de ne pas détourner un autre ruisseau qui irriguait les jardins. 

Nous marchons un bon moment en bordure ou en surplomb des terres cultivées. Ici et là, des fermes avec leurs bouquets d’arbres. Nous sommes partis à 2° mais le soleil est là et bien vite nous mettons bas gants et doudounes. Tout au long des chemins, des jeux de lumière dignes de tableaux. Le brun des labours profonds alterne avec le vert, déjà ! des champs ensemencés. En bas, dans la plaine, des écharpes de brume qui vont persister toute la journée. A l’horizon proche, le village de Villasavary perché sur sa colline que l’on voit se détacher sur un ciel clair strié de longs nuages blancs, se faisant admirer sur toutes ses facettes au fur et à mesure qu’on tourne autour de lui. En face, la Montagne Noire et ses villages  - on distingue bien Saissac, petit triangle blanc au cœur des pentes boisées. Et de l’autre côté, les Pyrénées, splendides et immenses. Les panoramas nous suivent tout au long, qu’on soit dans les espaces cultivés ou dans les forêts de crête. Un petit belvédère avec son banc nous offre d’ailleurs une vue superbe sur le Lauragais, ses collines, sa plaine, ses villages.

Nous entrons dans les parties boisées. Des forêts  où les arbres dépouillés - les chênes- se mélangent à eux qui restent verts, arbres, buissons, plantes grimpantes qui s’enroulent autour des troncs. Ce qui fait que, même si nous marchons dans un tapis profond de feuilles de chêne tombées au sol, pour les yeux, le paysage est toujours vert et on oublie un peu qu’on est en hiver. Des champignons viennent nous rappeler un peu la saison.

On croise et on recroise le « sentier historique », la « boucle de Besplas » et le « sentier des orchidées » : merci aux bénévoles de Villasavary qui ont remarquablement quadrillé leur territoire pédestre. Il y a quelques beaux rempaillous, quelques belles descentes parfois un peu glissantes, mais la petite équipe avance vaillamment. 

Le couvert forestier se fait plus intense, pins, cyprès, cèdres et chênes verts. Les échappées panoramiques sont toujours très belles et nous voici devant une table d’orientation. Elle signale les villages qui jalonnent le paysage et leur histoire, Bram la romaine, Laurac et Villasavary, villages fortifiés du Moyen âge  jalons de la lutte d’influence entre les familles Trencavel et de Laurac, Prouille et Fanjeaux où commença l’histoire dominicaine. Lire l’histoire dans le paysage nous ancre dans cette terre, nous rattache aux hommes et aux femmes qui ont vécu ici, nos aïeux pour beaucoup d’entre nous, qui voyaient les mêmes horizons.

Jocelyne et Roger nous ont réservé une belle salle de pique nique, un espace dégagé avec les Pyrénées quelque peu enneigées en tableau de fond. Un moment de repos, pas trop long parce que le soleil s’est un peu caché et que la température de janvier se rappelle tout de même à nous. Nous reprenons donc le chemin à travers la forêt des Canonges, avec un petit arrêt au site de l’oppidum protohistorique de l’Agréable (mais oui , c’est son nom !!!), jusqu’au Mont Carrière. 

Je suis venue ici plusieurs fois mais je crois bien que je n’ai jamais vu un tel spectacle. Le soleil est revenu, c’est un soleil de fin de journée d’hiver. Sa lumière est douce et dorée. Au premier plan, Fanjeaux illuminée, émergeant d’un écrin de champs vert et marron ondulant entre des haies au tracé plein de fantaisie. Derrière, les préliminaires de la montagne avec Bugarach se détachant d’une façon assez irréelle. Derrière encore, la barrière fantastique des Pyrénées. On les voit dans une clarté et avec une netteté exceptionnelles, du Canigou au Pic du Midi de Bigorre, 200 km à vol d’oiseau. Ils sont tous là, les pics de nos horizons, le Madre, le Soularac, le Saint-Barthélemy, le Montcalm, le Valier, le Crabère… Des montagnes mythiques, des montagnes sacrées, du Canigou qu’escalada au XIIIe siècle le roi Pierre III d’Aragon   qui y vit un dragon sortant d’un lac, et que vinrent habiter les moines, au Valier au sommet duquel le premier évêque de Couserans, saint Valier, planta une croix et où, au jour du solstice d’été, les bergers réunis en cercle attendaient le soleil levant pour prier et jurer de secourir le voyageur égaré et de protéger les troupeaux. Et la plus belle de toutes, la légende de Pyrène : fille du roi Bébryx résidant dans les montagnes de Tarascon, Pyrène fut séduite par Hercule traversant le pays pour aller conquérir les pommes d’or du jardin des Hespérides, puis abandonnée par le héros qui poursuivit son chemin, réfugiée par désespoir dans la forêt profonde où elle fut tuée par les bêtes sauvages. Hercule revint pourtant et, fou de douleur, il voulut faire à son aimée un tombeau à la hauteur de son amour : il entassa roche sur roche et ce furent les Pyrénées…

La vision est si irréelle qu’on est bien tenté de croire à cette création mythique… En tout cas, les expériences pyrénéennes de chacun alimentent la descente sur Villasavary, que  nous menons tranquillement jusqu’aux voitures.

Merci Jocelyne, de cette belle rando dans le soleil de janvier.

Et merci à Claudine pour ce beau compte rendu

Les photos de Roger ici 

jeudi 12 janvier 2023

2023-01-12 Palaja

Le soleil est au rendez-vous et la température est douce ce 12 janvier… Petit à petit les voitures arrivent et libèrent 42 participants pour cette nouvelle randonnée. 

Difficile de contenir tout ce petit monde trop heureux de se retrouver ; nous accueillons un nouveau, Gérald Aliès , qui vient pour la 1ère fois.  Nous saluons avec plaisir les anciens qui nous rejoignent après quelques mois d’absence….

Il faut instaurer un peu de discipline pour la traditionnelle photo de famille. Un grand merci à Marie Christine qui a réussi à capturer les « indisciplinés »

Après avoir déambulé dans les rues des nouveaux quartiers de Palaja et découvert deux chèvres dans un jardin, nous empruntons le sentier herbacé qui conduit à la Cavayère. 

Une percée au milieu des ronciers permet au grand groupe de pénétrer dans le lotissement pour atteindre le bord du ruisseau qui alimente le lac. C’est à cet endroit que 4 randonneuses encadrées par Ginette s’échappent pour effectuer un circuit plus court.

Le groupe principal continue sa route pour atteindre le bord du ruisseau parsemé de raidillons qu’il faut franchir avec prudence en raison de la nature du sol rendu glissant par les pluies de la veille. Après avoir franchi le chemin reliant Palaja/Montirat il a fallu attaquer l’ascension de «rampaillous » successifs pour atteindre le versant du vallon suivant. Durant cette ascension, chacun a pris soin de l’autre en lui conseillant telle ou telle position afin de progresser sur la pente glissante le plus sûrement possible.

Tout en haut, Christian a offert des douceurs confectionnées par Ginette en récompense de l’effort fourni.

Le retour sur Palaja s’est déroulé le mieux possible et dans la bonne humeur. Encore une belle journée, vivement la prochaine.



Merci à Christian et Ginette pour cette chouette balade

Photos de Marie-Christine ici 

dimanche 8 janvier 2023

2023-01-08 Le Villaret

Comme il se doit dans toute association bien élevée, et le SEL y compte certainement parmi celles-ci, la première longue rando de l’année est menée par le président et depuis chez lui. C’est pourquoi ce matin nous étions à dix-huit chez Jacques au Villaret pour le départ de notre première rando de dimanche de 2023. Nos deux Broularetois (c’est comme cela que s’appelle les habitants de Brousse et Villaret – je l’ai trouvé sur Wikipédia – et tout le monde sait que l’internet ne ment jamais – oh jamais ! Mais mon correcteur d’orthographe  ne reconnait pas ce mot. Bizarre!)

Donc nos deux Broularetois, Jacques et Michel, nous ont mené par les sentiers et les petits chemins pour un faire un tour complet du point de départ chez Jacques.

Il faisait beau, mais froid. Le soleil brillait bien, mais en ce mois de janvier il n’avait pas encore chauffé le pays. Mais il était beau et ce pays et ce paysage profitait bien de cet éclairage très bienvenu.

Nous sommes d’un bon pied pour la montée vers Fontiers Cabardès, deux cent mètres où mes pauvres petites jambes se sont plaintes de ce travail inhabituel. Eh oui, c’était ma première rando de dimanche depuis belle lurette, le mois d’août en fait. Mais ne nous attardons pas là-dessus – c’est la rando qui compte.

Donc nous montons vers Fontiers Cabardès, doucement mais régulièrement. En route nous faisons une petite halte car Jacques nous montre Carrière, petit bâtiment derrière une campagne. Et puis nous continuons.

En fait, notre dos est aux vues, mais à chaque arrêt il suffit de se retourner pour admirer ce beau pays qu’est l’Aude. Les Pyrénées se devinent, car le paysage est encore un peu brumeux, mais une brume éclairé par ce soleil d’hiver – et donc très joli.

Nous contournons Fontiers, juste quelques maisons et la montée est finie. J’ai quand même pris le temps d’admirer les fleurs en route car elles commencent à sortir déjà. Qu’est-ce que j’ai vu ? Véroniques, Lierre de Terre, Séneçon, Euphorbe, Trèfle, Pâquerette, Romarin, Mouron des oiseaux, Ajonc. Et d’autres encore que je n’ai pas retenues. Jamais en grande abondance, mais juste de quoi les voir et de les accueillir pour la nouvelle année. Ce sera en fait tout au long de la rando et pas juste sur cette montée. 

Et maintenant le chemin s’aplatit et devient plus facile. Nous passons dans les bois et nous avons quelques échappées vers les Pyrénées qui ont décidé à se montrer. Nos vielles amies : Canigou, Madres, St Barthélémy, Soulairac sont celles que je reconnais mais il y en a d’autres bien sûr. Elles sont jolies au loin, peu enneigées (mais cela ne saurait tarder) et elles se fondent presque dans le ciel et les nuages blanches comme une voile.

Nous arrivons au Lac de St Denis, très joli, entouré d’arbres. Il étincelle dans cette lumière claire et basse. Nous traversons le barrage et descendons vers le village. Nous discutons d’un point d’arrêt pour manger – pour ma part je commence à être plutôt fatigué. Et je crois que cela se voit car tout un chacun me demande « Ça va John ». Ça va toujours – mais un arrêt serait le bien venu.

Et finalement, après le village, à une petite intersection, nous nous arrêtons pour notre pique nique. 12 kms déjà, plus de 200 mètres de dénivelé. Chantal passe avec un petit Muscat de St Jean comme apéro bien venu. Merci Chantal. Quelqu’un d’autre passe ensuite avec du vin rouge et nous mangeons. Et je reprend des forces. Pour le dessert j’ai apporté un gâteau que m’a fait Anne, mon épouse, pour mon anniversaire et je le coupe et je le partage. Cela semble être bien apprécié ! Et il y en a d’autres qui nous offrent des douceurs, toutes les bien venues. Et puis comme c’est l’heure du départ, Yves nous offre les bonbons traditionnels.

C’est là que Chantal et moi, nous quittons la compagnie. Pour moi cette première rando est assez longue. Nous prenons le tracé rapide vers le Linon que nous traversons sur un pont en pierre. Et nous retrouvons le sentier du Saute Linon que nous connaissons bien et qui nous amène rapidement au départ.

Quant aux autres, ils continuent leur chemin et je laisse à Michel le soin de raconter la fin de la rando.

Avec moins de poésie que John. Nous descendons par Rufel jusqu’à la confluence de la Dure avec le Linon que nous franchissons par la passerelle maintenant bien connue. Nous remontons le promontoire séparant les 2 rivières par un sentier un peu raide, le temps de saluer la capitelle moussue, en direction du Villaret. Nous traversons le Bouffiau par la petite passerelle, admirons arbousiers et lauriers sauces arborescents. Au carrefour du Rebombier, 5 partenaires rejoignent directement le Villaret, les 11 autres restants poursuivent par le Rebombier Nord, le nouveau platelage sur zone humide réalisé par l’association ETP (encore à jeun d’eau vu la sécheresse persistante de cet hiver). Nous rejoignons le Villaret par le Mazet, quelques gouttes de pluie nous accompagnent.
Chez Jacques, ce ne sont plus des gouttes mais des premières bulles de blanquette de Limoux pour accompagner les traditionnelles oreillettes et la frangipane délicieuse préparée par Maguy.

Au final, c’est Armand qui prononce le verdict de cette rando : 19,6 km – 460 m de dénivellé -  3 bouteilles de 1ère bulles. Pas mal pour une 1ère rando ! La météo, sans être exceptionnelle, fut d’une bonne tenue, conformes aux prévisions.


Merci Jacques et Michel pour ce bon début d’année !

Photos de MarieChristine ici

Photos de John et de Chantal ici

jeudi 5 janvier 2023

2023-01-05 Rieunette

Notre première rando de 2023 fut très jolie. Nous nous sommes rassemblés à 33 pour la photo de famille et hop, nous sommes partis. Il faisait beau, le soleil brillait au dessus de nos têtes. Nous montions le chemin large pour le quitter bientôt pour un sentier qui serpentait sous les arbres pour arriver à la départementale. Vite traversée, et nous montions par un autre chemin large et plus dégagée. Et ca c’était bon, car nous pouvions voir mieux le paysage autour de nous, les forêts sur le colline, éclairées par les rayons de soleil assez rasants à cette époque de l’année. Quelque fois des échappées qui nous permettaient de voir des montagnes lointaines. Tout était formidable.

Sauf la montée – j’avais perdu la forme car je n’avais pas randonné depuis longtemps et les fêtes de fin d’année me ralentissaient encore ! Mais je tenais bon – et je n’étais pas tout à fait le dernier .Ouf.

Le chemin tournait deux ou trois fois dans des virages en épingles et puis tout à coup un sentier descendait abruptement à droite. Martine (notre guide de la journée) s’y engouffrait et nous l’avons suivis courageusement. Une descente tortueuse mais finalement facile nous menait de nouveau à la route de nouveau, juste à l’entrée du chemin des Molières qui nous primes pour arriver vite au charmant hameau lui-même. C’est un hameau, anciennement une commune même, qui avait été entièrement abandonné il y a cinquante ans. Puis des « estrangers » l’ont acheté, maison par maison, et l’ont retapé pour en faire un petit joyau.

Nous y avons fait un arrêt d’une vingtaine de minutes avant de repartir en face par un petit chemin très bien entretenu. Et après quelques centaines de mètres, nous revoici sur un large chemin. Qui lui, allait nous ramener aux voitures par une descente gentille, quelques remontées pour nous ralentir et puis les voitures.

Et j’étais bien moins fatigué à la fin. C’est vrai que je suis bon en descente – même si c’est moi qui le dit.

Merci Martine pour ce très bon début des randos SEL de 2023.

Et à tous et à toutes une très bonne année 2023, pleine de belles randos.

 

Photos de John ici

Photos de Marie-Christine ici

vendredi 23 décembre 2022

2022-12-23 Monze - Rando + Goûter de Noël

Quatorze heures et vingt six randonneurs sont là pour la dernière rando au programme 2022 du SEL. Et quelle bel après-midi pour le faire. On se croirait en septembre, pas en décembre. Le soleil était au rendez-vous (cela fait donc vingt-sept) – C’est vrai qu’il a une adhésion d’honneur celui-là. Beaucoup, dont moi, n’ont même pas pris de veste – et le polaire était vite tombé aussi. Quel bonheur.

Christian nous a mené dans les collines juste au nord de Monze par des petits sentiers bien connus car nous les avons souvent parcourus avec lui. Tiens c’est ici que nous avons perdu John une fois. En fait ce n’était pas là. Rois quart d’heures plus tard Christian m’a dit -si tu veux un petit tour en plus – c’est par là. Eh oui, c’était là. Il y a des choses que j né peux pas oublier. J’ai fait une « variante » à la Yves, tout seul, comme un grand. Mais on s’est retrouvé quand même.

Mais ça c’était ce jour là et là nous sommes aujourd’hui. Non mais – je n’ai pas l’habitude de me perdre quand même. 😊 

Nous ne sommes pas monté très haut sur la colline, mais nous avions quand même de belles échappés dur les colline d’en face, un peu en contre jour avec le soleil qui était bas en ce jours juste après le solstice. Donc de jolies vues. Plus près du village, le clocher de l’église pointe son nez aussi.

Près du village, nous avons traversé le Ruisseau de la Bretonne, qui est quasiment à sec. Le vieux pont est splendide mais nous ne l’avons pas traversé mais continué un peu en admirant le village de l’autre côté. Puis un petit gué et nous revoici en direction du village qui nous traversons pour retrouver les voitures.

Les voitures, mais aussi les amis qui sont venus nous rejoindre dans le foyer de Monze pour notre traditionnel goûter de Noël. Il y avait moins de présents que d’habitude, alors nous avons dû manger et boire leur part aussi. C’est fou ce que nous faisons pour les amis.

Et c’est donc dans le plaisir d'être ensemble que nous avons terminé cette année 2022 du SEL, mais un plaisir tempéré et quand même moins festif que les autres années car si la vie continue, les anciens gardaient présent à  l’esprit le souvenir de nos amis Robert et Édouard récemment disparus.

Merci à Christian qui nous a conduit. Et merci aussi à lui qui nous a prêté la salle du foyer.

Merci à Jacques qui nous a procuré les boissons

Et merci à Ginette qui nous a procuré les tartes salées et sucrées. 

Et merci à tous d’être venu à la rando et/.ou au goûter.

Passez tous de bonnes fêtes mes amis


Photos de Nicole, GenevièveJ et John ici


Avec les meilleurs vœux pour un très joyeux Noël


dimanche 18 décembre 2022

2022-12-18 Ramondens

Nous sommes quatre au départ du parking de Carrefour, Bea et Daniel nous attendent à Ramondens et surprise Hélène nous rejoint. Par ce temps hivernal, Bea nous invite à la recherche des sources du Bergassonne et du Lampy en passant par la Peur et le Prat d'Odier. Et devinez quel est le fan de football qui a demandé à Bea d'écourter la rando pour voir la finale?.

On débute la rando en logeant  le centre de vacances, Bea nous montre caché dans la forêt le château de Ramondes propriété en son temps de Paul Riquet, surplombant la rigole de la montagne et à deux pas de la prise d'Alzeau. Ramondens fut témoin du gigantesque et génial chantier de l'alimentation du canal des "deux mers" (canal du midi).

On s'engouffre dans la forêt de hêtres pour chercher la source du Bergassonne en commençant par la Peur, il est agréable de fouler le sol sur cette moquette de feuilles sèches. Avec un œil aguerri, Bea nous montre la source de la Bergassonne , qui est un filet d'eau, ce nom ressemble beaucoup à un nom de riviere que nous connaissons: la Vernassonne, en effet, cette riviere change de nom, à la limite du Tarn et de l'Aude.

Nous rencontrons une borne médiévale qui limitait l'espace forestier, une arme contre les conflits de voisinage entre les fondateurs d'Arfons (hospitalier de Saint Jean de Jérusalem) et le monastère de Prouilhe. L'association Ora Fontium qui a recensé ces bornes du XVIe siècle, milite pour leur protection et leur sécurité. A un moment donné, nous entendons un bruit de torrent, nous approchons des éoliennes construites sur la commune d'Arfons. 

On s'arrête pour la pause déjeuner à l'abri du vent en bout de sentier, mais l'humidité nous transperce les os et assez rapidement nous reprenons les sentiers et chemins sans jamais marcher sur le goudron. De temps en temps, Bea consulte sa carte car elle ne veut pas être pressée pour arriver à 15h aux voitures, Yves estime que l'on pourrait faire l'itinéraire prévu mais en ne perdant pas de temps, Elisabeth et moi en profitons pour cueillir du houx et ramasser des branches de sapin  pour la décoration de noël.

Avec le soleil, nous arrivons avant 15h. Le contrat est presque rempli, nous avons marché 16KM  avec 350m de dénivelé et notre supporter a largement le temps de se préparer pour regarder la finale .

Merci Bea pour cette dernière rando de l'année, heureusement qu'il y avait les meilleurs avec elle et Daniel. Elle connaît  bien le terrain pour repérer ces sources qui alimentent le Lampy et les sentiers, car le parcours n'est pas toujours évident.

Alors avez vous deviné l'identité de celui qui a demandé à écourter la ballade?

Compte rendu de Cathy

Photos d'Hélène ici 

Photos de Roger ici

Photos de Béa ici

lundi 12 décembre 2022

2022-12-11 Montréal

Le S.E.L dans les pas de Saint Dominique, de Montréal à Montréal, en passant par les «circulades» de Lasserre de Prouilhe et de la Force …

Ce matin, il fait froid (- 5°), nous ne sommes que 11 au départ de cette randonnée, plus Emmanuelle, une jeune bramaise qui, éventuellement se joindra plus tard à notre association. Cathy notre amie québécoise est là pour visiter le Montréal audois. Aujourd’hui la «gente» féminine  est très nettement en supériorité : 9 pour seulement 3 hommes courageux. 

Montréal est la « capitale » du Massif de la Malepère, sa longue et riche histoire remonte à la colonisation romaine. Elle est trop longue pour en parler ici. Sa majestueuse collégiale construite d’un seul jet à la fin du XIII éme siècle est dédiée à Saint Vincent, patron des vignerons. Aujourd’hui, la citée a une vie culturelle et sportive particulièrement active avec notamment de très nombreux concerts organisés en la collégiale, un Festival de Bandas, activités théâtrales… 

Le comédien Philippe Noiret qui, aimait beaucoup faire du cheval dans la Malepère, a vécu plusieurs années dans sa propriété de Turcy sur la commune. Jean d’Orléans, comte de Paris, prétendant au trône de France, sous le nom de Jean IV, réside à Montréal depuis 2019.

Nous faisons notre traditionnelle photo au pied de la collégiale que nous contournons, puis par les petites rues du village nous partons en direction du sud. Il fait froid mais, très beau, pas de vent, au loin nous apercevons les Pyrénées depuis le Canigou, les Madres, jusqu’aux majestueux Monts d’Olmes. Par la Voie verte « Du Canal du Midi à Montségur » qui emprunte l’ancienne ligne de chemin de fer Bram – Mirepoix nous arrivons à Villeneuve-lès-Montréal. Cette ligne pour les marchandises a fonctionné jusqu’en 1973.

Dans ce village, nous sommes déjà aux portes du Lauraguais au «Pays de cocagne» où l’on cultivé le pastel. Nous traversons le village, passons à proximité d’un joli petit lac ombrageait  de nombreux peupliers avec de nombreux canards et prenons la direction de Lasserre de Prouilhe par le Chemin du Piémont pyrénéen vers Saint-Jacques de Compostelle

Sur le mur du cimetière, 500 mètres avant le village, une plaque rappelle l’emplacement du village wisigoth de Tonneins dont il ne reste plus de traces si ce n’est sur des photos aériennes. Au début du XII éme siècle, le village seigneurial de Tonneins fut à l’origine d’un lignage noble entièrement acquis au catharisme. 

Nous faisons un aller et retour pour visiter la petite «circulade» de Lasserre de Prouilhe  puis, reprenons notre cheminement en direction du village de La Force où nous arrivons vers midi. La Force tire son nom d’une fortification secondaire au Moyen-âge. C’était le poste frontière entre l’Aquitaine et la Septimanie. 

La température est relativement positive, il n’y a pas de vent et  un peu de soleil, nous en profitons pour manger sur la place circulaire du village. Vers 13h00, nous quittons le village et par de longs chemins herbeux nous parvenons au grand domaine viticole le Fort. Pendant près d’un kilomètre,  nous longeons le ruisseau du Rébenty, traversons la route de Bram et commençons une très longue côte qui nous conduit à Montréal vers 15h00. Nous avons parcourus 17,500 km et 265 mètres de dénivelé positifs. 

Un concert est prévu à la collégiale, nous ne pouvons pas aller la visiter nous nous quittons quelques minutes après.  

Rando guidé par Jeff, compte rendu de Jeff et photos de Jeff ici
UN grand merci donc à Jeff

Photos de Catherine ici


 

jeudi 8 décembre 2022

2022-12-08 Carcassonne

Le ciel est gris et lourd mais plus d’une vingtaine de Sélois ont répondu présents. Il fait froid sur le parking de Saint-Gimer, mais on se réchauffera en marchant, c’est sûr.

Vaillamment, nous nous lançons à l’assaut de la belle montée de la porte d’Aude, tout en nous remémorant les nombreux films tournés ici. On traverse la Cité, c’est toujours un plaisir ; nous sommes en semaine et en décembre, mais il y a toujours beaucoup de monde.  Nous ressortons par la porte Narbonnaise. Nous longeons les remparts et nous voici rapidement au milieu des vignes avec ce beau panorama de la cité en émergeant, là où aucune construction ne s’interpose entre elle et nous. L’automne a été long mais maintenant, c’est vraiment l’hiver, les vignes n’ont plus leurs couleurs éclatantes.

Un tout petit détour pour admirer une vieille croix, au lieu-dit Sainte-Croix. Puis on chemine à travers vignes et champs, on prend la passerelle au-dessus de l’autoroute, le contraste est grand entre notre sentier de terre bordé de buissons et cette trouée droite à l’infini et striée des éclairs que deviennent les véhicules lancés à grande vitesse. Le bruit nous suit encore un long moment.

Puis on atteint des espaces boisés, des pins surtout, des chênes et, le long du sentier, s’il n’y a plus de fleurs, il y a des baies : des rouges, des orange, des noires, du petit houx. La nature se pare pour Noël.  Après une interruption de paysage un peu désolante due à un chantier d’installation de panneaux solaires (les arbres ont été coupés, des bouts de branches et des pignes jonchent un grand espace dénudé), nous revenons sous le couvert végétal parfois au cœur des arbres, parfois en bordure de vignes. 

Voici enfin le « prieuré de Saint-Foulc » qui se dresse au bord de la  route qui va de Cazilhac à Palaja. Il existait là une maison religieuse dédiée au Saint-Sépulchre et à saint Foulc, évêque, sans doute fondée par les seigneurs de Palaja qui la donnèrent ensuite à l’abbaye de Lagrasse. Dans son testament, un certain Arnaud Séguin lui légua un domaine en 1049 : c’est la première mention connue. En 1296, avec l’autorisation de l’abbé de Lagrasse, Guilhem de Villeneuve, seigneur de Palaja, fonda là une chapellenie, c’est-à-dire qu’il donna des biens dont le revenu devait servir à entretenir deux chapelains qui prieraient pour son âme. Et cela se perpétua jusqu’au XVIIIe siècle. Puis l’église délaissée tomba en ruines ; il ne subsista que le clocher qui devint pigeonnier –c’est peut-être ce qui l’a sauvé !. Il est appelé localement « pigeonnier de Cazaban », du nom du domaine proche. 

C’est à l’occasion de récents travaux hydrauliques que ce qui restait a été sauvegardé, restauré et mis en valeur. On peut voir le clocher, donc, et y entrer, et devant, ont été mis à jour les fondements de l’ancienne église - on en distingue très bien le plan-, ainsi que les sépultures du cimetière qui l’entourait.

On revient en traversant  les domaines exploités par les élèves du lycée Charlemagne, une agriculture raisonnée et bio qui est expliquée de temps à autre sur des panneaux. Des panneaux que nous ne prenons pas vraiment le temps de lire : la pluie commence à tomber et tout le monde presse le pas, bien heureux quand enfin les tours de Carcassonne reviennent dans notre  champ de vision. Au fait, savez-vous pourquoi le lycée agricole s’appelle Charlemagne ? Je suppose que c’est parce que le lieu où il est installé est resté lié par-delà douze siècles à la personne du grand empereur : des récits médiévaux rapportent que  les tours de Carcassonne se sont inclinées devant lui. Mais oui, mais oui, il faut y croire…

C’est sous une pluie toujours persistante que nous nous retrouvons devant la Porte Narbonnaise, certains repartent directement vers le centre ville, d’autres retraversent la Cité pour retrouver les voitures près de Saint-Gimer.

Une bonne rando d’hiver bien vivifiante entre nature et patrimoine. Merci Guy !

Et merci à Claudine pour ce beau Compte Rendu

Photos ici

dimanche 4 décembre 2022

2022-12-04 Pic de Brau

Aujourd’hui, pas d’amateur pour le Pic de Brau.

C’est donc à 2, que nous avons escaladé le Pic.

Dommage, car nous avons profité d’une très belle journée avec un ciel ensoleillé et bien dégagé et sans vent, ce qui nous à permis de profiter d’un immense panorama sur les Pyrénées enneigées ainsi que sur les bois et vignes aux couleurs automnales.

R. C.

Photos de Roger ici 

jeudi 1 décembre 2022

2022-12-01 Alairac

Il fait 5° seulement lorsque nous arrivons sur le lieu de Rendez-Vous. Les premiers arrivés attendent dans les voitures. Nous apercevons les doudounes colorées et les bonnets à travers les vitres.

Régis nous accueille pour nous dire qu’il ne pourra pas conduire la rando mais il a confié notre petite troupe à ses trois bons copains : Jean Philippe, Claude et Patrick. Nous sommes gagnants, pour le prix d’un accompagnateur, nous en avons trois rien que pour nous.

Nous sommes 22 au départ et nous sommes arrivés à 22, nos accompagnateurs sont rassurés.

Après avoir rejoint le village de Lavalette, nous empruntons un chemin qui longe une plantation d’oignons dont le nom fait déjà saliver le Président, qui certainement sous l’effet de la froidure, les imagine déjà en soupe gratinée….

Puis nous grimpons doucement sur le sentier qui rejoint le chemin « de la Malepère ». Claude nous fait observer la façon dont la nature a repris ses droits sur un sentier qui, avant que les routes ne soient construites, servait jadis aux villageois pour se rendre d’un village à l’autre. Ce sentier était suffisamment large pour le passage des charrettes mais aujourd’hui il se resserre et, dans certains endroits, se trouvent totalement envahi par les arbres ; nous obligeant à faire quelques détours.

Ce sentier est jonché d’arbousiers mais nous constatons encore une fois que les arbouses ne sont pas au rendez-vous.

Tout au long du parcours, nos nouveaux amis ont assuré leur rôle avec beaucoup de sérieux. Patrick est devant, Claude fait le serre-fil et Jean-Philippe fait la navette entre les deux…. Merci Régis, tu nous as mis entre de bonnes mains.

La rando a été très chouette et nous avons oublié la morsure du froid, nous avons même eu chaud à l’abri des arbres.

Un grand merci à Régis, Jean-Philippe, Patrick et Claude pour cette belle après-midi.

CR de Ginette

Photos de Roger ici