Fiche d'information en cas de sinistre FFR

dimanche 23 avril 2023

2023-04-23 Félines-Minervois

Les randonneurs du S.E.L  en balade sur les hauteurs de Félines-Minervois sous la conduite de Roger …

Ce matin dés 09h00, nous sommes 14 à partir pour une journée de rando sur les hauteurs de Félines-Minervois, dans la garrigue, le vignoble sur le circuit des marbrières.

Félines-Minervois est un coquet village de l’Hérault, situé sur le versant sud du Minervois. Dés la préhistoire, les grottes de la région étaient habitées. Dans celles de l’Abeuradou  des pépins de lambrusque (vigne sauvage ou vigne des bois) datant de 10 000 ans ont été découverts. 

Nous partons pour un joli circuit d’environs 21 km avec un dénivelé positif de 590 mètres en direction du hameau de Camplong. Après quelques centaines de mètres nous franchissons à gué l’Ognon. Le chemin entre les vieilles vignes aux ceps tortueux et taillés en gobelets et les oliviers monte en direction du village de Camplong que nous traversons rapidement. 

A la sortie du village, nous descendons dans la vallée de l’Ognon que nous franchissons une nouvelle fois à gué, au milieu des rochers. Après avoir laissé un petit barrage sur notre droite, nous continuons par un joli petit chemin. Bientôt à nouveau, il faut traverser ce ruisseau par un radier.

Vers 11h00, nous parvenons au joli hameau de l’Abeuradou. Par une longue montée  soutenue, nous arrivons rapidement à Bel Soleil où une guide à quatre pattes se joint à nous. Encore  quelques centaines de mètres pour atteindre les ruines de Ventajou. Ici la vue sur la plaine carcassonnaise, les Corbières et plus loin, les Pyrénées est magnifique. A Ventajou  se trouve un gros troupeau de brebis gardé par quatre beaux  patous.

Il faut reprendre le cheminement par un sentier qui monte lentement vers le plateau de la Planette. Au pied du château de Ventajou nous marquons une petite halte. Seulement trois courageux décident de gravir les rochers pour aller voir les quelques ruines qui restent encore sur les lieux.

Le Château de Ventajou dont les premières mentions datent de 813, a été rasé par Simon de Monfort lors de la Croisades des Albigeois. Nous ne sommes pas très loin de Minerve et d’autres Hauts lieux du Catharisme. 

Nous marchons dans les rochers au milieu des chênes kermès et des buis pour atteindre un plateau où foisonnent les fleurs de toutes sortes (cistes, anémones, fritillaires, muscaris, genêts scorpions, coronilles …) pour atteindre vers 12h30 la marbrière de la Fount dal Reynard ou nous mangeons.

Vers 14h00, nous reprenons la route passons, à la  marbrière de la Planette, un curieux rucher et enfin du remarquable ensemble marbrier du Moulin de Biot. L’ensemble des vestiges comprend le moulin, les ruines d’habitats des carriers, la source et les aménagements hydrauliques ainsi que les trois carrières. L’ensemble mériterait une plus longue visite …

Aux environs de 14h30, nous avons du mettre nous avons eu un petit grain pendant seulement quelques minutes. Encore une descente relativement difficile pour atteindre une grande piste forestière qui descend vers la vallée par la forêt  de la Matte. Nous passons prés de la ferme de Barma où notre guide à quatre pattes nous abandonne.

Il est 16h15 lorsque nous arrivons à nos voitures et reprenons la route afin de prendre un dernier verre dans un café de Caunes-minervois.

Merci Roger pour cette belle balade.

Compte Rendu de Jef

Photos de Jef

Photos de Patrick

jeudi 20 avril 2023

2023-04-20 Lagrasse

Une belle rando de printemps, du soleil, des fleurs, des vues, de la bonne compagnie.

Et voilà, mon compte rendu est fait. J’ai tout décrit – de façon très concise certes, mais tout y est.

Mais entrons un peu dans les détails

Rendez-vous donc au Parking à Lagrasse .Parking payant avec des bornes de paiement très peu coopératifs. Après trois essais, il livre le ticket promis – et notre expérience est une bonne moyenne.

Nous partons tout de suite – car Martine (notre meneuse du jour) suggère de prendre la photo de famille sur le pont. C’est une bonne suggestion – mais je ne peux mettre toute monde dans le cadre – à moins de flotter dans l’air un peu au dessus de l’eau à côté du pont. Bon, trois photos feront l’affaire. Et puis une gentille passante suggère de prendre la photos, avec moi dedans. Une offre que je ne peux refuser. 

Puis la rando commence vraiment – par une grimpette d’un kilomètre et demi pour un dénivelé de 160 mètres. Une manière abrupte de nous mettre en route ! Et ce rampaillou se fait sur les fesses de Charlemagne, s’il vous plait.

Mais déjà la rando est belle. Lagrasse est derrière nous – et je m’arrête souvent pour la regarder – et pour souffler un peu ! Tout en haut Martine nous attend et rassemble les troupes pour une petite halte. Nous sommes à vingt six aujourd’hui, un bon nombre. 

Déjà les fleurs sont belles. Au cours de l’après-midi de plus en plus de fleurs de garrigue, en quantité et en qualité sont là pour nous plaire. Il y a partout du thym – c’est pour moi, fils du Nord, un des grands plaisirs des pays en garrigue – le thym qu’on ne peut éviter d’écraser tellement il y en a et qui dégagez alors un parfum. Mmmm. 

Il y a en fait un parfum de fleurs pendant toute cette balade – parfum qui change au fur et à mesure que d’autre fleurs sont en plus grande abondance au moment précis.

Mais qu’est-ce que j’ai !donc vu (et identifié) ? Du thym, ses iris, des euphorbes, des lins jaunes, des Aphyllanthes de Montpellier, des cystes, des Asphodèles, des Grémils, et d’autres encore.

Nous continuons sur un sentier assez plat sous les bois pour rejoindre un chemin plus large. Nous avons des vues splendides vers la vallée du Sou juste au nord de notre position, vallée par où passe la route de Carcassonne à Lagrasse. C’est très beau. La route et la rivière qui serpentent en bas de la vallée, les pentes vertes assez abruptes devant nous et en face et des falaises, surtout une belle falaise à notre gauche, de notre côté.

Là trois vont nous quitter pour une rando un peu plus facile – c’est un des avantages de cette rando, cette possibilité d’un circuit plus facile.

Et nous continuons. Nous prenons un sentier en sous bois qui descend assez longuement, toujours avec de belles vues en face, pour retrouver le chemin qui mène à Notre Dame du Carla. C’est un aller-retour pour voir cette chapelle que nous connaissons bien depuis le temps .Plusieurs fois nous y avons même mangé ! C’est toujours magique cet endroit – et tout autour de la chapelle il y a des lilas qui poussent.

Un peu de rebrousse chemin et nous remontons par le chemin – qui à un moment donne un aperçu magique de la chapelle.

En haut de la crête, nous partons sur le chemin de retour – un chemin assez facile plat pendant tout un temps. Puis il commence à descendre à droite, de l’autre côte de la crête de notre montée. Et les vues sont différentes. C’est la vallée de l’Orbieu que nous voyons maintenant, plus large et plus fertile et cultivé que le Sou.

Et après une longue descente, après un tournant, nous apercevons Lagrasse et son église. Cinquante mètre plus loin, c’est l’abbaye de Lagrasse qui se dresse devant nous. 

Allez, courage, nous y sommes presque. Nous repassons par le pont en dos d’âne, nous retraversons la petite ville et nous retrouvons le parking, nos amis et les adieux ! Ou plutôt les au revoir.

Merci Martine pour cette belle rando.

Photos de John 

dimanche 16 avril 2023

2023-04-16 Camp sur Agly

Dans un vent violent neuf «sélistes» au départ de Camps sur l’Agly pour une rando au Roc Paradet … et retour à Camps.

Ce marin, il est un peu plus de 09h00 qui, après la traditionnelle photo de famille devant les quelques vieilles maisons du petit village, partons par un petit chemin direction plein sud. Déjà nous commençons à ressentir le vent relativement frais.

Camps sur l’Agly est un très petit village des Corbières situé à proximité du mythique Pech de Bugarach et des gorges de Calamus. 

Après quelques centaines de mètres nous passons prés de la «cabane» bien aménagée avec panneaux solaires et citernes d’eau où le locataire des lieux met à la disposition des randonneurs les petits guides qu’il a rédigées sur les nombreux sentiers de la région qu’il a rédigés. Lui-même, participe régulièrement à l’entretien de ces sentiers. 

La pente devient plus dure au milieu des bois et par des sentes caillouteuses. Prés de 5 km d’ascension et nous atteignons le Roc Paradet à 900 mètres d’altitude. Quel vent, il est difficile d’apprécier les magnifiques vues sur le Canigou, les Monts d’Olmes, les Albères, Forçat Réal et la mer. 

Le groupe reprend son cheminement et après environs un km de descente parfois par des prairies, parfois dans les sous bois nous parvenons au carrefour de la piste qui conduit à Prugnanes et à Caudiès de Fenouillèdes. Une petite «variante», d’un peu moins de 1 km,   chère à Yves nous permet de voir les entrées de deux grottes. La deuxième a certainement été habitée par nos anciens ancêtres (Tautavel n’est pas très loin).

Encore 2 longs km pour atteindre Campau, le sentier est difficile dans la caillasse, parfois en léger revers et en «montagnes russes». Situées dans un joli talweg, les ruines de 6 ou 7 bâtiments sont situées au carrefour de plusieurs chemins de randonnées. Les lieux auraient été occupés et exploités jusqu’au début des années cinquante. Souvent à proximité, paissent de jolis troupeaux de vaches ou de chevaux. Aujourd’hui, il n’y a que 4 à 5 chevaux. 

Bien que faiblement abrités du vent toujours aussi violent dos décidons de manger assis sur les décombres. Il fait froid, le repas est rapidement pris, après moins d’une heure nous reprenons notre cheminement vers le Col de Peychines. La sente est bien plus facile, Seuls les 300 derniers mètres sont assez dur mais sans trop de rochers. Nous ne prenons pas la piste cavalière de droite qui conduit directement à Camps. Sur la gauche une petite piste avec des cordes conduit au sommet du Bugarach. 

Bien que deux d’entre nous, n’aime pas les fortes descentes nous continuons par la piste normale en direction de La Bastide. La pente est forte pendant quelques centaines de mètres, le sol est parfois un peu glissant mais pas de gros rochers … 

Par la petite route goudronnée nous arrivons à la grande ferme de La Bastide dont certains bâtiments dateraient du XVI éme siècle. Nous continuons sur cette route pour passer devant le début d’une piste qui conduit à la source de l’Agly. Nous envisageons d’y aller plus tard au cours d’une randonnée. 

Sur la route goudronnée il fait maintenant chaud, il nous tarde de retrouvée une petite piste. C’est chose faite après 3 km de macadam, nous empruntons sur la droite un petit chemin, franchissons par une petite passerelle l’Agly. Au bout de ce sentier nous apercevons le village.

Il est impossible d’aller aux ruines du vieux château mais nous allons voir la jolie petite église du village. Celle-ci, a été remarquablement restaurée il y une dizaine d’année, sa charpente est très belle. De cette plate forme naturelle qui surplombe le village la vue en direction de Cubières sur Cinoble et Galamus est magnifique. 

Il est 16h00,  lorsque nous rejoignons nos voitures pour prendre la route pour Couiza afin de prendre le traditionnel verre de l’amitié.

A Couiza, nous stationnons devant la maison de Paul Bonnet. Je décide de lui rendre une petite visite inopinée puis de le convaincre de venir prendre un verre avec nous au café voisin. 

Paul est un «personnage» bien connu et apprécié dans la haute vallée de l’Aude et ailleurs. A 96 ans, il cultive encore son jardin sur la route d’Espéraza et, il est le plus vieux supporter des Dragons catalans. 

Il nous contera : 

- ses exploits d’athlète (demi-fond et cross) au sein de l’A.S.C au début des années cinquante avec Claire Brésolles devenue Pierre Brésolles,

- ses années dans la Marine sur l’Ile d’Oléron à Diego-Suarez, 

- sa passion pour le Rugby à XIII, dirigeant du Toulouse Olympique XIII lorsqu’il était postier dans la Ville rose,

- ses démarches pour la restauration et l’acquisition d’une belle cloche pour l’église Saint-Jean Baptiste de Couiza. 

Tout au long de la conversation personne ne s’est ennuyé, notamment Cathy, Alain et Martine. Régis, Françoise et Jacques se sont trouvé de vieux amis communs.

C’est donc dans la bonne humeur que c’est terminé cette journée conviviale. Paul nous a invité pour sont centenaire et même avant si nous le souhaitons ….

Compte Rendu de Jef

Photos de CatherineL et de MartineP

Photos de Jef

Photos de Roger 

jeudi 13 avril 2023

2023-04-13 St Polycarpe

Nous nous retrouvons sur le parking de Saint-Polycarpe, en bordure d’un remarquable aqueduc médiéval qui émerge des herbes folles et en contrebas de l’église qui fut jadis l’abbatiale d’une abbaye bénédictine fondée à la fin du VIIIe siècle par Attala, un riche seigneur réfugié de l’Espagne musulmane.  Elle doit son nom à la possession de reliques de saint Polycarpe, un évêque et martyr d’Asie mineure. Après avoir été placée, aux XIe et XIIe siècles, sous la dépendance de l’abbaye de Lagrasse puis de l’abbaye d’Alet, l’abbaye de Saint-Polycarpe recouvra son autonomie, mais les difficultés matérielles, les guerres (elle fut notamment pillée pendant les guerres de religion, au XVIe siècle), les crises disciplinaires et, au XVIIIe siècle, l’adhésion de ses moines à l’austère doctrine janséniste aboutirent à sa suppression en 1771. Le dernier abbé refusa de partir, il resta seul dans son monastère et il y fut assassiné deux ans plus tard par le jardinier du lieu, suite à un vol qui avait mal tourné. 

Mais trêve d’histoire, nous sommes aujourd’hui 12 « selois » prêts à affronter des cieux pas trop cléments. La pluie menace, mais tant pis !

Nous entamons une belle montée et nous voilà vite au-dessus du village qui apparait bien serré autour de son église, au milieu des bois et des champs, avec les montagnes en arrière-plan. Puis  un très joli chemin de crête nous amène au coeur d’une forêt de chênes, des arbustes le bordent, en ne laissant parfois qu’un passage étroit ; les bruyères arborescentes et leurs lourdes grappes de minuscules clochettes blanches alternent avec les genêts jaune d’or, des bourdons y butinent passionnément, les genévriers, le petit houx avec encore ses baies rouges, les cistes pas encore en fleurs densifient encore le sentier. De temps en temps, des trouées ouvrent sur un magnifique paysage. Puis le chemin se referme jusqu’à la trouée suivante. Une averse nous fait sortir k-ways et capes mais pas pour longtemps, le soleil ressort, il fait chaud et la nature est toute lavée, le traits du paysage sont plus nets, les feuilles luisent dans la lumière retrouvée comme si elles étaient toutes neuves.

Nous sortons de la forêt,  nous descendons au milieu des vignes et de leurs lignes bien tracées. Le Pic de Brau et ses éoliennes se détachent au premier plan, derrière, le Saint-Barthélémy enneigé étale sa grandeur et sa splendeur. On les a déjà vus depuis le début mais là, ils semblent bien plus proches.

Nous cheminons sous un ciel changeant, parfois de gros nuages lourds de menaces, parfois des pans de ciel bleu et de chauds rayons de soleil. Nous sommes entourés des fleurs blanches de la roquette, des touffes roses du thym, des étoiles jaune d’or des crépides de Nîmes et des corolles ciselées des pâquerettes par milliers. Il y a des montées et des descentes, quelques gouttes de temps en temps, le vent se lève, mais qu’est-ce que c’est tonique ! 

Dans le village de Villar-Saint-Anselme, nous faisons une pause devant l‘église et un monsieur nous propose d’aller chercher la clef et de nous ouvrir. Nous entrons donc dans l’édifice, une église relativement récente mais très bien entretenue, avec une nef repeinte et de beaux vitraux, certains du XIXe , d’autres très modernes, aux superbes couleurs. Notre guide est un Anglais qui, après avoir été capitaine de voilier, a jeté l’ancre à Villar-Saint-Anselme et nous en montre les beautés avec passion.

Nous reprenons le chemin entre les vignes et nous remontons pour passer de l’autre côté des collines, le paysage s’illumine toujours des couleurs du thym, des orchidées pyramidales et des orchidées abeille, des arbres en fleur, nous longeons même un maillol et ses promesses de blanquette.

Et au détour du chemin, nous voilà juste au-dessus de l’abbaye de Saint-Polycarpe, la plus belle vue sans doute sur l’antique monastère.

Merci à Françoise N. et à Geneviève J. de nous avoir fait partager ce beau circuit ; elles ont eu bien raison de maintenir la randonnée malgré des prévisions météo bien pessimistes - à tort !

Compte rendu de ClaudineP

Photos de Marie-Christine 

dimanche 9 avril 2023

2023-04-09 La boucle de Lacamp

Nous sommes n’ œuf de pâques 😉 pour redécouvrir le territoire du Val de Dagne sous la houlette de Jean. Il fait 5 degrés ce matin, mais le soleil commence à pointer :nous allons avoir une belle journée printanière.   

Nous partons de Labastide en Val située dans la vallée de la montagne de Lacamps, territoire riche en vignoble. En traversant le village, on remarque que les anciennes granges ont été restaurées en habitation. Le village n'est pas dépourvu d'eau car toutes les fontaines coulent encore. Nous prenons la piste forestière qui nous mène à Villetritouls, au bout du village nous apercevons un ancien joli pigeonnier. Ensuite, on prend la route goudronnée pour atteindre Taurize, on passe devant la Carriera del Canconier et Jean nous montre où il habitait tout petit. On longe des anciens jardins potagers et quittons le village, pour une montée en pente douce à travers champs. Les chemins sont parsemés de bouses de vaches, d'ailleurs on enjambe des barrières car il y a du bétail.

Après une montée en forêt, la piste en lacets nous amène sur le plateau de Lacamps qui domine le Val de Dagne, il offre de très beaux points de vue sur Termes et Bouisse et à un moment nous nous arrêtons pour dominer le village de Mayronnes.

On atteint le signal pour la pause déjeuner. Patrick sort du sac le St-Jean de Minervois avec des biscuits d'apéritif et nous trinquons à cette belle journée de veille de pâques.

Après une bonne sieste au soleil, nous repartons à travers champs et forêt de chênes verts. Nous rencontrons à nouveaux un troupeau de vaches. Nous passons  le gué du ruisseau de Richard qui est à sec. A fin de la piste forestière,on descend une échelle en bois dans le talus qui mène sur la piste en direction de Labastide. Pendant la descente, au virage 15 Jean et Roger s'engouffrent dans la foret pour chercher la grotte. Après une bonne demi- heure, ils reviennent contents, ils ont trouvé la grotte avec des chauves souris. Jean accroche une balise pour repasser une prochaine fois.Avant l'arrivée au village, à un moment donné, on bifurque sur un chemin qui longe une rivière sur laquelle une famille se trempe les pieds et un couple qui savourait le calme avant notre arrivée. Il fait chaud, nous avons envie de nous baigner mais on se contentera de se rafraichir les bras.

Nous traversons le vieux pont sur la rivière de la Sou qui abrite beaucoup de poissons. Nous rentrons à l'église St- Etienne où Jean ne peut s'empêcher de monter dans la chaire pour prêcher sa bonne parole. 

Merci Jean pour cette belle randonnée sans difficulté que l'on refait avec plaisir. D'après les GPS, le dénivelé est d'environ 600m pour 19km.

Le compte rendu de Cathy

Les photos de Roger

Les photos de Patrick

jeudi 6 avril 2023

2023-04-05 Villemousstaussou

Rando menée par ChristianR. Merci à lui!

Photos de MartineP

mercredi 5 avril 2023

2023-03-05 Sougraigne

Sougraigne 9 h : belle journée en perspective :beau ciel bleu, vent soutenu et "frisquet".

10 randonneurs s'acheminent vers la Pourteille de Rodès (694 m) afin de rejoindre le four verrier et la source salée de la Sals. La montée assez rude se fait dans une belle hêtraie ,nous continuons par une piste en crête qui nous offre de belles vues sur le Pic de Bugarach et la chaîne pyrénéenne enneigée .Nous quittons la piste au Pas du Capelan pour découvrir le four verrier de Salines remarquablement conservé et d'un grand intérêt patrimonial;

Après le pique-nique ,par un sentier très fleuri (tapis de  scylles et d'hépatiques au bleu délicat) nous arrivons à la source salée qui a un bon débit; C'est là que nait la Sals.

A travers pâturages et bois , montant ,descendant ,nous arrivons à l'ancienne verrerie du Bourrasset que l'association Salicorne restaure dans le but d'en faire un refuge ouvert pour randonneurs.

Nous rejoignons Sougraigne par une large piste puis un sentier dans le bois.

Ce fut une journée très agréable :beau temps, découverte de ces sites en bonne compagnie

Compte rendu de Christine, qui a aussi mené la rando. Un grand merci à elle.

Photos de Roger 

Photos de Patrick

jeudi 30 mars 2023

2023-03-30 Laurac - et 20ième anniversaire

Trente et un pour le départ aujourd’hui et une journée splendide. C’est une rando qui est merveilleuse. A l’allée nous serpentons dans les collines du vent entre Laurac et Laurabuc, en montées et descentes, sur chemins crayeux ou sentiers. De belles échappées aussi sur la plaine du Lauragais et la Montagne Noire en face. Le retour se fait dans les champs et beaucoup moins de serpentins. Et moins de vues aussi, mais celles que nous avons sont plus intimes.

Après la photo de famille, nous voici partis – et tout de suite en ascension ! Et en ascension. On dirait que cela ne finirait jamais. Mais c’est vrai que pour ma part, je suis fatigué aujourd’hui donc mes sens sont sans doute peu fiables. Mais arrivés en haut les vues sont belles. Laurac juste en dessous de nous, Castelnaudary à gauche, Montréal à droite, Bram devant nous, la Montagne Noire en face et je reconnais (ou je devine) Saissac. Nous descendons un peu, nous remontons un peu plus, nous descendons pour traverser une campagne et nous remontons de nouveau de l’autre côté. Nous arrivons à un petit sommet et nous nous arrêtons un peu. Quelques uns s'asseyent car Claudine va nous parler de Laurac et du Lauragais. Et Claudine, comme toujours, parle très bien, sa connaissance semble infinie. Et en plus elle a l’art de retenir l’attention de ses interlocuteurs. Je vais essayer de relater les points importants de son exposé. Claudine si j’ai mal raconté, pardonne-moi. J’ai la mémoire qui flanche ;

Laurac était la capital du Lauragais au moyen âge. Et comme beaucoup de villes importantes étaient construites en hauteur pour dominer le pays autour. Comme il était le capital, il a donné son nom au pays autour : Le Lauragais. Au temps féodal, Blanche de Laurac, mère de Aimery de Laurac et de Montréal. Blanche était parfaite Cathare – et en fait il y avait plus de cathares ici que dans les Corbières. Aimery est décédé après qu’il a été fait prisonnier par Simon de Montfort. Et évidemment à l’époque il y avait un grand château, qui a quasiment disparu aujourd’hui.

Au cours de son histoire, Laurac, comme beaucoup d’autres villages et domaines a changé souvent de main, par mariage, vente ou simple « prise ». Une des comtesses les plus connues fut Catherine de Médicis et elle est même passé par le village une fois.

Après le moyen âge, les villages fortifiés devenaient moins nécessaires et l’administration du Lauragais est passé dans la plaine et puis plus tard à Castelnaudary.

Vous pouvez lire plus sur le site web du village ici

Et la rando se poursuit. Des hauts et des bas pour arriver finalement à Laurabuc, un autre joli petit village. Et, miracle, il y a un bar. Mais, o malheur, nous n’avons pas le temps de nous attarder. Mais nous prenons le temps de souffler un peu sur les marches de la mairie.

Et maintenant c’est le chemin du retour. Nous quittons Laurabuc et très vite nous parons à gauche par un sentier qui devient un chemin de croix jusqu’à la chapelle de la Calvaire. Et pour moi (voir aussi mes commentaires au début) ce fut un calvaire. Mais une chose intéressante, les stations de la croix avaient été repeintes et ainsi on pouvait suivre cette ascension de l’an 33.

Nous continuons, nous descendons vers la départementale que nous empruntons pendant deux cents mètres avant de la quitter juste avant le pont sur le ruisseau de la Rivaillère. Nous suivons maintenant ce petit ruisseau qui coule et qui roucoule à côté de nous.

Nous voyons Laurac dont nous nous approchons systématiquement. Et cela monte de nouveau. Il faut bien, comme je l’ai dit plus tôt, Laurac est sur le sommet d’une colline.

Et enfin, tout à-coup, en haut d’un petit rampaillou voici les voitures. C’est la fin d’une de plus belles randos que j’ai faites depuis assez longtemps.

Vite déchaussés nous nous retrouvons sur une petite pelouse et je sors de la voiture des bouteilles de Blanquette et une de jus d’Orange. J’offre le verre de l’amitié car c’est aujourd’hui il y a vingt ans que j’ai fait ma première rando avec le SEL. J’ai ajouté le compte rendu de cette rando au blog ici.

Merci Jocelyne pour cette rando fabuleuse. Merci Claudine pour tes explications au cours de la balade.

Et merci au SEL pour ces vingt ans de pur bonheur sur les chemins de l’Aude et ailleurs avec tous ces randonneurs et randonneuses qui sont devenu mes amis.

Photos de John

Photos de Jeff

jeudi 23 mars 2023

2023-03-23 Le Villaret

Vingt neuf au départ – et vingt-neuf à l’arrivée, quoiqu’en deux groupes car certaines ont décidé de prendre un raccourci pour leur enlever un kilomètre de parcours un peu plus difficile, mais quand même très beau – la remontée du Lignon.

Mais je cours trop vite.

Vingt-neuf au départ. Une journée un peu maussade, mais il y aura deux rayons de soleil (je les ai comptés). Nous nous réunissons près de l’étang au Villaret et après la photo de famille nous sommes partis à travers le village sur le sentier tracé et entretenu par Michel et ses amis. C’est un sentier que nous avons fait plusieurs fois, mais c’est toujours un plaisir de le retrouver. Chaque fois c’est différent, il y a d’autres choses à voir. Aujourd’hui, pour ma part, j’ai observé les sorties de nouvelles fleurs printanières : Jonquille, Primevère, Pulmonaire, Anémone, Lierre terrestre, Violette, Mouron blanc (stellaire moyen) et celles que nous avions déjà vues : Véronique, Pâquerette, Pisse en Lit, Ficaire. Il y avait aussi de nouvelles floraisons aux arbres fruitiers, mais je n’ai fait que me régaler sans essayer de les identifier.

Après un petit tour au nord du village, nous avons retraversé la départementale en direction de la vallée de la Dure, que nous n’avons pas vu tout de suite. Le sentier serpente ici sur le flanc du vallon pour traverser le Boufiau par la passerelle faite par Michel et ses amis.

Une simple passerelle, mais qui fait bien son travail. Vingt minutes plus tard nous traversons le Lignon par la passerelle bien plus conséquente que Michel et compagnie ont construite. Elle est haute, bien haute pour être au dessus de la rivière quand elle est en cru, et il y a des marches pour monter et descendre. Et bien sûr une main courante de chaque côté pour notre sécurité.

Nous remontons le Linon maintenant, rive droite. Pendant un kilomètre. Ce n’est pas une montée continue, mais une belle montée pas trop raide au début et puis des petites montées et descentes pour traverser enfin le Lignon à un pont carrossable.

Et c’est ici qu’une partie de notre groupe choisit le chemin court – et après de tendres adieux, nous continuons. Le chemin est joli et le Lignon a beaucoup d’eau. Il descend en cascades et la quantité d’eau rend ces chutes très jolies. Et il y en a beaucoup, certaines assez naturelles, certaines construite à main d’homme pour faire un seuil droit pour le passage de l’eau.

Et après encore un bon kilomètre ; nous quittons le Lignon pour retrouver très vite le départ, les voitures, nos amies, la maisons de Jacques et un verre de l’amitié qu’il nous offre. Et que nous acceptons avec grand plaisir.

Merci Jacques pour cette charmante rando et ton hospitalité et gentillesse.

Photos de John et de Ginette

jeudi 16 mars 2023

2023-03-16 Montolieu

Quarante cinq personnes pour cette belle rando. Josy et Armand nous ont mené par des chemins bien connus car déjà parcourus en 2017 et 2019. Mais à chaque fois nous voyons des choses différentes sous des angles différents.

Aujourd’hui il a fait beau. Le soleil a brillé tout au long de la rando pour notre grand plaisir. Mais le vent a soufflé aussi, assez fort pour nous saouler tout l’après-midi. Mais pas assez fort pour gâcher notre plaisir. 

Les vues étaient superbes sur la vallée de l’Aude et du Fresquel jusqu’aux collines en face, mais sans les Pyrénées, cachées dans une brume. Mais le Pic de Nore se montrait aussi par moments – moins loin lui.

Nous sommes partis par le village après la photo traditionnelle. Après avoir traversé la Dure, nous avons parcouru tout le village, tantôt sur la grande rue, tantôt par des ruelles. Nous avons laissé de côté le pont sur l’Alzeau pour entamer la montée sur la route de Saint Denis. Un arrêt point de vue en route pour admirer l’autre versant de la Dure. Puis quittant la route, nous avons pris le chemin qui serpente à travers champs et puis garrigue jusqu’à une autre halte pour un petit détour vers un autre point de vue, cette fois sur l’Alzeau. Le chemin est ensuite descendu vers le pont de l’Izoule sur cette rivière.

Là, à la demande de Josy, j’ai raconté pour ceux qui ne le savaient pas encore que nous étions sur le chemin des immigrés. Chemin donc qu’ont pris pendant de longues années, des siècles même (tant qu’on y est), les personnes qui ont quitté Bruxelles pour trouver une nouvelle vie à Cenne-Monestiés. Oui, c’est parce pont que je suis passé le 8 août 2003, en compagnie de mon copain Larry depuis la capitale belge et pour ce tronçon de 21 autre amis qui nous avaient rejoints, dont 14 du SEL qui ont tenu à parcourir cette dernière étape de 23 kilomètres avec nous. C’était la fin d’un périple de 90 jours et mille huit cent kilomètres à travers la Belgique et la France. 

Après cette petite pause nous sommes repartis vers le château de Villeneuve en haut de la côte. Un kilomètre plus loin, dans des bois nous nous sommes arrêtés à un ancien Four à Chaux que Guy nous a raconté avec sa connaissance habituelle.

Nous continuons à travers la route Montolieu-Saissac – ou si on veut Carcassonne-Revel. Et un peu plus loin nous avons commencé la descente vers le col sur la D94 entre Montolieu et Villelongue. 

C’est une belle descente. La piste est large et facile. Et elle est fort dégagée, ce qui permet les vues splendides sur le paysage en face. Comme j’ai dit, les Pyrénées n’ont pas fait partie de la perspective aujourd’hui – mais nous les connaissons bien et pouvons les imaginer. D’ailleurs, même sans ces belles montagnes, le panorama est superbe. A revoir !

Nous traversons la route, nous faisons une courte halte pour rassembler les troupes avant de gravir la petite côte en face. Un peu boueux et j’ai amusé mes amis avec un petit pas de danse – sans tomber. Nous sommes passés par un beau pâturage, un bois bien touffu et une garrigue pour arriver devant la Frigoule. Là un autre arrêt pour admirer le tableau devant nous, avec ici un bel avant plan de champ et de cyprès. 

Nous contournons la Frigoule, une propriété privée que la propriétaire nous a autorisé à traverser, et peu après nous commençons la descente assez raide vars la vallée de l’Alzeau. En chemin quelques belles vue de Montolieu, dominé par la tourde son église. 

Et nous voici au village, dont nous traversons le bas pour retrouver le parking du couvent et les voitures.

Merci Josy et Armand pour cette randonnée épatante autour de Montolieu.

Photos de John ici