Fiche d'information en cas de sinistre FFR

jeudi 29 février 2024

2024-02-29 Belveze

Le temps était très beau pour une balade du S.EL à Belvèze du Razès et à Gramazie …
C’est devant la pharmacie de Belvèze, où officie notre amie randonneuse Martine que, nous commençons notre balade du jeudi. Aujourd’hui,  nous sommes avec 3 amies et 1 ami brugairollais qui se sont joints à nous.
Belvèze, la «capitale» du Bas Razès, est aujourd’hui un coquet village d’environs 1000 habitants qui a de nombreuses associations culturelles et sportives (football, rugby à XIII…). Grace à sa situation géographique, desservie par la ligne de chemin de fer de Bram à Mirepoix jusqu’en 1973, le village était le plus important démographiquement et économiquement de l’ancien canton d’Alaigne.
Après être passés devant la nouvelle Maison de Santé, nous partons par une jolie allée de prunus et, enfin d’éviter la voie verte monotone et fastidieuse nous commençons notre balade par un petit chemin au milieu des jardins. Quelque centaines de mètres plus loin, nous devions traverser un petit bois pour rejoindre la Chapelle Saint-Julien. Le sentier est obstrué par une récente coupe de bois, nous devons faire un détour par un autre chemin en parfait état. 
La chapelle est située sur mamelon d’où la vue est très belle. Elle appartient à un grand viticole du village et, c’est dans cette chapelle que seraient inhumés les derniers comtes de Belvèze. Bien que le village ne soit pas situé dans le Massif de la Malepère, Belvèze a droit à l’appellation Côte de la Malepère. 
Nous sommes «obligés» de reprendre la voie verte pour continuer notre cheminement pendant près de 2 kilomètres. Nous passons près d’un joli «ranch» où, il ya quelques années nous avions fait une pause casse-croûte au cours d’une randonnée. 
Par un chemin de terre, nous continuons à proximité des ruines de la ferme d’Espérandieu pour arriver sur un plateau et longeons pendant près d’un kilomètre un bois d’eucalyptus. Au bout du bois, une petite descente gravilloneuse d’ici la vue est magnifique sur le Pech de Mu, Fenouillet du Razès, Brézilhac, Mazerolles du Razès, Gramazie, Montréal, Cailhavel, Cailhau et sur le Pech de Bugarach et les Pyrénées et les majestueux Monts d’Olmes. 
C’est l’occasion de faire une petite pause et de faire de jolies photos avant de reprendre le sentier en direction de Gramazie qui se trouve à environs 1 kilomètre. Nous y arrivons vers 16h00. Pierre Rainier, maire du village, nous accueille pour nous faire visiter l’église et,  parler de l’histoire de son village, de son joli château (devenu hôtel).
 L’église Notre Dame de Gramazie, notamment son porche, est inscrite au répertoire des monuments historiques depuis 1938. La plus ancienne mention de cette église remonte à 932. Pierre Rainier nous conte l’histoire de son village qui a pratiquement doublait sa population en une dizaine d’année. Il nous prête une documentions concernant l’église. Certains d’entre nous montent au sommet du clocher octogonal afin d’admirer la cour du château et le joli mécanisme de l’horloge.
Nous quittons Gramazie après un dernier coup d’œil sur la très belle façade du château. Nous empruntons un petit chemin vicinal et après quelques centaines de mètres nous devons pendant un kilomètre prendre la route départementale D 18 bordée de jolis prunus. Peu après l’ancienne gendarmerie, c’est la jolie entrée du village avec sur la droite de belles maisons et leurs jolis jardins.
Il est 17h00 lorsque nous arrivons à nos voitures. D’autres randos du jeudi sont envisagées dans plusieurs villages du Bas Razès et de la Malepère. 
Jeff

Grand merci à Jeff qui a mené cette rando ensoleillée 

Photos de Jeff
Photos de John

jeudi 22 février 2024

2024-02-22 Pennautier

Le SEL a de nouvelles guides. MartineM, Andrée, Marie-Andrée et Suzanne ont reconnu cette rando aujourd’hui et trois d’entre elles nous y ont menés (Suzanne étant malheureusement coincée à la maison). Et je peux vous le dire tout de suite, nous leur permettrons avec grand plaisir de nous mener sur d’autres randos sur d’autres chemins dans d’autres lieux. Ou même tout simplement de nouveau à Pennautier qu’elles connaissent toutes très bien étant Pennautieroises !
Donc nous voici à trente quatre pour le départ dans le parking du foyer. Immédiatement nous étions à la campagne, car nous somme montés dans le petit bois juste à côté. En sortant du bois nous avons pris un beau chemin large qui nous a mené au bord du Fresquel et jusqu’à l’ancien moulin de Rouzilles. Tout au long du chemin nous avons pu voir que le printemps s’approche, les fleurs sortent de plus en plus nombreuses : véroniques, ficaires, pisse en lit, etc etc etc. Et aussi les arbres et arbustes, les amandiers et les aubépines surtout. 
Nous quittons le Fresquel pour remonter vers le Château Auzias à Paretlongue. On pourrait entrer pour acheter, mais il fallait alors le porter sur le dos pour le restant de la rando. Ce sera pour une autre fois.
Nous longeons des champs et remontons vers le Nord en passant par la très belle campagne de Rivals. Des chaises et tables sont mises et la piscine est là aussi. Mais les tables sont vides et la piscine aussi ! Donc nous continuons.
A partir de là nous entrons dans le royaume des arbres fruitiers, les Amandiers et les Aubépines. Ils foisonnent et sont plus beaux les uns que les autres. De grands arbres couverts de fleurs blanches. Dommage qu’il n’y ait pas un peu de soleil pour les éclairer. Mais voilà qu’il vient le soleil – mais il est très timide aujourd’hui et se montre éphémère. Lui aussi ce sera pour un autre jour.
Et nous continuons pour passer sous une belle allée de pins parasols pour passer près de Barrau, encore une belle campagne, pour arriver à la lisière de Villemoustaussou que nous contournons sur cent mètres pour repartir dans les champs. Nous voyons déjà la ville de Pennautier et sa belle église pointer pas trop loin. Mais nous la contournons aussi de loin d’abord avant d’y arriver par des chemins et sentiers. 
Et nous pénétrons dans la ville et parcourons les petites ruelles du centre, inconnues de beaucoup car souvent on passe en voiture et on ici on ne passe qu’à pied.
Nous ressortons du centre par des petits chemins, nous repassons par le petit bois et nous retrouvons les voitures.
Et c’est le temps des au revoir et des grands remerciements à nos 3 guides (et la quatrième absente). Et elles nous promettent d’autres randos un autre jour. Merci encore à elles.
John

Photos de John

dimanche 18 février 2024

2024-02-18 Leucate – Les Amandiers

Ce dimanche, c’était le jour de notre sortie annuel pour vor les amandiers. Et déjà pendant le trajet nous avons vu de plus en plus d’amandiers en fleur. 
Seize au départ de Carcassonne, deux retrouvés à Leucate, c’est donc à dix-huit que nous sommes partis après la photo de famille traditionnelle. Un petit tour en ville et puis la grimpette au château. Des amandiers déjà sur le chemin et partout dans le paysage. Et quel paysage. Il faisait beau, plein soleil. Devant nous nous avions l’étang de Leucate et derrière les collines des Corbières avec en tableau de fond les Pyrénées et bien sûr le Canigou, toujours enneigé mais moins qu’il y a une semaine ou deux.
Nous avons pris le temps pour admirer et ensuite nous sommes descendus pour arriver au bord de l’étang que nous avons longé ensuite. Beaucoup de belles vues à travers l’étang. Des oiseaux qui tournaient en groupes au dessous de nous où qui nageaient ensemble sur les eaux.
Et toujours ce soleil. Il commençait à faire très agréablement chaud. D’abord les vestes et un peu plus tard le polars sont tombés. Les chaussettes aussi. J’aurai dû mettre un pantalon plus léger – mais comment deviner. Il n’y avait même pas de vent. Cela ne ressemblait en rien à une journée de mi-février.
A la fin de ce sentier, à l’entrée André nous a quitté pour retrouver sa voiture et le retour à la maison.
Nous autre, nous avons traversé la grande route pour la longer sur une piste cyclable direction Leucate plage que nous avons contourné pour retrouver le bord de la mer. La longue promenade avec la plage a côté avec des badauds qui prenaient des bains de soleil et les courageux des bains de mer. Mais ca, ce n’était pas pour nous.
Au bout des maisons il y avait la monté en escalier vers la falaise. C’est en deux morceaux et après avoir grimpé la première moitié on pensait être arrivés. Mais non, il y avait une deuxième volet de marches à grimper.
En haut nous avons vite trouvé un endroit pour pique-niquer. Assis sur les pierres avec la mer en face, la plage visible à ns pieds entre les arbres. 
Et qui dit pique nique, dit aussi, bien sur sieste. Elle était la bienvenue.
En début d’après midi nous avons longé la falaise par en haut, la mer à notre droite, la garrigue à notre gauche. Beaucoup de promeneurs ici – c’est un endroit bien connu – et pour de bonnes raisons. L’air est vivifiant, le trajet facile et les vues magnifiques.
Après une petite heure sur les falaise, La Franqui était en vue et nous y sommes descendus pour prendre promenade en bois qui longe la mer. Le vent est plus vif maintenant, mais ce n’est pas désagréable. 
Nous quittons le village pour nous enfoncer sur le plateau – et qui dit plateau dit d’abord une montée, mais c’est la dernière.
C’est joli sur le plateau et c’est ici que nous voyons le plus d’amandiers. Ils sont magnifiques cette année. La plupart avec des fleurs blanches, quelques uns avec des fleurs roses. Et ils sont bien fournis, jolis à voir.
Arrivés de retour à Leucate, un petit détour s’impose pour passer à la place de la République, avec la statue de Françoise de Cézelly, défenderesse de la ville contre les armées espagnoles. 
Mais aussi à cette place, il y a Le Bistrot de la Places avec moultes tables à l’extérieur. Quelle joie. Nous pouvons montrer notre appréciation des taverniers du coin en consommant qui une demie, qui un galopin, qui une bière sans alcool ou autres boissons rafraîchissantes.
Et puis c’est les derniers quatre cents mètres jusqu’aux voitures et les adieux à tous et les remerciements à Guy qui nous a si bien menés – et qui plusieurs fois lors de cette rando nous a fascinés en racontant la géologie de ce lieu remarquable. 
Merci Guy pour cette jolie rando. Et merci pour toutes les informations si intéressantes que tu as partagées avec nous.
John

Photos de John et de Marie-Claude
Photos de Roger
Photos de Jocelyne

jeudi 8 février 2024

2024-02-08 Les Martys

Au départ de la salle polyvalente des MARTYS nous partons 28 pèlerins et pèlerines. Un vent frisquet s’est levé mais le temps est malgré tout agréable, soleil et nuages nous accompagneront.
Nous cheminons sur un charmant sentier qui serpente entre les sapins, par ci par là quelques petits tapis de mousse qui offrent une touche de verdure au milieu des chênes et hêtres bien dénudés dans leurs habits d’hiver.
Le murmure des ruisseaux, un chant d’oiseaux bien timide prémices du printemps nous ravissent.
Au gré de la balade nous passons la ferme LA FALOQUE. 
Surprise ! Au détour du chemin les premières jonquilles nous attendent en embuscade.
Nous prenons de grands risques lorsqu’il nous faut passer un gué sur la Dure ; rassurez vous pas de noyade cette fois-ci ! Quelques centimètres d’eau seulement.
Plus tard nous enjambons à 3 reprises le ruisseau des 9 fontaines, puis repassons à nouveau la Dure un peu plus loin.
Par ci par là quelques petites cascades rafraîchissantes au gré des dénivellations du terrain.
Nous arrivons au barrage de la PRADE basse. 
Une stèle commémore l’inauguration en 1985 en présence de François Mitterand,  alors président de la République ainsi que de Raymond Courrière maire de Cuxac-Cabardès de 1974 à 2006 et sénateur de 1986 à 2006.
Nous montons vers Clerge Neauto entouré de forêts, passons près du parcours de santé, quelques petits rampaillous au fil de la balade pour la pimenter, puis après 8 km200 et 210 mètres de dénivelé nous arrivons au parking,
Un grand merci à Béa pour cette charmante et bucolique randonnée.

Compte rendu de Claudine B


 

mardi 6 février 2024

2024-02-06 Montirat-Carcassonne - La Gande Randonnée

Aujourd’hui le SEL s’est joint à la Grande Randonnée vers Paris.
À l'approche des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la Fédération française de la randonnée pédestre (FF Randonnée), a lancé un événement exceptionnel : "La Grande Randonnée vers Paris".
Cette initiative inédite vise à unir les marcheurs et randonneurs de toute la France, partant de 20 villes métropolitaines à travers 7 itinéraires principaux, pour converger vers la capitale du samedi 13 janvier au dimanche 12 mai 2024.
Nous avons participé à cette étape de Montirat à Carcassonne en accompagnant les deux ambassadeurs de la Région. Nous étions à onze, et il y avait onze autres randonneurs, les deux ambassadeurs qui étaient du Gers, quelques-uns d’ATAC à Aragon, d’autres de Carca Rando. Peut-être en ai-je oubliés la provenance, mes excuses si c'est le cas – un point en commun ils étaient tous sympathiques.
C'est souvent le cas avec des randonneurs. Ils sont sympathiques. Une bonne raison de randonner!
Nous nous sommes réunis au Paicherou pour covoiturer vers la Mairie de Montirat où nous avons retrouvé les autres. Les deux ambassadeurs et leur voiture suiveuse, un chevalier templier avec son armure et sa grande cape blanche et nos autres nouveaux amis.
Le chemin est bien connu. Nous avons suivi le GR36 jusqu’au lac de la Cavayère. Ensuite nous avons contourné Montlegun pour arriver sur les hauteurs de Pech Ange. Là nous avons fait un aller-retour pour montrer à nos amis le point de vue de la Cité et de Carcassonne depuis Pech Mary, malheureusement un peu tristounet par ce temps lui aussi tristounet.
Car la météo n'était pas au rendez-vous aujourd'hui. Temps couvert, vent froid. Passons - il fera plus beau demain. 
Ensuite la descente vers la Cité que nous avons contourné. En effet la ville de Carcassonne ne nous a pas permis de traverser la Cité. Pourquoi ? Mystère et Boule de Gomme. La traversée du Pont Vieux et la séparation des voyageurs. La mairie de Carcassonne n’a pas fait comme les autres points de passage – il n’y avait personne pour accueillir ces randonneurs ambassadeurs en préparation de Jeux Olympiques. 
Nos ambassadeurs nous ont quittés pour retrouver leur hôtel avec leur voiture suiveuse. Demain ils continueront vers Fanjeaux et nous l’espérons un accueil plus chaleureux.
Nous avons longé l’Aude pour retrouver nos voitures et nous quitter pour d’autres aventures un autre jour.
John

Photos de John

dimanche 4 février 2024

2024-02-04 Talairan - Sentier du Facteur

Ce n’était pas la première fois que le SEL s’aventure sur le Sentier du Facteur – il y en a six répertorié sur l’agenda SEL depuis 2011 et la première fois que j’y suis allé c’était en 2006 mené par Léon ! Mais c’est une belle rando et elle mérite d’être refaite tous les deux ou trois ans.
Ce que nous avons fait.
C’était une belle journée en plus. Quoiqu’en février il a fait beau, très beau même. La météo a annoncé 17° ou 19° (selon les météos) ce qui était probablement correct. Peu de vent. L’idéal quoi.
Et toujours une belle rando. Nous avons surtout parcouru la garrigue, montant et descendant par des sentiers ou des petits chemins avec de temps en temps quelques centaines de mètre de route goudronnée fort étroite et sans voiture. Et aussi des champs de vignes et de rares champs en de culture.
Tout le long du parcours il y a des grandes plaques signalétiques décrivant soit la vie du facteur, soit celle des habitants de cette vallée, soit des faits intéressants sur la vallée, sa faune, sa flore et son exploitation agricole.
Les vues étaient jolies mais pas très lointaines, après tout nous sommes restés dans un bassin dont tous les ruisseaux convergeaient à Talairan pour se jeter dans le ruisseau de Remouly qui st un affluent de la Nielle. Mais tous à sec – c’est un drôle de mois de février que celui de 2024 !
Un point fort - les amandiers sont de plus en plus nombreux en fleur! Ils sont très joli, surtout quand ils sont au soleil et que les rayons éclairent les fleurs en transparence.
Nous étions à 21 randonneuses et randonneurs, dont une nouvelle, Gaby, à qui nous souhaitons la bienvenue.
Ce sont Roger et Christophe qui nous ont menés avec brio et sans nous perdre malgré qu’ils avaient repris cette tâche très tardivement, Jocelyne ayant dû s’absenter pour des raisons familiales.
Donc un grand merci à Christophe et Roger.
John

Photos de Roger
Photos de John

jeudi 1 février 2024

2024-02-01 Villemoustaussou

C’était une balade d’hiver mais avec les premières lueurs du printemps. Il faisait doux au départ et nous sommes partis d’un bon pied, passant sous la nationale pour quitter Villemoustaussou par les parcours des crêtes et le parcours santé en direction de Conques. Des petites fleurs apparaissent, j’ai vu des Véroniques, des Roquettes blanches, plusieurs sortes de fleurs jaunes de la famille des Marguerites, d’autres petites blanches, des amandiers en bouton…
Et puis un amandier tout en fleurs ! Magnifique. Au moins trois semaines à l’avance. Cela nous a réchauffé le cœur de le voir si beau. Le printemps est presque là mes amis.
Et donc nous avons continué notre rando entre les champs et les vignes, entre Villemoustaussou et Conques sur Orbiel, sans jamais vraiment rentrer dans ces deux villes, tantôt sur l’un des deux parcours, tantôt sur des chemins et sentiers trouvés par nos guides.
Il commençait à faire plus frais, la rando a été un peu raccourcie car le temps était vraiment devenu plus hivernal. Et arrivés aux voitures, nous nous sommes quittés mais non sans d’abord avoir remercié Gérard et Marie-Claire pour cette jolie rando.
John

Photos de John

dimanche 28 janvier 2024

2024-01-28 Albas

Le S.E.L en  randonnée sur les sentiers d’Albas avec Christophe pour guide bienveillant …
Ce matin, c’est dans les Corbières que nous nous retrouvons pour une randonnée d’un peu plus de 17 km avec un dénivelé positif d’environs 600 mètres. Il ne fait pas très beau, il y a de la brume sur les collines environnantes.
Dés le second âge du fer se trouve sur le Roc de Carla un modeste oppidum romain. Les romains exploitent les ferrières (extraction du fer) dès le IVème et IIIème siècle  avant notre ère. Ils ont  probablement nommé l’endroit «Albares» à cause des peupliers aux feuilles argentées que l’on trouve aux  abords de l’actuel village. 
Les «carcassonnais» ont peu de retard et notre cheminement commence vers 09h20.  Après les traditionnelles photos et une conversation amicale avec le maire de la commune nous partons sur le sentier du géologue.
En 1830, la culture de la garouille (chêne nain qui fournissait le colorant vermillon) et la fabrication du charbon constituent l’activité économique principale d’Albas, avec la culture de la luzerne et l’élevage (chèvres pour le lait, ovins pour la viande, mulets pour les déplacements).
L’exploitation du fer qui se bornait à recueillir le minerai à fleur de roche (ferrières) au Moyen Âge, laisse place au début du XXe siècle à des mines sur le plateau de Lacamp. Le fer était emporté par chariots et par la petite voie ferrée reliant Durban à Tuchan, jusqu’en 1930. La voie ferrée est délaissée au profit des premiers camions, les mines deviennent trop coûteuses, elles sont abandonnées en 1930. Les puits de mine ont été fermés, seuls quelques initiés savent y pénétrer par des galeries discrètes. On peut apercevoir les restes d’une carrière de marbre rose sur la route de Cascastel, près du village.
La région sédimentaire d'Albas fait l'objet de nombreuses études géologiques, les différentes couches s'étendant du secondaire au quaternaire, dans lesquelles on a trouvé des fossiles d'œufs de dinosaures, de coquillages et de restes coralliens.
Nous progressons lentement sur le chemin, parvenons à un premier point de vue d’où hélas aujourd’hui il n’y point de vue ! Vers 11h00, nous somme à un carrefour de piste où se trouve un vieux moulin qui a conservé sa grosse meule de pierre et plusieurs panneaux d’informations.
Nous faisons un petit détour pour monter jusqu’au Mont Agut afin d’admirer le Grand duc. Pour certains qui n’aiment pas les descentes le retour est un peu difficile.
Voici la petite histoire de cette sculpture qui surplombe le village d'Albas. Ohana Damman, «la petite du village, qui s’exprime par la peinture», a réalisé un tableau du  fameux grand duc, symbole des chasseurs. Le patron des chasseurs de l'époque s’est mis dans la tête que cet oiseau serait l'emblème protecteur du village. Pour se faire, il fallait réaliser une sculpture de la réplique du tableau pour ensuite, l’acheminer tout en haut du Mont Agut à 420 m au dessus de la commune. Le Grand Duc, repose désormais sur le socle de pierre réalisé à cet effet, en rendant hommage à la jeune Oana, l’artiste peintre du village, ainsi qu’au sculpteur de l’ouvrage Bernard Ramon. NDR : vous pouvez visionner sur YouTube un petit fil sur le Grand duc d’Albas.
Nous terminons cette première boucle devant la coquette mairie du village vers 11h30. Jean-Claude Montlaur, maire de la commune, nous convie (20 randonneurs) pour participer à l’apéritif des vœux. Au cours de la conversation, nous nous apercevons que nous avons des connaissances communes notamment dans le monde de l’ovalie et, parmi les «selistes» plusieurs partagent des connaissances avec l’épouse de monsieur le maire qui avait randonné il y a quelques années avec le S.E.L.
Le petit village à l’été beaucoup d’activités festives et culturelles : exposition, Fête nationale belge, grand méchoui …
A l’abri sous les couverts d’un ancien abreuvoir nous mangeons rapidement, vers 13h30 nous reprenons notre chemin pour une deuxième boucle dans la garigue. Tout au long du chemin dans les chênes verts, les romarins nous pouvons admirer les divers mouvements géologiques, les synclinaux et les belles Terres rouges.  
La balade est un peu plus dure que dans la matinée, elle est plus «accidentée» avec de longues montées qui ont de forts pourcentages. Nous sommes de retour à nos voitures aux environs de 16h30 après un petit détour dans le vieux village et la place de l’église.
Merci à Christophe pour cette belle balade  à Albas dans le Termènes (tous les sentiers sont très bien balisés et aménagés). Nous ne sommes pas loin de Villerouge-Termènes où fut brûlé en 1321 Guillaume Bélibaste le dernier «parfait cathare».
Merci à Monsieur le maire du village pour son accueil très chaleureux. Prochainement nous lui rédigerons une lettre de remerciements. 
Jeff

Photos de Christophe
Photos de Roger
Photos de Patrick

jeudi 25 janvier 2024

2024-01-25 Laserre de Prouilles

Le S.E.L en rando au Pays de villages circulaires du Bas-Razès par Lasserre de Prouilhe, Ferran et Brézilhac …

Après une petite visite de la «circulade» de Lasserre de Prouilhe, nous sommes 34 marcheurs pour une petite balade de 12,300 km dans les collines environnantes.
Le coquet petit village de 250 habitants porte ce nom depuis 1933 eu égard à son passé d'ancienne possession du Monastère dominicain de Prouilhe. Dès le X éme siècle, il est attesté la présence du village de Tonneins à 500 m du bourg actuel à l'emplacement de l'actuel cimetière, autour de son église Saint Etienne. Vers 1190, Guillelme de Tonneins dirigea à Fanjeaux une communauté de femmes cathares partageant leur temps entre travail et prière. 
Le village actuel, planté au milieu du vignoble de la Malepère classé AOC, possédait une fortification circulaire autour de son château. Cette «circulade» a subsisté de nos jours et, elle permet d'admirer de belles maisons à colombages à côté de l'église datant du XIV éme siècle.
Les circulades ou villages circulaires sont des villages languedociens bâtis en cercle autour d’une église ou d’un château fort (castrum).
La construction de ces villages «en rond » a un intérêt géographique et stratégique. Le castrum est construit sur une motte ou un point proéminent, les habitations se créent en cercle autour. Le système de protection s’organise, les maisons mitoyennes forment un dessin concentrique ; les rues sont étroites, sans angle, les ruelles en escalier, les murs tournés vers l’extérieur du village sont aveugles. Au sommet une réserve d’eau (puits, citernes, sources) permet de tenir un siège. A l’époque où se construisent ces villages en rond, invasions et attaques de pillards sont courantes.
La construction de ces villages remonterait aux environs de l’an mille. Un peu plus de quarante existent dans le Languedoc dont 22 dans le département de l’Aude. Sur ces 22 villages 14 sont situées dans le Bas Razès et dans la Malepère :
- Alaigne,
- Alairac,
- Bellegarde du Razés,
- Brugairolles,
- Cailhau,
- Cailhavel,
- Donazac,
- La Force,
- Lasserre de Prouilhe,
- Mazerolles du Razés,
- Montclar,
- Pauligne,
- Preixan,
- Villeneuve-lès-Montréal.
Sur les photos aériennes de Lasserre de Prouillhe, a proximité du cimetière, on devine l’emplacement d’un autre village Tonneins qui a été détruit après la Croisade des Albigeois.
A Brugairolles, il n’existe qu’une demi-circulade, seulement la partie haute du village, le reste a détruit après la chute de la ville le 21 janvier 1588.
En périphérie du Bas Razès, le gros village de Bram est une des circulades les plus spectaculaires
Le vignoble de la Malepère classé en A.O.P depuis 2007 s’étend, au-delà des 16 villages du Massif de la Malepère, sur 39 villages.
Il fait très beau et, nous arrivons rapidement au croisement de la route D 63, au bas de Brézilhac, montons sur le plateau en laissant sur notre droit le domaine de Lacaze. Bien que nous ne soyons qu’à seulement 257 mètres d’altitude nous avons de magnifiques vues à 360 degrés. Nous pouvons apercevoir la ligne de crêtes qui va de Fanjeaux à Mirepoix en passant par Hounoux (ligne de partage des eaux ou passe le GR 7 et la frontière entre les royaumes Franc et Visigoths, Montréal, la Montagne noire, la Malepère, Les Corbières et le Pech de Bugarach et en fin plein sud les Pyrénées et les majestueux Canigou et Monts d’Olmes.
Nous continuons notre cheminement en direction de Ferran, sur le chemin, nous pouvons voir les villages de Cailhavel et Cailhau, le village au clocher vert et, sur un mamelon le moulin de Gatimel entouré de champs de céréales. Après une pause à la table d’orientation, nous passons tout prés de la maison « super écologique » de Martine Pémailloux. La balade se poursuit par une visite du coquet petit village où nous nous rencontrons avec plaisir Nicole une ancienne «séliste». 
Il est déjà prés de 16h00 il faut repartir. Nous laissons sur la gauche le chemin qui conduit à Mazerolles du Razès. Le 28 mai 1242, Pierre de Mazerolles aurait été l’un des «commandos» qui, ont exécuté les inquisiteurs à Avignonet. Peut être l’un des chefs.
Nous passons devant un petit étang puis devant une jolie pompe avec une chaine à godets pour arriver sur la joie place de Brézilhac où nous faisons une dernière petite halte.
Brézilhac et également un petit village particulièrement dynamique. L’été pendant trois mois s’y déroule des Marché nocturnes avec de nombreux stands de produits locaux, restauration et surtout avec de nombreuses animations qui ont beaucoup de succès. 
Encore un peu moins de 3 km pour arriver à nos voitures. L’allure est relativement élever nous terminons notre jolie balade vers 17h00.  
Jeff

Photos de Jeff

dimanche 21 janvier 2024

2024-01-21 Villebazy

Sous la conduite de Béa, nous sommes 20 randonneurs de Sentiers - Environnement en Languedoc, au départ de Villebazy pour une balade dans la Forêt de Crausse Rabassié.
Il fait -3 degrés lorsque nous nous retrouvons au départ de cette randonnée dans les collines qui domine les petits villages de Villebazy et Greffeil. Nous accueillons parmi nous quatre nouveaux randonneuses er randonneurs Sandrine, Marie, Christophe et Nicolas. Bienvenus à eux.
Malgré la température, il n’y a pas de vent, nous commençons notre marche en direction des collines avoisinantes, par un petit sentier relativement pentu. Vers le cinquième kilomètre nous parvenons à la stèle commémorative du Maquis de Coumemazières où nous marquons une pause. De l’autre coté du talweg, nous pouvons apercevoir les ruines de la ferme.
  Au printemps 1943, le chef des FFI de l'Aude, Jean Bringer envoie Antonin Arnaud alias "Lieutenant Jacques" constituer un maquis sur la commune de Villebazy. Ce groupement de quelques hommes s'établit dans les bois de Crausse, à la maison forestière de Coumemazières. Il mène des actions de sabotages  jusqu'au 17 juillet 1944, où le maquis est attaqué par une colonne allemande venant de Ladern sur Lauquet. Il s'agit de la Ve compagnie du Landerschützenregiment der Luftwaffe placée sous le commandement du capitaine Henn. Renseignée par des agents français travaillant pour la police allemande, elle monte à l'assaut de Coumemazières. Seul un sénégalais de Dakar, appelé Dominique, a voulu rester au camp pour permettre à ses camarades de fuir et de ralentir les allemands. Il sera exécuté sur place, le camp sera détruit et la forêt de Crausse sera entièrement incendiée. L'ancien soldat des troupes coloniales françaises a été inhumé dans le cimetière de Villebazy. On ne connaît toujours pas son nom de famille.
Ce même jour, Pierre Rocalve le boulanger de Ladern sur Lauquet, dénoncé pour avoir ravitaillé le maquis, a été arrêté et exécuté. 
Un peu plus loin, à la côte 573, le point le plus haut de la sortie du jour nous avons une très jolie vue sur Greffeil, point de départ de plusieurs joies randonnées.  
La randonnée de la Maison du Sorcier permet de dominer la vallée du Lauquet et d’en admirer la sauvage beauté́. En suivant le chemin qui monte sous les arbousiers de Greffeil, on passe près de maisons en ruines où vivait un sorcier dont on raconte encore l’histoire. La situation privilégiée de sa maison lui permettait de surveiller les allées et venues des habitants et de prévoir le nom de ceux qui lui rendraient visite. Il impressionnait ainsi ses visiteurs. Les soirs de récolte, il terrorisait le village avec un tambour qui faisait un bruit incroyable. Le sorcier récupérait alors les sacs de blé abandonnés à la va-vite devant les maisons. La randonnée court sur 8 km, avec une variante plus courte de 4 km.
A Greffeil, il ne faut pas manquer la visite de l’église Saint-Cyr et Sainte-Julitte, édifice classé qui date du XIVème siècle et le pont sur le Lauquet, un ouvrage à trois arches datant de début du XVIII ème siècle.
Peu après dans une trouée de la forêt nous apercevons les majestueux Monts d’Olmes. Encore 2 km et après avoir franchi un profond talweg nous arrivons un joli emplacement ensoleillé où  nous allons faire la pause de midi. Pendant près de 7 km nous avons toujours monté, cette pause est bien méritée.
Il est environs 13h15, lorsque nous reprenons notre cheminement par un très bon chemin forestier qui descend pratiquement jusqu'à l’arrivée. Peu après nous arrivons à un carrefour de pistes. C’est une grande clairière, plane, avec une très belle pelouse. Pour Claudine, Béa nous fait faire un petit aller et retour jusqu’à l’ancienne maison forestière de Crausse. Sur place on devine les restes de murs d’un grand emplacement clos où il devait y avoir plusieurs constructions. Sur le chemin du retour, Chantal joue au canari dans les branches d’un arbre …
Un peu plus loin, nous quittons la piste forestière et, nous prenons à droite un sentier qui nous conduit au bout de 3 km à nos voitures. Il est un peu plus de 15h00 lorsque nous y parvenons. 
Il n’y a pas de café au village, ce n’est pas possible de boire le traditionnel verre de l’amitié, en fin de rando. Après avoir remercié Béa pour cette belle balade, chacun de nous rejoint son domicile non sans avoir évoqué les randos à venir. 
Jeff    

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